« Je suis pas de la municipale, je suis de la police nationale, je fais ce que je veux. »

Entorse et contusions pour une automobiliste arrêtée



"Verlaine Pinot l’a constaté : les violences et les tensions entre la police et la population ne sont pas que la réalité des quartiers délaissés. Bilan d’un contrôle de routine qui a dégénéré : vingt-quatre heures de garde à vue, entorse, contusions et une convocation devant le délégué du procureur pour outrage.

Menottes. Le 31 mars, 19 h 30, plus de pain. Verlaine Pinot, mère d’une famille aisée du Pecq (Yvelines) et conseillère principale d’éducation saute en voiture avec sa fille de 18 ans pour aller en acheter à Saint-Germain-en Laye et oublie son sac avec permis et assurance. La place Royale : ses pavés, ses embouteillages, sa police… Le contrôle tombe, l’automobiliste propose d’envoyer sa fille chercher les documents. Sans répondre, le policier s’absente une trentaine de minutes.

A son retour, la note est salée : deux contraventions. Pour n’avoir pas présenté les papiers et pour avoir refusé la priorité à un piéton. Verlaine Pinot décide de contester ce dernier point. Dialogue de sourds, elle demande à s’adresser au commissaire. «Outrage», s’écrie alors le jeune policier à un collègue qui, selon Verlaine Pinot, lui répond : «On tient la garde à vue et le casier judiciaire.» Elle est immobilisée sur la voiture de police par une clé de bras énergique. Elle aurait traité un agent de «connard», ce qu’elle nie :«J’ai eu une démarche d’explication pédagogique qui a peut-être déplu. Mais je n’emploie jamais ce mot.»" (...)

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