Le discours sur la violence scolaire ou la fabrication de l'ennemi intérieur

La Sociale no 31, mai 2010

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Chatel, minis­tre de l’Éducation, a réuni les 7 et 8 avril des «États géné­raux de la sécu­rité à l’école». Cette réu­nion dans laquelle se sont com­mis des repré­sen­tan­ts des per­son­nels et des élèves a une fois de plus per­mis de ren­for­cer le virage sécu­ri­taire de l’école publi­que. Si cer­tai­ns par­ti­ci­pan­ts notam­ment syn­di­caux ont par la suite dénoncé ces orien­ta­tions, leur sim­ple présence a cau­tionné ce faux débat. Quand on sait que ces États géné­raux par­taient d’un rap­port d’Alain Bauer, conseiller et entre­pre­neur du mar­ché sécu­ri­taire, il n’y a aucune excuse à leur pré­sence !
Qui plus est, ces pseu­do-États géné­raux tom­baient alors que les moyens alloués à l’école ont encore dimi­nué (16'000 sup­pres­sions de pos­tes de titu­lai­res pour la ren­trée 2010 sans par­ler de la pré­ca­ri­sa­tion crois­sante des per­son­nels de vie sco­laire notam­ment). Dans la même logi­que Chatel met en place la réforme des Lycées géné­raux reto­quée l’année der­nière par un fort mou­ve­ment lycéen. Enfin, et ce n’est pas un hasard, ces états géné­raux ont été déci­dés lors de la cam­pa­gne des Régio­na­les au moment où la droite a actionné, une fois de plus, le levier sécu­ri­taire pour limiter la débâ­cle électorale. Cap qu’elle main­tient depuis dans un espoir de reconquête électorale.” (…)
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