L'inquiétude grandit face au risque de crise humanitaire dans la bande de Gaza après l'offensive terrestre israélienne déclenchée samedi . Des bombardements incessants, des coupures d'électricité et des communications, une grave pénurie de produits alimentaires sont le lot quotidien de 1,5 million de Gazaouis qui s'entassent sur un territoire exigu de 362 km2. Lepoint.fr a contacté lundi la docteure Cécile Barbou de Médecins sans frontières, qui se trouve actuellement dans la ville de Gaza, dans un quartier tout proche de l'hôpital Shifa, le plus gros de la ville.
Lors d'une conversation téléphonique chaotique, Cécile Barbou, arrivée sur place le 31 décembre avec deux autres volontaires expatriés, décrit au point.fr la situation sur le terrain. Le début de leur offensive terrestre a compliqué leur travail. "On a plus de mal à accéder aux gens. Nous avons donc changé de stratégie. Nous avons fourni à toute l'équipe médicale des kits de secours, leur demandant de rayonner dans leur entourage proche. Ils ne se rendent plus dans les cliniques, car cela devenait trop dangereux d'autant plus que peu de patients y venaient."
> le Point
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