Pau, 10 juin, 8h30, procès de 6 citoyens poursuivis pour outrage par Philippe Rey, préfet très zélé

Piqûre de rappel…

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En juillet 2008 la famille Kuka, les parents de nationalité albanaise et leurs deux enfants de cinq et sept ans, qui vivait à Pau depuis deux ans, était mise en rétention à Hendaye - Arselio et Anisa ont été les premiers enfants à occuper les locaux de ce CRA. Ils devaient bénéficier d’une libération au bout de quelques jours après une forte mobilisation citoyenne.

A la suite de cet épisode, le préfet des Pyrénées Atlantiques a porté plainte contre cinq des citoyens qui lui avaient adressé des courriels en faveur de cette famille. Ces cinq personnes sont convoquées le 10 juin prochain au tribunal de Pau, poursuivies pour outrage « à une personne chargée d’une mission de service public », délit passible de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende. Ces cinq citoyens “ordinaires”, Valérie Martinez, Yves Ribault , Pierre Favre, Gérard Chevrot et Eric Soares, sont poursuivis pour ne pas être restés indifférents, pour avoir manifesté leur solidarité en rappelant les valeurs de la République à ceux qui en sont les garants. Le recours au délit d’outrage dissimule mal ce qui leur est véritablement reproché : un “délit de la solidarité”.

Cette action en justice vise également à protéger l’administration des critiques dont ses pratiques font l’objet : il s’agit, par l’intimidation des citoyens, d’obtenir que soient proscrits l’utilisation du mot “rafle” et les parallèles avec d’autres périodes de l’histoire de France.

> source : LDH Toulon