L'enfermement revient en force dans les hôpitaux psychiatriques

Entretien avec Jean-Marie Delarue, conseiller d’Etat, contrôleur général des lieux de privation de liberté

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“Jamais depuis vingt ans ne se sont autant multipliées les chambres d'isolement et les mesures de contention (immobilisation) pour les malades mentaux. Hier rarissimes, ces chambres fermées existent aujourd'hui dans tous les services.

En décembre 2008, un collectif «La nuit sécuritaire» s'était élevé contre le plan de sécurisation des hôpitaux psychiatriques, lancé par Nicolas Sarkozy aprés le meurtre d'un jeune par un malade mental, échappé de l'hôpital psychiatrique de St Egréve, près de Grenoble. Une pétition s'en était suivie. Samedi, à Montreuil, le collectif organise une journée de débats sur le thème: «Quelle hospitalité pour la folie ? Non, au retour des gardiens de fous, au grand renfermement, à l’abandon, au tri, à la mise à l’écart» (1).” (…)

> lire dans libération

Supprimer le délit d'offense au président de la République

Un an après, le PS approuve le Codedo

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Dans le cadre du débat sur la simplification du droit, à l’initiative de Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère, membre de la Commission des lois [lire sur son blog], les députés socialistes déposeront mardi 1er décembre un amendement demandant la suppression du délit d'offense au président de la République.

Rappelons que Jean-Luc Mélenchon, rencontré lors du procès d’Hervé Eon (condamné à 30 euros d'amende avec sursis, récemment débouté par la cour de cassation), a déjà déposé une proposition de loi allant dans ce sens au Sénat.

> codeco (Collectif pour une DEpénalisation dU Délit d'Outrage / Contre les violences policières)

La journée sans immigrés - 24H sans nous

Faisons du 1er mars une journée historique

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Manifeste du Collectif « La journée sans immigrés : 24h sans nous ! ».

Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants. Rappelons qu’un immigré est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines. Nous voulons nous réapproprier et réhabiliter ce terme devenu péjoratif par la force de l’instrumentalisation politique.
Nous refusons les stéréotypes véhiculés qui menacent notre cohésion sociale. Nous refusons que les bienfaits passés, présents et futurs des immigrés qui ont toujours construit la France soient ainsi niés d’un trait. Et entendons par ailleurs qu’il nous appartient de les mettre en valeur.
Les immigrés et descendants d’immigrés ont manifesté à maintes reprises pour défendre leurs droits. Et en retour, ils n’ont reçu que mépris ! Aujourd’hui, puisqu’il est convenu que « la consommation est le moteur de la croissance », nous voulons agir sur ce levier pour marquer notre indignation.
Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le «code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile» (CESEDA), plus communément appelé le code des étrangers. Cette loi symbolise une conception utilitariste de l’immigration, en d’autres termes, une immigration choisie sur critères économiques. Nous ne pouvions trouver de meilleur jour pour appeler à « une journée sans immigrés ». Nous, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport de l’immigration à notre pays, sommes tous des consommateurs et nous participons quotidiennement à la croissance de notre pays.
Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le !

Le 1er mars 2010 : Agissons en cessant de consommer et/ou de travailler.
Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique…
Pour la première fois en France, nous décidons de ne pas participer à la vie de la Cité. Par cette absence, nous voulons marquer la nécessité de notre présence.

> le site

Les banques US nous préparent une énorme bulle monétaire

Alimentées par les crédits à «taux zéro» de la réserve fédérale américaine, les grandes banques spéculent en Asie... construisant une bulle qui, selon les autorités chinoises et allemandes, pourrait bien précipiter l'économie mondiale toute entière dans une nouvelle crise.

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“Aux Etats-Unis, on prête gratis ! Depuis mars dernier, où la Réserve fédéral a ramené ses taux jusqu'à presque atteindre zéro, les grandes banques déversent des milliards de milliards de dollars dans les économies asiatiques. Résultat : les monnaies et bourses de la région connaissent une croissance exponentielle... et totalement artificielle ! Une nouvelle «bulle asiatique» se forme et menace déjà de craquer.” (…°

> lire la suite sur Marianne2

La police a menti sur le motif de la convocation de Caroline Wassermann, qui dénonce des conditions de garde à vue inhumaines.

« Les gardes à vue en France sont un scandale. Les chiens sont mieux traités à la SPA, parce qu'au moins, on leur donne une gamelle. Il faut que cela change, ou alors, il faut cesser de se targuer d'être la patrie des droits de l'homme. »

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C'est parce que la police a assuré à son bâtonnier qu'elle avait été convoquée « pour une raison personnelle » que Caroline Wassermann a accepté de se rendre à la PJ de Meaux. Pour vivre une garde à vue musclée. Choquée, fatiguée, l'avocate ne décolère pas.

> lire sur Rue89

L’archipel des Robocops

Par Catherine Charles, présidente de l’Arppi

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“C’est la question que je me suis posée au regard du nombre impressionnant de policiers qui ont été mobilisés dimanche dernier pour encadrer la manifestation « la prison tue » organisée par l’Arppi et de nombreux autres collectifs, groupes et individus pour demander l’abolition des peines de mort déguisées, des quartiers d’isolement et disciplinaires dans lesquels les morts suspectes sont de plus en plus nombreuses, le non enfermement des enfants, la libération des malades et des handicapés ainsi que le rapprochement familial, affinitaire et géographique des familles et proches de personnes détenues.” (…)

> lire sur Bakchich.info

Etre français, c'est avoir sa vie en France, et rien de plus

Hamé (rappeur au sein du groupe La Rumeur)

“Dans la prose marécageuse de l'ineffable ministre de l'identité nationale et de l'immigration patauge une créature aux élans de camarde. Tous les quinze ou vingt ans, depuis les indépendances et l'éclatement de l'empire colonial, et au gré des cycliques désastres économiques et sociaux, elle s'extirpe de la vase pour venir se rappeler au bon coeur du commun des Français. Plus que jamais la voilà, armée d'un rameau de ronces au bout d'une main sèche, flagellant"l'éparpillement identitaire" et éructant dans tout le pays des mots vieux, épris et pétris d'haleine chauvine.” (…)

> lire la suite dans Le Monde

Récidive criminelle : bienvenue dans « le meilleur des mondes »...

Communiqué de presse du Syndicat de la Magistrature

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L’Assemblée nationale s’apprête à examiner, les 17 et 18 novembre prochain, le projet de loi tendant à « amoindrir le risque de récidive criminelle ».

Initialement inspiré du rapport du premier président de la Cour de cassation, ce projet a été totalement remanié après l’arrestation de l’agresseur de Marie-Christine Hodeau.

Examiné désormais en urgence, ce projet de loi se présente sous une forme très technique et apparaît donc quasiment illisible pour ceux qui ne sont pas au fait de la législation pénale en matière d’exécution des peines.

Pourtant, ce texte comporte des dispositions tellement attentatoires à nos principes démocratiques qu’il exige un vrai débat public.

Quatrième loi sur la récidive en à peine 4 ans, ce projet s’inscrit dans une surenchère répressive qui emprunte aux nostalgiques de la peine de mort leur philosophie obscurantiste et repose sur le postulat que le délinquant restera, quoiqu’il advienne, un « homme dangereux » qu’il faut donc surveiller et contraindre sa vie durant.

Peu importe que cette doctrine ait déjà démontré son inefficacité en terme de lutte contre la délinquance – laquelle, selon les statistiques officielles, ne cesse d’augmenter ces dernières années malgré un dispositif répressif sans égal - il s’agit de poursuivre une politique aveugle qui réduit le délinquant à son acte et lui conteste toute capacité réelle d’évolution.

Peu importe que la notion même de dangerosité ne soit pas réellement définie et puisse donc être l’objet de tous les arbitraires, il s’agit, en son nom, de restreindre le champ des libertés pour s’inscrire dans une logique de sûreté et donc de méfiance généralisée envers tous ceux qui, un jour, ont enfreint la loi.

A peine votée, la loi sur la rétention de sûreté de février 2008 est ainsi élargie puisque le seuil permettant d’y recourir est abaissé.

Le projet prévoit également de généraliser le recours à la « castration chimique », y compris pour les condamnés qui n’ont jamais commis d’infraction sexuelle ! Il foule aux pieds le secret médical, pierre angulaire de la relation de soins, en prévoyant pour le médecin traitant une obligation de dénonciation au juge.

Dans une démarche de défiance vis à vis du juge, les concepteurs du texte n’hésitent pas à accorder au parquet des pouvoirs exorbitants comme celui de délivrer des mandats en lieu et place du juge qui n’aurait pas juger utile d’y recourir.

Un condamné pourra également être retenu « le temps nécessaire », sans statut et sans droits, lorsqu’il n’aura pas respecté une mesure de surveillance de sûreté.

Les mesures de surveillance sont multipliées sans limite et sans fondement puisque l’on va jusqu’à prévoir, après une libération conditionnelle réussie, la possibilité de placer sous surveillance de sûreté et donc possiblement en rétention de sûreté, un individu réinséré...

On balaie en somme d’importants principes de l’Etat de droit au nom d’une « guerre » contre la dangerosité dont personne n’est en réalité capable de définir les contours.

Mais, le texte ne s’arrête pas là. Poursuivant dans cette idéologie de la méfiance, il resserre l’étau contre tous ceux qui ont eu un jour affaire à la justice. Il prévoit ainsi de soumettre au prélèvement génétique(,) les personnes dispensées de peine par le tribunal. Grâce au vieil adage selon lequel il n’y a (a) pas de fumée sans feu, il s’agit doncd’étendre inconsidérement le fichage : le fait de comparaître une fois en justice pour des faits si mineurs qu’ils n’entraînent pas de condamnation serait malgré tout l’indice d’une dangerosité à de surveiller…

En démocratie, la fin justifie-t-elle les moyens ? Est-on prêt à tant de sacrifices pour nos libertés au nom d’une lutte contre la récidive qui sera de toute façon illusoire tant la prévention ne peut se résumer à la surveillance et au contrôle médical ?

Croit-on vraiment que c’est par un simple traitement de « castration chimique » que l’on combattra la délinquance sexuelle ?

Le courage politique consisterait à admettre qu’en matière de réadaptation il n’existe pas de réponse miracle, que la peine doit avoir un terme pour permettre au condamné réinséré de ne plus être systématiquement ramené à son acte, que la lutte contre la récidive dépend avant tout des moyens donnés en milieu ouvert comme en prison pour permettre une prise en charge éducative, sociale et éventuellement médicale, utile à l’individu comme à la société.

De ce débat pourtant essentiel, il ne sera évidemment pas question. La frénésie sécuritaire emporte tout sur son passage et notamment notre capacité à penser sereinement. Dans l’esprit de nos gouvernants, il faut « surveiller et punir » en instrumentalisant la souffrance des victimes.

Cet engrenage infernal est sans fin. Parions que le prochain fait divers constituera une nouvelle occasion pour durcir le dispositif. La prédictivité de la dangerosité étant impossible, c’est finalement toute la population qu’il faudra surveiller et contrôler. Nos gouvernants ne rêvent-ils pas d’une société où la vidéo surveillance serait généralisée afin d’épier chacun et éviter un potentiel passage à l’acte, où le prélèvement ADN se ferait à la naissance pour être certains d’avoir dès l’origine fiché le délinquant à venir, où nos moindre faits et gestes seraient répertoriés dans un fichier ad hoc ?

Le Syndicat de la magistrature dénonce cette société orwelienne que l’on nous prépare. Il s’insurge contre ce nouveau projet de loi qui, au prétexte de lutter contre la récidive, tourne le dos à l’humanité au profit d’une croyance dans le « criminel né » qui a tant inspiré l’idéologie fasciste.

Il appelle tous les démocrates à engager le débat et à s’opposer à ce cauchemar obscurantiste.

http://syndicat-magistrature.org/

Répression du mouvement des enseignant-e-s contractuel-le-s en Algérie

Communiqué du réseau euro-maghreb

Plus de 50 manifestant-e-s embarqué-e-s par la police le 11 novembre, une femme enceinte tabassée avec les autres grévistes, la présidente du CNEC SNAPAP (enseignants contractuels autonomes) et des représentants régionaux licenciés sans motif ! Voilà la réponse du pouvoir algérien à une manifestation pour revendiquer des salaires décents, des postes aux concours de recrutement et des conditions de travail acceptables.

Les organisations syndicales signataires apportent leur soutien aux revendications du corps enseignant algérien et à la grève générale à laquelle il appelle, et condamnent la répression policière et judiciaire contre les grévistes, de même que les tactiques antisyndicales et de division introduites par le gouvernement algérien.

Federazione Educazione della CNT (Francia), Federazione Educazione della CGT (Spagna), SUD Education (Francia), Unicobas Scuola (Italia)

Source : sud-education

François Cluzet prend la défense de Salah Hamouri

Il est accusé de « désinformation » et d’« incitation à la haine » par le BNVCA

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Invité dimanche sur France 2 dans l’émission 13h15 le dimanche, de Laurent Delahousse, l’acteur François Cluzet est accusé de « désinformation » et d’« incitation à la haine » par le Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme (BNVCA) qui en appelle au CSA. Les propos du comédien se rapportaient au cas particulier de Salah Hamouri, un ressortissant franco-palestinien, âgé de 24 ans, enfermé dans une prison israélienne depuis 2005. Selon l’acteur, qui milite pour sa libération au sein de son comité de soutien, Salah Hamouri purge « un délit d’opinion, simplement parce qu’il a dit qu’il était contre les colonisations » des territoires palestiniens.

> lire sur rebellyon.info

Trop sadomaso pour l'Allemagne, l'album de Rammstein censuré

L'album de Rammstein, « Liebe ist für alle da », a été interdit à la vente publique en Allemagne, annonce le site Rammsteinworld. Il sera retiré des rayons ce mardi dans la nuit.

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La vice-présidente du Département fédéral allemand des médias dangereux pour la jeunesse, Petra Meier, a notamment pointé du doigt le morceau « Ich tu Dir Weh » (« Je te fais mal ») dont les paroles contiennent ce passage : « Morsures, coups, clous, pinces, ce que tu veux, je ne dis pas non ».

« Une présentation de pratiques SM choquantes pour les mineurs »

En cause également, une photo du livret de l'album qui montre un membre du groupe en train de fesser une femme nue. Tout cela est considéré comme « une présentation de pratiques SM choquantes pour les mineurs ».

De plus, le clip de la chanson « Pussy », montrant explicitement les membres du groupe en plein coït (ont-ils été doublés ? ), inciterait aux rapports sexuels non protégés. Une version censurée a remplacé le premier montage, encore accessible en cherchant un peu.

Source : rue89

Les jeudis de Chasing Napoléon : Manuel de désobéissance civile

12 novembre 2009 à 19h30 : Deux conférences sur les sources de l’anarchisme américain. Présentation de David Henri Thoreau (1817-1862) par Michel Granger suivi d’une présentation des expériences communautaires aux Etats-Unis par Ronald Creagh, à l’occasion de la sortie de Utopies Américaines aux éditions Agone.

2009-11-09_223906 Thoreau

Michel Granger /
Résister
Entre 1845 et 1847, Thoreau s'installe dans une cabane qu'il a construite au bord du lac de Walden : il y expérimente en solitaire un mode de vie ascétique. Son acte philosophique célèbre l'aide à se soustraire aux pressions de la société urbaine, industrielle et mercantile, à l'obsession de la propriété de biens matériels. Le dépouillement volontaire rend plus visible l'essentiel de la condition humaine et Thoreau élabore un art de vivre anticonformiste et antimoderne. Il se consacre à l'observation de la nature, à l'écriture et à la culture de soi.
Pendant les années qui suivent, il rédige le récit de son séjour et façonne le personnage mémorable d'un sage résistant à l'emprise de la société et de ses instances normatives. Dans Walden (1854) et les conférences de cette période, il décline les multiples formes de sa résistance au travail, au monde de la politique et des affaires, ainsi qu'à la tyrannie de l'opinion publique que manipule la presse. Sa critique implacable ne l'a toutefois pas incité à s'engager dans la réforme de la société. Résister collectivement, militer pour une cause sociale aurait signifié s'enfermer durablement dans une confrontation desséchante aux aspects négatifs de la vie. Thoreau a préféré s'ouvrir à la beauté du monde, s'identifier à la nature qu'il décrit avec tant de constance et de bonheur. À partir de ses observations, ce naturaliste amateur a formulé des propositions visant à protéger la nature contre son exploitation économique : il a mis sa résistance à la civilisation destructrice au service de l'humanité en devenant un précurseur des écologistes. 
Spécialiste de Thoreau, Michel Granger est professeur de littérature américaine à l'Université de Lyon.

Ronald Creagh /
Utopies Américaines
Du voyage du socialiste anglais Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, et des mouvements contestataires des années 1960 à l'écologie et aux groupes punks ou lesbiens d'aujourd'hui, les États-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans un hôtel en pleine ville ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l'épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante.
En revenant sur près de deux siècles d'expériences communautaires, ce livre lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel mais le réinsère parmi les tentatives de lutte contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l'émancipation sociale.
Professeur émérite à l'université Paul-Valéry (Montpellier), Ronald Creagh collabore à de nombreuses revues anglosaxonnes et françaises. Il est notamment l'auteur de L'Affaire Sacco et Vanzetti (2004), et Nos cousins d'Amérique. Histoire des Français aux États-Unis (1988).

> Le Palais de Tokyo, Paris

A la recherche du trou de l'assurance maladie

L'ASSURANCE MALADIE 50 secondes de lecture à couper le souffle.

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Pour combler le déficit de la sécu, nos chers  gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de nous faire payer...
a) Dorénavant, sur une consultation médicale,  nous versons 1 euro,
b) Nous sommes restreints lors de nos arrêts  maladie ...
c ) Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste ...
d) Pour tout traitement de plus de 91 euros, nous en  sommes de 18 euros  de notre poche,
e) Taxe de 0,50 € sur les  boites
f) etc.

Toutes ces mesures sont destinées à  combler le fameux trou qui est à ce jour de 11 milliards.

Or,  savez-vous que :
a) Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la  Sécu, n'est pas reversée.7.8 milliards
b)
Une partie des taxes sur  l'alcool, destinée à la Sécu, n'est pas reversée.3.5 milliards
c) Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à  la Sécu, n'est pas reversée 1. 6 milliards
d)
La taxe sur les  industries polluantes destinée à la Sécu, n'est pas reversée1,2 milliards
e)
La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas  reversée. 2.0 milliards
f)
Retard de paiement à la Sécu pour les  contrats aidés 2.1 milliards
g)
Retard de paiement par les  entreprises 1.9 milliards
En faisant une bête addition, on arrive au  chiffre de 20 milliards d'euros.

Conclusion,

si les responsables de la Sécu et nos  gouvernants avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les  prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9 milliards d'excédent.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu.


Faites  circuler ce message. A force de tourner, il arrivera peut-être un jour sur le  bureau d'une tête pensante censée passer son temps à gérer l'argent des  contribuables.
Si les pouvoirs publics étaient vraiment  convaincus qu'il nous faut  consommer 5 fruits et légumes par jour pour sauver  notre santé et donc l'assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces  produits !
Cordialement.

Evelyne DUBIN
Secrétaire Générale
Adjointe au Directeur Général – INDL – Institut National du Développement Local - avenue Michel Serres – BP 32
47901 AGEN Cedex 9
tél :  05.53.48.06.74   fax : 05.53.48.06.71
mob: 06.72.19.53.50   mail: e.dubin@indl.fr

Les Amis d’Orwell : La frénésie sécuritaire

Pour la troisième fois, les Amis d’Orwell proposent un cycle de conférences sur le sécuritaire à l’université populaire de Saint-Denis, tous les jeudis de novembre, de 19 h à 21 h

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Au cours de ce cycle, nous nous proposons d’aborder la société de contrôle à travers des exemples de la vie quotidienne (délit d’outrage, vidéosurveillance) ainsi que des réflexions sociologiques et politiques. Comment ce système se met-il en place et pourquoi ?

Jeudi 5 novembre

Délit d’outrage ou abus de pouvoir ?

Jean-Jacques Reboux, auteur de romans noirs et responsable des éditions Après la lune, a été victime du délit d’outrage. Avec d’autres militants ayant osé contester la toute puissance policière, il a créé le Collectif pour une dépénalisation du délit d’outrage (Codedo, http://codedo.blogspot.com/). Ils ont lancé une pétition "Pour en finir avec le délit d’outrage et le délit d’offense au président de la République".

Jean-Jacques Reboux a écrit Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage (avec Romain Dunand, éditions Après la lune, juin 2008), Lettre ouverte à Nicolas Sarkosy, ministre des libertés policières (éd. Après la lune, octobre 2006).

Jeudi 12 novembre

À qui profite la vidéosurveillance ?

Noé Le Blanc démontre l’inefficacité des caméras de surveillance en s’appuyant sur plusieurs études britanniques dont celle du ministère de l’Intérieur publiée en février 2005. La vidéosurveillance, qui rate son objectif avoué, dissuader et détecter les délits, est surtout un marché lucratif de normalisation et de contrôle des pauvres.

Noé Le Blanc, journaliste, auteur notamment de l’article Sous l’œil myope des caméras, Le Monde diplomatique, septembre 2008 et de l’article Télésurveillance, Revue du Mauss permanente, 14 décembre 2008

Jeudi 19 novembre

Face à la surveillance, les comportements qui dérangent

Lois antiterroristes, fichage, puces RFID… Comment pouvons-nous faire face à la montée en puissance d’un mécanisme qui relève tant des logiques de contrôle des populations et des territoires (à des fins politiques et économiques) que des logiques de façonnement de la vie sociale ? Notre attitude très ambivalente face aux nouvelles formes de surveillance "consentie" (facebook, téléphones portables, cartes de fidélité, carte navigo, etc.) pose la question du partage effectif d’une valeur : la défense des libertés fondamentales. Comment assurer la protection de cette valeur sociale qui est de plus en plus souvent volontairement sacrifiée soit au nom de la sécurité, soit au nom du confort, de la distinction, voire de la sociabilité ?

Anastassia Tsoukala est juriste et criminologue, maître de conférences habilitée à diriger des recherches à l’université de Paris XI, rédactrice en chef associée de la revue de sociologie politique Cultures & Conflits. Elle a écrit notamment « La légitimation des mesures d’exception dans la lutte antiterroriste en Europe », dans Cultures & Conflits, 61 – Antiterrorisme et société, printemps 2006

Jeudi 26 novembre

Société de contrôle, vers un nouveau totalitarisme ?

L’accélération technologique est l’autre nom de l’expansion totalitaire. La société de contrôle, nous l’avons dépassée ; la société de surveillance, nous y sommes ; la société de contrainte, nous y entrons.[…] Le contrôle n’est pas la maîtrise, ni l’emprise, ni la commande, ni le pouvoir, mais la vérification. Un inventaire. Un état. Un fichier de biens : objets, cheptel esclaves. (Extraits de "Terreur et possession : Enquête sur la police des populations à l’ère technologique")

Pièces et main-d’œuvre (http://www.piecesetmaindoeuvre.com), plus connu sous le nom de PMO, réunit des militants grenoblois qui dénoncent l’alliance entre les élus, la recherche et les entreprises de la région pour le développement des nouvelles technologies dans un but mercantile, et dans un total mépris vis-à-vis de notre environnement et des populations. PMO a écrit Terreur & Possession – Enquête sur la police des populations à l’ère technologique, éd. L’Échappée, 2008, 334 p. ; Le Portable, gadget de destruction massive, éditions de L’Échappée, 2008, 94 p. ; RFID : la police totale, éd. L’Échappée, 2008, 80 p. ; Aujourd’hui le nanomonde. Les nanotechnologies, un projet de société totalitaire, éd. L’Échappée, 2008, 430 p. ; Nanotechnologies/Maxiservitudes, L’Esprit frappeur, 2006, 133 p.

Tous les cycles de l’université populaire de Saint-Denis sur le sitehttp://www.dionyversite.org/

Les Amis d’Orwell, l’émission de Souriez, est diffusée sur Radio libertaire, 89.4, un mardi sur deux, de 16 h à 17 h. Ecouter toutes les émissions

> source : http://souriez.info/

Résistance passée et présente

A l’occasion de la sortie du film "Walter, retour en résistance", de Gilles Perret, Bakchich a rencontré Stéphane Hessel.

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Né à Berlin en 1917, Stéphane Hessel s’exile en France avec sa mère dans les années 1920. Pendant la seconde guerre mondiale, il est embarqué par la Gestapo pour ses activités dans la résistance française. Et déporté au camp de concentration de Buchenwald, duquel il survit.

Depuis lors, Hessel n’a jamais cessé de résister. Co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, il est aussi présent dans les manifestations de soutien aux Palestiniens, au début de l’année. C’est ce lien, entre la résistance d’antan et celle d’aujourd’hui, que « Walter, retour en résistance » montre ; en nous offrant l’opportunité de voir et d’entendre des résistants de guerre, comme Stéphane Hessel et Walter Bassan.

> lire et voir sur Bakchich.tv

Regularisation des afghans de Nimes !

Message de la Cimade Languedoc

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Dix-neuf demandeurs d’asile afghans, « évacués » de la "jungle" de Calais le  22 septembre  dernier ont été placés en centre de rétention à Nîmes puis libérés par le juge des libertés  et de la détention le 28 septembre à minuit.

Depuis, avec l'aide d'associations et de citoyens, ils multiplient les démarches pour pouvoir  déposer leur demande d'asile.
Renvoyés de la préfecture du Gard à celle de l'Hérault, après être  passés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), ils attendent toujours  de pouvoir accéder à une procédure d'asile normale .La préfecture de l'Hérault exprime son acharnement  en voulant les placer délibrement dans une procédure expéditive dans laquelle ces afghans ne pourront  pas faire valoir leurs droits.

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson a été aussi sollicité, par diverses associations, en vain...

> lire la suite

La police britannique fiche les “extrémistes”

La police [britannique] rassemble actuellement des informations personnelles sur des milliers d’activistes qui participent à des réunions ou à des manifestations à caractère politique et stocke ses données sur un réseau regroupant des bases de renseignements nationales.

“Cet outil gardé secret a été conçu pour surveiller «les extrémistes locaux», c’est ce que révèle le journal le Guardian dans le premier d’une série de trois reportages consacrés au maintien de l’ordre lors des manifestations. Des informations détaillées sur les activités politiques de militants sont en ce moment stockées sur des systèmes d’information qui s’interpénètrent, même si ces militants n’ont pas commis de délit. Imprimer ce texte
Des officiers supérieurs de police disent que «l’extrémisme intérieur», un terme crée par la police mais qui n’a pas de valeur juridique, peut inclure des activistes soupçonnés de trouble mineur à l’ordre public comme des actions directes pacifiques ou la désobéissance civile.

Trois unités de la police nationale chargées de combattre «l’extrémisme intérieur» sont dirigées par le comité «terrorisme et problèmes connexes» de l’Association des Responsables de la Police. Au total, l’association reçoit 10 millions d’euros d’argent public du ministère de l’Intérieur et emploie 100 personnes.” (…)

> lire la suite