Marseille : deux familles raflées chez elles, emprisonnées et menacés d’expulsion !!!

Communiqué du Collectif Éducation Sans Frontières 13



Rassemblement vendredi 31 août à 18 h. devant le C.R.A. du Canet, Bld des peintures (tout de suite à droite sur le Bld Danielle Casanova à 5 minutes du métro Bougainville)

Mardi 28 juillet, 7h du matin, à Cannes, la police à la porte : "Il faut que vous quittiez le territoire". La famille SANTOS, originaire des Philippines, habite en France depuis 9 ans. 9 ans qu’ils travaillent comme homme et femme de ménage pour un cannois. Véta, leur fille qui a 5 ans est scolarisée à l’Institution Stanislas de Cannes.
Ils ont tous été enfermés au Centre de rétention du Canet. Le père dans le bâtiment des hommes, la mère et la fille dans le bâtiment des femmes.
Le Juge des Libertés a maintenu ce matin la famille SANTOS en rétention au motif que les conditions n’étaient pas remplies pour une assignation à résidence et que rien ne s’opposait du point de vue du droit, à la rétention d’un enfant de 5 ans. La Cour d’Appel est saisie.
Mme SANTOS : "Pourquoi ils ont besoin de nous chercher dans notre appartement ? C’est pas normal. Placer un enfant dans une place comme ça, c’est pas normal. Notre fille est née ici. Nous on s’est marié à la mairie de Cannes. Je sais pas pourquoi ils font ça."

Jeudi 30 juillet, 7h du matin, à Beausoleil, banlieue ouvrière de Monaco. C’est la famille PALADA, originaire des Philippines, que les fonctionnaires de police sont venus chercher. Le père est charpentier et travaille sur les yachts, la famille est ici depuis 8 ans, ils ont une petite fille de 3 ans. Ils viennent d’arriver au Centre de Rétention du Canet, le père d’un côté et la mère et la fille de l’autre.

A Lyon, sur la base de la convention des droits de l’enfant, un Juge des Libertés a libéré ce matin deux familles dans une situation similaire qui étaient retenues en jugeant que "l’enfermement des enfants est un traitement dégradant". Pourquoi ce qui est "dégradant" à Lyon ne le serait pas à Marseille ?

Profitant de l’été, le nouveau préfet des Alpes-Maritimes planifie des arrestations à domicile et pense peut-être ainsi éviter le scandale. La Ligue des Droits de l’Homme de Nice est sur le point de lancer une alerte auprès de la communauté philippine pour que les sans-papiers se mettent à l’abri.

Nous nous déclarons solidaires de ces familles, nous exigeons leur libération et leur régularisation ! Ces familles travaillent ici, vivent ici, doivent rester ici !

Nous appelons à un rassemblement devant le centre de rétention demain soir. Le RESF, une association philippine et la Ligue des Droits de l’Homme de Nice seront présents.

RASSEMBLEMENT et CONFERENCE DE PRESSE

Vendredi 31 juillet à 18 h. devant le C.R.A. du Canet RESF 06 - RESF 13

> http://www.educationsansfrontieres.org/

Pour Benoît Hamon, le redécoupage électoral, c'est 30 députés de plus pour la droite

"Ce travail-là s’est fait dans la plus totale opacité"



Benoît Hamon a affirmé sur Europe 1 que le Parti socialiste avait été «prêt à travailler» sur le sujet mais que «la commission indépendante a refusé de recevoir le PS», jugeant que «ce travail-là s'est fait dans la plus totale opacité».

«Aujourd'hui, nous sommes confrontés à un choix, une tentative du gouvernement de faire passer une réforme de la carte électorale qui lui assure une majorité durable sauf à ce que la gauche réussisse à réunir 51,3% minimum des suffrages exprimés», a-t-il conclu.

Source : 20minutes.fr

Écoutes téléphoniques. Tous sous surveillance !

Les écoutes téléphoniques en hausse de 440 % sur les sept dernières années. Ce bilan d'une universitaire pose à nouveau la question du respect de la vie privée en France.



"Vous êtes peut-être surveillé sans le savoir. Le recours administratif ou judiciaire aux interceptions de communications aurait augmenté de 440% aux cours des sept dernières années! Les écoutes téléphoniques à la demande des magistrats, en particulier des juges d'instruction, passent de 5.845en 2001 à 26.000 en 2008. Une hausse d'autant plus notable, qu'elle s'accompagne d'un investissement financier conséquent. En 2005, les dépenses d'interception du ministère de la Justice se seraient ainsi élevées à 92millions d'euros, soit 20% des frais de justice. Dans une étude sur le sujet, publiée hier par Le Figaro, Claudine Guerrier, chercheuse, souligne qu'environ «20.000écoutes téléphoniques» ont été réalisées en 2005, représentant «30% des interceptions globales» (courriels, SMS). " (...)

> le télégramme

Piqûre de rappel : Un milliard de personnes sous-alimentées

Plus d’un milliard de personnes demeurent sous-alimentées dans le monde, indique la Food and Agriculture Organization (FAO), organisation des Nations Unies en charge des questions d’alimentation (lire en ligne). Le pourcentage de personnes sous-alimentées est le plus fort en Afrique subsaharienne (30 %). Mais l’Asie, plus peuplée, compte le nombre le plus important de sous-alimentés (642 millions).



> Observatoire des inégalités

On a assassiné Natacha Estemirova, militante des droits de l’homme en Tchétchènie

Le Comité Tchétchènie de Lyon est sous le choc après que Natacha Estemirova, collaboratrice renommée de Memorial, organisation non gouvernementale russe de défense des droits de l’homme, ait été retrouvée assassinée mercredi 15 juillet, en Ingouchie, dans le Caucase russe, quelques heures après son enlèvement à Grozny, la capitale de la Tchétchènie.



> plus d'infos

Communiqué du Comité de soutien à Alain Refalo

et du Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique

Alain Refalo, professeur des écoles à l’école Jules Ferry de Colomiers, qui a comparu en commission disciplinaire le jeudi 9 juillet à l’inspection académique à Toulouse vient de se voir signifier une sanction disciplinaire de catégorie 2 : abaissement d’un échelon, soit la sanction qui a le plus de conséquences financières sur son traitement. S’ajoutant à la promotion qui lui a été refusée au mois de février, et indépendamment des 19 jours de salaire qui lui ont déjà été soustraits, cette sanction représente pour les quatre ans qui viennent une perte d’au moins 7 000 euros, alors qu’ Alain Refalo a effectué l’intégralité de son service devant les élèves et que les rapports pédagogiques de ses inspecteurs sont élogieux. Les faits reprochés à Alain Refalo sont les suivants : refus d’obéissance, manquement au devoir de réserve, incitation à la désobéissance collective, attaque publique contre un fonctionnaire de l’Education Nationale. Il s’agit donc bien d’une sanction politique pour briser professionnellement l’initiateur du mouvement de résistance pédagogique et bâillonner la liberté d’expression des enseignants.

Le comité de soutien à Alain Refalo et le Mouvement des Enseignants du primaire en Résistance Pédagogique considèrent cette sanction, décidée par le ministre Luc Chatel, comme une attaque directe à l’encontre de tous les enseignants en résistance et plus largement de tous les citoyens et les élus qui se sont mobilisés massivement le 9 juillet pour soutenir Alain Refalo et défendre l’école publique. L’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne qui avait indiqué à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de sanction disciplinaire à l’encontre d’Alain Refalo, et qui, le vendredi 10 juillet, lors de son point de presse, avait souhaité s’inscrire dans une démarche d’apaisement, a doublement menti.

Luc Chatel qui ne cesse d’afficher une posture d’ouverture et de dialogue en direction des enseignants vient de montrer toute la duplicité de ses propos. La porte du dialogue que nous avions toujours laissée entrouverte est pour l’heure fermée de part la volonté du ministre qui devra en assumer toutes les conséquences dès la rentrée. Cette grave et injuste décision n’entamera pas la détermination d’Alain Refalo et celle de milliers d’enseignants du primaire en résistance dont les coordinateurs de toute la France se réuniront à la fin du mois d’août à Montpellier pour décider des initiatives communes de résistance aux "réformes" scélérates qui déconstruisent l’école publique.

Comité de soutien à Alain Refalo
24 juillet 2009

Blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école
http://resistancepedagogique.blog4e...

Vivre à la rue tue

Le collectif les Morts de la rue en partenariat avec le journal Médiapart met en ligne aujourd’hui sur les sites internet www.mortsdelarue.org et www.mediapart.fr la carte des centaines de personnes de la rue décédées au cours de l’année 2008, du moins celles dont le collectif à eu connaissance.



Au moins 377 sans domicile fixe sont morts en France en 2008. En réalité, certainement beaucoup plus. Mais l'Etat refuse de mesurer cette tragédie. Mediapart a donc décidé de s'associer au collectif Les morts de la rue pour dénoncer un double scandale: l'incurie des politiques publiques, et la volonté des gouvernants de cacher que la rue tue. La carte des sans-abri décédés cette année montre que toutes les régions sont touchées. Et rappelle que, quand on vit à la rue, on meurt en moyenne à l'âge de 49 ans, que ce soit de violence, de maladie ou simplement d'isolement.

> mediapart

Un professeur noir de Harvard accuse la police de racisme suite à son arrestation... alors qu'il tentait d'ouvrir la porte de son domicile

"La police de Cambridge a agi de façon stupide" a déclaré Obama



"Henry Gates réclame toujours des excuses d'un policier et menace de poursuivre la police. Il estime que son cas témoigne de la persistance de stéréotypes et jugements au faciès.
Barack Obama a fait irruption dans ce débat qui a fait beaucoup de bruit aux Etats-Unis, un débat sur la discrimination raciale dont il s'était pourtant mis à l'écart depuis son investiture.
"Je ne sais pas quel rôle la race a pu jouer là-dedans - n'ayant pas été là et ne connaissant pas tous les faits -, mais je pense qu'il est juste de dire, en premier lieu, que chacun d'entre nous serait assez en colère" si telle chose lui arrivait, a déclaré Barack Obama. Mais "la police de Cambridge a agi de façon stupide en arrêtant quelqu'un dès lors qu'il y avait déjà des preuves qu'il était dans sa propre maison", a-t-il ajouté."

> lire dans le NouvelObs

Face aux dérives policières, mobilisons-nous !

Appel à l’initiative du Collectif Liberté, Egalité, Justice (CLEJ)



Mercredi 8 juillet, alors que des militants et des habitants solidaires d’un quartier montreuillois manifestaient contre l’expulsion d’un squat, la police a fait usage à plusieurs reprises de tirs de flash-ball, blessant cinq personnes, dont un jeune homme qui a perdu un œil, venues soutenir pacifiquement les squatteurs. Depuis 2005, ce sont pas moins de sept personnes qui ont perdu un œil dans les mêmes conditions, dont cinq pour la seule année 2009. Des syndicats et associations avaient dénoncé en novembre 2007 ces pratiques, alors qu’un lycéen nantais avait été visé à la tête par la police lors d’une manifestation et y avait perdu son œil droit. La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a plusieurs fois dénoncé l’usage inapproprié de cette arme par la police et la note de service adressée en mai dernier par la Direction centrale de la sécurité publique à ses directeurs départementaux quant à ses règles d’utilisation semble très largement ignorée, voire bafouée. Il est urgent de rétablir un fonctionnement de nos institutions policières conforme aux engagements internationaux de la France en matière de droits et libertés. Cela suppose de rompre avec un discours des pouvoirs publics qui non seulement incrimine les militants comme des délinquants ou des coupables potentiels, les exposant fréquemment aux coups de matraque et aux grenades lacrymogènes, mais encore avec des pratiques qui aboutissent à couvrir les dérives ou les brutalités policières, y compris lorsqu’il s’agit des dommages irréversibles causés par l’utilisation de ces armes dites « à létalité atténuée ». Les organisations soussignées exigent qu’une enquête présentant des garanties d’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics soit menée sur ces derniers incidents à Montreuil, comme pour l’ensemble des affaires impliquant l’usage abusif et inconsidéré des tirs de flash-ball. En l’espèce, elles demandent l’ouverture d’une information judiciaire afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette scandaleuse affaire. Elles demandent également que des poursuites soient engagées lorsque les responsabilités des agents et de leurs autorités donneuses d’ordre ont été établies. Elles exigent que l’usage des armes de type flash-ball ou taser soit soumis sans délai à un moratoire. Les signataires s’insurgent contre une dérive continue et permanente des pratiques policières en matière de sécurité publique. Ces dérives sont constatées et dénoncées tant par la Cour Européenne des Droits de l’Homme que par des organisations internationales ou nationales :

• contrôles ou interpellations au faciès,

• délit d’outrage,

• gardes à vue abusives,

• usage humiliant des fouilles à nu (assorties d’une « inspection anale »),

• menottage abusif, méthode d’immobilisation dite de « décubitus ventral »,

• abus de la perquisition,

• atteintes au libre exercice des journalistes.

Il est inacceptable que la police, dont le principal objet est d’assurer la sécurité des personnes, puisse être perçue, en raison de certaines de ses pratiques, comme une menace. Ces dérives policières tendent à s’inscrire dans un contexte particulièrement inquiétant d’intimidation de l’expression sociale et militante : multiplication des poursuites pour outrage et rébellion, instrumentalisation de la Justice aux fins de répression de la contestation, sentiment d’impunité concernant les brutalités policières... Les organisations soussignées appellent à s’opposer à cette alarmante banalisation des atteintes aux droits et libertés. À cet effet, elles invitent les organisations qui s’y reconnaissent à s’associer au présent appel en transmettant leur signature à l’une des organisations mentionnées ci-dessous.

Le 21 juillet 2009.

Organisations signataires :

associations : Association Française des Juristes Démocrates (AFJD) ATTAC France Ligue des Droits de l’Homme (LDH) « Souriez-Vous-Etes-Filmé-es ! » (SVEF)
mouvements et partis politiques : Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) Parti Communiste Français (PCF) Les Verts
syndicats : Confédération Française Démocratique du Travail – Finances de la Gironde (CFDT-Finances de la Gironde) Confédération Générale du Travail - Protection Judiciaire de la Jeunesse (CGT-PJJ) Confédération Générale du Travail - Pénitentiaire (CGT-Pénitentiaire, UGSP) Fédération SUD Education Fédération Syndicale Unitaire (FSU) Solidaires Unitaires Démocratiques - Santé/Sociaux (SUD-Santé/Sociaux) Syndicat des Avocats de France (SAF) Syndicat de la Magistrature (SM) Syndicat National de l’Ensemble des Personnels de l’Administration Pénitentiaire (SNEPAP/FSU) Syndicat National des Enseignants du Second degré (SNES/FSU) Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP/FSU) Syndicat National des Personnels de l’Education et du Social - Protection Judiciaire de la Jeunesse (SNPES-PJJ/FSU) Syndicat National Unitaire des Collectivités Locales, de l’Intérieur et des Affaires Sociales (SNU-CLIAS/FSU) Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC (SNUIPP/FSU) Union Syndicale de la Psychiatrie (USP) Union syndicale Solidaires
autres structures : Agir ensemble contre le Chômage ! (AC !) Appel des appels (AdA) Appel des 39 – La Nuit Sécuritaire Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM) Collectif « Nous refusons la politique de la peur » Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires (CODELIB Saint-Nazaire) Comité Européen Droit, Ethique et Psychiatrie (CEDEP) Mouvement Politique d’Education Populaire (M’PEP) Réseau féministe « Ruptures » Réseau Stop Précarité Témoignage Chrétien

Source : syndicat de la magistrature

Le Tour de France des paradis fiscaux fait étape en Suisse

Communiqué d'Attac-France

Le G20 nous avait promis leur disparition, mais les paradis fiscaux sont toujours là !
Cette année les organisateurs du "Tour de France" ont eu la bonne idée de le faire démarrer à Monaco et ont prévu des étapes à Andorre et en Suisse, trois paradis fiscaux.
Attac et d’autres partenaires de la plateforme "Paradis fiscaux et judiciaires" (argentsale.org) se mobilisent et organisent des actions sur les étapes concernées.
Programme complet - tract
La revue de presse actualisée le 13 juillet Les photos de l’action à Saint-Girons le 11 juillet Après l’action à Monaco le 4 juillet : le communiqué Omerta sur Monaco pendant le Tour de France et les récits de participants
Le rapport Attac : De la fin des paradis fiscaux aux taxes globales

Conditions de détention dégradantes : l'Etat condamné

Source : Ouest-France



Le tribunal administratif de Nantes a condamné, le 8 juillet dernier, l'Etat à verser entre 5 000 et 6 000 euros à trois anciens prisonniers qui se plaignaient de conditions de détention dégradantes.

"Cette décision est une bombe", s'est réjoui Me Benoît Rousseau. Détenus à la maison d'arrêt de Nantes, les trois détenus avaient fait constaté en 2004 leurs conditions de détention dégradantes.

La décision du tribunal administratif, très rare, pourrait encourager de nombreux autres détenus à exiger réparation. D'autant que depuis quelques années les rapports sur l'état des prisons en France se sont multipliés.

Critiques de magistrats après le procès du "gang des barbares"

Les deux principaux syndicats de magistrats ont critiqué la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie, qui a demandé et obtenu un appel du parquet contre le verdict du procès de l'affaire Halimi.



Emmanuelle Perreux, présidente du SM, a déploré que la décision réponde aux demandes d'organisations confessionnelles juives, dont les représentants n'ont pas assisté au procès, et de la famille de la victime.

"Il y a un aspect très communautariste à cette demande de vengeance. Or c'est une cour d'assises, des jurés populaires, le citoyen qui s'est prononcé", a-t-elle dit.

"Qu'un ministère cède à une groupe de pression me paraît une dérive. Ça montre à quel point aujourd'hui le politique entend gouverner le cours de la justice et ce n'est pas un gage de sérénité", a-t-elle ajouté.

> lire dans l'Express

Hamon dénonce un «portrait hagiographique» de Nicolas Sarkozy

La chaîne France 5 diffusait hier soir l'émission-portrait «A visage découvert», consacrée au chef de l'Etat. Le porte-parole du Parti socialiste dénonce « une nouvelle dérive anti-démocratique ».

«Une nouvelle dérive anti-démocratique», un portrait «hagiographique, digne d'une république bananière»... C'est ainsi que Benoît Hamon, le porte-parole du Parti socialiste, a qualifié l'émission-portrait «A visage découvert» consacrée au président de la République Nicolas Sarkozy, et que France 5 retransmettait hier soir.

Dénonçant une émission «de nature purement politique», Benoît Hamon a estimé que «le service public audiovisuel est purement et simplement mis au service de la communication politique du président». «Le débat démocratique est totalement évacué au profit d'une accumulation de louanges, reprenant mot pour mot la propagande politique du président, de son gouvernement et de son parti. Les deux journalistes, dans leurs commentaires, n'ayant de cesse de justifier les choix de N. Sarkozy», a-t-il encore dénoncé.

Source : AFP

Montreuil : la colère de Voynet contre la police

«Je ne pense pas que la violence venait des manifestants. Mais bien des policiers». La député-maire de Montreuil, Dominique Voynet, interrogée ce mardi matin au micro de France Info, a dénoncé des violences disproportionnées de la part des policiers la nuit dernière.



«L'ordre de dissoudre la manifestation, venu d'en haut, est arrivé à un moment où les manifestants étaient pourtant pacifiques, tranquilles. Où rien ne laissait présager une mise ne péril de la sécurité des personnes et de l'ordre public», témoigne Dominique Voynet. Selon elle, c'est le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) qui a donné le feu vert au commissaire de Montreuil. Un directeur qui s'est, selon elle, «illustré en disant à quelques personnes témoins de la scène des propos étranges et révoltants». Il aurait lancé : «Si vous n'êtes pas contents, soyez conscients qu'en Iran, on tire sur des gens ! ».

«Lorsque la manifestation a été dissoute, les forces de l'ordre, ne se sont d'ailleurs pas contentés de séparer les manifestants. Ils en ont plaqué un bon nombre contre les murs, certains ont été frappés à grands coups de matraque, d'autres ont été arrosés de gaz lacrymogène», poursuit la maire de Montreuil.

«Tout ceci s'est passé devant des habitants de la ville stupéfaits, effarées. Il y avait parmi eux des familles qui se rendaient au feu d'artifice du 13 juillet. Des clients des bars, qui observaient tout ça, avaient le sentiment qu'ils se trouvaient sur une autre planète», décrit-elle. Une démonstration de force «totalement inutile» qui a généré le désordre, estime Dominique Voynet, qui réclame aujourd'hui qu'une enquête soit ouverte.

> le parisien

Bronx : première victoire après 10 mois de grève!

Par Philippe Corcuff

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“En grève depuis le 13 août 2008, les 135 ouvrières et ouvriers de l’usine de cookies Sella D’Oro dans le Bronx à New York city ont gagné une première bataille juridique le 30 juin et ont repris le travail la tête haute le 7 juillet...

J'ai déjà rendu compte, à travers un reportage photos sur mon blog de cette lutte exemplaire de 135 travailleuses et travailleurs américains (pour beaucoup des femmes latinos et des immigrants d’Asie et d’Afrique) contre la réduction unilatérale de leurs salaires de presqu'un quart que voulait leur imposer la firme Brynwood Partners, qui avait racheté leur entreprise.” (…)

> lire la suite sur mediapart

Au poste et menotté parce que le Velib était cassé

Témoignage

“Vendredi 19 juin 2009, en voulant retirer un Velib d'une borne, rue des Archives, à 18 heures, je constate que ma carte d'abonnement ne fonctionne pas. Et pour cause : l'unique Velib restant est en fait seulement posé contre sa borne, il est cassé au niveau de l'attache.

Je m'en saisis donc et monte dessus. Je n'ai pas fait un mètre qu'un homme se précipite sur moi, l'air franchement mauvais, me dit que j'ai violé la loi et me demande si j'en ai conscience. Je demande au type si c'est une blague, et là il me dit qu'il est de la police et me montre très rapidement une carte bleu blanc rouge sans photo ni nom.

Derrière moi, alors que je tente une discussion, un autre homme, également en civil, hausse le ton « allons, monsieur, allons, reconnaissez les faits ! » Je me retrouve encerclé par trois hommes qui disent être policiers. Ils sont très physiques, me pressant de toute part et me disent que j'ai commis un « recel de vol ». Je suis héberlué et je me sens d'autant plus mal qu'ils me demandent fermement, en me serrant fort le bras, de les suivre dans la rue d'à côté, « pour plus de discrétion » car en effet la rue des Archives était bondée, nous étions devant une terrasse de café. “ (…)

> lire la suite sur Rue89

Les tortionnaires reprennent du service au Honduras

par Gennaro Carotenuto

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“ Ceux qui ont vécu la guerre sale des années 80 en Amérique du centre vont avoir des sueurs froides, quand ils apprendront que le « ministre conseiller » du président de facto hondurien n’est autre que Billy Joya Améndola.

Il est indispensable de connaître le curriculum de Joya Amándola pour comprendre la culture politique de la junte militaire putschiste que préside Micheletti.” (…)

> lire la suite sur Bellaciao : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article88763

30 stagiaires enseignants de l'IUFM punis pour faits de contestation

La correction politique, ça s’apprend. En tout cas, le ministère de l’Éducation nationale s’emploie déjà à l’enseigner à Toulouse.



Trente stagiaires de l’IUFM de Haute-Garonne ne seront ainsi pas titularisés cette année pour avoir contesté les réformes Darcos en cours d’année. Le compte rendu de formation politiquement incorrect qu’ils ont pu commettre au mois d’avril se retrouvant dans leur dossier de validation, les voilà retoqués.

> à lire dans libération

Les profs ont-ils le droit de désobéir ?

En «résistance pédagogique», plusieurs enseignants passent en conseil de discipline pour leur refus d'appliquer les réformes Darcos. Que risquent-ils? Antony Taillefait, spécialiste du droit de la Fonction publique, apporte son expertise.

"Cette semaine, deux professeurs des écoles passent en conseil de discipline parce qu'ils refusent d’appliquer certaines réformes Darcos qu’ils jugent nuisibles pour les élèves.
Lancé en novembre dernier, le mouvement de «résistance pédagogique», qui rassemble quelque 3 000 enseignants et directeurs d’écoles ayant publiquement déclaré leur intention de «désobéir», s'oppose notamment aux deux heures de soutien individualisé aux élèves en difficultés que les enseignants doivent faire depuis la rentrée 2009 sans avoir reçu de formation particulière.
Que risquent ces fonctionnaires «désobéisseurs»? Que prévoit la loi? L’agent public est-il plus protégé qu’un salarié du privé? Les réponses d’Antony Taillefait, doyen de la faculté de droit de l’université d’Angers et auteur du précis Droit de la fonction publique (Dalloz)." (...)

> lire dans libération

France-culture : émission “Les pieds sur terre” sur outrage et rébellion

Mercredi 8 juillet - 13h30 – 14 h




Yves a été arrêté violement à la terrasse d'un café, Adda a eu un accueil musclé alors qu'il allait chercher son petit frère au commissariat. Michel a envoyé un mail à son préfet qui venait d'expulser des sans papiers.
Tous les trois sont poursuivis pour outrage et rébellion, un délit en pleine expansion...
Un reportage d'Olivier Minot
Réalisation : Assia Khalid

Lille : pétition pour IVES

Ives, scolarisé en 1ère année de BEP, a reçu un refus à sa demande de titre de séjour, accompagné d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, courrier de la Préfecture du Nord. Il est en France depuis 2006.

accueil RESF

ALERTE DANGER POUR IVES.
Le tribunal administratif vient de confirmer l'Obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Son avocate fait appel mais l'appel n'est pas suspensif.

Ives a reçu un refus à sa demande de titre de séjour, accompagné d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, courrier de la Préfecture du Nord.

Il est en France depuis le 11 décembre 2006.Il est scolarisé en 1ère année de BEP Installation Sanitaire et Thermique.

On lui refuse le droit de poursuivre ses études au motif que ses attaches familiales principales sont au Congo. Or Ives n’a plus de contact avec sa famille au Congo et risque, s’il est reconduit, de vivre dans la plus grande précarité.

pétition en ligne à signer d'urgence :
http://www.educationsansfrontieres.org/article13552.html

Tristan, lycéen bloqueur, privé de terminale

Tristan, lycéen bloqueur est menacé par son proviseur de ne pas être inscrit en terminale l'année prochaine s'il ne s'engage pas par écrit à ne plus militer pour la défense de ses droits.


Centre de rétention de Vincennes, le 6 juillet 2009

Grève de la faim depuis une semaine, malades et tentatives de suicide



" Les retenus nous appellent, visiblement très inquiets par l’etat de santé de plusieurs de leurs camarades que l’administration refuse d’envoyer à l’hopital. Nous sommes à une semaine de grève de la faim au centre. D’habitude ces mouvements ne durent que deux ou trois jours...

"Il y a trois malades dans la journée. Il y en a un qui est tombé et qui a été transféré à l’hôpital. On a aucune nouvelle depuis, il y en a un qui a déjà eu des problèmes, un ulcère. Il est descendu à l’infirmerie, il lui ont donné des comprimés, l’autre pareil il lui ont donné du lexomil. Ils veulent rien faire.
II y a deux personnes qui ont avalé des bouts de métal et des lames aujourd’hui parce qu’ils n’en pouvaient plus, il y en a un qui est à l’infirmerie et l’autre qui veut parler à personne. Le médecin est pas là et les flics disent que ç
Il y a un état de stress. il y a des tentatives d’intimidation pour nous faire manger. Les gens qui vont au distributeur de boisson et de clopes sont pointés sur une liste. On est à bout de nerfs. Comme on a dit qu’on restait pacifiques on sait pas quoi faire. On est tous sur les nerfs. On a des douleurs à l’estomac, des maux de tête. Ca va être une soirée difficile.
Il y avait deux chinois qui devaient être expulsés, il y en a un qui a accepté de partir mais l’autre a refusé et il a été libéré. Sinon ça fait deux jours qu’ils ont ramené personne au centre, quelque part on a réussi un peu. Là on est à peu près une quarantaine et 36 en grève de la faim. Il y en a deux trois qui mangent et ceux qui sont malades."

fermeturetention@yahoo.fr

> Source : http://www.millebabords.org/spip.php?article11775

Les appels au boycott de Nokia se mutiplient

Le Wall Street Journal, repris dans de très nombreux média américains, montre comment Nokia et Siemens, à travers une joint venture, auraient vendu au gouvernement Iranien un système complexe de surveillance permettant d’inspecter le traffic web du pays. La technologie, connue sous le nom de “deep packet inspection”, permettrait à la cyberpolice Iranienne de lire les informations qui circulent sur le net et de surveiller les internautes.



> lire la suite

Pour faciliter le travail des vieux

Report de l'âge de la retraite (suite)

Hacking citoyen ou comment déjouer la surveillance au profit de la liberté

Un projet de Geoffrey Dorne - Diplôme Ensad 2009



Ce projet d’un an est sanctionné par un diplôme (que j’ai eu avec la mention très bien :-D) et a été présenté devant un jury de graphistes & designers.

Le projet s’appelle hacking citoyen.

“Le hacking citoyen est une réflexion accompagnée de propositions formelles sur la manière dont le citoyen peut aller à l’encontre de la surveillance accrue et pouvoir ainsi, recouvrer certaines libertés et certains droits menacés par l’État.”

Il regroupe ainsi six objets :

- une carte qui répertorie les emplacements de caméras (avec photos, description, catégories de caméras, etc.).

- une broche infrarouge qui, une fois portée, rend son porteur anonyme aux caméras de surveillances, appareils photos et autres webcams, etc.

- un bonnet (deux en fait) qui fonctionne sous le même principe.

- une clef usb intitulée ID-key qui permet de générer des identités en ligne aléatoires (avec mail, mot de passe, numéro de téléphone, nom, prénom, blog, facebook, twitter, etc.).

- une autre clef usb intitulée Albakey qui contient tout le nécessaire pour protéger son ordinateur des éventuels mouchards, lois hadopi, ou tentative d’intrusion dans la vie privée.

- un porte-cartes silencieux qui protège réellement les cartes à puces RFID

Source : http://graphism.fr/post/127008846/mon-projet-de-dipl-me-ensad-2009-geoffrey-dorne

15e édition des Universités d’Eté Euroméditerranéenne des Homosexualités

du jeudi 16 juillet 2009 au mercredi 29 juillet 2009
Campus de Luminy, 13009




L’occasion de retracer l’histoire de cet événement unique en Europe, créé trois ans avant la dépénalisation de l’homosexualité (1982)... et encore combien d’années avant la dépsychiatrisation des trans’ ?

L’occasion de faire venir de nouvelles participantEs et de faire revenir les fondatricEs.

Pour s’informer, participer et s’inscrire Vous avez des idées ou des questions, vous souhaitez proposer un projet ou une activité, organiser l’approvisionnement et les cuisines solidaires contacter nous à
info@ueeh.org

Pour connaître les propositions d’ateliers, d’activités, de soirées, s’inscrire aux UEEH à partir de la mi mai, rendez vous sur notre site
http://www.ueeh.org/

Grève de la faim au centre de rétention de Vincennes

Ces dernières semaines des tensions importantes sont à nouveau apparues dans le centre de rétention de Vincennes. L’angoisse et le désespoir ont poussé de nombreuses personnes à des tentatives de suicide et à des automutilations.




Depuis deux jours, les personnes retenues dans ce centre ont entamé une grève de la faim. Après plusieurs réunions des étrangers retenus, 48 d’entre eux (c'est-à-dire la quasi-totalité des personnes) ont décidé d’engager un mouvement de grève de la faim pour faire valoir leurs revendications.

Nous reproduisons ci-dessous le document qu’ils ont écrit et transmis aux responsables du centre de rétention ainsi qu’à la Préfecture de Police de Paris.
Avis de grève de la faim
Nous, l’ensemble des retenus du centre de rétention de Vincennes, après concertation générale, avons convenu et décidé d’entamer une grève de la faim à partir du 30 juin 2009 jusqu’à satisfaction totale de nos revendications qui sont les suivantes :

1/ Apporter une solution rapide et efficace aux retenus traumatisés par les tentatives de suicide à répétition.
2/ Améliorer les conditions de rétention dans le centre : soit la nourriture, l’hygiène et tous les services internes avec l’administration et la police.
3/ Prendre en considération les retenus souffrant de maladie grave et leur offrir des soins à l’extérieur du centre.
4/ Libérer les retenus ayant une situation familiale et des enfants à charge nés et issus d’un mariage sur le sol français.
5/ Offrir un nombre suffisant d’avocats commis d’office durant les audiences pour les retenus.
6/ Donner le choix aux retenus désirant quitter la France par leurs propres moyens pour préserver leur dignité.
7/ Remédier aux conditions de mouvement et de déplacement des retenus et à la longue attente avant et après les audiences.
8/ Donner plus de temps aux retenus libérés après 32 jours de rétention pour pouvoir remédier à leur situation régulière ou rentrer dans leur pays d’origine (afin qu’ils puissent régulariser leur situation ou rentrer dans leur pays d’origine).
9/ Arrêter les contrôles massifs et abusifs dans les rues qui portent atteinte à la liberté et à la dignité des personnes.
10/ Respecter le règlement intérieur des retenus et les informer de chaque mouvement.
11/ Fermer les centres de rétention et régulariser les sans-papiers.

Pénombre, la vie publique du nombre

L’association Pénombre offre un espace de réflexions et d’échanges sur l’usage du nombre dans le débat public.



L’association Pénombre offre un espace de réflexions et d’échanges sur l’usage du nombre dans le débat public. L’attention se porte sur la qualité des informations chiffrées et les enjeux de l’usage qui en est fait. Pénombre cherche à relier les questions de méthode et de présentation, le pain quotidien des producteurs de données, avec les enjeux politiques et sociaux du recours à l’information chiffrée, qui concernent les "utilisateurs" de chiffres. Il s’agit d’alerter sur des difficultés méconnues, voire des contresens. D’un domaine à un autre, les mêmes constats, les mêmes interrogations permettent des échanges fructueux. On n’a pas toujours la solution, mais on se sent moins seul.
Fondée en juin 1993, Pénombre regroupe à ce jour 450 adhérents de compétences professionnelles très diverses ayant en commun le souci d’améliorer le débat démocratique par une utilisation raisonnée du nombre.
L’association édite deux bulletins : la Lettre blanche (trimestriel, cinquante numéros parus), la Lettre grise, plus technique et apériodique. Elle anime en son sein des groupes de travail et organise des rencontres publiques, les Nocturnes.

"Si ne veux que s’émousse l’acuité du regard et du sens, traque le soleil dans l’ombre ."
Friedrich Nietzsche (Le Gai Savoir)

L'UMP profite de la baisse de la TVA pour envoyer des tracts aux restaurateurs

No comment !

Le courrier date du 5 mai dernier, mais la polémique ressurgit à l'occasion de l'entrée en vigueur de la baisse de la TVA dans la restauration ce mercredi. L'UMP a adressé à l'ensemble de la profession un courrier dans lequel était glissé un bulletin d'adhésion.

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Après les parents d’élèves, les profs refusent les crucifix

Lycée Saint-André de Choisy-le-Roi



Le jeudi 25 juin 2009, Claire Bottineau-Sicard, agrégée de Lettres, aurait dû faire passer les épreuves anticipées de français (EAF) au lycée Saint-André de Choisy-le-Roi, établissement privé catholique sous contrat. Comme le bac est un examen national, et que la France est un pays laïque, elle avait demandé très justement qu'on retire une croix de bois près du tableau, afin que les candidats (qui provenaient tous d'établissements laïques) ne soient pas gênés par cette marque trop ostentatoire. C'est une demande très courante des examinateurs, qu'ils obtiennent d'ordinaire sans aucune difficulté.
Toutefois, cette fois-ci, le directeur de l'établissement opposa un refus catégorique à la demande de Mme Bottineau-Sicard : on lui assura que depuis des années, nul ne s'était plaint de cette croix (!), et que l'établissement accueillait en son sein des élèves et des personnels de confessions diverses. Une discussion hors sujet sembla donc débuter, et Mme Bottineau-Sicard préféra l'écourter afin de ne pas mettre les candidats en retard. Elle commença donc les oraux du bac.
À 11 h du matin, la directrice fit irruption dans la salle d'examen : elle confirma à Mme Bottineau-Sicard que la croix ne serait pas enlevée, et qu'elle avait obtenu l'accord du SIEC (Service interacadémique des examens et concours.) Très surprise de cela (car c'est une chose qu'un établissement catholique reste sur sa position, et une autre qu'un organisme publique et laïque accepte cette position), Mme Bottineau-Sicard profita de sa pause au milieu de la journée pour contacter le SNES, auquel elle n'était pas syndiquée. Évidemment, on lui répondit qu'elle était dans son droit le plus strict, le plus absolu, et peut-être même, dans son devoir de fonctionnaire. Rassurée d'entendre cela, Mme Bottineau-Sicard revint au lycée Saint-André en réitérant sa demande ; expliquant que si elle ne lui était pas accordée, elle se voyait dans l'impossibilité de faire passer convenablement cette épreuve nationale. Qu'à cela ne tienne : il était 13 h 40 et les premiers candidats étaient convoqués à 14 heures. On interrompit par conséquent les épreuves de français, et l'on fit attendre cette examinatrice jusqu'à 15 h, heure à laquelle on lui expliqua qu'elle pouvait rentrer chez elle : le chef du centre du SIEC avait donné raison à l'établissement (!), et on avait organisé le remplacement de l'examinatrice.
Voilà un extrait du témoignage de cette enseignante : «On m'a alors demandé d'écrire une lettre à faxer au chef de centre expliquant ma défection. J'ai été conduite dans une salle où j'ai composé un courrier à la va-vite, courrier relu par la directrice qui m'a assuré que l'établissement donnerait “sa propre version” (ce dont je ne doute pas une seconde). J'ai rendu les descriptifs en ma possession (je n'avais pris que les deux qui m'étaient nécessaires pour la journée) et mes bordereaux d'interrogation. La directrice m'a demandé si j'avais également mon paquet de copies. J'ai manifesté ma surprise – corriger des copies ne me posait en effet pas le même type de problème. J'ai compris qu'elle supposait que j'avais trouvé un moyen procédurier d'échapper à mes obligations de service, ce qui n'était nullement le cas. Il devait lui sembler incongru qu'un professeur de la République tienne autant au respect de la laïcité que le directoire de l'établissement à la présence constante d'une croix dans chaque salle. »

Source : Le mammouth déchaîné