L’horreur dans un abattoir du groupe Charal

Un petit bifteck ?

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“Ce sont de bien morbides révélations que vient de mettre au grand jour l’association de protection animale L214. S’attendant à essuyer un refus suite à une demande de visite de l’abattoir Charal basé à Metz, un enquêteur du groupe associatif a postulé à une offre d’emploi sur le site d’abattage au titre d’ouvrier abattoir. Une démarche aisée au regard de l’absence de qualification ou d’expérience professionnelle requise. Ainsi, pendant trois semaines, du 8 au 26 septembre 2008, l’enquêteur rendu sur place a pu observer les pratiques en œuvre dans cet abattoir.

Or, le spectacle s’est révélé pour le moins cruel, même pour un lieu dédié à l’abattage. L’abattage rituel comme l’abattage standard donnent lieu à des souffrances prolongées chez les bovins avant leur mort définitive. Au cours de l’abattage standard, les animaux sont effectivement étourdis avant d’être mis à mort ainsi que l’exige la loi. Toutefois, selon l’association, en raison du retard accumulé par le saigneur, ils ne sont pas immédiatement égorgés et reprennent conscience avant leur égorgement.
Parallèlement, la vitesse de la chaîne d’abattage restant inchangée au cours de l’abattage rituel, sans étourdissement préalable (1), cette cadence ne permet pas de maintenir l’animal dans le tonneau de contention jusqu’à la fin de la saignée. Au regard de quoi, là encore, l’agonie de l’animal se prolonge une fois suspendu à la chaîne d’abattage. Le tonneau de contention étant orienté vers les animaux suspendus, les bovins ne perdent pas une "miette" du sort que subissent leurs congénères.” (…)

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Charte de la résistance pédagogique des enseignants du primaire

Une Charte de la résistance pédagogique a été élaborée et adoptée le 27 août à Montpellier. Elle est désormais soumise à la signature des enseignants du primaire sur le site internet du réseau

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“Les « réformes » structurelles et pédagogiques imposées par le ministère de l’Education Nationale ne permettent pas de construire une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants. Elles conduisent à la déconstruction de l’école publique en vue de l’ouvrir au secteur marchand. Notre devoir est d'y résister.

En adhérant à la présente charte, je m’engage à agir dans le sens d’une éducation et d’un enseignement qui visent à :

1. respecter les droits de l'enfant tels que définis dans la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, notamment le droit à une éducation de qualité pour tous, le droit à l'épanouissement et au développement harmonieux de l'enfant.

2. favoriser l’autonomie et la responsabilité de l’enfant, être doué de raison et de conscience.

3. contribuer à la construction de sa pensée par une pédagogie privilégiant la coopération et le raisonnement, plutôt que la compétition et la simple répétition d'automatismes.

4. apprendre à s'exprimer, lire, écrire, compter aux élèves en les mettant en situation de réflexion et d'échanges.

5. assumer une autorité éducative, opposée à l'autoritarisme, fondée sur le respect de la liberté de conscience, le respect mutuel et la légitimité de règles élaborées ensemble.

6. réaliser des évaluations constructives qui permettent de mesurer réellement les progrès des élèves et de favoriser l'estime d'eux-mêmes.

7. créer les conditions de coopération au sein de la communauté éducative (Enseignants-RASED-Parents...) et au sein de la classe qui aident chaque enfant à entrer dans les processus d'apprentissage et à surmonter ses difficultés.

8. promouvoir une réflexion sur l'aménagement du temps de vie de l'enfant à l'école qui respecte ses rythmes chrono-biologiques.

En signant cette Charte, j’entre en résistance en n’appliquant pas tout ou partie des dispositifs contraires aux valeurs de respect, de coopération et de progrès. Je revendique, en conscience, par loyauté envers le service public d'éducation, et au nom de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, la possibilité de mettre en place toute alternative pédagogique dans l’intérêt des enfants.”

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> résistance pédagogique

En hausse, les violences en France ? C'est faux !

Par Laurent Mucchielli | Sociologue, directeur de recherches.

“La quasi totalité des commentateurs du débat public (personnel politique, journalistes, essayistes divers) continuent année après année à appeler « statistiques de la délinquance » les statistiques de police et de gendarmerie.

Ces dernières sont pourtant le résultat de l'enregistrement (d'une partie) de l'activité des forces de l'ordre et non une enquête sur la délinquance et ses victimes. Pour mesurer la réalité, il est aujourd'hui évident qu'il faut se tourner vers les enquêtes de victimation qui interrogent directement les citoyens sur ce dont ils ont pu être victimes, qu'ils aient ou non porté plainte.

Depuis 2001, l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'Ile-de-France (IAURIF) réalise tous les deux ans la plus importante enquête de victimation en France. Portant, sur la seule région francilienne, elle dispose en effet d'un échantillon représentatif de 10 500 ménages interrogés.

Selon l'étude de l'IAURIF, la délinquance est stable entre 2001 et 2009” (…)

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Préparer la rentrée du Collectif NON À LA POLITIQUE DE LA PEUR

Une effraction dans vos fins de vacances

“La réunion de convergence du 6 juin a été fort riche en informations, en échanges, mais également en questionnements. Le compte-rendu qui vous a été adressé précédemment en a fait un bon retour.

Nous avons une suite à construire à cette rentrée. Contribuer activement à revivifier les luttes antitotalitaires et anti casse des services publics. Dans cette perspective, nous sommes à la recherche de formes nouvelles d’action qui permettent d’être entendus et qui soient des leviers pour changer les rapports de force.” (…)

LUNDI 31 AOÛT à 18 heures - au local de la Ligue des Droits de l’homme 138, rue Marcadet – 75018 Paris

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Un client sans-papiers dénoncé par sa banque

Par Chloé Leprince

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“Les « interpellations déloyales » pratiquées à la suite d'un piège ne sont plus l'apanage de l'administration mais gagnent les entreprises privées. A l'instar de cette agence de la LCL (ex-Crédit Lyonnais) à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) qui le 7 août a convoqué Mamadou, Malien de 33 ans en situation irrégulière et client sans histoires depuis huit ans.

A l'occasion d'une demande de renouvellement de carte bleue, le guichetier a soudainement pensé qu'il serait bon de prévenir la police qu'un doute existait sur la validité de ses papiers de Mamdou -dont on taira le nom à sa demande. Des faux, en fait, qui expédient ce dernier en centre de rétention (CRA).

La loi encourage les vérifications d'identité au guichet des banques, notamment par crainte d'escroquerie, usage de faux, et autres malversations sans rapport avec le titre de séjour. Mais, pour Chantal Lamy, syndicaliste CGT au Crédit Lyonnais sur le secteur d'Aulnay-sous-Bois, utiliser ce rouage pour faire la chasse aux sans-papiers au guichet sans qu'aucune fraude ne le justifie est « insupportable ».” (…)

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La rentrée la rage au ventre…

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“Et voilà, la reprise s’annonce. Je recommence avec la rage au ventre, non pas la rage face aux élèves, bien au contraire, mais la rage face à l’administration. Voilà plusieurs années que l’on se donne à fond pour nos classes. On monte des projets, on essaye d’ouvrir l’esprit de nos enfants : on étudie la mythologie, l’astronomie, le 7ième art, l’écologie, les sciences, le monde de la bande dessinée. On crée des correspondances scolaires pour ouvrir nos enfants à d’autres cultures et leur redonner le goût d’écrire. On monte des sorties pour les intéresser au Moyen Age, à l’Antiquité ou à la Renaissance. Face à cette volonté nous sommes confrontés au manque de moyens et aux conditions de travail difficiles. Nos inspecteurs et nos politiques ont la solution : pour relancer l’éducation rien de mieux que le retour des leçons de morale à l’école… ça, c’est sûr, ça ne coûte pas cher.” (…)

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Pour la libération immédiate de Salah Hamouri

Sortir Salah Hamouri de sa prison israélienne

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“Salah Hamouri, jeune franco-palestinien de Jérusalem, est enfermé depuis plus de trois ans dans une prison israélienne après un procès tout à fait illégitime, car Salah a été traduit devant un tribunal militaire en Cisjordanie occupée. Pour les accusations (intention d’assassinat d’une personne qui se porte comme un charme, appartenance à un parti de la résistance) ayant conduit à sa condamnation à sept ans de prison, jamais l’ombre d’une preuve n’a pu être avancée.

C’est bien un innocent qui se trouve enfermé loin de chez lui et condamné à le rester encore pour trois ans.

Alors que l’espoir d’un élargissement s’ouvrait avec la réunion de la commission chargée des remises de peines, fin juillet, non seulement la réponse a été négative, mais de nouvelles accusations tout aussi arbitraires ont été avancées par les juges militaires. Le consul de France adjoint a été interdit de salle d’audience, au mépris du droit international.

Combien de temps encore les dirigeants français vont tolérer l’enfermement de notre compatriote ? Vont-ils continuer de s’abstenir de mettre en cause le caractère « légal » du jugement qui frappe Salah Hamouri, en demandant la « clémence » ? Se borner à cela permet la réponse négative de Nétanyhou à la lettre de Sarkozy. Il faut exiger l’application du droit. Là se trouve la clé de la liberté pour Salah : les autorités françaises doivent mettre en cause une sentence totalement illégitime. Et seule la mobilisation populaire pourra les y amener.” (…)

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Vidéo-surveillance : l’incohérence des chiffres… ou du Figaro ?

Un article du Figaro.fr fait référence à un rapport (confidentiel bien sûr !) prouvant l’efficacité de la vidéo surveillance. Selon le site, « Les crimes et délits y [dans les endroits équipés de caméras] chutent même deux fois plus vite qu’ailleurs…

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“A la lecture de cet article me reviennent pourtant des souvenirs récents, qui montrent d’une part que la délinquance n’a que très peu baissé l’année dernière (voir le figaro.fr du 19/01/2009), alors qu’ils avaient baissé plus l’année précédente. De plus, il y a quelques jours, on apprenait même que la délinquance était repartie à la hausse ces derniers mois (voir article « la voix du nord » du 16/07/2009).

De deux choses l’une : soit les crimes et délits chutent là où les caméras sont installées et se déplacent ailleurs (ce que l’article réfute), soit les chiffres officiels sont en contradiction totale avec les chiffres de ce

rapport.” (…)
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Une pandémie de profits

Quels sont les intérêts économiques derrière la grippe porcine ?

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“Quels sont les intérêts économiques derrière la grippe porcine ?

Un million de personnes par an meurent de la Malaria, dans le monde, qui pourrait être prévenu avec une simple moustiquaire. Les journaux n’en parlent pas !

Deux millions d’enfants par an meurent de la diarrhée, dans le monde, alors que l’on pourrait l’éviter avec un simple sérum qui coûte 25 centimes d’euros. Les journaux n’en parlent pas !

10 million de personnes pas an meurent de la rougeole, pneumonie et infirmités, alors que l’on pourrait les guérir avec de simple vaccin. Les journaux n’en parlent pas !

Mais il y a de cela 10 ans, quand la fameuse grippe aviaire est apparue... Les journaux mondiaux nous on inondés d’informations à ce sujet...” (…)

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Les médecins urgentistes entrent en résistance

AMUF – Association des Médecins Urgentistes de France

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Nous,
médecins urgentistes de toute la France,
annonçons dès maintenant, que quelque soit l'avenir de la loi HPST, en parfaite conscience de la gravité  de notre geste, demain nous entrerons en résistance.
Nous continuerons à accomplir la mission que le conseil national  de la résistance a souhaitée pour l’hôpital public.
Nous accueillerons à l'hôpital public, en tout temps, en tout lieux, tous les hommes  et toutes les femmes qui se tourneront vers le service public de la santé.
Aucun patient n'est une marchandise, nos hôpitaux ne sont pas des entreprises où un  pseudo PDG pourra demain décider quels sont les bons et les mauvais soins, quel est le projet médical que les médecins "à la botte" devront mettre en œuvre.
Notre dignité est de refuser de choisir les patients "qui valent la peine". Notre dignité est de voir dans chacun de ceux et celles qui se tournent vers nous des hommes et des femmes souffrant qu'il faut aider au nom de l'humanité, qui n'est pas une valeur de marché.
Nous appelons tous les soignants, s'il le faut, demain, à désobéir à la logique qui nous est imposée malgré tous nos appels à la raison.
Nous préférons la légitimité à la légalité.
Nous préférons  les valeurs humaines à la loi.
Nous préférons la dignité  aux honneurs.
Il n'existe pas de délit de solidarité.
Nous entrons en résistance parce que nos valeurs sont différentes de celles de cette loi, nos valeurs sont celle du Conseil National de la Résistance et de notre république : "liberté, égalité, fraternité ".

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Calais : "La gale ressurgira, si les migrants continuent à vivre ainsi"

par Stéphanie Maurice



"Médecins du Monde et Médecins sans frontières lancent une alerte conjointe, face à l'épidémie de gale qui touchent les migrants à Calais. Ils saluent l'action des pouvoirs publics, qui ont lancé un traitement d'urgence de cette maladie de peau jusqu'au 21 août, mais pointent ses limites. "Ils n'auront pas éradiqué la gale, il faut améliorer les conditions d'hygiène", explique Mathieu Quinette, coordinateur migrants littoral de Médecins du monde."

> lire l'entretien sur libelille

Eric Besson a trouvé Philippe de Villiers "subtil"

Il est bien le seul

"Formidable Eric Besson. A peine revenu de vacances, il se rend à la caravane de l’UMP, qui écumait les plages de Marseille. L’occasion de discuter, entouré de journalistes, du récent ralliement du MPF de Philippe de Villiers au comité de liaison de la Majorité, dirigé par Jean-Claude Gaudin. On aurait pu croire que l’ancien socialiste aurait quelques scrupules, avec cet "élargissement" à droite de la majorité (peut-on parler d’élargissement quand de Villiers réalise 2% des voix aux élections européennes ?). Pas du tout. Eric Besson est un bon soldat de l’UMP." (...)

> lire sur betapolitique

Un paparazzi retenu pendant près de 47 heures en garde à vue pour… rien. C’est en France que ça se passe.

Il va porter plainte contre la société Endemol et contre la police.

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En exclusivité pour Le Post, Jean-Claude Elfassi détaille les conditions de son interpellation par la police, et explique pourquoi il a été remis en liberté sans aucune charge, vers 14h50, ce mardi.

> lire sur le Post

Suicides en prison: les «mesurettes» de MAM

L'auteur du rapport sur les prisons se dit «profondément déçu»...

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“Un petit paquetage pour lutter contre les suicides. La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a annoncé ce mardi à Orléans une série de mesures destinées à lutter contre le suicide en prison. Des mesures centrées principalement sur la prévention et la protection des détenus fragiles. Mais pour le docteur Louis Albrand, qui avait remis une série de préconisations en avril à la ministre, les mesures annoncées ne suffisent pas.” (…)

> lire la suite sur 20minutes

NPA, fonctionnaires, CNRS et consensus

Sur le Blog international du Collectif « Indépendance des Chercheurs » (France)

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“Le 15 août, un article du journal Ouest France parle de ralentissement des destructions d'emplois, évoquant les chiffres de 55.300 postes disparus dans l'industrie française, et de 22.400 supprimés dans les « services ». Au premier trimestre, 168.400 postes avaient été détruits. Ces chiffres terrifiants permettent de se faire une idée de ce qui attend la fonction publique avec la promulgation, la semaine dernière, de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionels dans la fonction publique ». A fortiori, dans le cas de services publics et d'organismes déjà déclarés en « restructuration » comme le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), où le comportement des organisations syndicales a été pour le moins étrange depuis deux mois.” (…)

> lire la suite sur “la science au 21è siècle”

Sans-papiers: à Notre-Dame, des portraits pas en odeur de sainteté

A Paris, le Réseau Education sans frontières craint une interdiction par la préfecture de ses affichage de photos de familles séparées. Récits.

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“Drôle de partie de cache-cache à laquelle se livrent le Réseau Education sans frontières (RESF) et la préfecture de police de Paris. Chaque dimanche matin depuis le début du mois d’août, les militants de RESF exposent sur le parvis de Notre-Dame des photos dédiées aux familles sans-papiers victimes d’un démembrement.

Selon l’association, les cas de séparation se multiplient après que l’un des parents en situation irrégulière a été expulsé par la police aux frontières. «Notre campagne recueille un certain écho, si bien que la préfecture de police de Paris envisage de nous interdire l’accès au parvis de Notre-Dame. Ils désirent dissimuler par la force une action qui met en lumière la politique nauséabonde de l’Etat français en matière d’immigration», dénonce un membre de RESF.” (…°)

> lire la suite dans Libération

Les lois xénophobes de Berlusconi sont entrées en vigueur

Par Charles Heimberg

"Par un cruel clin d’œil de l’histoire, c’est un 8 août que sont entrées en vigueur les lois iniques de la majorité berlusconienne contre les migrants en situation irrégulière et pour des mesures sécuritaires instaurant des rondes de brigades privées de triste mémoire dans les municipalités qui le souhaitent. En effet, c’est aussi un 8 août, en 1956, que moururent 136 migrants italiens parmi les 262 ouvriers qui périrent dans la mine belge du Bois du Cazier, à Marcinelle. Cette coïncidence nous rappelle qu’avant de devenir ce pays gouverné par des forces politiques racistes et subjuguées par le plus étroit des campanilismi (esprits de clocher), l’Italie a été un pays fortement marqué par une émigration, vers l’Europe comme vers l’Amérique." (...)

> lire sur médiapart

Des gendarmes visés par une plainte pour violences sur un détenu

TGI d'Arras (Pas-de-Calais)

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Un condamné incarcéré au centre de détention de Bapaume allègue de façon crédible avoir subi des violences de la part de gendarmes à l'occasion d'une extraction judiciaire. Les juges devant qui il comparaissait ont constaté ses blessures et un médecin a établi un certificat fixant à deux jours l'incapacité de travail. Une plainte a été déposée par le détenu contre les gendarmes. Ceux-ci ont fait état d'actes de rébellion de sa part. L'enquête a été confiée à la brigade de recherches de la gendarmerie d'Arras.

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Racisme à Orly

Une femme agent de sécurité à l’aéroport d’Orly vient de déposer plainte pour propos diffamatoires à caractère raciste contre le préfet Paul Girot de Langlade, ex responsable des États généraux de la Réunion.



"Les faits se sont déroulés le 31 juillet dernier. La veille, le Préfet Paul Girot de Langlade terminait sa mission de responsable de l’organisation des Etats généraux de la Réunion. Et passait le relais à Françoise Vergès, l’experte transversale, avant de prendre l’avion pour rentrer à Paris.

A l’arrivée à Orly, peu avant 7 heures du matin, le préfet Girot de Langlade est passé, comme tous les passagers, sous les portiques de sécurité de l’aéroport. C’est à ce moment que l’alarme a retenti et que l’agent de sécurité de la société « Sécuritas » lui a demandé de vider ses poches. Il n’en a pas fallu plus pour que le préfet Girot de Langlade « pête un cable » et lance le contenu à la tête de l’employé, tout en tenant des propos racistes : « On se croirait en Afrique » et « il n’y a que des noirs ici » " (...)

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NICE laboratoire des dérives sécuritaires ? (pétition)

Ce sont 300 caméras de surveillance de plus qui vont surgir dans les rues de Nice, d’ici la fin de l’année !



" NON A L'ACCROISSEMENT DE LA SURVEILLANCE ET DE LA RÉPRESSION DANS LES ALPES-MARITIMES : STOP AU GASPILLAGE DE L'ARGENT DES CONTRIBUABLES DANS CETTE POLITIQUE SÉCURITAIRE !
Nous, habitantes et habitants de Nice et de sa région, sommes opposé-e-s à la transformation de notre département en quartier de haute sécurité.

Non, la population n'accepte pas que chaque coin de rue soit truffé de caméras de surveillance, que les policiers soient équipés de pistolets "Taser" banalisant l'usage de la force sur les citoyen-n-e-s, et que les droits à la vie privée et à l'exercice des libertés soient menacés.

Non, stigmatiser les habitant-e-s des quartiers populaires ne permet pas de résoudre les injustices profondes, sociales, économiques et éducatives, qui ont toujours fait le lit de la désespérance et de de la violence dans notre département, en France et partout dans le monde.

Non, les habitant-e-s de notre région ne veulent pas que leurs enfants grandissent dans une atmosphère carcérale, avec des policiers qui débarquent dans les salles de classe (comme au lycée du Valdeblore cette année), avec des systèmes de contrôle biométriques pour accéder à la cantine et des portiques de sécurité à détecteurs de métaux que M. Estrosi voudrait voir se multiplier et se banaliser dans nos écoles dès la rentrée scolaire ! Comme si la jeunesse était devenue une menace et qu'il faille la juguler à tout prix en la faisant vivre comme dans une prison !

Parce que :
- Toutes les les analyses-bilans réalisées jusqu'à présent sur l'efficacité des caméras de vidéosurveillance, comme à Londres pour donner un exemple récent, démontrent que celles-ci ne jouent pas un rôle dissuasif sur la criminalité, ni ne font baisser la délinquance.
- Tous ces dispositifs répressifs ont un prix exorbitant, eu égard à leur manque d'efficacité, tant pour les communes que pour les établissements publics qui les installent.
- Cet argent public pourrait servir à renforcer l'aide sociale et scolaire, seules à même de répondre durablement aux problèmes de la criminalité et de ses causes.
- Christian Estrosi veut faire de Nice et du département des Alpes-Maritimes le laboratoire de la surveillance et de la répression urbaine.
- Cette expérience, si on ne s'y oppose pas ici, Nicolas Sarkozy la généralisera à la France entière.
- La jeunesse mérite mieux qu'une répression aveugle destinée à la rendre docile et muette.
- Personne ne peut vouloir vivre comme dans une prison, même si ses barreaux sont dorés.

NOUS DISONS NON A LA TRANSFORMATION DES ALPES-MARITIMES EN LABORATOIRE D'UNE FRANCE RÉPRESSIVE ET AUTORITAIRE ! "

Pétition lancée à l'initiative de
NICEA, NPA, ALTERNATIFS, MRAP, VIE et PARTAGE

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Rencontre nationale des désobéisseurs à Marseille

Les enseignants en résistance pédagogique se sont retrouvés la semaine du 6 au 10 juillet, à Marseille, pour leur première rencontre nationale.

Les référents de la plupart des départements se sont réunis afin faire le bilan de cette année très mouvementée, pour envisager la poursuite de la lutte engagée et surtout pour défendre les collègues que l'administration veut sanctionner pour l'exemple.
En effet, plus de 2800 enseignants en résistance pédagogique ont signé une lettre de désobéissance cette année, mais seulement quelques dizaines ont été sanctionnés et 4 "cas" sont particulièrement médiatisés.
J-Y Le Gall, directeur d'une école dans l'Isère résistant à Base élèves.
Bastien Cazals de l'Hérault résistant qui a écrit au président de la république et publié un livre "Je suis prof et je désobéïs".
Erwan Redon de Marseille désobéisseur et "refuseux" d'inspection.
Alain Réfalo de Colomier (31) premier à envoyer sa lettre de désobéissance à l'automne dernier et rejoint par plusieurs milliers d'enseignants en quelques mois.

Ces collègues risquent des sanctions allant de la rétrogradation à la révocation en passant par le déplacement et les sanctions financières qui vont avec.
Grâce à une défense efficace et une forte mobilisation, plus de 500 personnes à Marseille pour soutenir Erwan le 7 juillet et autant à Toulouse le 9 juillet pour soutenir Alain, les sanctions n'iront certainement pas jusqu'à la révocation.
Quand à Bastien Cazals et Cédric Serres , le Tribunal administratif de Montpellier a annulé leur retrait de 24 jours de salaire lors de l'audience du 10 juillet.

De nombreux autres collègues ont subit des pertes de salaire, mais pour l'instant les caisses de solidarité mises en place localement jouent leur rôle.

En ce qui concerne le mouvement de Résistance Pédagogique, les 2 journées de travail à Marseille ont permis de dessiner les contours de ce qui va devenir un lieu essentiel de débat, de résistance et de propositions pédagogiques.

Une charte sera rédigée pendant l'été, elle permettra à de très nombreux collègues d'adhérer à ce mouvement de résistance sans pour autant s'engager dans des actions de désobéissance plus radicales.
De très nombreux désobéisseurs continueront à visage découvert, mais la charte ouvrira grand la porte à ces dizaines de milliers de mécontents qui, s'ils ne désobéissent pas, ne se satisfont pas des réformes récentes qui tendent à préparer l'éducation nationale pour le grand marché de l'éducation.

Un nouveau site internet couplé à un forum sera aussi mis en place à la rentrée.

Du 25 au 27 août, se tiendra la première université d'été des Enseignants du Primaire en Résistance, à Montpellier.

Malgré les menaces et sanctions, la rentrée ne se fera pas sans nous, pour que l'école publique continue à être un lieu d'égalité républicaine et ne deviennent pas une un supermarché comme les autres.

S. Goyer

> Source : Résistance pédagogique

Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication

par Joseph Vidal-Rosset



"Monsieur le ministre de la Culture et de la Communication,

Je vous écris en tant que simple citoyen cette lettre ouverte pour vous demander de réfléchir profondément aux conséquences de la loi Hadopi que vous allez faire voter à l'assemblée en septembre, après les déboires rencontrés par votre prédécesseur. Je suis persuadé que vous marqueriez l'Histoire en renonçant à ce projet de loi et en réussissant à convaincre le Président de la République de changer radicalement de cap en matière de politique pour l'internet." (...)

> lire la suite sur Mediapart

Etats-Unis : Fichée à vie à cause d’une fellation librement consentie

Nom d'une pipe !



"Aux Etats-Unis, les fichiers de délinquants sexuels sont publics, et accessibles sur l’internet. The Economist, qui prend partie contre les dérives que cela entraîne, y revient en détail au travers de l’histoire édifiante d’une jeune Américaine de 29 ans, fichée depuis 13 ans pour corruption de mineur : à 17 ans, elle avait été surprise en train de faire une fellation à un camarade de classe de 15 ans.

En 1996, Wendy Whitaker avait 17 ans. Un jour, en classe, le professeur éteint la lumière pour y diffuser une vidéo, et son voisin lui propose de profiter du noir pour lui faire une fellation. Le garçon allait avoir 16 ans trois mois plus tard.

Wendy Whitaker fut donc accusée de sodomie (en Georgie, c’est ainsi que l’on qualifiait les fellations). Wendy a rencontré son avocat 5 minutes avant l’audience. Il l’a incitée à plaider coupable. Elle ne comprenait pas trop ce qui lui arrivait.

Wendy a été condamnée à 5 ans de prison avec sursis, et a été incarcérée un an. Elle est inscrite au registre des délinquants sexuels, de Georgie, consultable sur l’internet (y compris via Google Maps), où n’importe qui peut trouver son nom, sa photographie et son adresse, ainsi que le motif de sa condamnation pour pédophilie : il y est inscrit “sodomie“, sans autre explication." (...)

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Cette herbe qui fait rêver les banques

Qu’on l’appelle ganja, shit, kif, marijuana, haschich ou autrement, le chanvre va contribuer au sauvetage économique de la Californie.



"En pleine crise, comme partout, la Californie envisage d’utiliser le cannabis pour en sortir…. stupéfiant !
Le cannabis, traduction latine du mot chanvre, contient une substance appelée cannabine connue pour ses effets thérapeutiques et était utilisé 2000 ans avant JC en Chine, (pour traiter la migraine), en Egypte par le Pharaon lui même, par les Grecs et Romains qui s’en servaient contre la goutte et les rhumatismes. lien
Le Royaume Uni, l’Australie, le Canada, les Pays Bas, la Suisse ont déjà recours à son utilisation thérapeutique. lien
Cette plante fait pourtant en France l’objet d’une répression sévère alors qu’en 1840, 176 000 hectares y étaient cultivés." (...)

> lire la suite sur Agoravox

Tirer sur l'ambulance après lui avoir crevé les pneus

Augmentation de l'age de la retraite, baisse des dépenses de santé, traques des faux arrêts de travail...



"Indiscutablement, les néo-libéraux ont, ces dernières années, emporté la bataille culturelle dans le débat politique, imposé une guerre des mots qu'ils ont à l'évidence gagnée. A tel point que la gauche a fini par ne débattre qu'en fonction des dogmes libéraux, s'y opposant certes, mais les plaçant ainsi au centre de la pensée politique... quand une partie de cette « gauche » a, elle, franchement repris à son compte les paradigmes du néo-libéralisme pour en faire la promotion tout juste teintée d'une atténuation, pompeusement nommé « justice sociale »(...)

Pourtant, contrairement à ce que font croire tous les « c'est une évidence... » ou les « tout le monde sait bien que... » qui habillent les discours politiques dominants, en politique ou en économie, rien ne va de soi : tout se démontre. Sauf à appauvrir le débat.

Aujourd'hui, le « trou de la sécu », ce fameux gouffre que tout le monde combat. La seule question qui semble se poser au pays étant : « comment le réduire ». Et pourtant...

Pourquoi la sécurité sociale, c'est-à-dire la santé des français, devrait-elle être équilibrée à elle seule ? Est-ce que l'éducation est rentable ? Par définition non, mais l'on dépense sans barguigner pour nos enfants sans se demander ce qu'ils rapportent, simplement parce que l'éducation est un bien pour lequel la collectivité paie. Pour le coup, c'est une évidence couramment admise. Est-ce que le service des pompiers est rentable ? Non, me répondrez-vous dans ce sourire que je devine." (...)

> lire sur dessillons.net

J'étais un instituteur désobéisseur... par Pierre Frackowiak

Inspecteur Honoraire de l'Education Nationale

"Instituteur remplaçant dans un premier poste près d'un puits de mine à Liévin, j'étais effaré que mes élèves, dont la plupart des pères travaillaient dans cette mine mitoyenne de l'école, n'avaient jamais pu visiter le « carreau de fosse » fermé par de solides barrières. J'étais aussi effaré de devoir leur faire faire des rédactions sur leurs vacances qu'ils avaient passées dans les corons ou sur l'automne dont il n'avait rien à dire et à écrire. Je décidai donc d'organiser une visite de cette fosse, au moins en surface, la descente étant évidemment interdite. La conseillère pédagogique contactée par le directeur effrayé est venue me l'interdire et m'a montré une leçon modèle de vocabulaire sur le jardin potager à partir de l'une de ces superbes images déjà jaunies que l'on voyait dans toutes les écoles. L'écoute des explications sur le râteau qui ratisse ou râtelle, la répétition des définitions qui transformait les enfants en murs, fermés sur eux-mêmes, incapables de répéter correctement ce langage étranger, m'interloquait. Comment pouvait-on s'obstiner à imposer des choses ayant si peu d'intérêt même si elles étaient dans les fiches pédagogiques du journal syndical et les répartitions du commerce? J'ai donc désobéi. Nous sommes allés voir le carreau de la mine en en ayant informé l'inspecteur par courrier et en ayant noté soigneusement au tableau où nous étions. Nous sommes aussi allés à la rencontre d'un jardinier et d'un fermier… Et les élèves ont parlé, écrit, lu, observé de la langue qui avait soudain pris du sens…. J'étais un désobéisseur." (...)

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Avignon : Interpellation place de l’Horloge

Le 18 juillet à 18 h 30, mouvement de foule place de l'Horloge: un père et son fils de 15 ans sont interpellés pour "outrage, rebellion et incitation à l'émeute". Récit et témoignage.

"8 heures après les faits, Patrick Leblanc n'en revient toujours pas. Le 10 novembre prochain, il devra comparaître devant le tribunal correctionnel d'Avignon pour "rebellion et incitation à l'émeute". A 62 ans, ce fonctionnaire retraité de la PJJ passé une nuit en garde-à-vue... Tout a commencé le 18 juillet donc, vers 18 h 30.

"Vous le faites drôlement bien"...
Comme des centaines de badauds, Patrick et ses deux fils de 15 et 12 ans regardent un mime faire "la statue". Tout à côté, un CRS, immobile lui aussi est adossé à son fourgon et profite du spectacle. "J'ai même cru un instant qu'il s'agissait aussi d'un comédien" avoue franchement Patrick Leblanc. Mais le fonctionnaire est bel et bien en service... C'est alors que le fils de Patrick Leblanc va déposer 30 cts d'euros aux pieds du CRS, lui glissant "vous le faîtes drôlement bien". Plaisanterie de gamin, farce de "festivalier" que le fonctionnaire de police ne goûtera pas dans cette ville où, le temps d'un Festival, on brocarde les nonnes, on singe les uniformes et on imite outrancièrement les grands de ce monde... "Il avait l'air sympa, tout le monde a ri, c'était pas méchant" avance le jeune garçon. (...)

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Chômage et opérateurs privés : coûteux et inefficace

par Olivier Bonnet



"Confronté à une explosion du chômage qu’on tente tant bien que mal de camoufler et à la faillite totale d’un Pôle emploi complètement débordé, le gouvernement a décidé un recours massif au privé : confier jusqu’à 250 000 chômeurs par an à des Opérateurs privés de placement (OPP), selon le chiffre avancé par Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, dans une interview au Parisien. Evidemment, on songe tout de suite qu’il serait tout de même préférable que les agents de Pôle emploi soient plus nombreux - et mieux formés -, et puis on se souvient être en Sarkozie." (...)

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Pour l’interdiction immédiate du Flash-ball

Signez la pétition



Mercredi 8 juillet, Joachim Gatti, 34 ans, cinéaste, a perdu un œil touché au visage par l’un des nombreux « flash balls » tiré par des policiers contre un groupe de manifestants pacifiques qui protestaient contre l’expulsion d’un bâtiment occupé à Montreuil. Selon de nombreux témoignages, tous les tirs visaient au-dessus de la taille.

Nous ne saurions recenser l’ensemble des blessures irréversibles dues à l’utilisation de plus en plus fréquente de ces armes dans le « maintien de l’ordre », tant lors de manifestations que dans le quotidien des interventions des forces de police. Rappelons toutefois qu’en moins d’un an, au moins trois manifestants ont été grièvement atteints à l’œil : ce fut le cas de Pierre, 17 ans, un lycéen Nantais lors d’une manifestation à l’automne dernier et Joan, 25 ans, un Toulousain qui participait à une autoréduction dans un supermarché ce printemps.

En 2002, lors de la dotation en flash ball de la police le gouvernement et les syndicats de policiers s’étaient voulus rassurants (?) affirmant que ces armes étaient « non létales » et que leur usage resterait exceptionnel et rigoureusement encadré (suivant le principe de « proportionnalité de la riposte »)... Les faits démontrent qu’il n’en est rien.

Assurée de son impunité, la police utilise quotidiennement ces flash ball de façon offensive, ignorant délibérément ces fameux principes supposés régler leur utilisation et sans hésiter à s’en servir de manière à occasionner le maximum de dégâts (tirs à bout portant, tirs délibérés à la tête, etc.).

Ce qui c’est passé à Montreuil, Toulouse ou Nantes, s’inscrit dans une logique d’utilisation croissante et quotidienne d’une répression expéditive pour faire régner l’ordre : arrestations et interrogatoires d’enfants, multiplication des gardes à vues, criminalisation du syndicalisme, dispersions brutales et violentes de rassemblements « non encadrés » (manifestations, rassemblements, fêtes, concerts), etc.

Parce que nous ne pouvons accepter une telle surenchère de la violence policière ; parce que nous ne pouvons nous résoudre à accepter une société où la réponse à tout conflit ou tensions sociales soient les « tirs tendus » de flash ball : nous demandons l’interdiction immédiate de cette arme, avant que l’irrémédiable ne se produise.

Parmis les signataires
Houria Ackerman, co-présidente de l’Union Juive Française pour la Paix. Sophie Aguirre, secrétaire générale syndicat national SUD Culture. Jean-Pierre Bastid, écrivain. Aurel, dessinateur. Denis Baupin, Maire adjoint de Paris, membre de l’exécutif des Verts. Daniel Bensaïd, enseignant philo Paris 8. Frédéric Bodin, Secrétaire fédéral SUD-Rail. Rony Brauman, médecin, ex-président de MSF. Erwan Chasles, secrétaire de la CNT-FTE. Compagnie Jolie Môme, troupe de théâtre. Emmanuelle Cosse, rédactrice en chef de Regards. Annick Coupé, porte parole nationale Union syndicale Solidaires. Monique Dental, animatrice du réseau féministe « Ruptures ». Gerard Delteil, écrivain. Marc Everbecq, Maire de Bagnolet. Jean-marc Fontaine, bureau fédéral SUD-Rail. Sylvain Garel, président du groupe des éluEs Verts au Conseil de Paris. Sylvain George, cinéaste. Maxime Gremetz, député de la Somme. Eric Hazan, éditeur. Jiho, dessinateur. Large, dessinateur. Nicole et Jacques Lesage de La Haye. Maëster, auteur de BD. Christian Mahieux, Secrétariat national de l’Union syndicale Solidaires. Antoine Moreau, artiste. Jean-Paul Maurel, adjoint au maire du 2ème arr. de Paris. Frédéric Neyrat, philosophe. Gilles Perrault, écrivain. Mathieu Potte-Bonneville, philosophe. Serge Quadruppani, écrivain. Maurice Rajsfus, historien. Diane Scott, metteur en scène. Siné, dessinateur. Antoine Volodine, écrivain. Peter Watkins, cinéaste...

Pour signer en ligne
http://petitions.samizdat.net/001-pour-l-interdiction-immediate-du-flash-ball

Pour signer par email
flashball@samizdat.net

Le dossier d'information
http://petitions.samizdat.net/flash-ball

Chronique de la haine policière

Il s’appelle Samir

"On le connait bien à l’UL CGT ,il a eu des soucis avec un employeur aux méthodes douteuses et nous l’avons épaulé dans ses démarches ,qui ont toutes les chances d’aboutir favorablement.

Un type sympathique ,souriant et pas peureux.

L’autre jour sur son nouveau lieu de travail ,un de ses potes lui laisse un message :

" la police de l’air est passée aux caravanes , ils étaient sept ,ils te cherchent. "

Comme il est logé par son nouvel employeur ,il ne passe plus trop au camp où ils etaient tous entassés ,dormant dans des caravanes délabrées et dans leurs voitures ,revers du clinquant de notre cité du bord de mer qui se voudrait Jet -Set mais n’ est qu ’une vieille mère maquerelle ,maquillée comme un carré d’As.

Un peu inquiet , il appelle notre secrétaire pour lui en parler. Mais puisqu’il est en règle ,il veut se presenter de lui-même à la police. notre secretaire propose donc de l’accompagner.

Direction la gendarmerie. " (...)

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La fabrication d'un nouvel ennemi intérieur : quand la police traque les "anars"

La France a peur. Et la traque des anars ultra ne s’arrête pas à Julien Coupat. Trois tagueurs anti-fascistes ont eux aussi fait les frais d’une justice et d’une police en plein revival du terrorisme d’Action directe.



"Dans la nuit du 22 au 23 mai 2008, alors que l’enquête préliminaire sur les « terroristes » de Tarnac est entamée, Jean, Emilie et Julien, trois anti-fascistes, taguent le mur de l’Asiem (Association immobilière de l’Ecole militaire), dans le 7e arrondissement de Paris, où le Bloc identitaire a prévu de se réunir. L’inscription : « Identitaires, hors de nos vies ! » De quoi faire frémir de terreur flics, militaires et ministère de l’Intérieur. Et il faut croire que la peur les a gagnés en effet. A cause de ce tag malheureux, nos trois anti-fascistes subissent tout un tintouin généralement réservé aux crimes plus graves.
" (...)

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Désinformation et absence d'infos

Nuits du 14-Juillet : la Place Beauvau impose le silence sur le nombre de voitures incendiées



"Vous êtes priés de ne pas communiquer sur les incidents du 14-Juillet." L'ordre, à l'intention des préfectures, émane du ministère de l'intérieur, bien décidé à rendre compte lui-même des débordements de la Fête nationale, raconte La Provence dans son édition du 15 juillet. Seulement voilà, alors que les forces de l'ordre locales étaient conviées au silence, Beauvau ne semble pour l'heure pas vraiment pressé de rendre compte de la situation plutôt "chaude" de ce 14-Juillet : "Les chiffres ne sont pas disponibles pour l'instant", a-t-on répondu à notre demande."

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Le droit du travail, prochaine victime de la grippe A ?

Les mesures à mettre en place en cas de propagation rapide du virus H1N1 ne sont pas que sanitaires. Une circulaire officielle, relative à la pandémie, s'attaque aux conditions de travail des salariés.



"La nouvelle est passée inaperçue, et pourtant. Le 3 juillet dernier, la direction générale du travail – rattachée au ministère du travail – publiait une circulaire «relative à la pandémie grippale» dans le but de préparer entreprises et administrations à une propagation rapide du virus. A la lecture de cette circulaire, on remarque vite qu'il n'y est pas seulement question de santé et de masques. En cas de pandémie grave, ce sont les conditions de travail des salariés qui risquent d'en prendre un coup. (...)
En cas de passage en phase 5B ou 6 de la pandémie - ce que Roselyne Bachelot envisage dès septembre - l'employeur pourrait donc «adapter l'organisation de son entreprise et le travail des salariés». Le volume horaire de travail ou le nombre de tâches à effectuer pourraient, par exemple, augmenter «par décision unilatérale de l'employeur». Et de préciser entre parenthèses que «le refus du salarié, sauf s’il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement»."

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