Pétition : Pour en finir avec les dérives antiterroristes

Le comité pour l’abrogation des lois antiterroriste (Calas)



Depuis 1986, date où la législation antiterroriste a été instaurée en France, un empilement de lois successives a construit un système pénal d’exception qui renoue avec les lois scélérates du xixe siècle et rappelle les périodes les plus sombres de notre histoire.

L’accusation d’ « association de malfaiteurs en vue de commettre une infraction terroriste », inscrite au Code pénal en 1996, est la clef de voûte du nouveau régime. Or, ses contours sont particulièrement flous : il suffit de deux personnes pour constituer un « groupe terroriste » et il suffit d’un acte préparatoire pour que l’infraction soit caractérisée. Cet acte préparatoire n’est pas défini dans la loi, il peut s’agir du simple fait d'entreposer des tracts chez soi. Surtout, n'importe quel type de relation – même ténue ou lointaine, voire amoureuse ou amicale – avec l’un des membres constituant le « groupe » suffit pour être impliqué à son tour. C’est pourquoi, sur dix personnes incarcérées pour des infractions « en rapport avec le terrorisme », neuf le sont sous cette qualification.

De l’aveu même de ses promoteurs, ce droit spécial répond à un objectif de prévention. À la différence du droit commun qui incrimine des actes, la pratique antiterroriste se satisfait d’intentions, voire de simples relations. Suivant le juge Bruguière, cité par Human Rights Watch, « la particularité de la loi est qu’elle nous permet de poursuivre des personnes impliquées dans une activité terroriste sans avoir à établir un lien entre cette activité et un projet terroriste précis ». C’est dans cette perspective qu’on a vu la possession de certains livres devenir un élément à charge, car ils constitueraient des indices sur des opinions ; et de l’opinion à l’intention, il n’y a qu’un pas.

> lire la suite et signer la pétition

Des souricières et des hommes: bienvenue dans l’underground judiciaire

Les prisons de la République



Extrait d’une visite qu’on effectué le 26 février 2009 des avocats de la Conférence du Barreau de Paris dans la souricière du palais de justice (rapport du 21 avril 2009):

"Avec un effectif d’une dizaine de personnes, la souricière gère – côté hommes – entre 80 et 140 détenus. Pour faciliter le travail des surveillants, qui sont trop peu nombreux sur place, seul les détenus « particulièrement signalés » ont la possibilité d’être seuls en cellule.
Les autres détenus sont donc obligatoirement regroupés par deux ou trois par cellule alors même que de nombreuses cellules restent vides.
(…) Au surplus, la souricière n’a aucun support médical. Tout malaise, tout problème médical nécessite l’intervention des pompiers (…). Cette carence est excessivement grave, car il pourrait en résulter une intervention médicale tardive, avec des conséquences irrémédiables pour la santé de l’intéressé.
(…) les cellules de la souricière, toutes aveugles, sont d’une superficie de 3 m², ce y compris l’urinoir; les détenus, qui sont en moyenne à trois dans ces 3 m², attendent en moyenne trois heures et disposent d’un banc en bois pour tout confort durant cette attente, banc qui plus est trop petit pour supporter 3 personnes. Il convient d’insister sur ce point : certains écroués pouvant y rester de 9 heures à 23 heures, voire plus tard pour certains dossiers récents et lourds dans lesquels les accusés refusaient de comparaître.
Seul les repas ont été améliorés puisque depuis peu le repas habituel, une pomme, un sandwich et un paquet de chips, a été remplacé par des plateaux repas semblables à ceux distribués dans les avions.
Les conditions d’hygiènes sont quant à elles inadmissibles : les cellules sont extrêmement sales, les murs pour le moins dégradés. A l’évidence, des excréments sont projetés régulièrement sur les murs, au plafond ou au sol; les odeurs sont prégnantes. Pourtant, sans doute en vue de la visite, il avait été manifestement diffusé du désodorisant le matin même.
A l’arrivée des Secrétaires de la Conférence, plusieurs personnes détenues se sont spontanément exclamées comprendre la raison pour laquelle « aujourd’hui c’est plus propre que d’habitude »…
Au fond de ces cellules de 3 m², les toilettes sont « à la Turque ». Elles sont sales, non nettoyées, quand elles ne sont pas hors service.
Elles sont séparées du banc où se trouvent les autres détenus par un minuscule paravent qui ne donne aucune intimité.
Il n’y a bien souvent ni papier toilette, ni eau d’évacuation.
Il n’y a pas plus de point d’eau digne de ce nom : pas de lavabo, moins encore de douche."

Suite : http://numerolambda.wordpress.com/2009/05/28/des-souricieres-et-des-hommes/

Centres de rétention : Français – étrangers : enfin égaux devant la réduction des droits

Parce que les droits des étrangers ne peuvent se réduire à un marché, il est urgent de signer la pétition pour le retrait de la réforme ministérielle sur les centres de rétention. Plus de 47000 signataires en 10 jours.


La réforme de la rétention, engagée par le ministère de l’Immigration et qui sera effective le 2 juin prochain, va non seulement réduire les moyens de défense des étrangers retenus mais aussi priver chaque citoyen de son droit de regard dans ces lieux d’humiliation.

Au mois d’août 2008, le ministère de l’Immigration a, coup sur coup, publié un décret et un appel d’offres visant à modifier en profondeur l’intervention associative dans les centres de rétention. Désormais cette mission, exercée jusque là au niveau national, est éclatée en huit « lots » et partagée par six « prestataires ».

Ce morcellement géographique, en supprimant toute possibilité de vision globale pour la société civile, porte atteinte à son droit de savoir et de réagir. De plus, la mise en concurrence d’associations dont les principes de défense des droits des étrangers et du devoir de témoignage s’opposent parfois radicalement, ainsi que la dépendance financière des associations, risquent de diminuer davantage la vigilance citoyenne.

Mais le plus préoccupant reste encore la transformation de la mission d’aide à l’exercice des droits des étrangers en simple mission d’information.

Dès lors, on peut se demander pourquoi la présence d’un véritable contre-pouvoir dans ces zones sensibles, dont le rôle et l’intérêt ont été admis par l’ensemble des gouvernements depuis vingt-cinq ans, est remise en cause si ce n’est pour atteindre plus facilement des objectifs chiffrés.

Tous les citoyens sont invités à participer aux rassemblements prévus le 2 juin :

> Voir l'appel à mobilisation, les signataires de l'appel et la liste des rassemblements dans plus de 18 villes de France : cimade.org/2juin

> SOURCE : http://www.cetaitpiredemain.org/index.php

Derrière la crise économique se cache une bombe à retardement en matière de droits humains

Amnesty International Report 2009



"Le monde est assis sur une bombe à retardement sociale, politique et économique alimentée par une crise des droits humains, a déclaré Irene Khan, secrétaire générale d’Amnesty International, ce jeudi 28 mai en lançant le Rapport 2009 – La situation des droits humains dans le monde.
« Derrière la crise économique se cache une crise des droits humains prête à exploser, a-t-elle ajouté. La récession a aggravé les atteintes aux droits humains, détourné l’attention de celles-ci et créé de nouveaux problèmes. Au nom de la sécurité, les droits humains ont été foulés aux pieds. Aujourd’hui, au nom de la reprise économique, ils sont relégués au second plan.
« Le monde a besoin d’une nouvelle donne mondiale pour les droits humains – il a besoin non pas de promesses faites sur papier, mais de voir les gouvernements s’engager et entreprendre des actions concrètes en vue de désamorcer la bombe à retardement des droits humains. Les dirigeants du monde doivent investir dans les droits fondamentaux avec autant de détermination que dans l’économie.
« L’insécurité, l’injustice et l’avilissement sont aujourd’hui le lot de milliards d'êtres humains, a déclaré Irene Khan. La crise actuelle est faite de pénuries de nourriture, d’emplois, d’eau salubre, de terrains et de logements, ainsi que de privations et de discrimination, d’une inégalité croissante, de xénophobie et de racisme, de violence et de répression partout dans le monde. » (...)

> lire la suite

Décryptage : Sarkozy et son oeuvre de contrôle du net

Guillaume Champeau



"Le président de la République actuel a un plan". C'est la première phrase du livre de François Bayrou, Abus de Pouvoir, et l'on peut la vérifier au moins en ce qui concerne le contrôle du net. Depuis la loi DADVSI où il était président de l'UMP et ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy a déployé son plan pour contrôler le net. Il a commencé à l'appliquer avant-même la loi Hadopi, et prévoit de le parachever avec la Loppsi. Dans cet article exceptionnellement long, Numerama tente un décryptage du net selon Sarkozy.

> lire sur numerama.com

La Charte des services publics

Proposition pour inscrire les services publics dans la Constitution

Le 15 avril dernier a été lancée la pétition nationale "Inscrire les services publics dans la Constitution".
Cette pétition a été initiée par Mr Michel Vauzelle Président de la Région PACA, Député à l'Assemblée Nationale et ancien Garde des
Sceaux .
Si elle recueille 10 % des signatures du corps électoral, le Gouvernement sera obligé, comme le prévoit la Constitution ,de lancer un référendum, sur le sujet . (4 ,4 millions de signatures, c'est énorme bien sûr mais réalisable si chacun y contribue un tant soit peu).

Proposition pour inscrire les services publics dans la Constitution

« Le peuple français,
« Considérant,
« Que la conception et la mise en œuvre des services publics constituent une réalisation essentielle de la République française ;
« Que la contribution des services publics aux principes des Droits de l’homme et de la souveraineté nationale est constitutive des valeurs de la République ;
« Que les services publics sont le moyen de la réalisation de la devise républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité ;
« Que parmi les intérêts fondamentaux de la Nation figure la notion de solidarité nationale, garantie notamment par l’existence des services publics ;
« Que le fonctionnement efficace des services publics doit donc être assuré fidèlement selon les principes de continuité du service, d’égalité d’accès pour tous les citoyens, de neutralité et de distribution équitable sur l’ensemble du territoire national ;
« Que les services publics dans leur contenu doivent garantir les conditions de l’égalité républicaine dans les domaines vitaux pour tous les individus, en ce qui concerne l’accès à l’éducation, à la formation et à l’enseignement supérieur, à un système de santé de haute qualité sans discrimination de revenu ou de patrimoine, à un emploi et à un système de solidarité nationale assurant un niveau de vie compatible avec la dignité humaine, à un développement dynamique et solidaire de l’économie nationale, à la sécurité et à la justice indépendante dans la proximité, à l’information libre et aux moyens de communication physiques et numériques, à la capacité de déplacement sur l’ensemble du territoire national par des transports fiables et accessibles, à l’accès à l’eau et à l’énergie, à un aménagement responsable et durable des territoires et de l’environnement, à des collectivités territoriales assurant une démocratie de proximité et pleinement responsables et autonomes, à une culture libre dans sa création et accessible à tous dans sa diffusion, à l’accès aux pratiques sportives ;
« Proclame :
« Art. 1er – Les services publics participent pleinement des principes et valeurs que le peuple reconnaît dans la République.

« Art. 2 – Toute personne a le droit d’avoir accès aux services publics.

« Art. 3 – Il revient à l’Etat d’assurer la mise à disposition pour tous les citoyens de services publics de qualité, et dans l’hypothèse de services publics transférés aux collectivités locales, d’assurer à ces dernières les ressources correspondant à l’exercice effectif de ces services et à leurs évolutions.

« Art. 4 – Les principes essentiels des services publics reposent sur l’égal accès de tous les citoyens, l’égal accès sur l’ensemble du territoire, la continuité et la neutralité du service.

« Art. 5 – La République française reconnaît et garantit les services publics de l’éducation nationale, de la formation, et de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la santé et de l’hôpital, de la sécurité sociale, de l’emploi, de l’accompagnement économique et industriel, de la police, de la justice, de l’information et de l’accès aux moyens de communication physiques et numériques, de l’aménagement des territoires, de l’eau et de l’énergie, de la protection de l’environnement, des transports, de la démocratie de proximité assurée par les collectivités territoriales, de la création et la diffusion artistiques et culturelles, de la pratique des activités sportives..

« Art. 6 – Le Gouvernement met en œuvre les politiques de son choix, dans le respect de la souveraineté nationale et de la charge des missions de service public qui lui sont confiées.

« Art. 7 – La France s’inspire de son modèle républicain de services publics dans son action à vocation internationale et européenne. »


> signer la pétition

Lettre adressée à une professeure des écoles d'Indre et Loire

par Hubert Montagner



Le 5 mai 2009

Chère Madame,

je vous remercie vivement pour votre courriel du 2 mai 2009. Il est inacceptable que vous soyez punis par le Ministre et la hiérarchie de l’Éducation nationale alors que, par votre décision intelligente et responsable, vous n’avez pas voulu vous rendre complices de la nouvelle forme de maltraitance constituée par le temps de soutien obligatoire après la classe. C’est une prise de responsabilité humaniste et civique qui vous honore. Elle montre la voie pour que les enfants en difficulté ne soient pas encore plus épuisés, démotivés… et finalement psychologiquement et intellectuellement détruits par la journée la plus longue du monde (six heures de temps contraint pour toutes les classes d’âges de l’école primaire). En effet, vous savez mieux que le Ministre et l’Inspecteur d’Académie les dégâts supplémentaires que constitue un soutien scolaire après la classe pour les enfants en difficulté, en particulier ceux que l’on enferme sous l’étiquette de l’échec scolaire. Ils viennent s’ajouter aux dégâts générés par l’accroissement de la pression intellectuelle et relationnelle avec le poids augmenté au quotidien de la fréquence et de la durée des apprentissages dits fondamentaux, dans le cadre combiné d’une semaine ramenée arbitrairement à quatre jours (il faut faire en quatre jours ce qui était fait en quatre jours et demi) et de nouveaux programmes imbéciles. Il n’y a plus de temps de respiration au cours de la journée alors qu’il est indispensable pour que tous les enfants, surtout ceux qui sont en difficulté, puissent récupérer de leurs fatigues psychologiques et intellectuelles, et restaurer peu ou prou leurs capacités d’attention, de concentration intellectuelle et de traitement de l’information. Il n’y a plus assez de temps pour que les enfants puissent libérer leurs émotions, leurs sensibilités, capacités et intelligences cachées, ainsi que leur imaginaire lorsqu’ils s’engagent dans les arts plastiques, le chant choral, la narration, la découverte de la nature, les particularités de la vie végétale et animale, l’histoire captivante de nos ancêtres et du monde, les modes de vie dans les différentes cultures humaines… Les enfants apprennent aussi bien le français, ou mieux, au cours de ces temps de diversification et de découverte que dans les situations d’apprentissage formel et explicite de la langue. Bien évidemment, les enseignants le savent.

Si on prend le cours préparatoire comme exemple, aucun enfant de six à sept ans ne peut accepter d’être au quotidien en situation de contrainte intellectuelle et relationnelle pendant deux heures trente minutes pour l’apprentissage du français (10 heures pour la semaine) et une heure quinze pour le calcul et les mathématiques (5 heures par semaine). Les Scandinaves sont horrifiés. À 16 heures, les enfants en difficulté sont épuisés, enfermés dans leurs peurs, blocages et inhibitions, dans leur anxiété, leurs angoisses… surtout lorsqu’ils se projettent dans le retour à la maison alors que leur milieu familial est en souffrance. Ils le sont déjà au début de l’après-midi ou même, pour les plus fragiles, vulnérables et démunis, dès la fin de la matinée comme le montre l’observation des enfants accueillis dans les écoles de ZEP. Seuls les enfants qui vivent au quotidien dans la sécurité affective, sans déficits de sommeil et sans comportements “perturbés” et/ou “perturbateurs”, peuvent être suffisamment vigilants, attentifs, réceptifs et disponibles au cours de l’après-midi pour capter et traiter les messages du maître, et ainsi se réaliser comme élèves. Et encore, pas tous les jours selon les fluctuations de leurs équilibres physiologiques, émotionnels, affectifs, sociaux et cognitifs.

En imposant sans concertation la semaine de quatre jours, l’augmentation délirante du poids des “fondamentaux” et le soutien accordé après la classe aux enfants en difficulté, le Ministre et la hiérarchie de l’Éducation nationale déshumanisent l’école, accroissent les inégalités et injustices sociales, en conduisant un nombre croissant d’enfants à s’enkyster dans le “désamour” pour l’école et son rejet, et ainsi plus ou moins progressivement dans la marginalité sociale.

Ce “système” aberrant et “concentrationnaire” stigmatise les familles qui cumulent les difficultés personnelles, morales, familiales, sociales et culturelles. C’est une honte pour notre pays… en principe l’un des berceaux des Droits de l’Homme. Les étrangers que je rencontre ne comprennent pas ce “système”. On n’aurait pas agi autrement si on avait voulu pérenniser une école à plusieurs vitesses dans laquelle les plus fragiles, vulnérables et démunis ne peuvent même pas passer la première vitesse, et s’engager avec confiance dans le désir de comprendre et d’apprendre faute de pouvoir enclencher les vitesses supérieures qui permettent d’accéder aux différents niveaux des savoirs et des connaissances.

Le tribunal incontournable de l’Histoire retiendra que l’actuel Ministre de l’Education Nationale, ses conseillers patachons et idéologues, et sa hiérarchie vassalisée ont institué un système de maltraitance, de stigmatisation, de culpabilité et d’exclusion implicite qui déshonore notre pays et notre nation.

Il n’y a jamais eu autant d’Inspecteurs d’Académie révoqués qu’en 2008-2009 alors que leur “faute” a été d’entendre et d’essayer de comprendre la décision et le désarroi des enseignants. Les informations qui “remontent du terrain” montrent toutes qu’il n’y a jamais eu autant d’enfants épuisés et déboussolés, et aussi d’enseignants exténués, stressés, démoralisés et culpabilisés par les échecs persistants des élèves les plus fragiles, vulnérables et démunis. Les lettres qu’ils adressent à leurs édiles, souvent le ou la maire, sont pathétiques et souvent bouleversantes. La porte est béante pour la consommation accrue de somnifères, calmants, psychotropes… des enfants, de leurs parents inquiets ou désespérés et de leurs maîtres… qui perdent confiance dans leurs compétences. Les Français sont déjà les plus grands consommateurs de ces molécules !


Par votre refus, vous sauvegardez la dignité de l’école. Merci.

Je suis prêt à vous défendre en tous lieux et devant quiconque, y compris devant les tribunaux si une action judiciaire devait être décidée. Vous pouvez diffuser sans retenue tout ou partie du présent courriel.

Bien à vous

Hubert Montagner

Source : http://rased-en-lutte.net/

Le magazine Côté Môme, distribué gratuitement dans les enseignes "Du Pareil et Même" "Vertbaudet "et "La Grande Récré"...

...a franchi aujourd'hui le mur du CON.



Voici le texte : "Enseignants gnan gan". Attachez vos ceintures.

"Enseignants, gnants ! gnants !

C‘est un usage en France de louer les enseignants pour leur courage, leur abnégation, la dévotion avec laquelle ils tiennent à bout de bras l’Education nationale. Les évaluations se succèdent, soulignant la médiocrité des performances de notre système éducatif ; on a beau démontrer que pour chaque euro dépensé, nombre de pays obtiennent de bien meilleurs résultats que le nôtre, rien n’y fait ! Aucun ministre ne peut tenir tête bien longtemps à la première armée de fonctionnaires de France. Si vous ajoutez à ça que les syndicats de parents d’élèves les plus influents sont assez mitoyens des syndicats enseignants quand il s’agit de mettre un bulletin dans l’urne, cela fait bien plus de connivences qu’il n’en faut pour que les choses changent dans la grande maison de la rue de Grenelle. Un ministre de l’Education, Lionel Jospin, faisant de l’éducation une priorité nationale en 1989, déjà, avait appelé à mettre l’enfant « au cœur du système éducatif ». On attend toujours !

Les professeurs des écoles, pour parler d’un corps que je connais bien pour en avoir fait partie près de dix ans, peuvent choisir l’école où ils enseigneront au privilège de l’ancienneté, à peine corrigé par une note de mérite qui, elle aussi, est largement indexée sur le temps passé dans la boutique. L’intérêt des enfants, selon les quartiers où on les oublie, à avoir en face d’eux des enseignants adaptés à leur situation est bien secondaire. Qu’importe, il y aura toujours un ministre ou un syndicaliste pour louer le mérite des enseignants, dans la masse, collectivement, pour ne pas avoir à faire le tri. Pourtant, c’est bien là que le bât blesse. L’Education nationale, dans ses grandes largeurs n’a pas de troupes à la hauteur de la bataille à mener. Elle compte des godillots à foison, mais, quand ils défilent, c’est pour clamer haut et fort les excuses qu’ils se trouvent de ne pas pouvoir faire mieux.

Concluons par un problème d’arithmétique. Sur 10 enseignants, quand vous avez retranché ceux qui font ce métier pour être chez eux à 17 h, ceux qui ont fini par ne plus pouvoir sentir les gosses, ceux qui ne les ont jamais aimés, ceux qui travaillent avec les mêmes fiches de préparation depuis quinze ans, ceux qui se sont arrêtés là parce qu’ils n’ont pas pu, ou pas su, épanouir sur le terrain de la recherche leur passion des maths, de la physique ou de l’histoire, ceux qui passent le tiers de leur temps à faire classe dans un labo de citoyenneté pour futurs syndicalistes, combien en reste-t-il pour faire de leur classe un creuset d’enthousiasme et d’appétit de connaître ? Pendant que vous cherchez, des instituteurs font la grève du soutien scolaire en salle des maîtres et la réforme des lycées est remise aux calendes grecques."

Le 1er mai 2009, l’hébergeur du site Revoltes.net a été tabassé par la BAC et arrêté

Violences policières



(...) "On commence à se rassembler à une bonne dizaine de mêtre d’eux, histoire de pas provoquer, mais pour leur montrer qu’on surveille leurs agissements envers la voiture sono et ses occupants. Tout cà, sous l’oeil des caméras de l’hotel de ville et des caméras des CRS ...

12h15 : Soudain, nous voyons une personne se faire charger sur la gauche de notre groupe par des BACeux, suivi par la suite de CRS. Quasiment aussitôt, j’entrevois un groupe de 3 personnages patibulaires, ’’tondus de près’’, venant sur notre droite, foncer sur notre groupe de membres de la CNT bien identifiables avec drapeaux, autocollants, ...

Et là ...

"Rebellion et violences contre les forces de l’ordre" ???Coups, projection au sol, coups de bottes, je me retrouve à terre avec bientôt 6 gars sur le paletot avant que je comprenne qu’ils s’agissaient de BACeux et non de fachos !

Un deuxième camarade se fait lui aussi projeter au sol, par des CRS, et se fait menotter méchamment alors qu’il ne bouge pas et se laisse faire sans aucune résistance ...

Après s’être acharnés un moment sur moi, enfin ... jusqu’au moment où ils comprennent qu’avec le poids de leur collègue et de sa botte sur le bras, je ne peux pas bouger mon bras afin qu’ils me passent les menottes .... ils finissent par me remettre debout, menotté bien serré ... avec le doigt dans l’œil pour ’’m’aider ’’ à me relever ...

Aussitôt, deux BACeux me prennent en charge et insistent pour me faire baisser la tête, mais jamais un syndicaliste ne baisseras la tête devant les forces de répression ! Enfin, pas chez nous, je l’espère ! Baisser la tête, ca leur permet de te balancer des coups de poings dans la tête sans que les personnes autour ne le voient ... comme ils le feront à un autre interpellé.

De l’entrée du parc jusqu’au fourgon, les deux BACeux profèrent toutes sortes d’insultes et d’insanités à mon encontre : ’Sale PD’, ’On vas te refaire le cul au commissariat’, ’Nous, on est pas des grouillots de flics, on vient des quartiers’ ... sans recevoir de ma part que le silence le plus obstiné.

Arrivés au fourgon, ces derniers me jettent dans le fourgon et me ’remettent’ à un de leur acolytes, policier, ce coup-ci. Ce dernier essaye de me faire assoir à grands coups de baffes dans la figure : menotté et allongé sur le dos entre les sièges, c’est pas simple ... avant de me balancer un coup de pied dans le plexus quand j’avais enfin réussi à poser une fesse sur le siège ... sur le coup, je reste à moitié soufflé et groggy mais je continue de garder le silence." (...)

> lire le témoignage intégralement

Les forces de l'ordre malmènent des journalistes, les empêchant de filmer

15 mai. L’équipe de France 2 dépêchée sur les bords de Seine pour couvrir l’évacuation manu militari des tentes dressées par “Enfants de Don Quichotte” a été malmenée par les force de l’ordre.



"Ces derniers ont empêché les journalistes de prendre des images, n’hésitant pas à bousculer les reporters, comme le montre le sujet diffusé dans le JT de France 2 samedi soir. “Impossible sur les quais de filmer l’évacuation elle-même. La police empêche notre équipe de travailler. Nous filmons alors de la rue”, explique la journaliste sur des images de bousculades. En une heure, cette manifestation en faveur des mal-logés était dispersée." (...)

> lire la suite sur teleobs

Soutien à Philippe Pissier, jugé le 14 mai à Cahors... pour avoir envoyé 4 cartes postales "osées"

Le Procureur demande deux mois de prison avec sursis ! Délibéré le 25 juin



"Une poitrine féminine dénudée et des pinces à linge pinçant les tétons. La vue de ce collage utilisé en guise de carte postale choquera la préposée du centre de tri de Cahors qui ni une ni deux alertera son supérieur. Nous sommes en mai dernier l'affaire Philippe Pissier démarre. Le plasticien de 46 ans établi à Castelnau-Montratier se retrouve en garde à vue, son domicile est perquisitionné et son ordinateur saisi. Un an plus tard l'homme qui revendique sa qualité d'artiste de mail art, « une mouvance entre surréalisme et cubisme qui, dit-il, instrumentalise le support postal » se retrouve face aux juges du tribunal correctionnel pour diffusion de message violent ou pornographie et atteinte à la vie privée." (...)

> lire dans La Dépêche

> Le blog de Philippe Pissier

Six policiers, n'écoutant que leur courage, arrêtent deux dangereux terroristes de 6 et 10 ans

Floirac. Les deux garçons ont été interpellés mardi à la sortie de l'école



"Deux véhicules de police, pas moins de six policiers et deux heures d’interrogatoires: c’est le dispositif déployé par la police en Gironde pour arrêté deux enfants pour un vol présumé de vélo, dévoile ce jeudi matin le journal Sud-Ouest. Les deux enfants ont ensuite été innocentés.

Le matin même, une mère de famille avait cru reconnaitre le vélo volé d’un de ses enfants. Les deux garçons, âgés de 6 et 10 ans, ont donc été itnterpellés à la sortie de leur école élémentaire, à 16h30, mardi à Floirac en Gironde, devant leurs camarades de classe.

Mais, la mère de l’enfant de 10 ans interpellé a fourni une attestation sur l’honneur signée de la personne qui lui avait offert (un adjudant-chef de la base aérienne de Mérignac), il y a un an et demi. Elle a dénoncé un «procédé honteux»." (...)

> lire dans 20minutes

Venise censure les « sexes d’artistes » de Jacques Charlier

Fadila Laanan a marqué son soutien au peintre belge Jacques Charlier. La ministre de la Culture belge parle d’un « conservatisme pudibond ». Victime de la censure des organisateurs de la Biennale de Venise, l’artiste exposera tout de même ses oeuvres, sur un bateau amarré près des « Giardini » qui accueillent le festival « off ».



C’est la Flandre qui représente cette année la Belgique à la Biennale, principe d’alternance oblige. Mais comme il est de coutume, l’autre Communauté, en l’occurrence la Communauté française, a désigné un artiste pour participer au programme « off » du célèbre événement vénitien.
C’est ainsi que Jacques Charlier a été sélectionné par la Communauté française pour participer à la 53e biennale et y exposer cent dessins sous forme d’affiches dans l’espace public de Venise. Mais la Biennale a refusé d’inclure le projet dans les événements collatéraux et la ville de Venise a refusé que les dessins soient exposés sur des panneaux communaux.
Jacques Charlier compose depuis 1973 une série de dessins représentant des « sexes d’artistes » sur le mode de la caricature, artistes ayant, selon lui, marqué l’art du XXe siècle depuis Marcel Duchamp. Une collection fondée sur une interprétation personnelle des « attributs artistiques » des représentants majeurs de l’art moderne et contemporain, sur un mode satyrique.
Mais la chose n’a pas plu aux autorités de la Sérénissime. Soutenu par la Communauté française et le Commissaire de l’artiste (les projets de Venise doivent associer un artiste et un commissaire) Enrico Lunghi, du Musée d’art moderne de Luxembourg, Jacques Charlier exposera finalement ses tableaux dans un bateau, Riva dei Sette Martiri, entre Arsenale et Giardini.
La ministre de la Culture a dénoncé mardi le caractère inacceptable de la censure vénitienne, qui, a dit Mme Laanan, relève d’un conservatisme pudibond qui n’a rien à voir avec cette terre d’Art et de liberté qu’est l’Italie.

> plus d'infos

Version censurée du film "Antichrist", du Danois Lars von Trier pour les pays prudes

Pffff...!



"COPENHAGUE (AFP) — Le film du Danois Lars von Trier, "Antichrist", projeté lundi à Cannes et qui a déconcerté par certaines scènes de nus, de sexe et d'extrême violence, sera proposé en version censurée pour les pays prudes, a annoncé mercredi le directeur de sa maison de production.

"On avait un accord depuis un an avec Lars de faire une version +catholique+ du film, de couper certaines scènes et les remplacer par d'autres, sinon il serait invendable sur des marchés pudiques comme le sud de l'Europe, l'Asie et les Etats-Unis, où on ne peut même montrer un homme nu de face", a déclaré à l'AFP Peter Aalbaek Jensen de la société de production Zentropa, co-fondée par le réalisateur fétiche danois." (...)

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Quatre éditeurs en garde à vue à Marseille, puis libérés

Héléna Autexier, Samuel Autexier, Johanna Bouchardeau et François Bouchardeau ont été arrêtés à leur domicile lundi matin, et placés en garde à vue à Marseille, par la PJ de Marseille. Il ont été relachés hier.

"Un profond malaise parcourt le monde des éditeurs depuis hier, compte tenu de ces arrestations. L’impression générale, pour beaucoup d’entre nous, est qu’il existe une force actuellement à l’œuvre, — consciente ou non — qui vise à stigmatiser la production d’écrits critiques, sur notre société." (...)

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Rome durcit nettement sa législation sécuritaire

Entrer illégalement en Italie est désormais passible de 5 à 10.000 euros d'amende. Les "rondes de citoyens" et la dénonciation sont dorénavant autorisées.



"Sous l'impulsion de l'extrême-droite, les députés italiens ont adopté jeudi 14 mai une loi controversée sur la sécurité intérieure et l'immigration qui va faire de l'Italie l'un des pays les plus sévères en Europe dans la lutte contre l'immigration clandestine.
Le vote a été acquis par 297 voix contre 255 avec 3 abstentions.
La loi crée un délit "d'immigration et de séjour" clandestins, puni d'une amende de 5 à 10.000 euros et rend possible la dénonciation à la justice de tout immigrant en situation irrégulière. Elle porte de deux à six mois la durée de rétention des immigrants dans les centres d'identification et d'accueil.
"Nous fermons les portes (de l'immigration) et nous ne les entrouvrons que pour ceux qui viennent pour travailler et s'intégrer", a résumé jeudi le chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
La position du gouvernement est soutenue par 76% des Italiens, a-t-il affirmé." (...)

> lire la suite sur tempsréel.nouvelobs

Sans casque, ni bouclier : témoignage d’un ex-officier de police

Archive : 2006



Parce que la répression syndicale touche tous les milieux et qu’il convient tout particulièrement de museler ceux qui occupent des postes clés comme dans la police, un témoignage contre les catégorisations faciles, les analyses simplificatrices qui s’adressent à toutes et à tous.

Un témoignage qui éclaire aussi sur une des réalités de l’application des politiques sécuritaires mises en oeuvre par les derniers gouvernements.

Ce témoignage a été tourné à la suite d’une rencontre. Lors d’une de ces conférences sur la politique sécuritaire et ses dérives. Vers la fin, un homme s’est levé. Il a déclaré qu’il venait de quitter la police, que la plupart des dérives que l’on venait d’évoquer n’était pas le fruit du hasard mais bien le résultat d’une politique élaborée au plus au niveau et transmise, ensuite, de manière pyramidale à travers la hiérarchie policière. Il avait réussi à s’en sortir, au prix d’un changement de carrière complet, là où la plupart de ses collègues avait fini par plier l’échine ou par « craquer ». Des mois, des années de lutte, pour ne pas se faire broyer administrativement et humainement par un système d’autant plus puissant qu’il a quasiment éliminé toutes formes de contestation en son sein.

> l'entretien video + texte

Poursuivi pour avoir crié «Sarkozy je te vois» à des policiers

Un Marseillais de 47 ans doit comparaître le 19 mai devant le Tribunal de police de Marseille, accusé de «tapage injurieux diurne» pour avoir crié à des policiers «Sarkozy, je te vois» alors qu'ils effectuaient un contrôle d'identité.



L'affaire a commencé il y a plus d'un an, le 27 février 2008 quand l'homme - enseignant de profession - assiste à un contrôle d'identité un peu musclé à son goût à la gare Saint-Charles et décide d'intervenir.

Il se met alors à crier à deux reprises «Sarkozy, je te vois», provoquant l'hilarité des passagers, témoins de la scène. Point de président de la République en vue pourtant, mais des policiers qui n'apprécient pas la plaisanterie. S'estimant gêné dans leur contrôle, ceux-ci l'emmènent au poste et dressent un procès-verbal.

Des cris qui auraient porté «atteinte à la tranquillité publique»

Les représentants de la force publique y affirment que «par la durée et la répartition de ses cris», l'enseignant a porté atteinte à la tranquillité publique, contrevenant ainsi à l'article 13-37 du code de la santé publique.

Croyant l'affaire close, le Marseillais a eu la surprise, plus d'un an plus tard, d'être convoqué au commissariat du 9e arrondissement début avril 2009, puis de recevoir le 20 avril une citation à comparaître devant le juge de proximité.

Selon son avocat, Me Philippe Vouland, le motif des poursuites a changé : il est désormais reproché à son client un «tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d'autrui», délit passible d'amende selon l'article R 632-1 du Code pénal.

L'avocat n'exclut de demander une reconsitution

Pour Me Vouland qui va plaider la nullité de la citation, «parler plus fort que de raison dans une gare comme Saint-Charles, en pleine heure de pointe, ne peut en aucun cas constituer une contravention».

S'il le faut, l'avocat ne s'interdit pas de demander une reconstitution des faits et la nomination d'un expert pour mesurer, un mardi à 17h50, la différence de décibels qu'aurait pu provoquer l'exclamation de son client.

Source : Le Parisien
http://www.leparisien.fr/faits-divers/poursuivi-pour-avoir-crie-sarkozy-je-te-vois-a-des-policiers-14-05-2009-512985.php

Brésilienne, universitaire, touriste et... indésirable en France

Bon, sérieusement, ça commence à faire !

De la France, Solange França, universitaire brésilienne venue passer quelques jours à Paris chez des amis français, n'aura vu que la zone d'attente de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Parce qu'elle était en possession d'une simple attestation d'hébergement et non d'une attestation d'accueil officielle, elle a été remise aussi sec dans l'avion. "L'histoire circulait depuis une quinzaine de jours, en portugais, sur les réseaux universitaires brésiliens, nous l'avions déjà répercutée sur le Réseau Pôle Brésil de Nanterre", raconte Idelette Muzart, la responsable de ce réseau. Voici cette mésaventure telle que la raconte Solange França, dans un français parfait, et son ami français Yves Bellenand qui l'attendait à l'aéroport et ne l'a jamais vue arriver.

Le récit de Solange França

Comme tous mes amis le savaient, j'avais programmé d'aller à Paris en vacances, visiter un couple d'amis Yves et Riviane, fêter mon anniversaire, établir des contacts avec des instituts de recherches et d'enseignement, et de réaliser mon rêve de connaître la France.

Je suis partie d'Ilhéus le 9/4/09 à 12h32, destination Salvador de Bahia par le vol TAM 3680 puis de Salvador de Bahia destination Paris par le vol TAM 8068 arrivée à l'aéroport Charles de Gaulle à 14 heures le 10 /04/2009.

Au sortir de l'avion, j'ai été conduite sans aucune explication dans une salle de la police française. Une policière a alors demandé de vérifier mon passeport, mon billet d'avion de retour, l'argent disponible, l'attestation d'hébergement et mes assurances. Pour prouver mon hébergement j'ai présenté une attestation faite par Yves et Riviane Bellenand, ce couple d'amis qui devaient m'héberger durant tout mon séjour à Paris.

Je lui ai expliqué que je n'avais pas d'assurances spéciales mais j'ai présenté ma carte d'assurance privée brésilienne, un bulletin de salaire émis par le gouvernement de l'état de Bahia datant de mars 2009, montrant que je suis en activité à l'Université de Santa Cruz à Bahia (Brésil) comme enseignante-chercheur.

Sans autres explications, j'ai été conduite avec deux autres personnes vers une autre salle de la police dans laquelle se trouvait déjà un autre brésilien.

J'ai demandé des explications au policier à l'accueil mais il m'a dit de m'asseoir avec un ton de voix menaçant et agressif. A ce moment là, j'ai réalisé que j'allais être expulsée de France et que je ne pourrais pas demander des éclaircissements parce que je craignais d'être considérée comme «agressive» ce qui pourrait aboutir à des événements encore plus graves comme par exemple être mise en prison sur le territoire français.

Plus tard un autre policier a mis des gants et a demandé au brésilien de le suivre dans une autre salle. Dix minutes plus tard un autre brésilien a été aussi emmené. Après deux policières ont demandé à deux autres filles qui nous avaient rejoints d'aller dans une autre salle. Après ça a été mon tour.

Dans cette salle il y avait mon sac à dos et mon sac à main. J'ai dû mettre tout sur une table et m'éloigner de mes affaires et les deux policières ont tout fouillé. Elles ont confisqué mon passeport et mon argent (200 réals, 100 dollars et 1800 euros). A ce moment-là, j'ai demandé à nouveau des éclaircissements sur l'expulsion mais une policière m'a dit de «fermer ma gueule» sur un ton menaçant.

J'ai présenté mon bulletin de salaire mes trois cartes de crédit (Visa Ourocard Platinum, Mastercard Ourocard Platinum et Ourocard Gold toutes émises par la Banque du Brésil), l'attestation d'hébergement et des e-mails des professeurs et collègues de travail avec lesquels j'avais l'intention de m'entretenir durant mes vacances.

En effet, j'envisageais de faire un post-doctorat en France dans un futur proche. J'ai montré l'e-mail du professeur Henri PLANA (professeur français à l'UESC - Université de l'Etat de Santa Cruz à Bahia, Brésil) qui est en ce moment en stage post-doctoral au Laboratoire d'Astrophysique de Marseille), de Michel Jean DUBOIS (français, biologiste, qui travaille à Intervivos (www.intervivos.fr) et de Marcelo DE PAULA CORREA chercheur brésilien, en stage post-doctoral au LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales).

J'ai expliqué que je n'avais pas d'invitation officielle pour visiter ces laboratoires parce que j'étais en vacances, mais que, même en tant que touriste, et comme coordinatrice de recherches de l'Université, j'allais aussi prendre des contacts professionnels pour envisager un post-doctorat et pour articuler avec des institutions françaises la soumission de projets dans le cadre du 7ème Programme pour l'Investigation et le Développement Technologique de la Communauté Européenne.

Quand j'ai demandé à cette policière comment je pourrais inverser la situation, elle m'a informé que ce serait seulement possible grâce à une intervention de l'ambassade du Brésil en France, et que dans la salle ou j'allais être «détenue», il y avait un téléphone et que je pourrais m'en servir. La même policière m'a donné le numéro de téléphone de l'ambassade.

J'ai été conduite dans une salle de détention ou il y avait déjà 5 autres personnes. J'avais uniquement les vêtements que j'avais sur moi, un papier avec les numéros de téléphone de Henri et de Riviane et celui de l'ambassade. Mon sac à dos et mon sac à main sont restés par terre dans un couloir d'accès à cette salle et mon passeport et mon argent ont été retenus par la police française.

J'ai appelé le numéro de l'ambassade qui répondait seulement avec un répondeur indiquant un numéro à contacter pour les urgences. J'ai laissé un message sur un deuxième répondeur pour expliquer ma situation. «Détenue dans un aéroport d'un autre pays, désespérée, espérant une aide officielle du Brésil je n'arrive à parler qu'à un répondeur».

Le temps passait, quelques personnes désespérées, d'autres en larmes dans une salle pas propre et où il y avait seulement dix places assises avec un unique téléphone disputé par tous. L'énervement, le sentiment d'insécurité et le désespoir augmentaient.

Je crois vers 17 heures (je n'avais pas de montre) on nous a apporté de la nourriture dans un sac: une boite de salade au thon, un morceau de pain, un paquet de chips, une bouteille d'eau et un dessert crémeux de bananes et pêches qui a servi à écrire les numéros de téléphones que nous obtenions sur le mur de la salle de détention (nous n'avions ni papier ni crayon !).

Vers 18 heures nous étions tous conduits de nouveau dans la salle du département de police où un interprète allait nous signifier que nous quitterions la France par le premier vol et que la seule solution était de signer les termes du «refus d'entrée en France» composé de 5 pages toutes écrites naturellement en français.

Puis on est retourné dans la salle de détention ou j'ai réussi à avoir au téléphone un fonctionnaire du consulat du Brésil qui était au courant de ma situation ayant écouté le répondeur et ayant parlé avec mon ami Henri. Il m'a informée qu'il ne pouvait rien faire et que je devais retourner au Brésil. J'ai réussi à parler avec Yves et Riviane qui étaient toujours à l'aéroport et qui avaient déjà fait des tentatives inopérantes pour prouver qu'ils allaient vraiment m'héberger chez eux.

Vers 21 heures, le 10 avril 2009, la police m'a rendu mon argent et j'étais conduite avec 16 autres brésiliens escortés par 10 policiers, à la porte d'embarquement pour prendre le vol Tam JJ 8055 destination Rio de Janeiro.

En arrivant à Rio le personnel de la TAM - inefficace et montrant leurs préjugés - m'ont rendu mon passeport et j'ai été conduite à la police fédérale brésilienne pour ensuite prendre le vol TAM JJ 8068 destination Salvador de Bahia, et après le vol TAM JJ 3660 destination Ilhéus.

Ce message bien que long ne parvient pas à dire la grande frustration, la peur, l'insécurité, le manque de respect et les préjugés que j'ai vécus durant ces 75 heures.

Présentement je voudrais que les autorités brésiliennes et française prennent connaissance de «l'événement» que j'ai vécu et aussi donner des éclaircissements.

En fait, ce qui devait être un cadeau d'anniversaire a généré beaucoup de souffrances.

Cordialement


Solange


Le récit d'Yves Bellenand

Honte et révolte sont les deux sentiments qui m'animent depuis vendredi dernier. Honte d'être français et révolte contre un pouvoir qui a comme ligne de conduite la répression dans tous ses états !

Les faits : Vendredi 10 avril , 14 heures, je suis à l'aéroport Charles de Gaulle venu accueillir notre amie brésilienne Solange França qui vient passer trois semaines avec nous. C'est l'occasion pour elle de fêter son 40ème anniversaire et de prendre aussi des contacts professionnels en vue d'un post-doctorat. Solange est professeur-chercheur à l'Université Santa Cruz de Bahia.

L'avion s'est posé à l¹heure.
15 heures, Pas de Solange !
15h30, j'interpelle un policier et lui demande si tous les passagers sont sortis de la salle de débarquement. «Non, il y en a encore en salle de police !»
16h, inquiet, je demande à un douanier qui passait s'il veut bien me dire si Solange França a quelque problème. Il revient dix minutes après: «la personne est retenue par la police parce qu'elle n'a pas tous ses papiers en règle. Vous devez vous rendre dans la zone de fret 1 à ZAPI 3»

Aucune indication dans la zone de fret 1 ne signale la ZAPI 3 ! Je finis par trouver. Là j'expose la situation et on me dit qu'on ne peut me donner aucun renseignement, les personnes détenues n'étant pas encore transférées en Zone de détention. Elle me donne un numéro de téléphone à appeler entre 19h et 20h et me fait comprendre que je ne peux rester là.

Vers 18h nous réussissons à avoir la ZAPI au téléphone «deux problèmes : attestation d'hébergement non officielle et problème d'assurances.»

Nous arrivons devant la grille de la ZAPI à 19h20 Là, «c'est fermé revenez demain matin à 8 h.»

Nous nous rendons à l'aéroport et nous demandons à voir l'officier de police de quart. Nous expliquons à un policier que nous n'étions pas au courant de l'attestation d'accueil délivrée par la mairie ou la préfecture mais que nous avons fourni une attestation d'hébergement sur papier libre. L'officier de quart dit «impossible !»

Notre amie a été renvoyée dans son pays à 21 h 50 sans qu'on ait pu la voir !

Je suis révolté, non seulement par les conditions de détention, mais aussi par la désinvolture et le manque d'humanité qui ressort de cette lamentable affaire, et plus encore par la restriction de nos libertés individuelles qui découle des conditions de l'établissement de cette «attestation d'accueil» officielle qui est demandée par l'Etat français aux étrangers venant de l'extérieur de l¹espace Schengen.

En effet renseignements pris, on demande l'avis d'imposition de la personne qui accueille, trois quittances d'électricité, une quittance de loyer, l'état de salubrité du logement et la photocopie de la pièce d'identité entre autres renseignements et 45 euros de timbres fiscaux. Et la mairie ou la préfecture peuvent ne pas autoriser l'accueil. La France a vraiment perdu son aura de «terre d'accueil».

N'avons-nous plus le droit de recevoir nos amis étrangers sans en demander l'autorisation ? C'est une restriction de plus de nos libertés individuelles.

Si comme moi vous êtes choqués et honteux faites passer ce courriel à tous vos amis. Merci.

Yves Bellenand

Source :http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2009/05/br%C3%A9silienne-chercheuse-et-ind%C3%A9sirable-en-france.html#more

L’Etat condamné pour non-respect de la dignité humaine en prison

LEMONDE.FR avec AFP 07.05.09 16h03



Le tribunal administratif de Rouen a condamné en référé l’Etat à verser 3 000 euros chacun, à titre de provision, à trois détenus en considérant qu’ils étaient incarcérés "dans des conditions n’assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine".

Dans son arrêt en date de mercredi, le tribunal souligne que les détenus sont incarcérés "depuis plus de deux ans" à la maison d’arrêt de Rouen dans des cellules ne disposant pas de "ventilation spécifique du cabinet d’aisance ni de cloisonnement véritable avec la pièce principale". Il ajoute que les toilettes sont situées "à proximité du lieu de prise des repas tolérée par l’administration pénitentiaire".

MANQUEMENT AUX RÈGLES D’HYGIÈNE ET DE SALUBRITÉ

Le tribunal souligne "la promiscuité et l’absence du respect de l’intimité qui en a résulté" dans des cellules d’une superficie de 10,80 à 12,36 m², accueillant deux ou trois détenus. Il conclut en estimant que ces conditions de détention constituent "un manquement aux règles d’hygiène et de salubrité". Le ministère de la justice avait demandé le rejet de la requête en estimant qu’elle était "irrecevable", notamment en raison de "l’absence de certitude quant au préjudice évoqué".

Le 27 mars 2008, ce tribunal avait condamné l’Etat, avec des arguments identiques, à verser également 3 000 euros à un autre détenu qui avait effectué la même démarche. Ouverte en 1864, la maison d’arrêt de Rouen, dite "Bonne nouvelle", compte 650 places et est occupée selon les périodes par 700 à 850 détenus, en détention provisoire ou condamnés à de courtes peines.

Quand le prêtre formera l'instituteur, par Caroline Fourest

On assiste à un assaut sans précédent pour tenter d'affaiblir l'enseignement républicain et laïque au profit de l'enseignement privé et confessionnel. En principe, la République "ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte". En coulisse, tout est fait pour torpiller l'esprit de cette loi dès qu'il s'agit d'éducation nationale.

Dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran vient d'entrer en vigueur. On se souvient de cette phrase dans laquelle le président plaçait le prêtre au-dessus de l'instituteur "dans la transmission des valeurs". Depuis, il a tenté de minimiser. Ces mots traduisent pourtant une vision de la transmission et de l'enseignement que son gouvernement applique à la lettre.
Dans une autre partie de son discours, moins célèbre, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la "valeur des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholique". On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie... Ils n'ont pas à être validés par la République puisqu'elle ne "reconnaît aucun culte". Mais le président s'obstine. Notamment avec l'arrière-pensée de pouvoir estampiller la formation des imams rêvée par le ministère de l'intérieur mais dispensée par la Catho. Un bricolage qui ne fait que renforcer l'impression d'une gestion postcoloniale de l'islam, donc la propagande islamiste. Tout en tuant à coup sûr l'esprit de 1905.
L'affaire est plus grave qu'il n'y paraît. Les décrets de cet accord - signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 - viennent de tomber. Ils prévoient la "reconnaissance mutuelle des diplômes de l'enseignement supérieur délivré sous l'autorité compétente de l'une des parties". Or cette "reconnaissance" ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d'éventuels masters.
L'accord feint d'appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour "reconnaître" des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l'Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu'avait l'Etat depuis 1880, mais aussi l'esprit de l'article 2 de la loi de 1905.
Jusqu'ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres. Petite astuce connue des professeurs : de nombreux établissements privés choisissent de ne présenter que les meilleurs élèves sous leurs couleurs et d'envoyer les autres en candidats libres pour améliorer leur score de réussite au bac. Appâtés par des pourcentages tournant autour de 100 %, de plus en plus de parents se tournent vers ces établissements au détriment de l'école publique.
Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public... Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer - sur fonds publics - l'ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l'Opus Dei est déjà sous contrat.
Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d'Etat... Justement au moment où l'Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n'importe quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.
Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d'Etat. S'il n'obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l'instituteur.

Caroline Fourest
Article paru dans l'édition 02.05.09 du Monde

Villiers-le-Bel : des visées intentionnelles à l’oeil ?

Communiqué des parents du lycéen déjà blessé en 2007



Le fait que deux jeunes habitants de Villiers-le-Bel aient pu être tous les deux blessés à l'oeil simultanément samedi dernier 9 mai, par des policiers,
conduit évidemment à s'interroger sur la possibilité de visées intentionnelles au visage ou même précisément aux yeux.
Cette grave affaire s'ajoute à celle de Toulouse, le 19 mars dernier, où un étudiant manifestant a perdu l'usage d'un oeil, et de Nantes, le 27 novembre 2007, où c'était le cas d'un lycéen mineur, également manifestant, dans le cadre d'une expérimentation, « in vivo » en quelque sorte, par la police d'une nouvelle arme, le « Lanceur de balles de défense » (LBD 40), un super flash-ball extrêmement précis et dangereux.
On peut estimer ce soir que les enquêtes ouvertes par les procureurs de Nantes et de Toulouse n'aient aucunement dissuadé la police d'utiliser de tels armements sans discernement, pas plus que les reproches graves et circonstanciés faits à la police dans l'affaire de Nantes par la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité) et par Amnesty Internationnal.
Il est urgent que l'ensemble des personnes et mouvements attachés à la démocraties se saisissent de ce problème urgent, le nouvel armement de la police et les graves mutilations qu'il peut causer sur des innocents, problème encore actuellement placé au second plan dans le débat public.

Les parents de Pierre, lycéen blessé devant le rectorat de Nantes, le 27 novembre 2007.

> http://www.27novembre2007.blogspot.com/

Besson veut-il la peau des associations humanitaires ?

Besson s'acharne contre la Cimade



Haro sur les défenseurs des étrangers. L'offensive de Besson contre les associations humanitaires se durcit. Dans une lettre envoyée hier au ministre de l'Immigration, seize organisations dont Emmaüs, le Secours catholique, Médecins du monde, la Ligue des droits de l'homme ou la Cimade, lancent un cri d'alarme: "le mode de relation agressif que vous semblez vouloir instaurer avec les associations qui interviennent sur les questions de précarité nous paraît préoccupant" écrivent-elles.

> lire sur Exagone

Couvre-feu annoncé après minuit dans le Morbihan

Un projet d’arrêté préfectoral sur les horaires des restaurants et débits de boissons a semé la consternation dans le Morbihan. Au moins chez les professionnels concernés qui se voient déjà pour beaucoup contraints de fermer boutique. Et pour cause. Il s’agirait ni plus ni moins de limiter à minuit les horaires d’ouvertures des bars, pubs, bars de nuit et restaurants sur l’ensemble du département.

> lire la suite dans Libération

Armen, demandeur d'asile au pays « où l'on ne brûle pas ta famille »

Armen, Araksi et leurs trois enfants sont Arméniens. Ils ont fui la Russie et son nationalisme xénophobe après avoir miraculeusement échappé à la mort, dans l'incendie criminel de leur maison. Ils sont aujourd'hui logés par le centre d'accueil des demandeurs d'asile de Louvroil (lire page 7). Malgré leur histoire, le statut de réfugiés vient de leur être refusé par la France.



"Son français est encore approximatif, mais suffisamment clair pour faire comprendre combien il aime sa famille. Armen, 37 ans dont trois passés en France, a fui la Russie pour elle. Parce qu'il ne supportait plus de voir son fils aîné, aujourd'hui âgé de 13 ans, se réveiller la nuit en pleurs et hurlant : « Papa, je ne veux pas brûler. » Armen a grandi à Erevan, la capitale arménienne. L'Arménie d'alors c'était, raconte-t-il, « 45 mn d'électricité par jour », « pas de travail », et la guerre contre l'Azerbaïdjan. Pour expliquer les raisons qui l'ont poussé à quitter son pays, il a trois mots : « Moi, là-bas, mourir ». Le voilà donc, en 1992, parti « chercher bonne vie » en Russie avec pour seul bagage sa capacité à réaliser tous les travaux imaginables dans une maison. C'est ce qu'il fait de ses 20 ans, d'abord dans le froid glacial de la Sibérie, puis à Krasnodar, sur les bords de la Mer noire." (...)

> suite dans La Voix du Nord

Rappel des réservistes de la police nationale avant le 30 juin 2009

Tous les policiers à la retraîte, de moins de 60 ans, ont reçu l’ordre de se faire recenser avant le 20 mars 2009 et de réintégrer leurs postes avant le 20 juin 2009.



Comme par-hasard, cet échéancier coïncide entre le g20 et la réintégration de la France au sein du commandement de l’otan.

Au même moment, "le monde diplomatique" publie un article au titre symptomatique : " comment les armées se préparent au combat urbain". L’auteur, mr Leymarie évoque "les manoeuvres de l’armée française dans des villes françaises, notamment Sedan ou Fréjus, en 2008, dans le cadre de la préparation de la Force de réaction rapide de l’Otan pour "sécuriser" et évacuer des populations , face à une menace de groupes paramilitaires ou terroristes".

A titre informatif, la France dans le cadre de sa réintégration au sein du commandement de l’otan, récupère 2 centres de commandement majeurs dont celui basé à Lisbonne qui se trouve justement être celui de la force de réaction rapide de l’alliance atlantique !

L’article 5 de la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure ainsi que l’article 9 du décrêt n° 2003-1395 du 31 décembre 2003 ont fixé les modalités de la mise en oeuvre de la réserve civile de la police nationale , les réservistes, dans le cadre de leurs obligations statutaires de disponibilité, ne peuvent faire l’objet d’un rappel au service qu’en cas de menaces ou de troubles graves à l’ordre public. Il s’agit donc d’une mesure exceptionnelle prise après arrêté ministériel !

Bref, en rapprochant ces informations, il est clair que les autorités publiques savent à coup sûr qu’un évènement se produira d’ici à quelques mois, justifiant l’usage de la force.

Cette force devra être employée contre les populations civiles, car selon nicolas Sarkozy, cf. extrait de son discours du 16 janvier 2009 à l’Elysée : " les forces au service du changement sont considérablement plus fortes que les conservatismes et les immobilismes...on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial. Et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer".

Voici donc ci dessous la confirmation de cette information par le ministère de l’Intérieur français en date du 24 mars 2009. A noter, qu’initialement, cette information relative aux réservistes, m’a été, en date du 15 mars 2009, transmise par une source confidentielle !

Bonjour,

En application des textes réglementaires, un plan de rappel de la réserve statutaire de la police nationale a été défini dans la perspective de répondre aux rappels individuels ou collectifs du ministre chargé de l’intérieur en cas de menace ou de troubles graves à l’ordre public. Il prévoit notamment que les services d’emploi prennent contact avec les réservistes statutaires afin que chacun d’entre eux connaisse son poste d’affectation. Pour le 30 juin, l’ensemble des réservistes statutaires devront être affectés de manière opérationnelle.

Cordialement.

Mission nationale pour la réserve civile (MINATREC)
Cellule de communication
Place Beauvau
75800 Paris Cedex 08

Source : http://revelations4.blogs.fr/

Précis d'humiliation

par Bernard Noël



"Toujours, l’État s’innocente au nom du Bien public de la violence qu’il exerce. Et naturellement, il représente cette violence comme la garantie même de ce Bien, alors qu’elle n’est rien d’autre que la garantie de son pouvoir. Cette réalité demeure masquée d’ordinaire par l’obligation d’assurer la protection des personnes et des propriétés, c’est-à-dire leur sécurité. Tant que cette apparence est respectée, tout paraît à chacun normal et conforme à l’ordre social. La situation ne montre sa vraie nature qu’à partir d’un excès de protection qui révèle un excès de présence policière. Dès lors, chacun commence à percevoir une violence latente, qui ne simule d’être un service public que pour asservir ses usagers. Quand les choses en sont là, l’État doit bien sûr inventer de nouveaux dangers pour justifier le renforcement exagéré de sa police : le danger le plus apte aujourd’hui à servir d’excuse est le terrorisme." (...)

> lire la suite : LDH Toulon

Défilé du 1er mai… Une petite aventure

"Je voulais parler de ces pratiques de voyous, que nous connaissions certes, mais dont j’ai pu être le témoin de bout en bout et qui renforce l’idée que la démocratie est en train de partir en fumée."



"Je suis allée au défilé du1er mai avec une amie et son mari. A la Bastille, il est 19h30 la manif s’achève, nous décidons de remonter à pied jusqu’à république longeant les cars de CRS et de police garés sur le côté du bd Richard Lenoir. Nous voyons sortir des cars,des policiers ( une bonne trentaine) en tenue de “manifestants” particulièrement caricaturaux: blousons à capuche, foulards sur la bouche, beaucoup sont ou ressemblent à des beur. Il sont bardés d’autocollants PCF, rêve générale….Ils se rangent par 2 derrière les CRS et au signal du départ il partent vers la place de la bastille en suivant les CRS où les gens sont en train de se disperser. Nous les suivons, intrigués et quelque peu méfiants…(durant tout ce temps, bon réflexe, on prend en douce des photos).

Sortie du car, avec les CRS, dans la foule, Ils passent par une petite rue adjacente et se dispersent par petits groupes de 3 ou 4. Nous nous apprêtions à prendre le métro complètement écœurés…A ce moment là, des CRS sont en train d’évacuer une bande de jeunes SDF? Un peu punk, assis sur les marches de l’opéra. Certains des flics que nous avons vu plus tôt se mettent à invectiver les CRS, criant, poussant… tournant de façon très agressive autour des CRS avec une démarche et une attitude on ne peut plus éloquente: caricature du jeune de banlieue ou du gaucho genre “ultra gauche” de la cinglée qui les dirige.

Nous nous arrêtons et crions tous les trois, “ce ne sont pas des manifestants, ce sont des flics, on les a vu sortir des cars” en montrant du doigt les flics que nous avions suivi… certains finissent par se disperser pour échapper à nos invectives.

Nous descendons dans le métro et ma copine et moi passons le tourniquet. Nous nous retournons et voyons 4 costauds encercler son mari et l’obliger à remonter les marches du métro. Nous apprendrons plus tard (le lendemain vers 21h) que les bonhommes lui ont dit “tu nous suis ou tu la fermes sinon on va te faire très mal. Nous ressortons immédiatement mon amie et moi pour voir ce qui se passe. Emmené de force dans un recoin de l’opéra, derrière les CRS que nous arrivons quand même à dépasser car ils n’ont pas compris qui nous suivions, son mari se voit fouillé par 2 gros mecs tandis que 4 autres font barrage ainsi qu’une fille au regard vide. A aucun moment et d’aucune façon ils ne se sont identifiés comme policiers … on pourrait croire qu’il est en train de se faire dépouiller par des loubards. nous sommes tenues à l’écart mais on finit par comprendre qu’on l’accuse d’avoir balancé une canette de bière sur un flic!!!

Ils finissent par l’embarquer (8 gros loulous + la nana, protégés par une cohorte de CRS) Je précise que le mari de mon amie a 60 ans et qu’il pèse environ 65 kg…

On ne sait pas où ils vont . Ma copine aura à son retour chez elle un message disant qu’il est en garde à vue au commissariat du 12ème. Nous apprendrons aussi le lendemain que les flics voulaient aussi arrêter mon amie qui avait crié très fort (plus que moi sans doute) pour incitation à l’émeute! Nous attendrons son mari le lendemain de midi jusqu’à 21h00 au palais de justice. Le substitut du procureur requerra pour lui une libération sous contrôle judiciaire jusqu’au 30 juin date de sa comparution pour jet de projectile dangereux sur un policier(apparemment il n’y avait que des manifestants dur la place et des CRS! )avec obligation de pointer tous les matins au commissariat et interdiction de participer à une manifestation. Seule le 2ème point sera retenu pour le juge.

Durant la garde à vue, il a été fouillé 5 fois, totalement déshabillé. 3 autres personnes qui ont été arrêté dans des conditions quasiment similaires sont passées devant le procureur ce même jour.

Nous attendons le 30 juin ! si quelqu’un a des infos ou connait un avocat compétent en la matière…"

Martine, complètement dégoûtée.

> http://rased-en-lutte.net/2009/05/les-agents-sont-de-braves-gens/

1er Mai : des policiers en civil qui «chauffent» les casseurs ?

Selon Le Canard enchaîné, des membres de la compagnie de sécurisation de Paris ont délibérément fait monter la température à la fin du cortège du 1er Mai, pour attiser la violence et provoquer l'arrestation des casseurs. Interrogée par lefigaro.fr, la préfecture de police nie en bloc.



"Des policiers en civil, encapuchonnés, baskets au pied, crânes rasés et bardés d'autocollants de manifestants, qui provoquent les gendarmes mobiles et «chauffent» les casseurs ? C'est la description que fait mercredi Le Canard enchaîné des membres de la compagnie de sécurisation de Paris, intervenue en fin de manifestation du 1er Mai.

Selon le récit de l'hebdomadaire satirique, il est un peu plus de 20 heures, place de la Bastille, quand des policiers en civil «volent au secours de leurs camarades zonards. Certains ont le visage masqué. Ils invectivent les gendarmes, les provoquent, prennent le reste de la foule à témoin…». La température monte d'un cran, des projectiles volent, et les interpellations se multiplient, «sauf pour la demi-douzaine de provocateurs qui réussissent à s'évaporer», remarque Le Canard enchaîné. Assurant disposer de photographies prouvant la véracité du récit, l'hebdomadaire affirme que pour chercher le flagrant-délit, la compagnie de sécurisation n'hésite plus à le provoquer, «comme ce 1er Mai à Paris», avant de «désigner aux ‘collègues' les jeunes à interpeller»."

> lire la suite sur Le Figaro

Une Française poursuivie pour avoir aidé son concubin sans papiers

Son concubin n'avait plus de papiers depuis plus de deux ans. Parce qu'elle l'a aidé, Jennifer Chary encourt jusqu'à cinq ans de prison...

"Elle devait se marier le 11 avril à Dijon, il sera expulsé vers le Maroc le 2 avril. Elle, c'est Jennifer Chary, une dijonnaise de 23 ans qui a aidé un réfugié marocain, son concubin, sans en avoir le droit. La jeune française comparaîtra lundi 9 mai pour «aide au séjour irrégulier» de l'homme avec qui elle partageait sa vie depuis 10 mois, M'Hamed Naïmi. L'association Les Amoureux au ban public dénonce une «criminalisation de la vie amoureuse» tandis que de leur côté, la Cimade et Réseau Education sans frontières en appellent ce mercredi à l'opinion publique. Les deux associations organiseront une manifestation devant le tribunal correctionnel de Dijon le jour où Jennifer Chary comparaîtra. Elle encourt jusqu'à cinq ans de prison et 30.000 euros d'amendes.

M'Hamed Naïmi est arrivé en France en 2006. Depuis, il n'a jamais renouvelé son titre de séjour de six mois. Le jeune homme âgé de 24 ans a été interpellé le 16 mars dernier, puis placé en centre de rétention de Lyon jusqu'à son expulsion le 2 avril."

> lire la suite sur 20minutes

Une journée ordinaire en France : Il reçoit un SMS... et se retrouve en garde à vue

« Pour faire dérailler un train, t'as une solution ? »



Stéphane, un habitant d’Abbeville (Somme), âgé de 29 ans, a reçu sur son téléphone portable un SMS étonnant :

« Pour faire dérailler un train, t'as une solution ? ».

Le SMS était envoyé par une vague connaissance de travail, selon Le Courrier Picard.

Mais voilà, ce SMS a été jugé « tendancieux » par la justice…

Et le jeune menuisier s’est retrouvé en garde à vue pendant 24 heures.

Jeudi, 16 avril, Stéphane a été convoqué au commissariat d’Abbeville.

« Ils voulaient avoir des précisions sur ce SMS. Je m'y suis rendu sans aucune appréhension, je ne voyais vraiment pas où était le mal » confie-t-il au Courrier Picard.

Mais quand Stéphane est arrivé au commissariat, les policiers lui ont parlé d’une affaire criminelle, de terrorisme, de garde à vue qui pourrait durer jusqu’à dix jours.

Les policiers lui ont même posé la question de savoir s’il était « capable de choses farfelues comme, par exemple, faire dérailler un train ».

C'est alors que les policiers lui demandent le nom du collègue qui lui a envoyé le SMS.

Ils perquisitionnent chez son collègue et le ramènent au commissariat.

« Je me disais, ils vont faire les vérifications et tout sera terminé. En fait, le cauchemar ne faisait que commencer » avoue le jeune menuisier.

A 16 heures, Stéphane est placé en garde à vue, sur instruction du parquet.

« C'était un véritable choc. En deux secondes, j'ai eu l'impression de devenir un vulgaire criminel. Je me retrouve dans une belle cellule jaune qui sent la pisse, j'ai l'impression d'être traité comme un chien » confie dans le Courrier Picard, Stéphane.

La garde à vue de Stéphane ne prendra fin, que le lendemain après-midi, à 16 heures.

Explications :

Le téléphone portable sur lequel Stéphane a reçu le fameux SMS était un appareil prêté par son opérateur de téléphonie mobile.

Et le procureur de la république d’Abbeville précise :

« L'opérateur a le droit de consulter ces messages et le devoir d'alerter les autorités s'il estime qu'un crime ou un délit est susceptible d'être commis. »

Et l’erreur de Stéphane c’est de ne pas avoir alerté les autorités après avoir reçu le SMS de son collègue…

Éric Fouard, le procureur de la République justifie cette garde à vue car «la procédure pénale est la même pour tout le monde, que le risque soit probable ou peu probable ».

Un procureur qui met en avant le principe de précaution qui prévaut en matière de terrorisme.

Car derrière cette histoire incroyable, il y a bien entendu, l’affaire de Tarnac et de Julien Coupat.

C’est en tout cas l'avis du procureur d’Abbeville :

« Cette actualité récente a certainement joué en sa défaveur. Je comprends que, de son côté, la garde à vue puisse paraître violente mais, dans ce genre d'affaire, on ne peut prendre aucun risque. »

Stéphane se souviendra longtemps de ce SMS:

« C'est totalement irréel. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j'ai vécu. »

(Source: Le Courrier Picard) : http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/24-heures-de-garde-a-vue-pour-un-SMS