Yann FIEVET
“Plus personne n’en doute désormais : ce sont les pauvres qui vont payer l’addition vertigineuse de la crise financière. Addition d’autant plus salée que ladite crise est loin d’être terminée. Les riches, les vrais sont d’ores et déjà à l’abri grâce à l’opportun sauvetage des banques qui gèrent leurs juteux avoirs. Le théâtre européen de la crise est particulièrement édifiant à tous égards. Si la crise de l’Euro n’est que le prolongement de la crise plus large de la finance mondialisée, elle nous révèle que la solidarité des nations et des peuples européens dont on nous rebat les oreilles depuis cinquante ans n’était guère plus depuis longtemps qu’un mot. Ce n’est pas la Grèce qui menace l’Euro mais l’Euro qui a fait tomber la Grèce si bas qu’elle ne s’en remettra peut-être pas. Il est temps d’asséner quelques vérités, histoire de se persuader définitivement que les économistes de connivence et les dirigeants politiques ont piteusement choisi le camp des nantis et des brigands.” (…)