Impunément, travailler tue…

Suicides au travail : les racines du mal

“Sinistres mais révélateurs, les suicides à France Télécom ne doivent pas devenir l’arbre qui cache la forêt. Car depuis des dizaines d’années, des salariés meurent deux fois. Physiquement, puis symboliquement. Ils meurent car ils travaillent. Ensuite, ils meurent du silence et du mépris ; de l’absence de reconnaissance pénale, médicale et publique, des causes professionnelles de leurs décès.

Plus de deux personnes chaque jour décèdent en France d’accident du travail. En 2006, près de 50 000 ont subi une incapacité permanente à la suite d’un accident du travail. Depuis 1995, les maladies professionnelles reconnues ont doublé. Le nombre des cancers professionnels explose. Liés à la multiplication des postes intenables, les dommages psychologiques ruinent toujours plus de vies (et de familles). D’ici à 2020, de 80 000 à 100 000 salariés exposés à l’amiante disparaîtront.” (…)

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Communiqué sur l'Affaire du collège de Marciac (32) où des gendarmes avaient fouillé des élèves en classe, avec un chien policier

La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (C.N.D.S), menacée aujourd’hui de disparition, stigmatise l’action de la gendarmerie nationale.

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Communiqué de la Ligue des droits de l’Homme, Section de Toulouse, Délégation régionale Midi-Pyrénées :

Toulouse le  28 septembre 2009

“Le 19 novembre 2008, des gendarmes, accompagnés d’un chien, pénétraient dans des classes de 4ème et 3ème  du collège de Marciac, dans le Gers, pour procéder à une opération de contrôle anti-drogue, présentée préalablement comme une opération de sensibilisation et de prévention.

Fouilles et palpations furent pratiquées sur des élèves mineurs. Pourtant rien ne permettait de soupçonner des infractions à la législation sur les stupéfiants, dans ce collège réputé calme. Aucune infraction ne fut relevée.

La gravité de cette initiative et la manière dont elle fut menée amenèrent la Commission Citoyens-Justice-Police (composée de membres de la Ligue des droits de l’Homme, du Syndicat des Avocats de France et du Syndicat de la Magistrature), sur saisine d’un parent d’élève, à procéder à une enquête suivie d’un rapport rendu public en mai dernier.

La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS), saisie par la Défenseure des enfants, vient de publier son propre rapport sur cette affaire, qui confirme les analyses de la Commission Citoyens-Justice-Police.

Elle déplore que cette opération « ait été sciemment détournée de son objet, pour des raisons vraisemblablement statistiques…».et « souhaite que de sévères observations soient adressées au commandant de la communauté de brigades responsable du contrôle effectué à Marciac ».

La LDH de Toulouse salue le travail indépendant de la CNDS à propos de cette affaire.

Cet organisme officiel indépendant, a démontré à cette occasion et depuis plusieurs années l’importance de son rôle en matière d’analyse critique et de recommandations au sujet de comportements illégaux et de violences illégitimes commis par des personnels et responsables des forces de sécurité.

Or le gouvernement, dans un projet de loi organique, prévoit la suppression de la CNDS et de la Défenseure des enfants et le transfert de leurs attributions à une seule personne, le Défenseur des droits.

La Ligue des Droits de l’Homme considère que ce projet n’offre aucune garantie d’indépendance et de compétence multidisciplinaire de la future structure, qui aura des pouvoirs d’investigation limités. Elle manifeste son extrême inquiétude face à cette nouvelle atteinte aux libertés, qui s’inscrit dans la politique sécuritaire et répressive menée depuis sept ans.”

> ldh-france

"Que nous ne puissions à nous seuls prendre en charge la totalité de la misère mondiale ne nous dispense nullement de devoir la soulager autant qu’il nous est possible."

Michel Rocard à la Cimade

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“Tout au long du discours qu’il a prononcé hier, samedi 26 septembre, pour le 70ème anniversaire de la Cimade, Michel Rocard a martelé cette même conviction : "La France et l’Europe peuvent et doivent accueillir toute la part qui leur revient de la misère du monde !"

Il y a vingt ans, pour le cinquantenaire de la Cimade, l’ancien Premier ministre avait déjà prononcé un discours. Il avait alors déclaré que "La France ne peut accueillir toute la misère du monde... mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part".” (…)

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Simulacre de justice à Nîmes pour les Afghans : toutes les requêtes sont rejetées.

La honte absolue !

“Le procureur ayant fait appel de la décision du juge des libertés et de la détention, 14 afghans sont donc passés cet a.m. devant le tribunal administratif (6 autres – chiffre à confirmer- étaient passées ce matin). Les audiences avaient lieu dans 2 salles, avec 2 juges au comportement bien différent. Mais le résultat fut le même : toutes les requêtes ont été rejetées. Tous les afghans sont donc retournés au CRA. Avant d’être expulsées vers l’Afghanistan… ? !!!

Les audiences reprennent samedi à partir de 8h, au tribunal administratif.

Ce qui s’est passé aujourd’hui au TA de Nîmes fut HALLUCINANT ! Une parodie de justice, expéditive, scandaleuse, honteuse, révoltante !

Expéditive : 5 personnes convoquées par heure, soit 12 mn prévues pour chacune d’entre elles !

Scandaleuse : interprète incompétent, dossier égaré, avocats débordés, refusant de traiter des dossiers qu’ils n’avaient pas eu le temps d’examiner.

Honteuse : TOUTES les requêtes ont été rejetées, y compris les demandes de reconnaissance de minorité, y compris les demandes d’asile, par manque de preuve !

Révoltante : Nous devons dénoncer ce qui s’est passé !”

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Festival international du film militant

 Aubagne

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Lundi 5 octobre 2009 au cinéma Le Pagnol (Cours Foch Aubagne)
20h30 : Avant première du film « La domination masculine » réalisé par Patric Jean.

Mardi 6 octobre 2009 au cinéma Jean Renoir (La Penne sur Huveaune)
14h précises : Projection de « Passion et patience de la créativité révolutionnaire », réalisé par Aude Servais & Olivier Servais
15h30 : Projection : « L'art en rébellion », réalisation collective Promedios
16h00 : Projection : « On traine par terre », réalisé par Delphine Dufriche
18h : Projections : « Paroles de familles et proches de prisonniers ». En présence de Catherine Charles, présidente de l'ARPPI et Gwenola Ricordeau, sociologue à l'Université de Lille 1.
20h : « Rouge Bandit » réalisé par Fred k. Nicolas Avec Charlie Bauer, Daniel Defert, Thierry Levy, Gabriel Mouesca et Bernard Stiegler

Mercredi 7 octobre au Cinéma Jean Renoir (La Penne sur Huveaune) et au PIJ (Aubagne)
Journée mondiale pour un travail décent
Thémathique Ouvriers, étudiants et paysans

14h précises : « Cheminots », réalisé par Luc Joule & Sébastien Jousse
16h : RAS : « Nucléaire, rien à signaler », réalisé par Alain de Halleux
18h : « L'ascenseur : Lutte et victoire au chantier naval de La Ciotat », réalisé par Jean-Paul Leroy
20h00 : « LycéenEs aubgnaisES debouts », réalisé par l'association SPID
20h30 : « Janadesh » réalisé par Sébastien Saugues :

à partir de 14 h Programme du point information jeunes (PIJ)

Jeudi 8 octobre au Comoedia (Aubagne)
Thématique : « Pas sans.. ».

Début des projections à 14h précises
— « Faut pas se décourager », réalisé par David Gobert
— « Portraits sans visage », réalisé par François Lathuilière
— « Pour un droit au logement », réalisé par TV Bruits (Toulouse)
— « Mètres carrés », réalisé par James Keogh & Samir Benchikh
20h : « Carte postale de Palestine » réalisé par Kristen Falc'hon :
suivi de Conférence débat avec Pierre Stambul, membre du bureau national de l'Union juive française pour la Paix.

Vendredi 9 octobre au Comoedia (Aubagne)
9h30-12h : Matinée critique des médias animée par Cathy Rigal, professeur en sciences de l'information et Benoît Zollet, ancien critique médias à l'hebdomadaire Mariane :
Projection de « Fiction du réel », premier film jamais diffusé de Benoît Zollet (1998) et d'un zapping de journaux télévisés.
Atelier d'analyse partagé : Information marketing et politique spectacle
Intervention de la rédaction du mensuel Le Ravi : Précarité de la presse libre : l'indispensable soutien des citoyenNEs

Après midi et soirée Amérique latine Pays invité : La Bolivie

Samedi 10 octobre au Comoedia (Aubagne)
10h-12h Atelier : Pratiques audiovisuelles locales et structuration d'une alternative médiatique globale.
14h à 18h : projections rencontres : Résistances utopiques et alternatives réalistes
20h30 : « Sexes variables » réalisé par Guilhem Rondot
A partir de 22h : NUIT DU FILM MILITANT avec les Spectres de la liberté !

Le programme détaillé et les informations pratiques sur le site :
http://www.aubagne.tv/

Lettre d’interpellation des préfets sur le dispositif vaccination H1N1

Message de “Cyber-@cteurs

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Devant la gravité de certains faits, à savoir la mise en place insidieuse d'un état d'exception au prétexte d'une "pandémie", et les informations dont nous disposons sur la composition et la dangerosité des vaccins qui vont être utilisés pour une campagne de vaccination massive contre la grippe A H1N1, nous avons décidé d'interpeller les préfets, chargés de la mise en oeuvre du dispositif, et de les mettre face à leurs responsabilités.

ue faire ?

1. lire la lettre que nous avons adressée aux préfets et présidents de région, avec ses premiers signataires

2. signer et diffuser la pétition en ligne

3. télécharger, imprimer la lettre et :
http://www.cyberacteurs.org/pdf/prefets_h1n1.pdf

- la remettre à vos maires et autres responsables locaux, directeurs d'écoles et d'hôpitaux, représentants des forces de l'ordre, etc.
- l'envoyer avec votre signature, et la liste des premiers signataires, aux préfets et présidents de vos régions respectives.

Adresses des préfectures sur http://www.associanet.com/docs/prefectures.html
et des conseils régionaux sur
http://www.conseil-general.com/conseil-regional-regionaux/conseil-regional-regionaux.htm

AVANT lundi 28 septembre 2009, de préférence.

En dépit de l'évidence de l'innocuité de la grippe qui sévit, le gouvernement continue à mettre en place des mesures de "pandémie gravissime". Nous devons donc être le plus nombreux possible à exprimer notre désaccord, avant que ces mesures n'interdisent toute contestation sociale. Il en va de notre santé et de nos libertés !

Nos actions doivent être le plus VISIBLES possible. Signer en ligne est utile, mais informer les gens qui n’ont pas internet, établir des contacts directs et manifester publiquement est indispensable.

Premiers signataires
http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?t=6954

Un décret instaure une "carte de résident pour riches"

Le petit cadeau est réservé aux étrangers capables de réaliser "une contribution économique exceptionnelle"...

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“Un décret publié ce jour au Journal Officiel instaure une "carte de résident délivrée pour une contribution économique exceptionnelle" d'une durée de dix ans. Pour en bénéficier, tout demandeur doit obligatoirement, "personnellement ou par l'intermédiaire d'une société qu'il dirige ou dont il détient au moins 30 % du capital", remplir l'une de ces deux conditions :

• "Créer ou sauvegarder, ou s'engager à créer ou sauvegarder au moins 50 emplois sur le territoire français"
• "Effectuer ou s'engager à effectue un investissement [...] d'au moins 10 millions d'euros"”

> suite sur les mots on un sens

Une adresse mail pour dénoncer ses voisins

POLICE - C’est le dispositif mis en place dans l’Essonne...

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“«Aidez la police nationale dans son action au service des citoyens. Confidentialité garantie» C’est avec ce slogan que la police de l’Essonne propose de «transmettre ses renseignements à police-ddsp91@interieur.gouv.fr» De quoi susciter la polémique: outil de délation ou nécessité de «vivre avec son temps», comme s’en défend Jean-Claude Borel-Garin, directeur départemental de la sécurité publique, à l’origine du dispositif?” (…)

> lire sur 20mn

Comment le flic de base utilise le RACKET de l'outrage pour arrondir ses fins de mois

CODEDO – COllectif pour une DEpénalisation dU Délit d'Outrage / Contre les violences policières

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“A ceux qui douteraient encore de la véracité de ce que nous dénonçons, le reportage de Stéphane Bentura diffusé sur France 2 le 10/09/09 (Envoyé spécial) a apporté la preuve qu’en France, et plus particulièrement à Lyon, le flic de base peut très agréablement arrondir ses fins de mois en portant plainte contre le citoyen lambda, après l'avoir poussé à l'outrage, et (pas toujours mais très fréquemment) violenté, physiquement et psychologiquement. Dans la langue française, cela s'appelle du racket.
Le citoyen lambda, ici, c’est Valérie, qui a raconté lors de l'émission (témoignage complet ICI: Une certaine jouissance à me faire mal et à me faire pleurer), comment, pour avoir lancé "bravo" à une patrouille de police qui interpellait des jeunes en Mob, à Lyon, elle s'est retrouvée menottée, frappée, gardée à vue, puis condamnée en appel à 400€ d'amende et 3 fois 6oo€ de dommages-intérêts (les courageux gardiens de la paix étaient trois). L'un d'eux a avoué devant les caméras qu'il en était "à peu près à son trentième plainte pour outrage". Quant à son avocat, il faut le voir avouer, admirable de cynisme, comment il est payé au forfait par la Préfecture de Lyon, pour défendre des fonctionnaires de police (dont les frais d'avocat sont pris en charge par l'administration, le contribuable appréciera). Ces scandaleuses pratiques font l'objet de débats sur le forum d'Envoyé spécial (le racket de l'outrage), où l'on notera la proposition d'un policier honnête (ça existe aussi) de supprimer ces aides, entre autres choses…”

> CODEDO

Pédophilie : suspicion généralisée en Grande-Bretagne

En vertu de la présomption d’innocence, on ne fiche que les coupables, voire les suspects. La Grande-Bretagne a décidé d’innover, et de ficher un Britannique sur six, afin de croiser leurs antécédents judiciaires avec leurs modes de vie et relations actuelles, pour jauger de leur bonne moralité. Une forme de présomption de culpabilité.

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“L’idée de ce fichier, le plus important de ce type dans le monde, est né suite au meurtre en 2002, de Holly Wells et Jessica Chapman, deux fillettes tuées par le concierge de leur école, Ian Huntley, pourtant connu des services de police (mais jamais condamné) pour des affaires de violence sexuelle sur des adolescentes.” (…)

> lire la suite sur Bugbrother

Nouvelle bavure sanglante de l’OTAN en Afghanistan

Afghanistan. Quelque 90 personnes ont été pulvérisées dans l’explosion de camions citernes visés par un bombardement de l’alliance. Un soldat français a été tué dans l’est du pays.

“« Les assaillants ont été combattus avec succès. Cinquante-six insurgés ont été tués. Il n’y a eu aucune victime civile. Les forces allemandes n’ont pas eu de perte », affirmait sur un ton triomphal un communiqué de la Bundeswehr, l’armée allemande. En fait d’insurgés - il y en avait une quinzaine selon des témoignages concordants de rescapés -, la plupart des victimes (90 morts) sont des civils, à moins de les considérer comme des sympathisants de la cause talibane.” (de Hassane Zerrouky)

> lire dans l’Humanité

Pour l’arrêt de la chasse le dimanche

Pétition

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“Nous, promeneurs, randonneurs, cueilleurs de champignons, vététistes, sportifs, cavaliers, scolaires, naturalistes, escaladeurs, plaisanciers, et tous les utilisateurs de la nature, nous demandons le droit de pratiquer notre loisir en toute sécurité et sérénité, sans que pèsent sur nous les menaces d’une seule activité : la chasse.
Trop souvent, et sur tout le territoire, des chasseurs interdisent les chemins, posent des pancartes menaçantes, agressent verbalement et physiquement les autres usagers de la nature, sans aucun esprit de partage ni de respect. Même les animaux domestiques font les frais de cette agressivité. Constatant que les chasseurs, qui représentent moins de 3% de la population française, agissent souvent comme si la nature n’appartenait qu’à eux, nous demandons un partage plus équitable de l’espace et du temps, et demandons l’arrêt de la chasse le dimanche.”

> signer la pétition

Juge d'instruction et liberté, victimes d'une politique répressive

Par Jean-Marc Fédida

“En proposant au chef de l'Etat de supprimer l'institution du juge d'instruction, le rapport Leger a fait le choix de proposer une réforme de la justice qui va à l'encontre des courants libéraux garantissant les libertés individuelles. La disparition de cette institution signifie ni plus ni moins que le citoyen se voit privé d'une garantie dont il disposait préalablement face à l'appareil répressif : disposer d'un juge statutairement indépendant et libre et dont la fonction en même temps que l'éthique est d'être placée en dehors du tumulte des affaires.” (…)

> lire la suite dans rue89

Co-Formations : des spatialités de résistance décoloniales chez les lesbiennes « of color » en France

par Paola Bacchetta

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Article paru dans Genre, sexualité et société, n°1 | Printemps 2009 : “Lesbiennes”

Cet article développe l’idée que les lesbiennes « of color » en France créent de nouvelles subjectivités décoloniales et de nouvelles pratiques de résistance, mais que ces actions demeurent incompréhensibles dans la grille d’intelligibilité dominante, car celle-ci ne parvient pas à exprimer l’inséparabilité du genre, de la sexualité, du racisme, des classes, de l’esclavage et de ses conséquences, du colonialisme et du post-colonialisme. La première partie de l’article présente les apports et les limites des théories féministes et queer actuelles et propose l’utilisation des concepts de co-formation et de co-production pour permettre la prise en considération de ces éléments inséparables invisibilisés. Dans un second temps, il est procédé à une analyse de quatre modes de résistance (résistance psychique, transgressive, transformative et directement oppositionnelle) à travers ces deux concepts, ce qui permet de mettre en lumière des éléments habituellement maintenus dans l’ombre. L’article conclut enfin que les lesbiennes « of color » travaillent d’ores et déjà avec les inséparabilités, même si celles-ci ne sont pas véritablement formulées, et qu’à cet égard, le concept de co-formations peut être un moyen de conserver la visibilité de ces éléments inséparables.

> lire l’article en ligne

Technologies de surveillance… ou de discrimination ?

Par Jean-Marc Manach

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“Si les statistiques de la délinquance ressemblaient aux personnes les plus surveillées par ceux dont le métier est de regarder les écrans de contrôle des systèmes de vidéosurveillance, les jeunes femmes en mini-jupe ou décolletés pigeonnants deviendraient probablement l’ennemi public n°1, talonnées de près par les personnes vêtues d’accoutrements particulièrement étonnants, ou qui ont des comportements quelque peu anormaux (personnes qui s’arrêtent au beau milieu du flux des gens, repassent inlassablement devant la caméra, s’obstinent à rester sur le quai et à ne pas prendre le métro, et caetera).

Ces dernières n’ayant pas précisément le “bon profil” des délinquants, ceux dont le métier est de nous vidéosurveiller se rabattent donc généralement, et de préférence, sur les jeunes (de banlieue / basanés / de couleur / encapuchonnés / rroms / en bande), les SDF et les “marginaux“. Regarder, toute la journée, des images de vidéosurveillance n’est pas particulièrement gratifiant, et pour tout dire relativement ennuyeux. Il y a quelques années, un de ces employés s’était ainsi plaint qu’en plus, “les images sont en noir et blanc“.” (…)

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La liberté intellectuelle toujours en danger: Affaires Geisser (France) et Gordon (Israël)

Comité pour la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique.

Chers signataires de notre appel à la sauvegarde de la liberté intellectuelle, chers lecteurs de cette newsletter,

Après les vacances et le relatif répit qui l'accompagne, voici quelques nouvelles:

1. Comme vous le savez, la Commission administrative paritaire réunie le 29 juillet avait décidé de ne pas infliger de sanction à Vincent Geisser. En août, celui-ci reçoit un courrier signé par le Directeur général du CNRS, M. Arnold Migus, lui infligeant un avertissement. L'autisme de nos institutions universitaires trouve là une nouvelle illustration. Ni presque 5.500 signatures, ni les conclusions de la Commission administrative paritaire (qui s'est réunie pendant pas moins de 14heures !), ni le soutien de différentes institutions scientifiques internationales n'auront fait bouger le Directeur général du CNRS. Vous pourrez lire la lettre notifiant la sanction, en cliquant ici. Vous avez aussi la possibilité de vous remémorer tout l'historique de l'affaire et d'accéder à un grand nombre d'autres documents en vous rendant sur le site www.liberteintellectuelle.net

2. Je vous propose de programmer une rencontre à l'automne, pour ceux qui en ont envie et qui ont un peu de temps, en vue de créer une " cellule de veille " ainsi que l'idée en avait émergé début août. De même, si vous avez une proposition concrète à faire pour attirer à nouveau l'attention de la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche sur cette dérive, n'hésitez pas à m'en faire part.

3. La liberté intellectuelle n'est pas bafouée seulement en France, mais aussi ailleurs. Notre collègue israélien Neve Gordon risque d'être licencié de l'Université Ben-Gourion du Néguev pour avoir publié un article dans le Los Angeles Times dénonçant la politique de son pays et pour avoir appelé au boycott d'Israël. On peut tout à fait ne pas être d'accord avec ce qu'il propose, mais les mesures qu'on préconise pour le faire taire ne sont pas dignes d'un pays démocratique. Une pétition internationale circule pour le soutenir. J'ai fait un petit papier dans Rue 89 pour attirer l'attention sur cette pénible et inquiétante affaire. Vous pouvez le lire en cliquant ici. Vous y trouverez différents liens, y compris celui conduisant à la pétition de soutien à Neve Gordon.

Je vous salue cordialement.

Esther Benbassa

Prison Berk

Catherine Charles, présidente de l’ARPPI (Association pour le respect des proches de personnes incarcérées), inaugure son blog sur Bakchich. Et ne mâche pas ses mots sur Un Prophète, le dernier film d’Audiard.

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“J’aurai du aller voir Un prophète, le film de Jacques Audiard, vierge de tout extrait, de toute critique, de tout conseil et surtout de toute influence. C’est comme ces blagues que l’on vous annonce drôlissimes avant de vous les raconter et qui, 9 fois sur 10, ratent leur effet.

Pour Un prophète, c’est pareil, je m’attendais à autre chose. Quoi ? Impossible à définir parce que je ne suis pas une spécialiste du cinéma. Le seul signe qui me fait dire que j’étais en deça de mon attente est que je me suis rendue aux toilettes pendant la projection. Devant Tueurs nés, par exemple, la fiction terriblement critique de Tarantino, j’aurai préféré me pisser dessus plutôt que d’en louper une miette.

En même temps, il est très difficile de retranscrire en images l’univers carcéral et son huis clos. Seul celui qui a vécu une très longue peine, dans plusieurs centrales de France ou de Navarre, peut espérer livrer quelques morceaux de son terrible contenu. Aucun intervenant externe, quel qu’il soit, ne peut nous révéler la prison centrale sous son angle le plus pointu. Celui qui fore à chaque minute, à chaque seconde, la vie des hommes et des femmes qui y sont détenus. Exempte de spectaculaire, la prison centrale est toute en violence contenue, immuable et soumission.” (…)

> lire la suite