Bastien Cazals saisit la justice



Le directeur d’école de “Saint-Jean-de-Védas” conteste la décision de l’Inspection académique qui lui a retiré douze jours de salaires pour désobéissance.

Bastien Cazals annonce mardi 24 février qu’il a déposé un recours au tribunal administratif de Montpellier. Il conteste la décision de l’Inspection académique de l’Hérault “de procéder à des retraits de salaire injustes et disproportionnés”.

Fin 2008, il avait été sanctionné pour n’avoir pas organisé les deux heures hebdomadaires d’aide personnalisée prévues par la réforme Darcos pour palier à la suppression des Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) et avait écopé de 12 jours de retrait de salaires.

Source : rased en lutte

Provoquer le débat sur la prison à vie

Message de Catherine Khider, pour l'Arppi (Respect Proches Détenus)



On ne condamne plus à mort on condamne à vie ce qui nous permet à nous, citoyens, de dormir la conscience bien proprette, sans plus chercher à savoir ce que la prison produit aujourd'hui. Recrudescence des pathologies mentales, des suicides, d'évasions spectaculaires et d'horreurs en tout genre.
Aidez nous à provoquer un vrai débat.

(...) Nous organisons une réunion de l'ARPPI au Cicp, 21 ter, rue voltaire dans le 11ème, le 4 mars prochain à partir de 17 h30 ainsi qu'une conférence de presse avec plusieurs personnalités et artistes autour de la problématique carcérale et des longues peines, de l'incidence délétère de celles ci sur les proches et familles de personnes incarcérées.

Nous vous convions à venir nombreux pour également soutenir Sylvie et Nadia qui ont aidé, semble t'il, mon fils Christophe à s'évader de la prison de Moulins.

Les étudiants de l'ENS enterrent symboliquement la recherche et l'enseignement supérieur

Par Karine PERRET



"Cercueil, fleurs, marche funèbre du Chopin: une soixantaine d'étudiants de l'Ecole normale supérieure ont symboliquement enterré mercredi à Paris l'enseignement supérieur et la recherche, pour marquer leur opposition aux réformes gouvernementales dans l'enseignement.
Dans la cour de la prestigieuse école de la rue d'Ulm, près du Panthéon (Ve arr.), les "proches" sont réunis: sur des bancs, des femmes, voilées de noir, paquets de mouchoirs à la main, miment des sanglots; les autres, costumes sombres, feignent de se recueillir, debout, tête baissée." (...)

> lire la suite

Julien Coupat reste en prison : 4è demande de remise en liberté rejetée

Extrait d'un article de Libération de 23/02/09



"Julien Coupat, inculpé dans l’affaire des sabotages SNCF, a vu sa dernière demande de remise en liberté rejetée, aujourd’hui, par un juge des libertés et de la détention (JLD), a-t-on appris de son avocate, Me Irène Terrel, qui a fait appel dans la foulée.
C’est la quatrième fois que l’avocate essaie d’obtenir la liberté sous contrôle judiciaire pour son client, présenté par le parquet comme le «leader» d’une «cellule invisible».

Le 19 décembre, un JLD s’était prononcé en faveur de sa remise en liberté mais le parquet avait fait appel. Appel confirmé par la chambre de l’instruction. Depuis, Julien Coupat a été entendu deux fois, coup sur coup, au début du mois, par le juge d’instruction antiterroriste, Thierry Fragnoli.

Coupat aurait maintenu qu’il n’était pas impliqué dans la série d’incidents sur des caténaires qui avait perturbé le trafic ferroviaire le 8 novembre.

Alors que cette nouvelle demande de remise en liberté était en cours, le parquet de Paris avait annoncé, vendredi dernier, qu’il avait pris des réquisitions de maintien en détention, «au vu des éléments du dossier». Me Terrel, s’insurge: «Avant même la décision du JLD, le parquet a annoncé qu’il s’opposerait à la demande. J’ai été très surprise, ce n’est pas habituel. C’est une pression politique supplémentaire.»

Pour l’avocate, «il n’y a pas de nouveaux éléments, au contraire.» Si on ne connaît pas le dossier, Mediapart avait révélé que le témoin sous X serait un mythomane, déjà condamné pour «dénonciation calomnieuse». Par ailleurs, pour l’avocate, les inculpés auraient «éclaircis de façon limpide leurs déclarations» faites en garde à vue. «Si l’enquête n’avance pas, Julien Coupat n’y est pour rien!»

Le jeune homme de 35 ans est le dernier des inculpés à être détenu (à la prison de la Santé). Il est mis en examen pour «direction d’une entreprise terroriste et destructions en réunion à visée terroriste». Une incrimination criminelle passible de 20 ans de prison." Libération du 23/02/09

> le site de soutien aux inculpés du 11 novembre

Les enfants, souffre-douleur de la politique anti-immigrés

par Richard Moyon (membre de RESF)



"C’est l’histoire d’un petit garçon de 8 ans, Congolais (Brazzaville). Il est fils d’un père français mais vit avec sa maman à Pointe-Noire au Congo. Il est malade. Aussi son père a-t-il décidé de le faire venir en Europe pour qu’il subisse les examens nécessaires. Il a envoyé de l’argent au Congo pour que l’enfant ait un visa.
Or, ce matin, à l’arrivée de l’avion de Gabon Air Lines en provenance de Pointe-Noire via Cotonou, la police a constaté que le visa de l’enfant était faux. Conformément aux dispositions légales (et scandaleuses) en vigueur, l’enfant a été interpellé."

> lire l'article

Pollution et Cancer : nos enfants nous accuseront

Dimanche 15 février avait lieu la journée internationale de sensibilisation aux cancers de l'enfant. L'occasion de diffuser des chiffres pas franchement joyeux. Chaque année, 1800 enfants sont atteints de cancers, soit un sur 600 ! Et 500 d'entre eux décèdent de leur maladie, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité après les accidents.



> lire sur Les mots ont un sens

De quoi Jacques Séguéla est-il le nom ?

Rolex bling bling




... cherchez bien, ça commence par un C...

Journée nationale de la désobéissance

Mercredi 11 mars 2009

"Plusieurs milliers d'enseignants se sont déclarés en désobéissance auprès de leur inspecteur par le biais de lettres individuelles ou collectives et des dizaines de milliers d'autres sont en désobéissance sans l'afficher ouvertement. Ce mouvement inédit est en passe de gagner son pari : rendre impossible l'application des réformes scélérates qui dé-construisent le service public d'éducation.

Les enseignants désobéisseurs ne veulent pas être les instruments passifs et complices du démantèlement de l'Education Nationale. Ils organisent leur résistance au grand jour, à visage découvert, en assumant le risque de la sanction. Dans l'intérêt des élèves, des parents d'élèves, ils s'élèvent dignement pour construire une école de la réussite pour tous.

Partout en France, la journée du mercredi 11 mars sera l'occasion d'organiser des actions non-violentes et des rassemblements pour affirmer notre détermination à poursuivre la résistance jusqu'au retrait des réformes qui déconstruisent le service public d'éducation. Des remises de lettres individuelles et collectives de désobéissance auront lieu dans certaines villes à la faveur de ces rassemblements devant les Inspections Académiques

Le blog Résistance pédagogique se fera l'écho de ces initiatives en annonçant les actions prévues et en publiant les lettres individuelles et collectives des enseignants désobéisseurs.

L'heure est grave ! L'insurrection des consciences dans l'Education Nationale est en marche. Parents, enseignants, citoyens, nous avons un devoir d'unité pour résister ensemble à ces pseudo "réformes".

Que chacun, là où il se trouve, puisse dire un jour : "j'y étais !", "j'en étais !""

Source : http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/lirarticle-252147-1156519.html

Grand ménage ou purge soviétique ?

Un appel de candidatures édifiant, en Isère...


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Nouveau: des vacataires dans les écoles primaires !

Communiqué du SNUipp

Le rectorat de Poitiers vient de décider dans le département des Deux-Sèvres, de faire appel à des vacataires pour pallier le manque d’enseignants dans les écoles élémentaires et maternelles.

Ce recours est inadmissible. En effet, le nombre d’enseignants est fixé par le budget voté par l’Assemblée Nationale. Si l’Académie de Poitiers manque d’enseignants, le recteur d’Académie peut recruter des enseignants titulaires venant d’autres départements par ineat, ou des candidats inscrits sur la liste complémentaire au concours de recrutement des professeurs des écoles. Ceux-ci se sont préparés au concours et bénéficieront d’une formation professionnelle d’un an en 2009/2010 à l’IUFM.

En réactivant un dispositif dont le principe a été abandonné à la fin des années 70, le rectorat préfère faire l’économie d’une année de formation professionnelle et diminuer la qualité de l’enseignement pour des raisons budgétaires.

L’intérêt des élèves nécessite des enseignants en nombre suffisant et bénéficiant d’une formation pédagogique de qualité.

De plus, les recrutements pour de courtes durées vont à l’encontre de la stabilité des équipes pédagogiques et risquent de mettre des jeunes dans des situations difficiles. Les vacataires ainsi recrutés n’ont effet aucune garantie d’emploi et ne bénéficient d’aucune formation professionnelle.

Le SNUipp dénonce vivement le recours à ce type d’emploi précaire : il demande au recteur d’effectuer les recrutements sur liste complémentaire ou de faire appel à des enseignants titulaires par ineat. Il intervient en ce sens auprès du ministère.

Travailler tue en toute impunité



Le constat est sans appel : le travail rend malade et tue tous secteurs et toutes catégories professionnelles confondues. Le nombre officiel des maladies professionnelles reconnues a explosé : 13 658 en 1996, 52979 en 2005. Le nombre d’accidents du travail graves et mortels reste très élevé : 537 décès en 2006, soit 13% de plus en un an. Ces chiffres officiels sont – on le sait – grandement sous-estimés en raison notamment d’une importante sous-déclaration. Les suicides directement liés au travail sont estimés à 400 par an, pour la plupart non reconnus comme accidents du travail. Plusieurs millions de salariés sont exposés, sans aucune protection, à des produits connus pour être cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, contribuant ainsi grandement aux inégalités sociales face au cancer : un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir du cancer avant 65 ans qu’un cadre supérieur.
Cette situation ne tombe pas du ciel : elle est le résultat de politiques d’entreprises, tant privées que publiques, pour lesquelles les coûts sociaux doivent être toujours plus compressés. Ces politiques ont privilégié et généralisé la sous-traitance, et intensifié le travail comme jamais depuis de nombreuses décennies. Et l’inspection du travail comme la médecine du travail n’ont toujours pas les moyens d’assurer leurs missions.

La lutte opiniâtre des victimes, de leurs associations et syndicats a permis des avancées, mais la course au profit sans entrave sème toujours la maladie et la mort.

Alors que le simple voleur de sac à main est condamné à 6 mois de prison ferme devant le moindre tribunal correctionnel en comparution immédiate, l’employeur coupable d’homicide dit involontaire à l’égard de son salarié, après des années d’instruction, est condamné - quand il est déclaré coupable - à quelques mois de prison avec sursis.

La mise en danger délibéré d’autrui par des choix de politique économique bénéficie dans ce pays d’une incroyable mansuétude. Les employeurs ne sont pas considérés comme de véritables délinquants. Trop souvent les procédures relatives à des accidents mortels du travail sont classées sans suite. Trop souvent les condamnations – lorsqu’elles interviennent - ne touchent que les employeurs en bout de chaîne de sous-traitance et sont symboliques. Les grands donneurs d’ordre y compris l’Etat, dont la responsabilité dans l’organisation du travail est pourtant essentielle, ne sont qu’exceptionnellement concernés et les indemnisations largement insuffisantes.

L’amiante est emblématique de ce que nous dénonçons : alors que le risque est connu depuis des décennies, que des milliers de personnes ont perdu leur vie et vont la perdre dans les prochaines années du fait de l’incurie manifeste des entreprises concernées, voire de leurs choix délibérés, Justice n’est toujours pas faite.

L’inégalité des armes entre le salarié et son employeur est patente et scandaleusement disproportionnée : l’égalité devant la loi est devenue une pure fiction.

Cette injustice se nourrit du silence collectif.

Les soussigné-e-s entendent dénoncer ici et maintenant cette situation inadmissible et intolérable.

Ils et elles exigent que la délinquance patronale soit enfin sanctionnée : la loi pénale doit être pleinement appliquée aux employeurs.

Ils et elles exigent que des moyens humains et financiers soient dégagés pour que la justice puisse réellement faire son travail.

Aucune amélioration de la santé et de la sécurité au travail n’est possible tant que la justice fonctionne à deux vitesses.

Aucune avancée n’est possible tant que les donneurs d’ordre pourront s’abriter derrière les règles du droit commercial pour s’exonérer de leurs responsabilités.

Tous et toutes ensemble nous disons : ça suffit ! Et nous agirons pour que cela cesse.

> signer la pétition

Pour nourrir l'humanité, il suffirait de moins gaspiller



"Chaque jour, la planète se peuple de 200 000 nouvelles bouches à nourrir. D'ici à 2050, la population mondiale devrait atteindre 9,2 milliards d'individus contre 6,7 milliards aujourd'hui. La réponse la plus courante à ce défi est de dire qu'il faudra augmenter la production alimentaire mondiale de 50 % d'ici là.
Ce n'est pas celle que retient le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans son rapport consacré à la crise alimentaire, publié mardi 17 février à l'occasion de sa réunion annuelle à Nairobi. Pour sortir du piège de besoins alimentaires croissants, l'organisation privilégie le recyclage des millions de tonnes d'aliments aujourd'hui perdus ou gaspillés, et affirme qu'une meilleure efficacité de la chaîne de production alimentaire permettrait à elle seule de nourrir le surcroît de population attendu à l'horizon 2050." (...)

> lire dans Le Monde

Vidéosurveillance : on y renonce partout, sauf en France

Dans une interview donnée à France Soir, la ministre de l’Intérieur promet de tripler le nombre de caméras de surveillance sur la voie publique en 2009. Un mode de lutte contre la délinquance pourtant considéré depuis longtemps comme inefficace et coûteux par les Anglosaxons qui ont abusé de ces méthodes.



> lire dans Marianne2

Le témoignage accablant d'un Guadeloupéen tabassé par les CRS



"Les violences qui ont touché la Guadeloupe, dans la nuit du mardi à mercredi, ont fait un mort, le premier en plus de quatre semaines de conflit, tandis que les affrontements de rue ont fait plusieurs blessés parmi les forces de l'ordre. La victime, Jacques Pino, syndicaliste, membre du collectif contre l'exploitation (LKP), a été atteinte par une balle tirée «depuis un barrage tenu par des jeunes» dans une cité sensible de Pointe-à-Pitre. Mediapart publie la lettre ouverte d'Alex Lollia dans laquelle ce professeur de philosophie, membre de LKP, raconte son agression, lundi 16 février, par les CRS, qui ont, selon lui, tenu des propos racistes alors qu'ils le tabassaient."

> à lire sur Mediapart

A propos de la visite de N. Sarkozy à St-Lo. Témoignage

La dictature s'installe (suite...).



Extrait :

"Bonjour à tous. Je tenais à vous signaler plusieurs faits alarmants dont vous devez déjà être au courant. J'ai bien reçu la lettre de l'enseignante de l'école Calmette et Guérin.....Et beaucoup d'autres personnes aussi, car elle a déjà eu des soucis suite à ses écrits !!! Il serait bon de s'assurer que ces suites ne la desservent pas !!!! si cela n'est pas déjà fait ! D'autre part, les enfants de la classe "choisie" pour recevoir la visite de M. Sarkozy a reçu depuis une semaine les visites du préfet, de la police, etc. On leur a demandé d'apprendre à se lever convenablement en posant la main droite sur leur bureau... Et en disant « Bonjour M. le Président » !!!! Un membre de ma famille fait partie de cette classe... De plus, comme vous le stipulait la lettre de l'enseignante, des travaux demandés depuis des mois, ont été réalisés très rapidement en une semaine... Mais uniquement sur le « chemin » très balisé de M. le Président !!!!! Ma soeur, dont l'enfant était scolarisé dans cette école, n'a pas pu se mettre derrière la barrière de l'école pour l'arrivée du président. Elle a été bloquée en bas de l'immeuble attenant à l'école et n'a pas pu faire trois pas vers l'école. Elle a aussi voulu faire descendre une banderole, avec les habitants du quartier et parents d'élèves le long de l'immeuble ; et les CRS ont demandé à une voisine quelques étages plus bas de la couper ! De plus, la commissaire de police est venue saisir violemment ma soeur par le bras, pour l'empêcher de siffler ! Ce dernier avait ordonné de ne pas voir de manifestants sur son chemin ! Arrivés à 8 h 30... nous nous sommes dirigés vers le boulevard de la Marne où nous attendaient CRS, gendarmes mobiles bottés et casqués et camion anti émeutes ! Impossibilité de passer alors que des accords avaient été conclus avec la préfecture sur le déroulement de la journée, et tout a été systématiquement bafoué !!!!!!!!! 500 CRS !!!! A défaut de nous voir, il nous a entendus !!!!!! Je tenais à signaler l'aspect très violent des forces de l'ordre, qui affichent partout au sein de leurs locaux qu'ils sont présents afin d'assurer notre sécurité avant tout ! En effet, place de la Licorne, une personne âgée a été bousculée par les CRS sous les yeux de lycéens qui se sont empressés de la secourir !!! Les CRS sont passés en bousculant tout le monde, y compris femmes et enfants, alors qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter et aucune manifestation de violence, sauf la leur ! Un enseignant qui parlait avec les lycéens afin de les calmer face à l'agressivité des CRS s'est fait matraquer en se retournant..." (...)

> source : le post

Manifeste pour les «produits» de haute nécessité : Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion

par Ernest BRELEUR, Patrick CHAMOISEAU, Serge DOMI, Gérard DELVER, Edouard GLISSANT, Guillaume PIGEARD DE GURBERT, Olivier PORTECOP, Olivier PULVAR, Jean-Claude WILLIAM

"C’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle — à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales...

Mais le plus important est que la dynamique du collectif Lyannaj — qui est d’allier et de rallier, de lier, relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé — est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.

Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent." (...)

> lire la suite

Lille : Vente aux enchères des enseignants par les étudiants

Mercredi 18, 12h, Vieille Bourse



Oyez, oyez,

Le collectif des personnels mobilisés de Lille 2 et le Collectif de mobilisation étudiante de Lille 2, ont le plaisir de vous inviter à participer mercredi 18 février 2009, à midi, dans la cour de la Vieille Bourse de Lille (Grand Place), à une vente aux enchères en bonne et due forme des enseignants par les étudiants!
Si vous êtes enseignants, venez habillés de vos blouses blanches, robes noires ou d’une pancarte affichant “Ceci est un enseignant(-chercheur)!” ou “Ceci est un prof!” ou autres. Si vous êtes étudiants, le Collectif de mobilisation étudiante mettra à votre disposition les espèces nécessaires à l’achat de vos profs. Si vous souhaitez être acteur à part entière de la saynète, vous pouvez prendre contact avec eux sur leur blog http://cme-lille2.ning.com/

Tout autre public est le bienvenu!L’information est à diffuser le plus largement possible.

Cette action vise à rendre public et visible notre combat contre les réformes engagées par le gouvernement non seulement dans l’enseignement supérieur et la recherche, mais aussi dans l’éducation primaire et secondaire. La presse sera contactée et des tracts seront distribués aux passants.
Tous ensemble, nous pouvons résister à la mise en concurrence de nos établissements et à la mise en marché de nos activités éducatives et scientifiques.

Les Savoirs ne sont pas des marchandises, l’ècole et l’Université ne sont pas des entreprises!!!

NB: A la Faculté des sciences juridiques, politiques et un départ collectif est prévu à 11h30 depuis la place Déliot.

> source : rased en lutte

Deux juges étaient payés par la prison pour condamner des adolescents (USA)

Ils reconnaissent avoir touché 3 millions de francs d'un centre de détention privé



"Les magistrats Mark Ciavarella et Michael Conahan, qui officiaient dans le comté de Luzerne, en Pennsylvanie, ont plaidé coupable et risquent jusqu'à 7 ans de prison. De 2003 à 2006, ils ont jugé quelque 5000 adolescents et condamné jusqu'à 2000 d'entre eux à des peines excessivement sévères, selon le «New York Times»." (...)

> lire la suite

Lettre à Xavier Darcos, Citoyen, futur ancien Ministre de la République

...exigeant sa démission
Message de La coordination nationale des universités

À Xavier Darcos,
Citoyen, futur ancien Ministre de la République

Monsieur,

Le 12 février, sur la radio RMC, vous avez déclaré ceci :

"Il n’y a « aucune raison aujourd’hui objectivement [de repousser la réforme de la formation et du recrutement des enseignants à 2011, comme le demande le bureau de la Conférence des Présidents d’Universités]. D’ailleurs, on me dit "les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela" ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd’hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi , n’est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur . Je définis les concours dont j’ai besoin . Je garantis la formation professionnelle des personnels que je recruterai . Après, chacun nous suit, ou pas. »

Ces propos sont inadmissibles.

Votre indifférence proclamée envers les demandes formulées par le bureau de la Conférence des Présidents des Universités, par la Coordination Nationale des Universités, par des conseils d’administration, des étudiants, des enseignants et des enseignants-chercheurs, des associations d’universitaires, des syndicats, des parents d’élèves est inadmissible.

Le cynisme avec lequel vous avouez ouvertement que peu vous importe qu’il y ait ou non au sein du service public des préparations aux concours de recrutement des enseignants du service public est inadmissible.

Cette porte grande ouverte aux préparations par des organismes privés à ces mêmes concours est inadmissible.

Surtout, il est inadmissible que vous prétendiez être le recruteur, inadmissible que vous asséniez neuf fois en quelques phrases l’idée que c’est vous qui recrutez, vous qui définissez, vous qui avez besoin, et que ces concours sont les vôtres.

Monsieur, ces propos sont ceux d’un chef d’entreprise. Ils relèvent d’une logique qui est celle du privé. Mais vous n’êtes pas chef d’entreprise, l’école n’est pas une société par actions dont vous seriez le président-directeur général. Vous êtes vous-même au service du recruteur et de l’employeur, qui ne coïncide pas avec votre personne, aussi remarquable puisse-t-elle être : le recruteur et l’employeur, c’est l’Éducation Nationale, c’est l’école de la République, c’est l’école de tous les citoyens, de tous les contribuables, de tous les électeurs, de tous les parents d’élèves, de tous les habitants de ce pays. Vous n’êtes pas doté des pleins pouvoirs. Vous êtes au service des citoyens de ce pays, vous êtes au service de la France.

Monsieur, ces propos vous disqualifient et vous déshonorent. Ils revèlent une confiscation de la res publica, de la chose publique, par un individu. Ils révèlent que vous vous considérez comme le dépositaire unique de la légitimité, dans un domaine qui relève de la volonté populaire. Ils révèlent que vous confondez votre position actuelle de Ministre avec un pouvoir que personne n’a le droit de vous contester, un pouvoir absolu. Vos propos rappellent, Monsieur, le basculement de la démocratie vers une personnalisation tyrannique du pouvoir dont l’histoire a donné maints exemples. Ils sont inacceptables pour tout républicain authentique, de Jules Ferry au Général de Gaulle.

Vous ne tenez votre légitimité de Ministre, Monsieur, que de l’expression de la volonté populaire. La volonté populaire ne vous a pas donné mandat de détruire au nom de la république un système fondé sur les valeurs de la république.

Nous vous accusons, Monsieur, d’indignité républicaine. L’école n’est pas votre propriété. Par vos propos, vous vous êtes montré inapte à assumer vos responsabilités républicaines et le mandat qui vous a été confié par le peuple français. Vous avez révélé que vous méprisiez et ne compreniez pas l’essence même de votre fonction de Ministre.

En tant que citoyens, électeurs, contribuables, parents d’élèves, habitants de ce pays, nous ne reconnaissons plus la légitimité morale et républicaine de la position que vous occupez.

Nous exigeons votre démission.

13/02/2009 21:14

> signer la pétition

Université : les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail !

Par Pierre Jourde (Écrivain et Professeur des Universités, Grenoble III)



"Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d’être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l’université. Au travail, fainéants !

L’ignorance et les préjugés sont tels que c’est à peu près l’image que certains journalistes donnent du mouvement des chercheurs, des universitaires et des étudiants qui se développe dans toute la France. Au Monde, Catherine Rollot se contente de faire du décalque de la communication ministérielle, en toute méconnaissance de cause. Le lundi 9 février, Sylvie Pierre-Brossolette, sur l’antenne de France Info, défendait l’idée brillante selon laquelle, comme un chercheur ne produit plus grand-chose d’intéressant après quarante ans (« c’est génétique » !), on pourrait lui coller beaucoup plus d’heures d’enseignement, histoire qu’il se rende utile.

Il aurait fallu mettre Pasteur un peu plus souvent devant les étudiants, ça lui aurait évité de nous casser les pieds, à 63 ans, avec sa découverte du virus de la rage. Planck, les quantas à 41 ans, un peu juste, mon garçon ! Darwin a publié L’Evolution des espèces à 50 ans, et Foucault La Volonté de savoir au même âge. Ce sont des livres génétiquement nuls. Aujourd’hui, on enverrait leurs auteurs alphabétiser les étudiants de première année, avec de grosses potées d’heures de cours, pour cause de rythme de publication insuffisant. Au charbon, papy Einstein ! Et puis comme ça, on économise sur les heures supplémentaires, il n’y a pas de petits profits." (...)

> lire sur le site Sauvons la recherche

Encore une opération militaire anti-drogue au collège

Une centaine d'élèves du collège Corisande-d’Andoins à Arthez de Béarn a été contrôlée par des gendarmes accompagnés de chiens.



Le collège Corisande-d’Andoins à Arthez de Béarn (Pyrénées-Atlantiques) a été le théâtre d'une vaste opération anti-drogue, menée par la gendarmerie, le mercredi 11 février. Une centaine d'élèves a été contrôlée alors qu'ils descendaient de leur bus avant le début des cours, aux alentours de 8h00 du matin. Des chiens ont reniflé les cartables des collégiens. Aucune substance illicite n'a été trouvée. L'intervention a provoqué la colère de parents d'élèves et celle du syndicat enseignant le SNES qui dénonce des procédés inadmissibles.

Pétition intersyndicale enseignement professionnel : sauvons les BEP

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La réforme de l’Enseignement Professionnel que les ministres de l’Education Nationale et de l’Agriculture veulent mettre en place à la rentrée 2009 en dépit de l’avis négatif du Conseil Supérieur de l’Education, supprime la quasi-totalité des formations de BEP / BEPA et généralise le Bac Pro en 3 ans.

Les formations en 2 ans aux diplômes BEP / BEPA permettent aux jeunes lycéens professionnels d’obtenir un premier niveau de qualification. Elles sont l’un des maillons essentiels pour leur poursuite d’études et leur réussite au niveau IV. Leur suppression exclurait du système public d’éducation nombre des élèves les plus en difficulté et précipiterait l’augmentation des sorties sans qualification. Le BEP/BEPA ne doit pas se réduire à une simple certification «maison» passée en cours du cycle du baccalauréat en 3 ans.

Dans la logique de cette réforme, le développement des formations de CAP organise le tri des élèves dès leur entrée dans la voie professionnelle et les confine au niveau V en réduisant fortement leur possibilité de poursuite d’études en baccalauréat professionnel. Au ministère de l’agriculture, le développement des CAPA et BPA par la voie de l’apprentissage hypothèque gravement les chances d’un apprenti de poursuivre sa formation en Bac Pro.

Le parcours 2 ans BEP / BEPA + 2 ans Bac Pro a permis à toute une tranche d’âge d’accéder au niveau IV de formation et lui a facilité l’accès à l’enseignement supérieur. C’est pourquoi nous sommes opposés à la suppression des sections de BEP/BEPA et à la généralisation du baccalauréat professionnel en trois ans.

Cette réforme ne répond pas à l’attente des jeunes et de leur famille, les élèves de l’Enseignement Professionnel méritent MIEUX : des formations adaptées qui débouchent à tous les niveaux de qualification sur des diplômes nationaux reconnus par les branches professionnelles.

Cette réforme, dont la logique est d’accompagner les suppressions massives de postes dans les lycées, se fait dans la précipitation, une grande confusion, beaucoup d’incohérences et d’iniquité entre les élèves.

Le ministre doit donc renoncer à la publication des décrets et arrêtés rejetés au Conseil Supérieur de l’Education ainsi qu’aux suppressions de postes et de sections à la rentrée 2009. Il a décidé de suspendre la réforme du lycée, il faut qu’il fasse la même chose pour l’enseignement professionnel.

NOUS NOUS ADRESSONS AUX MINISTRES DE L’EDUCATION ET DE L’AGRICULTURE POUR LEUR DEMANDER DE SUSPENDRE IMMEDIATEMENT
LA REFORME DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL, DE REOUVRIR LE DOSSIER
SUR LA VOIE PROFESSIONNELLE ET D’OUVRIR DE VERITABLES NEGOCIATIONS AVEC LES ORGANISATIONS SYNDICALES

Pétition à l'initiative de :
CGT EDUC’ACTION , SFOERTA-FO , SN-FO-LC , SNALC-FGAF , SNEP-FSU , SNETAP-FSU , SNUEP-FSU , SUD EDUCATION , SUD-RURAL , SYAC-CGT

La crise alimentaire va s'aggraver - 1 milliard de personnes ont déjà besoin d'aide

"Alors que s'ouvre aujourd'hui à Madrid la conférence de haut niveau sur « La sécurité alimentaire pour tous », Oxfam International publie un nouveau rapport sur la crise alimentaire et rappelle qu'à l'heure actuelle, la majorité des personnes souffrant de la faim dans le monde ne reçoivent toujours aucune assistance." (...)

> lire sur Oxfam France

La psychiatrie organise la résistance à l'enfermement des malades

Par Sophie Dufau



"Plus de 1.500 professionnels de la psychiatrie se sont réunis samedi à Montreuil (93) à l'appel de «La nuit sécuritaire». Fortement mobilisés face au discours de Nicolas Sarkozy visant à placer davantage sous surveillance les malades, ils promettent «résistance» et «désobéissance» notamment par l'envoi de lettres aux préfets, la mise en place d'un collectif d'avocats pour le respect des droits des patients... Reste que le temps est compté, un projet de loi étant promis au printemps."

> lire sur Mediapart

Fin annoncée du fonctionnariat pour les enseignants

On croyait à un canular. Ben non c'est un vrai. L'autonomie des universités pourrait entraîner la perte du statut de fonctionnaire pour les enseignants du supérieur. Préfiguration de ce qui pourrait s'étendre à tous les profs, avec la diffusion de l'autonomie des établissements.


Toute la note de la ministre en pdf ici : Note du 27 janvier 2009 Action Sociale


"Voici la lettre de la ministre qui précise toutes ces choses. La lecture montre que après passage aux responsabilités de compétences élargies (RCE- l'autonomie complête NDLR) le ministère considère que TOUS les personnels anciennement payés sur budget de l'Etat relèvent désormais du statut actuel des postes gagés ! Outre la multiplication potentielle des conflits, ceci montre que le statut des personnels ITARF, ASU et tous les enseignants-chercheurs actuellement fonctionnaires est amené à changer par le biais du passage aux RCE. Le passage aux RCE s'accompagne donc bien d'une perte du statut de fonctionnaire, sans compter les multiples inégalités qui pourront se développer en matière sociale, suivant que les universités voudront ou pourront mettre en oeuvre en interne une politique sociale digne de ce nom."

> Source : Le Mammouth déchaîné

La frénésie sécuritaire

par Laurent Mucchielli


Film de la conférence donnée à Nice par Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherche au CNRS. Il y évoque la “frénésie sécuritaire“ qui s’est installée en France.

La frénésie sécuritaire est aussi un livre paru en 2008 aux éditions de La Découverte, écrit par une dizaine de chercheurs sous sa direction.

Ce film de 37 minutes à été tourné en avril 2008.

Philosophes en garde à vue

COMITE DE SOUTIEN DE YVES CUSSET, SOPHIE FOCH-REMUSAT, PIERRE LAURET



"Pour la liberté d’expression et parce qu’il est légitime de dire ce qu’on pense devant l’inacceptable ;

Pour la poursuite des échanges intellectuels et universitaires entre pays francophones malgré une politique d’immigration qui a de plus en plus de mal à dissimuler sa profonde xénophobie ;

Solidaires avec tous les « sans papiers » injustement pourchassés emprisonnés et expulsés ;

Nous soutenons Yves Cusset, Sophie Foch-Rémusat et Pierre Lauret, les trois professeurs de philosophie qui se rendaient le 16 décembre 2008 à Kinshasa (République Démocratique du Congo) afin d’y participer à un colloque universitaire sur « La culture du dialogue et le passage des frontières ». Pour avoir pacifiquement témoigné et discuté avec d’autres passagers de l’injustice des conditions de l’expulsion de trois « sans papiers » dans l’avion qui les y conduisait, Pierre Lauret a d’abord été violemment débarqué de l’avion par la police ; puis à leur retour le 22 décembre, Yves Cusset et Sophie Foch-Rémusat ont été arrêtés. Tous trois ont été placés en garde à vue. Pierre Lauret est convoqué le 4 mars au Tribunal de Grande Instance de Bobigny pour comparaître devant un procureur. Yves Cusset et Sophie Foch-Rémusat feraient l’objet d’une enquête préliminaire.

Nous protestons contre ces arrestations et ces gardes à vue arbitraires.

Nous dénonçons l’atteinte aux libertés publiques que représente l’assimilation du simple fait de poser des questions à la police à un véritable délit d’opinion. Nous demandons que l’action pacifique des trois philosophes ne fasse l’objet d’aucune sanction judiciaire."

> philosophes-en-garde à vue

Karim Achoui : «La prison m'a épuisé»

"Libéré mercredi soir sous caution, après 50 jours de détention, Karim Achoui n'aura pas attendu longtemps pour sortir de son silence médiatique. Jeudi matin, sur Europe 1, l'avocat du milieu est revenu sur ses conditions de détention à la maison d'arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine), après sa condamnation à sept ans de prison, le 15 décembre dernier, pour complicité dans l'évasion dans son ancien client Antonio Ferrara, en 2003.



La voix mi-basse, le ton posé, Karim Achoui a évoqué «une détention douloureuse». «J'étais isolé, pas de contact humain. Je ne voyais personne», a-t-il ainsi souligné, avant d'ajouter : «7 m2 dans le froid, sans télévision et pas de chauffage. Mes conditions de détention étaient indignes (...). La prison m'a épuisé»."

> à lire sur le Parisien

L'université de Strasbourg inaugurée sous les lacrymos

(Source : Libération) - Les personnalités invitées à l'inauguration de l'université unique de Strasbourg (UdS) ce jeudi ont du trouver que champagne et petits fours avaient un goût amer. La faute aux gaz lacrymogènes utilisés à l'extérieur du palais universitaire pour repousser les manifestants venus exprimer leur mécontentement à l'occasion de la venue de la ministre Valérie Pécresse.



"1h30. A l'extérieur, ça barde. En haut des escaliers, les manifestants se pressent vers les accès au palais universitaire. Le cordon de policiers est comprimé. Les CRS débarquent et repoussent les contestataires à coups de matraques et de jets de gaz lacrymogènes. Ceux-ci s'infiltrent à l'intérieur du palais. Dans le hall, on commence à tousser et à pleurer. Livide, Alain Beretz quitte la tribune pour constater les dégâts. A l'intérieur, Paul Meyer, conseiller municipal délégué à la jeunesse, dénonce un "scandale" : "Si à chaque fois qu'un ministre se déplace on a besoin de moyens policiers aussi disproportionnés et de faire usage de la force...". A l'extérieur, consternée, l'ancienne ministre et eurodéputée Catherine Trautmann, vice-présidente de la communauté urbaine chargée de l'enseignement supérieur, se demande pourquoi les CRS ont réagi d'emblée aussi fort plutôt que d'appeler au calme. Les policiers sont intervenus sur un terrain appartenant à l'université, et a priori sans qu'on les ait requis, fait-elle aussi remarquer."

http://libestrasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2009/02/luniversit-de-s.html

Jean-Yves Le Gall démis de ses fonctions de directeur d’école

L’Inspection académique de l’Isère a décidé de démettre de ses fonctions un directeur d’école primaire, tout en lui conservant sa fonction d’instituteur. Jean-Yves Le Gall, directeur de l’école primaire de Notre-Dame-de-Vaulx, refusait d’enregistrer des informations dans la banque de données “base élèves”.



> lire l'article

La France gardée à vue

L'arbitraire et la généralisation des gardes à vue, ainsi que les violences policières prennent des proportions de plus en plus alarmantes en Sarkofrance. Ce n'est pas un Nème site gaucho-alternatif qui l'affirme, aujourd'hui c'est le journal "Le Monde" sur la base de dizaines de témoignages. Exemple.

" Jean L. tient à garder l'anonymat. Mardi 1er avril 2008, ce polytechnicien de 56 ans résidant dans le 16e arrondissement de Paris, consultant en management, va chercher sa fille âgée de 9 ans à la sortie de l'école, en voiture. Il s'engage dans une rue bouchée par un camion. Se rendant compte qu'il ne sera pas à l'heure, il empoigne alors son téléphone portable pour prévenir sa mère. "J'avais bien vu qu'il y avait une escouade de policiers en train de verbaliser des voitures mal garées, raconte-t-il. Mais j'étais arrêté et une policière m'a sauté dessus en hurlant".
Jean L. n'insiste pas, il lâche son téléphone et repart dans une autre direction. "Au bout de quelques mètres, dit-il, je me suis aperçu que la policière courait à côté. Derrière moi, des policiers ont jailli de leur véhicule. Ils m'ont braqué une arme sur le front. J'ai eu peur, j'ai bloqué les portières." Mal lui en a pris. La policière fait voler en éclats sa vitre avant-gauche avec sa matraque. Jean L. est saisi, plaqué au sol, menotté et placé en garde à vue 24 heures. "On était deux, dans une cellule de 3,50 m sur 3,50 m. Le problème, c'est qu'au fil de la nuit, on était douze..." Son procès a eu lieu début janvier. Il est accusé d'avoir téléphoné au volant, de refus d'obtempérer, de délit de fuite et de rébellion. " (...)

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La CIMADE défend sa présence dans les centres de rétention

Le 1er juin, la CIMADE pourrait ne plus être présente dans les centres de rétention administrative. Cette association oecuménique missionnée par l'État dans les années quatre-vingt pour veiller au respect des droits des étrangers dans ces centres, voit ce monopole remis en question par un décret d'août 2008 et un appel d'offres. La CIMADE organise une manifestation à Lille, ce samedi.



> lire sur La Voix du Nord

Adoption: nouveau refus d'agrément pour une homosexuelle

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"Une enseignante homosexuelle qui sollicitait un agrément afin de pouvoir adopter un enfant s'est une nouvelle fois heurtée à un refus du Conseil général du Jura, un an après une décision en sa faveur de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qui avait condamné la France pour discrimination après un premier refus en 1998, a indiqué mardi son avocate à l'Associated Press.

L'assistante sociale et la psychologue que l'institutrice, Emmanuelle B., 47 ans, et sa compagne, Laurence R., 44 ans, avaient rencontrées pour leur nouvelle demande d'agrément avaient toutes deux rendu des avis favorables en octobre 2008.

"Le 26 janvier, à leur stupéfaction, elles ont reçu un refus d'agrément", a expliqué leur avocate Me Caroline Mécary à l'AP. Et de qualifier les motifs de refus de "fallacieux", car ils "ne figurent absolument pas dans les rapports de l'assistante sociale ou de la psychologue. On ne sait pas d'où ils ont été sortis", a-t-elle déclaré." (...°

> lire sur Le NouvelObs

In memoriam, les IUT…

Pendant que les enseignants-chercheurs protestent ce lundi pour la défense de leur statut, les IUT, un des derniers outils de promotion sociale, risquent de disparaître dans l’indifférence générale.



> lire dans Bakchich

Bolloré censure Le Monde : le business passe avant l'info

Un article du Monde sur le Pass Navigo de la RATP, prévu dans Direct Matin jeudi, a été remplacé par une page de publicité.



L'article avait été programmé, puis écrit, monté, prêt à imprimer. Jeudi 29 janvier, quand Direct Matin (ex-Matin Plus) a été distribué à ses lecteurs d'Ile-de-France, il n'était plus là. Remplacé par une pleine page de pub. Dommage: dans cet article écrit par Le Monde pour le quotidien de Vincent Bolloré, on apprenait en détails comment la RATP exploite les données du pass Navigo à des fins commerciales.

> à lire sur Rue89

Le discours de Nicolas Sarkozy aux assises de la recherche

Summum de la vulgarité

"Mais ces admirables chercheurs et ces points forts - j’ose le dire -ne sont-ils pas l’arbre qui cache la forêt ? Ne servent-ils pas parfois d’alibi aux conservateurs de tous poils, que l’on trouve à droite en nombre certain et à gauche en nombres innombrables. Je dis innombrables à gauche car ils sont plus nombreux." (N. Sarkozy)

> si vous voulez lire l'intégralité de ce torchon, vous pouvez le télécharger ici
ou aller le chercher sur Elysée.fr à l’adresse:
http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&cat_id=7&press_id=2259〈=fr