Skander Vogt avait mis le feu à son matelas dans sa cellule. Les gardiens de sa prison suisse ont attendu plus de 90 mn avant de le secourir. Des enregistrements révèlent un total mépris pour le prisonnier, même après sa mort.
“Le 10 mars dernier au soir, Skander Vogt pousse un coup de colère. Il en poussait beaucoup. Cette fois, il exige qu’on lui rende son poste de radio qu’un gardien lui a confisqué. Il appelle les autres détenus et leur annonce « Ça va cramer ce soir ! ». À une heure du matin, il met le feu à son matelas.
Un moment plus tard, un autre détenu entend Skander crier : « J’ai foutu le feu à ma cellule, j’ai interphoné et ils refusent de venir », en parlant des gardiens. Un autre prisonnier du pénitencier de la Plaine de l’Orbe, dans le canton de Vaud, en Suisse, témoigne : « La nuit où Skander Vogt est décédé, je l’avais entendu crier par la fenêtre qu’il y avait le feu dans sa cellule. Je l’ai aussi entendu dire : “Vous ne me sortez pas de la cellule ?“ ».
DÉCÈS CONSTATÉ À 3 HEURES DU MATIN”
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