
«L'ordre de dissoudre la manifestation, venu d'en haut, est arrivé à un moment où les manifestants étaient pourtant pacifiques, tranquilles. Où rien ne laissait présager une mise ne péril de la sécurité des personnes et de l'ordre public», témoigne Dominique Voynet. Selon elle, c'est le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) qui a donné le feu vert au commissaire de Montreuil. Un directeur qui s'est, selon elle, «illustré en disant à quelques personnes témoins de la scène des propos étranges et révoltants». Il aurait lancé : «Si vous n'êtes pas contents, soyez conscients qu'en Iran, on tire sur des gens ! ».
«Lorsque la manifestation a été dissoute, les forces de l'ordre, ne se sont d'ailleurs pas contentés de séparer les manifestants. Ils en ont plaqué un bon nombre contre les murs, certains ont été frappés à grands coups de matraque, d'autres ont été arrosés de gaz lacrymogène», poursuit la maire de Montreuil.
«Tout ceci s'est passé devant des habitants de la ville stupéfaits, effarées. Il y avait parmi eux des familles qui se rendaient au feu d'artifice du 13 juillet. Des clients des bars, qui observaient tout ça, avaient le sentiment qu'ils se trouvaient sur une autre planète», décrit-elle. Une démonstration de force «totalement inutile» qui a généré le désordre, estime Dominique Voynet, qui réclame aujourd'hui qu'une enquête soit ouverte.
> le parisien
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