Calais, ses ferrys, ses jungles, ses CRS

La vie en zone de non-droit où réfugiés, demandeurs dʼasile, même mineurs, sont parfois arrêtés plusieurs fois par jour. Pour faire du chiffre. Par Florine Touzard

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“ Jʼai choisi de suivre à Calais le quotidien de migrants pendant quelques jours. Africains de lʼest, Palestiniens ou encore Afghans : chaque communauté se regroupe pour vivre dans des jungles ou des squats, toujours dans des conditions déplorables. Mais la misère extrême nʼest pas leur seul calvaire.

Les politiques migratoires européennes et française ont fait de Calais une zone de non-droit. "Pour eux [Les Calaisiens] lʼessentiel est que les clandestins nʼerrent pas dans la ville ou aux abords de lʼagglomération. Pour éviter cela de manière définitive, hors les actions de dissuasion et de répression des forces de lʼordre, je le répète, je ne vois quʼune solution : que les clandestins ne viennent pas à Calais. Quʼils sachent que venir ici ne peut être une solution à leurs problèmes mais risque au contraire dʼaggraver leur drame." a dit Mr Besson le 27 janvier 2009.

Et cʼest par le harcèlement et la violence policière que les autorités comptent y arriver. Mineurs, réfugiés, demandeurs dʼasile : personne nʼest épargné. Ils sont parfois arrêtés plusieurs fois par jour, par la même demi-compagnie de CRS qui travaille ici. “ (…)

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