Par Sylvie Prioul
“Né en 1947, Jaime Semprun a d'abord publié ses premiers textes aux Editions Champ libre – «La Guerre sociale au Portugal» (1975), «Précis de récupération» (1976) – et a collaboré à la revue «L'Assommoir» de 1977 à 1985. (…)
Comme le souligne Jean-Luc Porquet dans «le Canard enchaîné» (11-8-2010), le nom de Jaime Semprun n'apparaissait jamais dans la liste des intellectuels en vue. Il ne passait jamais ni à la radio ni à la télévision. Personne ne parlait jamais des trois ou quatre livres qu'il publiait par an, et qu'il faisait imprimer dans une des dernières imprimeries utilisant linotype et caractères en plomb. Passéiste, Jaime Semprun? Plutôt réfractaire dans l'âme. «De l'aventure situationniste menée dans les années 1960 par Guy Debord et sa bande, [...] “L'Encyclopédie”, d'abord revue puis maison d'édition, fut le seul surgeon vivace», écrit Porquet. Jaime Semprun a continué tout au long de sa vie de creuser le sillon de la critique sociale. Inlassablement.”
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