A l’assaut des centres de rétention

Toucher au cœur - À propos des rackets sur les immigrés.
– À l’assaut de Ceuta et Melilla.
– Beau comme des centres de rétention qui flambent.
– À ceux qui ne sont pas restés au chaud pendant la tempête.

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Ces 4 textes sont tirés de la revue À Corps Perdu n°1, décembre 2008.

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Désobéissance pédagogique : l’appel à l’insurrection des consciences d’Alain Refalo

Alain Refalo, 45 ans, l’instituteur de Colomiers (Haute Garonne) initiateur du mouvement de désobéissance pédagogique chez les enseignants du primaire, publie, le 14 janvier prochain, à la veille des évaluations nationales des élèves de CM2, un ouvrage consacré à cette lutte inédite dans l’Education Nationale.

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Entretien sur libetoulouse

“Un grand désarroi règne chez les enseignants que les dernières réformes n’ont fait qu’accentuer. Ils ont le sentiment d’être méprisés, peu écoutés et en plus on ne leur fait pas confiance. La pression augmente avec la culture du résultat et de la performance qui est imposée par la hiérarchie. Alors que les difficultés auxquelles ils sont confrontés ne cessent de s’accroître, le gouvernement réduit drastiquement les moyens et supprime des dizaines de milliers de postes. Dans le primaire, l’esprit de compétition est en train de se distiller dans des dispositifs qui heurtent la conscience professionnelle de nombreux enseignants partagés entre résignation et révolte.”

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Un faux journal "Le Nouvelliste", coup d’éclat de la Résistance à Lyon

Le 31 décembre 1943, un faux numéro du Nouvelliste est tiré à 30.000 exemplaires et distribué dans les kiosques et chez les marchands de journaux de Lyon par des Groupes Francs de la Résistance lyonnaise, entre 5 et 7 heures du matin.

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« Le soir du 11 novembre 1943, de retour du défilé patriotique des Maquis de l’Ain à Oyonnax [1], Charles Mohler se retrouve (en raison du couvrefeu) avec son adjoint, Lucien Bonnet, au domicile de Henri Jaboulay, chef régional Maquis. Alors qu’ils écoutent tous trois la radio de Londres, ils apprennent qu’une fausse édition du journal bruxellois Soir a été diffusée en Belgique par des résistants belges. Après discussion, ils projettent ensemble de réaliser quelque chose d’analogue à Lyon, en vue de faire connaître au plus large public les actions de la Résistance. Charles Mohler suggère de s’en prendre au Nouvelliste, journal ouvertement collaborationniste » [2]

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Le commerce de la panique

Il ne fait plus aucun doute que l’irruption des fonds privés dans quasiment toutes les institutions nationales et internationales fausse sérieusement leur fonctionnement et surtout ouvre la porte grande ouverte à toutes les manipulations.

“Le « tout privé », le sponsoring, les bienfaiteurs et autres sponsors ont créé les deux dernières décennies, sans crier gare, un monde d’influences qui régit désormais, depuis note quotidien jusqu’à la définition même de la « pandémie » OMS-ienne, notre vie et ajoute des nouvelles contraintes.

Depuis l’armée jusqu’aux musées, depuis les programmes de redressement des économies jusqu’à la santé, depuis l’éducation jusqu’à l’industrie cinématographique, tout aujourd’hui est perverti par l’irruption du privé et surtout par les « contre-dons » qu’il exige fermement.” (…)

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La prison : non seulement inutile mais contre productive ?

par Jean-François Chazerans

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“La ministre de l'intérieur Michèle Alliot Marie est venue inaugurer la prison de Vivonne (NR du 19 décembre 2009). Elle a précisé que « La prison doit protéger la société, sanctionner une faute, aider à la réinsertion des détenus. » Certes, mais en fait la prison n'aboutit-elle pas à l'inverse ? Là comme ailleurs nous aimerions voir des évaluations faites et/ou rendues publiques. Si nous connaissons à peu près bien les chiffres de la sanction, pour le reste nous sommes assez dans le flou. Quelle protection apporte la prison à la société ? Quelle aide est apportée aux détenus pour qu'ils se réinsèrent ? Quels sont les chiffres de la récidive ? Quelle est l'évaluation des quatre lois qui ont concerné la récidive ? Un gouvernement si avide de chiffres et d'évaluations, et si prompt à dénoncer l'insécurité, ne devrait-il pas s'empresser de nous informer à ces sujets ?

Au contraire, concernant la protection de la société par la prison, nous sommes en face d'un discours paradoxal. La ministre dit que la prison doit protéger la société mais le gouvernement, faisant continuellement de l'insécurité son cheval de bataille, annonce régulièrement à la fois qu'il y en a toujours plus et les bons résultats de ses services. Il faut de l'insécurité pour mettre en place des mesures sécuritaires. Mais l'insécurité est un constat d'échec des précédentes mesures. Au lieu de constater que l'insécurité est un faux problème créé par les mesures sécuritaires, le pouvoir met en place une fuite en avant sécuritaire qui conduit à toujours plus d'insécurité. Cette fuite en avant se caractérise par le fait qu'il y a toujours plus d'ouvertures de places en prison - « « D'ici 2012 »« On est passé de 75, 5 détenus pour 100.000 habitants au 1er janvier 2001 à 103 détenus pour 100.000 habitants au 1er janvier 2009 ! », promet-elle [Michèle Alliot Marie], la France comptera 63.000 places de prison, 68.000 en 2018 » et toujours plus de détenus - «  témoigne Barbara Liaras »1. Difficile alors de dire que la prison protège la société.” (…)

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Gaza : grève de la faim d’une rescapée de la Shoah

Une survivante de la Shoah âgée de 85 ans a entamé une grève de la faim au Caire lundi 28 décembre. Elle proteste contre l’interdiction par les autorités égyptiennes d’une marche vers Gaza organisée par des ONG internationales.

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Hedy Epstein, une militante juive américaine, a cessé de s’alimenter à 11h, comme d’autres personnes âgées d’un groupe participant à cette marche et se faisant appeler les "Grands-mères".

"Je ne l’ai jamais fait auparavant, je ne sais pas comment mon corps va réagir", a déclaré Hedy Epstein, installée sur une chaise devant les bureaux des Nations unies au Caire, au milieu de plusieurs centaines de militants.” (…)

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Le RSA, ça ne marche pas !

Un an après le vote de la loi sur le revenu de solidarité active, les trois quarts des «travailleurs pauvres» n'ont pas fait valoir leurs droits.



"Surtout, ne lui parlez pas du revenu de solidarité active (RSA). Delphine, 35 ans, un doctorat de droit en poche et une petite fille à charge, bouillonne de colère : «Je cherche du boulot dans un cabinet d'avocats à Perpignan mais on me propose 1.300 euros; alors, pour moi, c'est niet !» Le complément de salaire que pourrait lui apporter son inscription au RSA ? «Jamais ! rétorque-t-elle. Je ne veux pas être une assistée, je ne veux pas de carte de CMU, et je n'ai pas envie de rendre des comptes aux travailleurs sociaux… Je suis écœurée de vivre dans un pays où, quand on a bac + 8, on ne peut pas gagner sa vie décemment. Je demande juste un salaire convenable !»" (...)

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Reims : Récit d’une bavure policière.

Georges Belenguier

“Bonjour

j’apporte ce jour le témoignage d’un père de famille dont le fils est passé en comparution immédiate suite à cette manifestation et a été condamné à 3 mois de prison avec sursis après avoir passé 24h en garde à vue.

Mon fils Léo Belenguier a 18 ans donc majeur et il est étudiant en fac d’histoire à Reims.

Il n’est pas inscrit à un parti politique et s’est rendu à la manif par solidarité avec ses camarades et amis du lycée Roosevelt.

Il a un casier judiciaire vierge, un attachement profond aux valeurs de justice et de solidarité doublé d’un tempérament doux et pacifiste. Il s’intéresse à l’actualité politique en tant que personne majeure porteur d’un droit de vote particulièrement en ce qui concerne ses pairs.

Mon fils a déjà participé à des manifestations et n’a jamais commis aucune violence ni exaction d’aucune sorte allant même jusqu’à redresser des containers de poubelles en déplorant ces actes susceptibles selon lui de discréditer les actions menées.

C’est ce même jeune garçon qui s’est fait interpeler et menotter jeudi après la manifestation au cours d’une rafle commise par la BAC alors qu’il attendait assis sur un plot pour reprendre son vélo garé devant le lycée, alors que la manifestation était terminée et qu’il avait demandé aux CRS à quel moment son vélo serait accessible.

Cette arrestation brutale est motivée par l’ accusation d’avoir jeté des pierres sur les policiers pendant la manifestation avec soi disant pour preuve une vidéo le montrant distinctement. Mon fils fort de son innocence a demandé aussitôt à voir la vidéo qui le mettait en cause.

Il a été placé en garde à vue pour 24 heures, sans jamais pouvoir visionner ce document qui était sensé l’accabler. La raison en était, d’après la police que la vidéo était sous scellés pour le tribunal. Après 24 heures de garde à vue traumatisantes (refus de l’informer de notre connaissance de sa situation, annonce que sa garde à vue pouvait être prolongée s’il niait, refus de nous contacter pour que nous communiquions aux forces de l’ordre les coordonnées de notre avocat...),il a été jugé en comparution immédiate qu’il a acceptée pour éviter de se retrouver en "préventive" chantage odieux qui ne lui laissait d’autres choix que le procès expéditif ou la prison. Il n’a rencontré son avocat commis d’office que quelques minutes avant d’entrer dans le prétoire ce qui laisse perplexe sur le temps accordé pour préparer sa défense .

Malgré la demande des avocats et des inculpés, malgré l’absence complète de preuves (le seul témoignage écrit est celui du policier blessé qui disait n’avoir reconnu personne et expliquait que les jets de pierre venant de l’arrière de la manifestation ne leur étaient pas imputables puisqu’ils étaient sur l’avant )et malgré les dénégations des quatre inculpés, cette bande vidéo n’a jamais été présentée à quiconque et le procès s’est conclu par une peine de sursis de trois mois pour chacun alors même qu’aucun témoin n’avait été entendu et qu’aucune preuve n’existait.

La conclusion de tout cela dépasse ce qu’un citoyen français peut imaginer : la condamnation sans preuve d’un innocent pour l’exemple, un traumatisme psychologique évident provoqué par une garde à vue visant prioritairement à faire d’un innocent un coupable à coup d’intimidation et de brimades de toutes sortes : autorisation d’aller aux toilettes plus d’ une demie heure après la demande, nuit passée dans des conditions d’hygiène épouvantables , refus d’appeler les parents pour le choix de l’avocat, refus des policiers du commissariat de Reims alors que je me suis rendu sur place sur leur conseil ,de me donner les informations sur les suites de la garde à vue jusqu’à la comparution immédiate après avoir soufflé le chaud et le froid et m’avoir donné des informations erronées ou contradictoires, refus du tribunal de prendre en compte l’absence de preuves et au final une condamnation avec sursis mettant directement en péril l’accès à la vie professionnelle de mon fils au terme de ses études.

J’espère que beaucoup de parents auront accès à cette information pour s’alarmer des conséquences désastreuses d’une politique sécuritaire et paranoïaque capables de briser la vie d’un jeune homme jusque là libre et heureux.”

Georges Belenguier

Source : http://www.legrandsoir.info/Reims-Recit-d-une-bavure-policiere.html

Les civils de Gaza dans l’incapacité de reconstruire un an après “Plomb durci” et "trahis" par la communauté internationale

Communiqué d’Amnesty International

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Seulement 41 camions de matériaux de construction ont été autorisés à entrer depuis janvier 2009
Les maisons, écoles, hôpitaux et réseaux d’assainissement ne peuvent être reconstruits
La communauté internationale a trahi la population de Gaza en ne parvenant pas à traduire ses paroles en actes pour mettre un terme au blocus de Gaza qui empêche la reconstruction, déclare un groupe de 16 ONG humanitaires, de développement et de défense des droits dans un nouveau rapport publié aujourd’hui (22 décembre) à la veille de l’anniversaire du début de l’opération militaire israélienne « Plomb durci ».
Les autorités israéliennes n’ont autorisé que l’entrée de 41 camions de matériaux de construction dans Gaza depuis la fin de l’offensive à la mi-janvier, relèvent les ONG, dont Amnesty International France, le CCFD – Terre Solidaire et Oxfam France – Agir ici, alors qu’il en faudrait des milliers pour réparer les dommages causés aux maisons, aux infrastructures civiles, aux services publics, aux fermes et aux entreprises. Le rapport souligne qu’il est interdit à la population civile, ainsi qu’aux Nations Unies et aux ONG, d’importer des matériaux comme le ciment ou le verre, mis à part dans un très petit nombre de cas.
Nicolas Vercken, d’Oxfam France – Agir ici, a déclaré:
« Non seulement Israël, en imposant le blocus, a puni tous les habitants de Gaza pour les agissements de quelques uns, mais en outre les grandes puissances ont également abandonné, et même trahi, les Gazaouis. Elles ont froncé les sourcils et prononcé des discours, mais n’ont presque rien fait concrètement pour tenter de changer cette politique destructrice qui empêche la reconstruction, la réhabilitation des personnes et la reprise économique ».
« Le Hamas et les autres groupes palestiniens armés, doivent aussi maintenir leur actuelle cessation des hostilités de facto, stopper de façon permanente les tirs de roquettes indiscriminés vers Israël depuis Gaza. Et toutes les factions palestiniennes doivent par ailleurs intensifier le dialogue en vue de la réconciliation vers un gouvernement palestinien réunifié qui sera effectivement capable de répondre aux besoins de sa population civile ».
Selon les auteurs du rapport, le blocus a également conduit à de fréquentes coupures d’électricité, de gaz et d’eau, avec des conséquences désastreuses sur la vie quotidienne et la santé publique. A cela s’ajoutent les restrictions d’approvisionnement en gaz industriel imposées de façon continue par Israël, privant 90% des Gazaouis de courant pendant 4 à 8h par jour.
Le blocus, qui avait commencé en juin 2007 après que le Hamas a pris le contrôle de la Bande de Gaza, a fortement aggravé la pauvreté, contribuant à rendre 80% de la population dépendante de l’aide. Les entreprises et les fermes ont été contraintes de fermer et de renvoyer leurs ouvriers. La quasi interdiction qui pèsent sur les exportations a frappé les agriculteurs de plein fouet, et leur situation s’est détériorée avec la guerre qui a dévasté 17% des terres arables, serres et systèmes d’irrigation. En outre, 30% des terres arables ont été interdites d’accès et estampillées « zone tampon » par les militaires israéliens depuis la fin de l’offensive.
Geneviève Garrigos, Présidente d'Amnesty International France déclare au sujet du blocus de Gaza :
« On ne peut pas punir collectivement les habitants de Gaza pour les agissements de seulement quelques-uns. Nous condamnons toute attaque de roquettes sans distinction sur Israël. Si Israël a le devoir de protéger ses citoyens, les moyens auxquels il a recours doivent être conformes au droit international humanitaire et au droit international des droits humains ».
En imposant le blocus sur la bande de Gaza, Israël est en du droit international humanitaire de procéder à des peines collectives, indique le rapport dans lequel les ONG demandent à Israël de lever le blocus. Ces mêmes ONG déclarent également que les Gazaouis ont été trahis par la communauté internationale qui peut et doit faire bien davantage pour mettre un terme à ce blocus illégal et inhumain. Elles appellent notamment l'UE à entreprendre une action concertée immédiate pour obtenir la levée du blocus de Gaza avant la fin de la présidence espagnole en 2010.
Les ONG demandent également aux Ministres des Affaires étrangères européens et au nouveau Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, de visiter Gaza et de se rendre compte par eux-mêmes de l’impact du blocus sur la population (4). Obtenir l’ouverture immédiate des points de passage de Gaza pour les matériaux de construction pour réparer des maisons détruites et des infrastructures civiles alors que l’hiver s’installe serait un pas important vers la fin du blocus, soulignent les ONG.
Emmanuelle Bennani, du CCFD – Terre Solidaire:
« Les déclarations de la communauté internationale exprimant sa désapprobation du blocus de Gaza ne suffisent pas. Tous les Etats doivent insister auprès du gouvernement israélien afin qu’il arrête le blocus et laisse les habitants de Gaza reconstruire leurs vies. Il ne doit plus y avoir aucune excuse pour la communauté internationale ».

http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty

2 200 habitants de bidonvilles jetés à la rue en plein hiver, c’est inadmissible !

COMMUNIQUE DE PRESSE commun

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A l’heure où le plan grand froid est activé et des solutions pour mettre à l’abri les plus précaires sont mises en places, ces expulsions apparaissent inhumaines et scandaleuses. Elles mettent en danger ces personnes.

En l’espace de deux mois en Ile-de-France, au moins 2200 hommes, femmes et enfants ont été évacués des terrains d’Ile-de-France sur lesquels ils vivaient* sans qu’aucune solution adaptée ne leur soit proposée, et de nombreux autres sont menacés d’expulsion. Malgré l’indignité des conditions d’habitat, c’est bien de "leur domicile" qu’elles se trouvent expulsées sans autre perspective immédiate que l’errance. Dans l’attente de solutions dignes et adaptées proposées par les pouvoirs publics, il est urgent que la trêve hivernale des expulsions locatives (du 1er novembre au 15 mars) protège toutes les personnes en grande précarité. Les tribunaux de grande instance de Lyon et Pontoise l’ont d’ailleurs réaffirmé les 16 et 20 novembre dernier en rejetant des demandes d’expulsion de bidonvilles. Les associations signataires demandent à l’Etat la suspension immédiate de toute nouvelle expulsion. Par ailleurs les associations demandent au Préfet de Région, responsable de la mise à l’abri des personnes à la rue, d’organiser une table-ronde régionale réunissant les préfets de départements, les élus et les associations pour trouver ensemble des solutions de sortie des bidonvilles en termes d’hébergement et de logement dignes et durables, adaptés aux parcours et aux projets individuels de chaque famille, qui reposent sur l’implication solidaire de toutes les collectivités locales franciliennes.

* 400 personnes expulsées le 15 octobre à Argenteuil (Val-d’Oise, av. Stalingrad)

820 personnes expulsées le 21 octobre à Bondy (Seine-Saint-Denis, route d’Aulnay)

50 personnes expulsées la première semaine de novembre à Paris (Porte de Choisy)

400 personnes expulsées le 27 octobre à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis, av. Division Leclerc)

60 personnes expulsées fin octobre à Livry-Gargand (Seine-Saint-Denis, Chemin de Vaujours)

100 personnes expulsées le 12 novembre à Villabé et Ormoy (Essonne, Moulin-Galand)

50 personnes expulsées le 16 novembre à Montreuil (Seine-Saint-Denis, Halle Marcel Dufriche,

expulsées encore plusieurs fois les jours suivants)

200 personnes expulsées le 25 novembre à St Denis (Seine-Saint-Denis, rue Charles Christofles)

90 personnes expulsées le 2 décembre à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

SIGNATAIRES :

ASAV (Association pour l’Accueil des Voyageurs)

ASET (Aide à la scolarisation des enfants tsiganes)

ASFR (Association de Solidarité avec les Familles Roumaines)

Aurore

CIMADE (Comité Intermouvements auprès des évacués)

Comité d’Aide Médicale

Collectif Romeurope Ile-de-France

Association Emmaüs

FAPIL (Fédération des Associations pour la Promotion et l’Insertion par le Logement)

FNASAT-Gens du voyage (Fédération Nationale des Associations Solidaires d’Action avec les Tsiganes et Gens du voyage)

Fondation Abbé Pierre

France Terre d’Asile

Habitat – Cité

Hors la rue

Ligue des Droits de l’Homme

Emmaüs France

Médecins du Monde

MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)

PARADA France

Secours catholique Ile-de-France

Solidarité Nouvelle pour le Logement

Union

Sud Education

Rue et Cités

URAVIF (Union régionale des associations voyageurs d’Ile-de-France)

Et les Comités de soutien de Montreuil, du Nord-ouest parisien, de St Michel-sur-Orge, de Meudon, le Collectif de soutien aux familles roms de Roumanie et le Collectif des sans-papiers de Melun

Contact presse :

Malik SALEMKOUR (Ligue des Droits de l’Homme)

Segolen GUILLAUMAT (Comité d’Aide Médicale)

Stéphane LEVEQUE (FNASAT-Gens du voyage)

Faut-il sacrifier la liberté au profit de la sécurité ?

22 décembre : débat du café-citoyen de la Nouvelle Arcadie

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Nous vous attendons à L'imprévu, 35 rue Didot / Place Flora Tristan, 75014 PARIS (Métro Pernety).

"Le nombre de gardes à vue est minoré"

Nommé en juin 2008 à ce tout nouveau poste, Jean-Marie Delarue met la dernière main à son rapport d’activité 2009, qui doit être rendu public fin janvier. En exclusivité pour le JDD, il annonce des chiffres inédits et quelques découvertes surprenantes faites dans les prisons et les commissariats. Ainsi, le nombre de gardes à vue en France serait sous-estimé de 20 à 30%…

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A quoi sert le contrôleur général des lieux de privation de liberté?
Notre équipe de vingt contrôleurs tourne en permanence et nous en sommes à plus de 200 visites d’établissements, prisons, commissariats, hôpitaux psychiatriques, zone d’attente de Roissy, infirmerie psychiatrique de la préfecture de police… Qu’on ne vienne pas nous taxer de naïveté.

Que retirez-vous de tout cela?
On est partis sur l’état matériel des lieux mais, à force de visiter, on s’aperçoit que c’est l’état des personnes qui est important. Oui, il y a des établissements vétustes, sales, délabrés. Mais si on regarde l’état des détenus et des relations sociales dans les prisons neuves, est-ce qu’on a gagné au change? Pas toujours. Certains établissements modernes sont déshumanisés. Par exemple à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas, où le personnel n’en peut plus et où les détenus expriment leur mécontentement.” (…°

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Qui nous gouverne ?

Qui nous gouverne ?
Sont-ce ces politiques qui s’expriment en notre nom puisque tel est le principe de nos démocraties ? Est-ce le réel qui, dans son ensemble, dicterait une loi raisonnable à laquelle chacun se plierait dans une forme de sagesse collective ?

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“Le réel et la politique sont liés de la même manière que les mots et les choses. Qu’ils impriment leur pouvoir, nul ne pourrait le nier mais suffisent-ils à nous gouverner ? Et même n’est-il pas certainqu’une troisième instance, plus flottante, plus invisible, domine désormais en s’étant emparé et de l’un et de l’autre ? Car le véritable pouvoir ce n’est plus ce qui nous contrôle de l’extérieur mais bien ce qui régit notre pensée par une fabrication de notre imaginaire.”

> lire la suite sur nouvelhermes

«Ça ressemblait vraiment à une opération de com de la police»

Cyril Peyramand, documentariste, a passé son samedi soir dans la «prison climat» de Copenhague. Interpellé avec plus de 900 autres personnes lors de la grande manifestation du week-end, il raconte une opération rodée qui a viré à l'improvisation.

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“Barbe de trois jours, petites lunettes, sweat-shirt. Il est près de minuit dimanche dans le Climate Express (le train des activistes qui ont fait le voyage pour la grande manifestation du week-end à Copenhague) quand Cyril Peyramand vient raconter son histoire. La veille, il a été arrêté près de huit heures par la police danoise, comme plus de 900 autres personnes. Son tort: avoir participé à la grande manifestation de samedi. Ce documentariste de 37 ans, qui accompagne la vingtaine de militants du collectif basque Bizi, auquel il consacre une web-serie, livre son témoignage.” (…)

> lire sur libération

20000 ados sous surveillance électronique

Initialement dévolu à la surveillance des criminels et délinquants sexuels, afin de lutter contre la récidive, puis censé servir de mesure d’aménagement de la peine, et désormais prévu, aussi, dans le cadre du “suivi socio-judiciaire“, le bracelet électronique, ou Placement sous surveillance électronique mobile(Psem) fait petit à petit son lit, et va crescendo.

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“Ainsi, en Angleterre et au Pays de Galle, le port du bracelet électronique peut être imposé dès l’âge de 10 ans, afin de lutter contre les pratiques “anti-sociales” qui peuvent pourrir la vie des gens.

L’an passé, près de 20 000 adolescents de 15 à 17 ans ont ainsi du porter un bracelet électronique, un chiffre en augmentation de 40% en trois ans.” (…)

> lire la suite sur bug brother

Prisons - La France a le "taux de suicide le plus élevé de l'Europe des Quinze"

Avec 20 suicides annuels pour 10.000 détenus en 2002-2006, la France a présenté le "niveau de suicide en prison le plus élevé de l'Europe des Quinze", constate l'Institut national d'études démographiques, selon qui le taux de suicide dans les prisons françaises a quintuplé en 50 ans.

Photo d'archives (Reuters).

"Le taux de suicide dans les prisons de France métropolitaine a quintuplé en 50 ans, constate l'Institut national d'études démographiques (INED) dans son dernier bulletin mensuel publié mercredi 16 décembre. Mais "contrairement aux idées reçues", la surpopulation carcérale et le suicide "n'évoluent pas de façon parallèle", selon l'INED.
Le taux de suicide en milieu carcéral est passé de quatre suicides pour 10.000 détenus en 1960 à 19 pour 10.000 en 2008, explique l'INED. Le niveau le plus élevé a été atteint en 1996 avec 26 suicides pour 10.000 détenus. Après une baisse au cours des dernières années, une "nouvelle augmentation" a caractérisé l'année 2008, précise cette étude publiée dans le bulletin "Population et sociétés"."

> lire sur nouvelobs

Contre le racisme à la française, un texte de Félix Guattari, en...1981

Le texte de Félix Guattari, philosophe, psychanalyste et militant, reproduit ci-dessous est instructif à plusieurs niveaux. Il montre que les nauséeux débats identitaires agitant notre société contemporaine ont des racines profondes, qu’en 1981 – déjà – stigmatisation des immigrés et remèdes sécuritaires à l’emporte-pièce dominaient le débat public. Il décrit aussi par le menu ce processus médiatico-politique par lequel l’inconscient collectif en vient à considérer la figure de l’étranger basané comme dangereuse. Surtout, il démontre par A + B, avec limpidité, l’inanité des politiques d’expulsion et d’exclusion sociale.

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Paru dans Le Nouvel Observateur du 4 mai 1981, soit une quinzaine de jours avant l’élection de Mitterrand, ce texte peut être lu comme un avertissement : il est encore temps de faire demi-tour, de faire barrage à l’intolérance et au repli identitaire, semble t-il dire. On sait ce qu’il advint de ces sages préceptes. Raison de plus pour les (re)lire.”

> lire sur LDH Midi-Pyrénées

Outrage et Rébellion : 40 films enragés contre la violence policière

Pensés comme une “constellation”, ouverte aujourd’hui encore à ceux souhaiteraient y apporter leur contribution, Outrage et Rébellion est diffusé à partir de ce jour, jeudi 10 décembre, à raison d’un film par jour, sur le site www.mediapart.fr (en accès libre et gratuit).

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"Le 8 juillet dernier, Joachim Gatti, réalisateur de 34 ans, petit-fils du poète et ci
néaste Armand Gatti, a été la cible d’un tir de flashball lors d’une manifestation à laquelle il participait à Montreuil-sous-bois. Blessé à l’oeil, il en a définitivement perdu l’usage. Joachim Gatti n’est pas la première victime de ces “armes à létalité réduite”, dont l’usage se développe de manière inquiétante ces dernières années chez les policiers (pour les abonnés de Médiapart, l’article deCarine Fouteau publié le 9 décembre revient sur les circonstances et le contexte politiques de cette tragédie). Mais il a cristallisé une ample mobilisation, notamment dans le milieu du cinéma, contre l’usage de ces armes, et plus largement, contre la politique répressive du gouvernement actuel." (....)

Lille-Lesquin, avion en partance vers l’enfer, mardi 15

Selon des sources sûres venues de la Cimade, le ministère du racisme, de l’identité pétainiste et des expulsions, va affréter une nouvelle fois un avion à l’aéroport de Lille Lesquin le mardi 15 décembre, afin qu’une dizaine de réfugiés afghans puissent passer Noël dans leur pays occupé et en guerre.


De : Comité Libérez-les de soutien...
dimanche 13 décembre 2009

> lire sur bellaciao

Extension du domaine de la répression

Dans la France d’aujourd’hui, la contestation est réprimée et les protestataires traités comme des criminels potentiels. Multiplication des gardes à vue et des fichiers, relevés ADN : comment en est-on arrivé là ? par Jean-Marie Durand

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“Romain Miroux, jeune militant et journaliste, a passé quatre mois en prison pour avoir, le soir du 6 mai 2007, manifesté pacifiquement contre l’élection de Sarkozy. Simplement parce qu’il portait un pavé – qu’il n’a jamais lancé, il en fait collection ! –, il s’est retrouvé en garde à vue, mis au dépôt, jugé en comparution immédiate et envoyé à Fleury-Mérogis. Une demi-heure de procès, quatre mois ferme pour “violence volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique”.

Aujourd’hui, manifester ne va plus de soi. C’était pourtant une conquête du mouvement ouvrier, un droit, et l’on défile toujours en France, vieille tradition. Mais comme aux pires moments des années 1930, 1950 ou 1960, les manifestants s’exposent à des risques sérieux. Arrestations arbitraires à la fin des défilés, multiplication des gardes à vue et des comparutions immédiates, fichage des figures de la contestation, renvoi en correctionnelle de ceux qui refusent d’alimenter le fichier des empreintes génétiques, explosion des procédures pour outrage, pressions antisyndicales, intimidations policières envers ceux qui aident des sans-papiers et des sans-logis, invention de la mouvance “anarcho-autonome” présumée terroriste… L’heure est à la répression de la parole contestataire, surtout si elle s’attaque directement à l’action de l’Etat, surtout si elle surgit des rangs de la jeunesse. De Tarnac à Poitiers, des manifestations lycéennes aux tensions dans les banlieues, la jeunesse a découvert que lorsqu’elle s’agitait un peu, elle devenait une cible du gouvernement.” (…)

> lire la suite sur les inrocks

Le « kiss-in » : lutter contre l'homophobie par un baiser

Le prochain grand « kiss-in » national (et désormais international ! ) aura lieu ce samedi 12 décembre dans 18 villes de France.

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“Samedi aura lieu le prochain kiss-in contre l'homophobie, organisé dans 18 autres villes en France, en Europe, et même à Sydney et au Pérou ! Pendant cinq minutes, les couples homos et les célibataires rassemblés s'embrassent tendrement… Comme ils devraient pouvoir le faire tous les jours ?

Après le succès de la précédente journée, en septembre, Arthur Vauthier, l'un des trois instigateurs des kiss-in, évoque le message qu'il souhaite faire passer, et l'avenir de ces joyeux happenings.

TÊTU : Qu'est-ce qui t'a amené à lancer ces kiss-in contre l'homophobie ?

Arthur Vauthier : C'est parti d'un constat tout simple : la difficulté pour les couples homos d'afficher en public des marques d'affection, notamment de s'embrasser. A la fois à cause de l'éventuelle réaction des gens, mais aussi à cause d'une certaine peur intériorisée des gays. On souhaitait donc banaliser ce geste en disant « embrassez-vous où vous voulez », car ça ne doit pas gêner les autres, et ça ne doit pas nous gêner nous non plus.” (…)

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Le «je vous ai compris» de Nicolas Sarkozy

Pierre Tevanian, professeur de philosophie et auteur de «La République du mépris» (éd. La Découverte), décrypte pour 20minutes.fr la tribune de chef de l'Etat publiée dans Le Monde...

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Pourquoi Nicolas Sarkozy s'exprime-t-il sur un sujet qui concerne avant tout les Suisses?
Le fait que Nicolas Sarkozy prenne sa plume pour aborder ce sujet de minarets et du vote suisse est très parlant. Il y a clairement une intention politique d'apporter une légitimation du vote. Rien ne l'obligeait à s'exprimer sur la question. Son choix n'est pas anodin. Il s'exprime volontairement sur cette question, alors qu'il ne le fait pas sur chaque sujet international. Lorsque Nicolas Sarkozy dit «essayons aussi de comprendre», il est dans un registre émotionnel. Il exprime de l'empathie, non pas pour les musulmans de Suisse «victimes» du vote, mais vis-à-vis du peuple inquiet.“ (…)

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Derrière la réforme du lycée, La mise au pas des enseignants de tout le second degré.

Le renforcement du pouvoir du chef d’établissement. (Art. R421-8 à 421-13)

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- Sur la structure de l’établissement, sur l’utilisation de la DGH (dotation horaire globale) et en général sur les mesures relevant de l’autonomie pédagogique des établissements, le texte laisse l’initiative des propositions au chef d’établissement. Ceci limitera les interventions en CA à des amendements puis à un vote favorable ou défavorable au projet du chef.
- Dans « le cas où le CA rejette la seconde proposition relative à l’emploi des dotations en heures d’enseignement et d’accompagnement personnalisé qui lui est soumise, le chef d’établissement en arrête l’emploi ». Bref en cas de désaccord du CA sur le choix des dédoublements ou dans la répartition entre les collègues et les disciplines des heures de dédoublements/modules globalisées dans le cadre du « nouveau lycée », c’est le chef d’établissement qui décidera !
- Il préside, installe et convoque seul le conseil pédagogique.
- Il désigne les membres du conseil pédagogique sans aucune référence au choix des équipes pédagogiques. C’est clairement une mise en place de petits chefs qui décideront réellement des conditions de travail des collègues et des choix de l’établissement.

> sud-education

Manif de policiers contre la "religion du chiffre"

Des milliers de policiers ont manifesté jeudi en France pour dénoncer la "culture du chiffre" et la baisse des effectifs

"La coupe est pleine. Les policiers sont les premières victimes de la 'religion du chiffre', des discours politiques bien trop éloignés de la réalité, d'une exposition permamente aux violences", assure Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat de policiers. Le syndicaliste dénonce en outre la baisse des effectifs décidée par le gouvernement dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP).
En pleine polémique sur les gardes à vue, qui se multiplient sous la pression de la hiérarchie, elle-même soumise à la culture des statistiques, les policiers se plaignent de devoir fournir toujours plus de résultats sans que les moyens suivent. Selon Eric Sabos, responsable départemental d'Unité Police, 8.000 postes seront supprimés dans la police d'ici 2010.

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«Nous exigeons la suppression du ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration»

«Libé» publie l’appel de vingt chercheurs «contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation».

«Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère chargé de l’Immigration et de "l’Identité nationale" a introduit dans notre pays un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion dont on mesure, chaque jour depuis deux ans et demi, la profonde gravité. Très officiellement, des mots ont été introduits sur la scène publique, qui désignent et stigmatisent l’étranger - et par ricochet, quiconque a l’air étranger. Réfugiés et migrants, notamment originaires de Méditerranée et d’Afrique, et leurs descendants, sont séparés d’un «nous» national pas seulement imaginaire puisque ses frontières se redessinent sur les plans matériel, administratif et idéologique.

«Qu’a fait naître ce ministère? De nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité…

«Dans cette fissure de la République se sont engouffrés nos dirigeants. Par des propos inadmissibles dans une démocratie, banalisés et désormais quotidiens, ils légitiment tous les comportements et les paroles de rejet, de violence, et de repli sur soi. Nous ne sommes pas ici face à des "dérapages" individuels. En réalité, ces propos sont la conséquence logique d’une politique que le gouvernement souhaite encore amplifier sous le couvert d’un "débat" sur l’identité nationale. Nous sommes ainsi appelés à devenir coauteurs et coresponsables du contrôle identitaire sur la France.

«La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer le débat lance une interrogation : "Pourquoi la question de l’identité nationale génère-t-elle un malaise chez certains intellectuels, sociologues ou historiens ?"La réponse est simple. Nous ne pouvons pas accepter que le regard inquisiteur d’un pouvoir identitaire puisse planer, en s’autorisant de nous, sur la vie et les gestes de chacun.

«C’est pourquoi il est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes qui sont au fondement de notre République.

«Nous appelons donc les habitants, les associations, les partis et les candidats aux futures élections à exiger avec nous la suppression de ce "ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration", car il met en danger la démocratie.»

Signataires: Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X) Luc Boltanski (sociologue, EHESS), Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher (philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière) Serge Slama (juriste, université d’Evry), Emmanuel Terray (anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d’architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS), Patrick Weil (historien, CNRS).

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Esprit de résistance à Berkeley

“Nouvelles du monde”

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“La rage a éclaté le 20 novembre à l’Université de Berkeley contre la décision de la direction de l’Université d’approuver une hausse de 32% des frais pour les étudiants de premier cycle et d’autres coupes budgétaires énormes et des licenciements. Les étudiants ont prit hardiment le Wheeler Hall à 6 h l Le Wheeler Hall est l’un des plus grands bâtiments et il est situé à proximité de Plaza Sproul, donc quand il a été pris, des milliers de personnes ont été rapidement au courant. Des centaines de personnesont afflué pour soutenir tout au long de la journée.

Cette occupation à electrisé l’University of California. Tous les cours ont été annulés à Wheeler, affectant près de 4000 étudiants. Cette augmentation drastique des frais va ajouter 2500 $ à des frais de premier cycle à l’automne prochain, ce qui rend les frais de scolarité supérieur à 10.000 dollars / an pour la première fois. S’y ajoute l’’hébergement, la nourriture et les livres qui coûtent environ 16.000 dollars / an, cette hausse touchera de nombreux étudiants de l’université.” (…)

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Notre enquête sur l'affaire de Tarnac: manipulations policières et scandale d'Etat

par Erich Inciyan et Thomas Cantaloube

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“Un an après les faits, l'appareil judiciaire antiterroriste est pris en flagrant délit de cafouillage dans l'affaire dite «de Tarnac». Les avocats des neuf jeunes gens mis en examen pour terrorisme soupçonnent même un flagrant délit de «montage» policier en s'interrogeant sur «l'authenticité des procès-verbaux de la police judiciaire». Face à ces accusations très graves, Mediapart est retourné sur les lieux du sabotage de ligne TGV imputé à Julien Coupat et Yildune Lévy. Pour reconstituer, vidéo à l'appui, l'itinéraire et le timing supposé tels qu'ils sont consignés dans les procès-verbaux. Contradictions et incohérences sautent aux yeux. Enquête.”

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> Mediapart

Contre le travail et ses apôtres

« Ces gens-là sont des travailleurs, messieurs, reprit le général Soleno Chagoya à l’adresse des journalistes qui l’entouraient. Ce peuple aime travailler. Et le travail est fondamental pour assurer la paix sociale ». Carlos Montemayor, Guerre au Paradis.

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“Les bus, les métros, les périphériques, les trains de banlieue sont pleins à craquer de salariés pris au piège de la normalité. L’entassement, prix d’un calme fragile, prix de l’ordre. Le sommeil qui ne vient pas, le sommeil interrompu à l’aube, prix du calme.

Il ne faut pas chercher bien loin pour constater les signes d’un consensus apparent ; au cours d’une manifestation, un gréviste réagit à un slogan « A bas le travail » tagué sur les murs : « Ce n’est pas bien, il ne faut pas dire ça ! » Pourquoi ce n’est pas bien ? « Parce que c’est extrémiste ; il en faut du travail, il faut travailler ! » Et pourquoi faudrait-il travailler ? « Il faut travailler…mais parce qu’il FAUT TRAVAILLER ! » Brillante démonstration.” (…)

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