Universités sous haute tension

72 des 85 conseils d’administration des universités ont voté des motions marquant leur défiance à l’égard des réformes du gouvernement. Aujourd’hui, la contestation s’enracine, les grèves administratives se multiplient. Valérie Pécresse est prévenue : la fronde s’organise dans le supérieur.



"Alors que le mouvement lycéen peine à se relancer, celui des enseignants-chercheurs est en pleine ascension. Les effets de la loi LRU (libertés et responsabilités des universités), votée en août 2007, continuent à se faire sentir. Modification du statut des enseignants-chercheurs, « mastérisation » des concours, non remplacement des départs à la retraite, démantèlement des organismes de recherche (CNRS, INSERM)… Pour les enseignants, la coupe est pleine. Depuis trois semaines, les universités enchaînent pétitions, motions, assemblées générales, grèves et manifestations, rejetant ainsi la philosophie de la loi dans son ensemble. Aujourd’hui se tient dans une annexe de l’Université Paris-I Panthéon Sorbonne [1] , la première réunion de la Coordination Nationale des Universités, à laquelle participeront une vingtaine d’établissements. A l’ordre du jour, les modalités de la poursuite du mouvement. Tour d’horizon des raisons de la colère." (...)

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