Un bébé de quatre mois placé en centre de rétention

Un couple et leurs deux enfants dont un bébé âgé de quatre mois ont été placés en centre de rétention administrative à Nîmes. L'aîné est âgé de 9 ans, ont indiqué mercredi le Réseau Education sans frontières (RESF) et la préfecture de Haute-Saône.



La famille Bakhshiyan, dont le père Serguey est Azerbaïdjanais et la mère, Maria, est Russe, a été interpellée mercredi vers 6 heures à leur domicile de Gray, en Haute-Saône, avant d'être transportée au centre de rétention de Nîmes, ont précisé les mêmes sources. RESF s'inquiète de «la brutalité qu'a subie cette famille» avec un bébé de quatre mois, «cueillie avant l'aube, les enfants arrachés au sommeil par l'intrusion de la police». Celle-ci, «d'après de nombreux témoins», aurait «percé les serrures» de l'appartement.

Une famille très bien intégrée

La famille a été conduite «au centre de Nîmes parce qu'il est parfaitement équipé pour accueillir les familles et notamment des enfants en bas âge, vu qu'il dispose d'une nurserie», a indiqué Christophe Jean, directeur du cabinet du préfet de Haute-Saône. La préfecture de Haute-Saône a rappelé que les parents étaient arrivés dans le département en novembre 2005 et avaient «été déboutés à plusieurs reprises de leurs demandes d'asile et de leurs recours au tribunal administratif».

L'association a indiqué que la famille avait fait appel de la décision du tribunal administratif de Besançon, alors que la préfecture soutient que «la Cour administrative d'appel de Nancy n'avait pas reçu d'appel et que même si c'était le cas, l'appel n'est pas suspensif». «RESF a saisi la Commission nationale du droit d'asile, car normalement on ne met pas les mineurs dans un local de détention administrative», affirme Patrice Muzard, responsable RESF à Gray, ajoutant que la famille était très bien intégrée et que leur fils de 9 ans, très bon élève, avait gagné par deux fois le concours des Dicos d'or.

Source : 20minutes.fr

Soutien à Nedim Gürsel

La MEL dénonce toute forme d’oppression contre les écrivains et s’alarme du procès fait à Nedim Gürsel en Turquie contre son livre pour des raisons religieuses. Elle l’assure de tout son soutien.



Nedim Gürsel est poursuivi en Turquie pour son dernier roman Les Filles d’Allah (à paraître aux Editions du Seuil en octobre 2009). L’enquête judiciaire ouverte en 2008 par le procureur de la République Turque avait pourtant abouti à un non-lieu. Mais le tribunal de grande instance d’Istanbul a annulé cette décision et renvoyé l’écrivain devant les tribunaux pour « avoir dénigré les valeurs religieuses d’une partie de la population » selon l’article 216 du code pénal turc qui prévoit une peine de prison allant de six mois à un an. La première audience du procès aura lieu le 5 mai à Istanbul .

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Un rapport blâme des méthodes policières musclées

La Commission nationale de la déontologie de la sécurité s'alarme notamment des fouilles à nu et des menottages devenus "la règle", et non "l'exception".



"ans son rapport annuel, remis mardi 28 avril au président de la République, la Commission nationale de la déontologie de la sécurité (CDNS) pointe le recours trop systématique des forces policières et pénitentiaires aux fouilles à nu et au menottage. Qu'ils soient policiers ou agents de l'administration pénitentiaire, ils ont trop facilement recours à ces procédures qui devraient rester exceptionnelles. Présidée par le magistrat Roger Beauvois, la CNDS, une autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect des règles de déontologie par les personnels chargés de la sécurité, a traité 147 dossiers en 2008, dont 44 ont été jugés irrecevables. Dans les 103 dossiers restants, la Commission a constaté des manquements à la déontologie dans 60% des cas (62 dossiers)." (...)

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Sauver la grève, sauver la politique

par Elie Guedj



Avec les séquestrations de patrons et les dernières violences, ont ressurgi les effluves du radicalisme des années 1970. Au lieu d'interroger la moralité de ces actions, peut-être serait-il préférable de les interpréter à l'aune du mode de revendication le plus institutionnel et, paradoxalement, actuellement le plus déprécié par les pouvoirs publics : la grève.

> lire l'article sur Evene

L’affaire Coupat nous concerne tous

Par Edwy Plenel

"Depuis bientôt six mois, Julien Coupat est en détention provisoire, soupçonné d'être le chef d'une association de malfaiteurs dont le terrorisme serait l'entreprise. Agé de 34 ans, il est le seul des neuf mis en examen de l'affaire de Tarnac encore emprisonné. Ses avocats et ses proches clament que le dossier est vide, tandis que le pouvoir, police et justice à l'unisson, affirme qu'il va se remplir. La principale pièce à charge y reste un livre, L'Insurrection qui vient, dont l'éditeur, Eric Hazan, a récemment été entendu par les policiers de l'anti-terrorisme. Mediapart a jusqu'ici factuellement montré les failles de l'enquête et les faiblesses de l'accusation. Le temps nous semble maintenant venu d'expliquer pourquoi l'affaire Coupat n'est pas marginale, mais essentielle. Et pourquoi le sort de ces jeunes, dont on peut évidemment ne pas partager les engagements, devrait mobiliser tous les défenseurs des libertés fondamentales, sans distinction ni restriction." (...)

> lire la suite sur Mediapart

« Je suis pas de la municipale, je suis de la police nationale, je fais ce que je veux. »

Entorse et contusions pour une automobiliste arrêtée



"Verlaine Pinot l’a constaté : les violences et les tensions entre la police et la population ne sont pas que la réalité des quartiers délaissés. Bilan d’un contrôle de routine qui a dégénéré : vingt-quatre heures de garde à vue, entorse, contusions et une convocation devant le délégué du procureur pour outrage.

Menottes. Le 31 mars, 19 h 30, plus de pain. Verlaine Pinot, mère d’une famille aisée du Pecq (Yvelines) et conseillère principale d’éducation saute en voiture avec sa fille de 18 ans pour aller en acheter à Saint-Germain-en Laye et oublie son sac avec permis et assurance. La place Royale : ses pavés, ses embouteillages, sa police… Le contrôle tombe, l’automobiliste propose d’envoyer sa fille chercher les documents. Sans répondre, le policier s’absente une trentaine de minutes.

A son retour, la note est salée : deux contraventions. Pour n’avoir pas présenté les papiers et pour avoir refusé la priorité à un piéton. Verlaine Pinot décide de contester ce dernier point. Dialogue de sourds, elle demande à s’adresser au commissaire. «Outrage», s’écrie alors le jeune policier à un collègue qui, selon Verlaine Pinot, lui répond : «On tient la garde à vue et le casier judiciaire.» Elle est immobilisée sur la voiture de police par une clé de bras énergique. Elle aurait traité un agent de «connard», ce qu’elle nie :«J’ai eu une démarche d’explication pédagogique qui a peut-être déplu. Mais je n’emploie jamais ce mot.»" (...)

> suite sur Libération

Je déballe ma bibliothèque

Chers auteurs, Nous vous invitons à prendre connaissance – et à le soutenir, si vous le souhaitez – du texte intitulé, à l'instar de Walter Benjamin, "Je déballe ma bibliothèque". Ce texte, rédigé à la suite de la perquisition de la bibliothèque de Julien Coupat, s'il réunit assez de signataires, sera envoyé à la presse.
Je déballe ma bibliothèque


Nos bibliothèques sont toutes pleines à craquer de livres subversifs. De ceux là, nous vient l’inspiration. De ceux-là, nous apprenons à penser. De ceux-là, nous apprenons à douter. Mais aussi à croire. De ceux-là, nous apprenons à lire le monde, à le délier aussi. A ceux-là, nous tenons, tant ils nous tiennent en vie. Ces livres que nous lisons, que nous aimons sont tous, par essence, dans le fond comme dans la forme – par le rapport qu’ils entretiennent à la langue, enracinée dans le vivant –, subversifs.

Ainsi, pour dénoncer le délit de lecture dont est accusé Julien Coupat, nous entendons ouvertement déballer nos bibliothèques, à l’instar de Walter Benjamin.

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En rapport, cet article dans  libération de GAËL COGNÉ : 

"Dans le dossier d’instruction un long PV revient sur la bibliothèque de la communauté de Tarnac. « Cinq mille ouvrages », écrit en gras le brigadier qui relate les perquisitions du 11 novembre. Des livres conservés dans une pièce de l’appartement du 2, place de l’Eglise, à Tarnac et classés entre « les archives, les pensées philosophiques, les ouvrages littéraires et l’histoire des civilisations ».

De cette bibliothèque, on ne connaît qu’un fragment : les ouvrages qui ont retenu l’attention des enquêteurs (27 en tout). La plupart, sont des livres gauchistes comme Books for Burning, d’Antonio Negri, The Insurrectionnal Project, d’Alfredo M. Bonanno, un anarchiste italien, Passage à l’acte, de Michael « Bommi » Baumman, un militant d’extrême gauche allemand. Plusieurs sont dans la langue d’origine. D’autres sont des ouvrages d’experts à l’instar de Black Blocks, la liberté et l’égalité se manifestent, de Francis Dupuis-Déri, professeur en sciences politiques à l’université du Québec à Montréal. Un auteur abondamment cité lors du contre-sommet de l’Otan.

Plus amusant, les enquêteurs s’arrêtent sur The Adventures of Tintin - Breaking free, un détournement anticapitaliste de Tintin,Anarchie au Royaume-Uni, de Nick Cohn, dont le titre s’inspire d’un morceau des Sex Pistols, groupe punk, ou Techniques du chaos de Timothy Leary, le pape du LSD. Finalement, point de petit manuel du parfait saboteur de TGV. Mais une collection de brochures et de textes disponibles sur Internet ou en librairie.

Aujourd’hui, les enquêteurs cherchent à déterminer si Julien Coupat est l’auteur de l’Insurrection qui vient. Un texte signé d’un Comité invisible qui pourrait être « le support idéologique justifiant les actes de sabotage », pour le juge Thierry Fragnoli. Julien Coupat nie, son éditeur aussi, et parle d’un « livre de critique sociale et de philosophie ».

Sauvons l'enseignement professionnel ! Lettre aux députés

Le 21 avril 2009 (à partir de cette date, chaque député de France reçoit personnellement ce message.



Objet : Sauvons l'enseignement professionnel.
Alerte sur les dangers de la réforme Bac pro 3 ans


Madame, Monsieur... (chaque lettre est personnalisée)

C'est en tant que professeurs que nous nous permettons de vous écrire, au nom de toute la communauté des Lycées professionnels et de la coordination « Sauvons l'enseignement professionnel », inter-régionale et inter-syndicale.

L'enseignement professionnel :
un rôle vital trop méconnu.


Comme vous le savez, l'enseignement professionnel représente environ 700 000 lycéens en France, un million en comptant les apprentis, soit 1 jeune sur 3, et plus de 60 000 enseignants au sein de 3 000 établissements de proximité.

Dernière offre culturelle intégratrice pour de nombreux jeunes avant l'âge adulte, il joue un rôle considérable à la fois sur le plan socio-éducatif et sur le plan économique :

Socio-éducatif, car le lycée professionnel est une filière d'excellence et de seconde chance pour des millions de jeunes salariés et de futurs entrepreneurs, qui ont y acquis compétences professionnelles et humaines, insertion sociale et autonomie, fierté et employabilité.

Économique, parce que nos formations initiales constituent un poumon indispensable pour des branches vitales de notre pays, comme par exemple le bâtiment et les travaux publics, l'automobile et la métallurgie, le bois, l'habillement, le tourisme, la restauration, l'hôtellerie, la vente et les services de proximité, l'artisanat et les métiers tertiaires, etc.

Les effets pervers d'une réforme précipitée.

Or, c'est cette filière que le Ministère de l'Éducation entreprend de brutaliser inutilement en généralisant sans raison la réforme dite « Bac Pro 3 ans ». Celle-ci se traduira par :

- la disparition injustifiable, dès la rentrée prochaine, des classes de BEP préparant en deux ans à un diplôme qui a fait ses preuves, des classes qui sont choisies chaque année par 400 000 familles,

- une dévalorisation historique du Bac-Pro qui perd une année d'étude sur quatre !

- la division par deux des heures d'enseignement artistique,

- la fragilisation de l'apprentissage (quel patron pourra promettre trois ans de contrat en alternance au lieu de deux ?),

- et par le risque du découragement et de l'exclusion à terme de centaines de milliers de jeunes qui sortiront de l'école sans aucune qualification.

Était-il nécessaire d'imposer à marche forcée cette réforme sans prendre le temps d'évaluer les expérimentations déjà en cours ? Fallait-il imposer ce bouleversement supplémentaire aux entreprises, en pleine crise économique mondiale

Comme vous le savez, il existe un contraste entre le rôle effectif de l'enseignement professionnel dans le pays et sa perception médiatique. C'est le « grand oublié » de notre société. Les familles concernées sont souvent les plus fragiles et les moins armées pour faire valoir leurs souhaits. C'est la raison pour laquelle, il est tentant pour le ministère d'imposer une réforme précipitée, alors que dans les autres secteurs (Lycée général, Université, IUFM), il a dû et su négocier et différer sa réforme.

Pourtant, des voix se sont déjà élevées dans les milieux économiques pour rappeler le ministère à la raison, et notamment de la part de l'UIMM (qui avait pourtant souhaité au départ cette réforme), de la fédération de la mécanique, de syndicats patronaux de l'artisanat, etc. Est-il raisonnable de profiter de l'apparente absence de contestation bruyante, et des vacances d'été 2009, pour imposer coûte que coûte cette réforme ? Ce serait une très mauvaise réponse à un besoin de réforme - car nous ne sommes pas immobilistes - mais qui, en l'état, aura un coût social inéluctable en terme de découragement, d'incivismes et de désinsertion sociale. Oui à une réforme, mais qu'elle soit concertée avec les acteurs sur le terrain.

Par ailleurs, vous n'ignorez pas que cette réforme, sous des prétextes pédagogiques, recèle un objectif d'économie considérable des moyens publics d'éducation (une année de moins en Bac pro, des classes plus nombreuses, des baisses des postes de professeurs, des recours à la précarisation des personnels.) Pourquoi pas, direz-vous ? Mais alors, il est de la responsabilité des décideurs de s'inquiéter de l'affectation exacte des fonds publics : pourquoi, avec tant de postes supprimés et de départs à la retraite non remplacés, le coût de l'éducation nationale ne baisse-t-il pas ? Les économies ne se perdraient-t-elles pas en dépenses bureaucratiques ou non affectées à l'éducation et de primes arbitraires, dans les administrations, bureaux et cabinets, loin des professeurs, très loin des élèves ?

Les gestes urgents que nous attendons de vous ce printemps 2009 :

Cette réforme doit s'appliquer à la rentrée de septembre 2009. Nous comptons sur vous pour que le ministère ait la sagesse d'abroger ses décrets, d'en différer l'application, comme il l'a déjà décidé pour les autres lycées d'enseignement général et technologique.
Nous vous demandons de saisir au plus vite les services ministériels et le rectorat de votre région, et d'interpeller si vous le souhaitez le ministre, par une question écrite ou orale au Parlement, en faisant part également de votre inquiétude auprès de votre groupe parlementaire et des médias.

Nous vous demandons également de bien vouloir permettre que notre coordination nationale de l'enseignement professionnel soit auditionnée dans les semaines qui viennent par les deux commissions permanentes de votre chambre qui sont compétentes pour l'enseignement professionnel : la Commission des Affaires culturelles et la Commission des Affaires économiques.

C'est désormais urgent si l'on veut éviter une grave régression socio-éducative, qui aurait inévitablement des incidences économiques à terme.

Nous avons entrepris d'écrire à chaque député et sénateur du pays, car vous devez être personnellement averti des conséquences d'une réforme qui se fait en votre nom.
Nous vous remercions par avance de bien vouloir nous faire part de votre action, que nous relayerons en temps réel sur notre site internet national : http://sauvonslenseignementprofessionnel.blogspot.com/

Dans cette attente, en vous priant de recevoir nos salutations distinguées, nous restons confiants et attentifs, déterminés pour le sauvetage de l'enseignement professionnel, restant à votre disposition pour vous rencontrer.

Pour la coordination "Sauvons l'enseignement professionnel",
Mmes Nolwenn Escoubet, Nathalie Facorat, Elisabeth Helfer, et Eleonore Leuthold ,
MM. Philippe Barvaux, Dimitri Cormerais, François Derout, Luc Douillard, Ronan L'Heveder, Frédéric Moreau et François Oudin.

Contact, tous courriers à adresser à :

« Sauvons l'enseignementprofessionnel », coordination inter-régionale / inter-syndicale de l'Enseignement professionnel,
c/o Élus professeurs du CA du lycée professionnel Michelet, 41 bd Michelet, 44322 Nantes cedex 3.

Adresse e-mail :
http://sauvonslenseignementprofessionnel.blogspot.com/

Société de cour

Au terme de ses deux années de présidence, force est de constater que l’Elysée s’est peu à peu transformé en société de cour. La suite gouvernementale auto-entretient l’autisme et l’aveuglement présidentiel par peur de la disgrâce. Cette dernière renforce constamment à coups de ronds de jambes, les certitudes de Nicolas Sarkozy sur sa destinée messianique…



"En 1933, l’historien et sociologue allemand Norbert Elias avait réalisé une thèse sur “la société de cour” à l’époque de l’ancien régime. Il montrait et les parallèles sont parfois saisissants que la cour est une société à part entière avec ses différents cercles d’influence. On a tous encore en mémoire, ce fameux G7 où Sarkozy réunissait ses ministres favoris.

Norbert Elias expliquait que le Roi utilise la cour pour maintenir la noblesse (son gouvernement ?) sous sa coupe. Pour le monarque il s’agit bel et bien d’un « instrument de domination ». Le roi cherche à maintenir un équilibre dans un contexte de tensions et de rivalités permanentes. Dans la cour tout dépend du roi, il n’y a pas de place pour l’initiative individuelle. L’action d’Etat devient une action personnelle." (...)

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La logique de la désobéissance

Pourquoi en arriver à la désobéissance? Désobéir signifie-t-il que tous les autres moyens dont peut disposer un citoyen pour se faire entendre ont échoué? Est-ce que cela marque alors une faillite de notre démocratie? Voici ici une tentative de réponse.



Il s’agit d’une pratique qui ne date pas d’aujourd’hui. Déjà en 1849, l’américain Henry David Thoreau publiait son essai, la désobéissance civile suite à son refus de payer un impôt destiné à financer la guerre contre le Mexique. Elle existait également en France dès le début du 20ème siècle, lors de batailles pour obtenir des avancées sociales telles que le droit de grève. Mais il s’agit d’un phénomène qui s’est retrouvé médiatisé pour la première fois dans notre pays entre 1971 et 1981 lors de la lutte de paysans du Larzac, contre l’extension d’un camp militaire dans leur région.

Aussi, quelques jours avant le sommet de l’OTAN à Strasbourg, nous avons rencontré Xavier Renou, porte-parole du collectif des désobéissants, et Noël Mamère, député Vert.
Pourquoi Xavier Renou et Noël Mamère? Le premier fait ainsi partie du collectif des désobéissants, un mouvement qui multiplie les actions non-violentes afin d’amener un changement dans la loi, « pour le bien commun ». Ils sont faucheurs d’OGM, déboulonneurs de pub ou encore hébergeurs de sans-papiers. Noël Mamère cumule quand à lui les deux casquettes. Il a désobéi, tout en étant député et donc législateur.

Simon Rozé
Images: Adrien Kaempf et Mathieu Baeckeland
Montage: Lisa Pfeiffer et Ludovic Véru

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Deux fourgons et douze policiers contre neuf paires de seins

On ne mesure pas la dangerosité des seins. C'est pour nous aider dans cette prise de conscience que les filles du réseau Tumultueuses ont remis ça… Ça ? Mais oui, souvenez-vous, montrer sa poitrine dans une piscine.



"La chose n'est interdite nulle part d'ailleurs : on doit avoir un maillot et un bonnet de bain mais les règlements ne sont pas sexistes et ne spécifient pas que les poitrines doivent être couvertes tandis que les torses des hommes doivent être montrés. La seule chose précisée est que les shorts de bain sont interdits, pour les hommes comme pour les femmes.

Donc le mardi 7 avril à 21 heures, des militantes féministes se sont baignées en tenue « d'homme » dans la piscine Georges Vallerey dans le XXe à Paris. L'une d'elle, dans le mail que j'ai reçu, explique :

« Cette action politique avait pour objet de dénoncer le matraquage des normes de beauté, la nécessité pour les femmes de se couvrir et découvrir sur commande. »

« Exhibitionnisme » et trouble à l'ordre public
Elle raconte : « Dès l'arrivée du groupe près du bassin, les maitres-nageurs/nageuses réagissent de manière virulente. Les porte-paroles expliquent les motifs de l'action et distribuent des tracts plastifiés. » (on note qu'elles ont pensé à tout). Malgré des réactions de sympathie de la part des usagers de la piscine, les responsables de l'établissement jugent qu'il y a trouble à l'ordre public et font appel aux forces de l'ordre qui arrivent illico presto.

En fait la réaction de la police pour maitriser les neuf pertubatrices semble impressionnante : douze policiers et quatre véhicules (dont deux fourgonnettes) ont débarqué. Ils ont procédé à une interpellation pour des faits d'« exhibitionnisme »." (...)

> lire la suite sur Rue89

«La violence subie par les salariés est sociale, invisible»

Entretien avec Jérôme Pélisse



"Jérôme Pélisse est maître de conférence en sociologie à l’université de Reims. Il a coécrit La lutte continue ? Les conflits du travail dans la France contemporaine (éditions du Croquant).

Caterpillar, 3M, Sony, Scapa… ces récentes et médiatiques séquestrations signent-elles le retour à une radicalisation des conflits du travail ?

Depuis la crise, et tout particulièrement ces dernières semaines, plusieurs actions montrent qu’indéniablement, quelque chose se passe. Et les médias contribuent à les favoriser en en parlant.

Depuis dix ans pourtant, les luttes se sont intensifiées, mais pas radicalisées. Entre 2003 et 2004 par exemple, les séquestrations ou les menaces de destructions de biens ou de l’environnement n’ont représenté, selon nos enquêtes, qu’un pour cent ou moins des conflits les plus marquants rapportés par les directions ou les organisations syndicales. En revanche, entre 1998 et 2004, les grèves courtes et les débrayages ont augmenté, tout comme les formes [de contestation, ndlr] sans arrêts de travail : manifestations, pétition, refus d’heures supplémentaires…" (...)

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Les jours se suivent et ne se ressemblent pas...

Et de temps en temps, cela fait du bien.



"L'hadopi n'a pas été votée. Embuscade socialiste ... Qu'ils en soient remerciés ici.
Les zoulies images des médias sarkolesques nous offrent, outre une joie rageuse de voir ce vote à main levée, le bonheur sans nom du doux visage de la banel déformé de dépit. Gageons que son système gastrique va morfler ces prochains jours ...

Une loi liberticide retoquée, une ministresse de la Famille déconfite. Voila une journée qui démarre sacrément bien." (...)

> suite sur : Colère et fatique

Le Président de la République et son gouvernement n'aiment pas les enfants

par Hubert Montagner

"Y a-t-il une place pour l'enfant dans la société française ?

Alors que le monde s'apprête à célébrer le XXème anniversaire de la Charte Internationale des Droits de l'Enfant, il est infiniment regrettable que la "société des adultes" n'accorde toujours pas aux enfants la place qui devrait leur revenir, et le respect qui devrait leur être dû.

Les propos, décisions et mesures du Président de la République française et de son gouvernement en fournissent une illustration caricaturale.
Malheureusement, l'opinion publique qu'ils anesthésient et brutalisent n'est pas vraiment consciente que la condition de nombreux enfants est précaire dans une jungle de pouvoirs et d'égoïsmes qui génèrent peurs, stress, blocages affectifs et inhibitions, inquiétude, anxiété et angoisse, "troubles" somatiques et psychiques. Ou alors, les enfants sont "oubliés" ou niés. Quelques exemples sont particulièrement édifiants." (...)

> lire la suite

Le Contrôleur des prisons dresse un implacable "portrait de la France captive"



"PARIS (AFP) — Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a dressé mercredi un panorama sans concession de "l'arbitraire" que subit "la France captive" dans les 5.800 lieux d'enfermement de l'Hexagone.
Nommé en juin 2008 pour exercer un contrôle indépendant sur les prisons, locaux de garde à vue, dépôts de palais de justice ou hôpitaux psychiatriques, Jean-Marie Delarue a rendu public son premier rapport annuel.
Ce conseiller d'Etat, connu pour ses engagements contre les abus de la détention provisoire, a pris d'emblée à coeur sa nouvelle mission en multipliant les contrôles, inopinés pour certains.
En tout, 52 établissements ont reçu la visite de contrôleurs sur les quatre derniers mois de 2008, de quoi brosser le premier "portrait de la France captive" et "la description froide d'une réalité qui ne se laisse pas voir", selon les mots de M. Delarue au cours d'une conférence de presse à Paris.
Cet état des lieux opéré par une équipe de vingt contrôleurs a permis de constater "un déséquilibre entre les besoins de sécurité et les droits de la personne" enfermée, source de "tensions, souffrances, rapports de force et violences".
Jean-Marie Delarue a comparé la sécurité à "un ogre jamais rassasié (qui) mange trop les droits de la personne"." (...)

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La réforme du bac pro à la petite semaine

Avec la réforme du bac pro, le gouvernement veut, dit-il, rehausser l'image de la filière. Et il commence par baisser les horaires. Les Secondes auront ainsi quatre heures et demie par semaine pour le français, l'histoire-géographie et l'éducation civique. Les enseignants disent qu'ils n'y arriveront pas.



> C'est classe

Je suis inquiet, très, très inquiet...

par C.M. Vadrot



"Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l'Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l'Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j'ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l'origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j'enseigne depuis 20 ans), dans l'espace du Jardin des Plantes (Muséum National d'Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d'être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j'ai eu la surprise de me voir interpeller dés l'entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
- « Monsieur Vadrot ? ».
- Euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l'accès du Jardin des Plantes vous est interdit
- Pourquoi ?
- Je n'ai pas à vous donner d'explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
- Il ne s'agit pas d'une manifestation, mais d'un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
- C'est non....
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l'entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l'entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l'histoire du Muséum, l'histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m'interdisent à nouveau l'entrée.
Evidemment, je finis pas me fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D'abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D'autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d'un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j'ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J'entre donc avec l'horrible certitude que, d'ordre du directeur et probablement du ministère de l'Education Nationale, je viens de faire l'objet d'une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
Je n'ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d'un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j'ai eu peur, très peur..."
CM Vadrot

(transmis par : paris8enmouvements)

Prisons : une situation "insupportable"

Le psychiatre Louis Albrand refuse de se rendre à la Chancellerie pour la remise de son rapport sur la prévention du suicide en prison. Pour lui, son document, commandé par Rachida Dati, a été "modifié".



"Un détenu s’est suicidé par pendaison aujourd’hui à la maison d’arrêt de Lille-Sequedin. Ce même jour, le groupe de travail conduit par le psychiatre Louis Albrand pour étudier les moyens de prévenir les suicides en prison rendra son rapport à la Chancellerie. Cent quinze détenus se sont donnés la mort en 2008, un nombre en augmentation par rapport à 2007 (96) et 2006 (93).
Le 16 février, un détenu s’était déjà pendu dans la même maison d’arrêt, et un homme de 50 ans s’y était également suicidé en décembre en s’étouffant à l’aide d’un sac en plastique, peu avant son procès pour meurtre.

Le rapport sur le suicide en prison sera remis lors d’un déjeuner de travail avec François Seners, le directeur de cabinet de la garde des Sceaux Rachida Dati. Celle-ci, qui ne sera pas présente pour l’occasion, "fera connaître dans les jours qui suivent les suites qu’elle entend donner à ce rapport, sans avoir encore déterminé s’il sera rendu public", a-t-il ajouté.

Avec ce coup de colère du président de la commission de prévention du suicide en prison : le docteur Albrand a decidé d’aller au clash. Au micro de France Info, en exclusivité, il affirme qu’il ne se rendra pas à ce déjeuner."

> France-Info

Amnesty International dénonce l'impunité des policiers français

L'ONG demande la création d'un comité d’enquête indépendant...



"Quatre ans après, rien n'a changé. C'est le constat que fait Amnesty International, dans un rapport sur les violences policières en France. En 2005, l'ONG avait déjà dénoncé l'impunité des forces de police. En 2008, la situation aurait même empiré. Au fil de ses recherches, l'association aurait découvert de «nouvelles allégations de violations des droits humains», précise le rapport." (...)

> lire sur 20minutes.fr

Dépôt de 244 plaintes contre Base élèves à Millau




« Malgré l’opposition et la mobilisation de nombreux directeurs, parents et citoyens contre la Base élèves, malgré le blocage de formations de directeurs au logiciel Base élèves, les nombreuses prises de position des élus, l’administration continue à vouloir imposer ce fichage des enfants, décidé sans la moindre consultation, ni avec les parents, ni avec les instituteurs. Les directeurs d’école récalcitrants sont sanctionnés et d’autres, harcelés, menacés, cèdent aux pressions et renseignent Base élèves souvent contre l’avis d’une partie ou de la totalité des parents concernés.

« Ignorés et méprisés dans nos droits et revendications, il est temps que nous entamions une action en justice. Conseillés et soutenus par des hommes de loi et notamment par le Syndicat des Avocats de France, nous avons répertorié différentes atteintes aux lois et conventions relatives à la protection de la vie privée, aux droits de l’Homme et de l’enfant.

« Cette plainte pénale contre X déposée par des parents “simultanément” dans toute la France permet enfin de faire entendre notre voix ! »

Le Collectif Sud-Aveyronnais

Source : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3203