
"À la fac, je faisais médecine et philo. J’étudiais beaucoup, et ça me plaisait. Parallèlement, avec mes amis, ma femme, les gens les plus proches et qui ont tous disparu dans la résistance, on s’est dit : « Bon c’est pas possible il faut prendre les armes. » Il faut s’imaginer qu’à l’époque, je jouais de la batterie dans un groupe hippie… Je suis convaincu que la résistance passait par les artistes, les syndicalistes, par un tas de gens, mais quand même il fallait leur tirer dessus ! Ils massacraient tout le monde. Il fallait leur tirer dessus : leur argument était la violence. Mais c’étaient des gens quand même… Évidemment, on tirait quand il y avait la dictature, en démocratie non. Soit on présentait un parti politique, soit on rentrait chez soi ! Mais bon, comme on était tout le temps en dictature, on tirait tout le temps !" (...)
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