L'université de Pau désobéit pour soutenir ses étudiantes sans-papiers

Les profs et le personnel de la fac ont répondu en nombre à un appel à la désobéissance civique...

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“C’est une action inédite dans le milieu universitaire, plutôt réputé individualiste. Quelque 330 enseignants et personnels de l’université de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, ont récemment signé un appel à la désobéissance civique, afin d’héberger si besoin deux étudiantes comoriennes en situation irrégulière.
«Nous (…) prenons nos responsabilités, en hébergeant ces étudiantes, et acceptons les risques d’une action illégale mais légitime», peut-on lire sur l’appel.
Un véritable ras-le-bol dans les universités
Sitti et Liouize, âgées de 22 et 24 ans et étudiantes en géographie, avaient été interpellées le 25 janvier à la sortie de la fac, avant d’être remises en liberté pour vice de procédure. Mais une fois revenues à l’université, elles ont affirmé avoir vu des agents de la police aux frontières en civil dans les couloirs de l’établissement, ce que dément la préfecture, raconte le journal l'Humanité.” (…)

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L'évaluation du travail à l'épreuve du réel, par Christophe Dejours (INRA, 2003)

Pour Mémoire…

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Selon l'esprit du temps, tout, en ce monde, serait évaluable. Ce qui se dérobe à l'évaluation serait donc suspect de collusion avec la médiocrité ou l'obscurantisme. Le travail n'échappe pas à cette logique et son évaluation objective est à la base des nouvelles méthodes de gestion, de management et d'organisation du travail.

Pourtant, l'investigation clinique du travail suggère qu'une part essentielle de l'activité humaine relève de processus qui ne sont pas observables et résistent donc à toute évaluation objective. Source de difficultés qui augmentent la charge de travail, l'évaluation des performances a aussi des effets pervers (sentiments d'injustice ou conduites déloyales entre collègues). Il se pourrait qu'une bonne part de la souffrance et de la pathologie mentale dans le monde du travail soit liée aux nouvelles formes d'évaluation.

Au sommaire
  • Préface, par Patrick Champagne
  • L'évaluation du travail à l'épreuve du réel. Critique et fondements de l'évaluation
  • L'évaluation : une problématique hésitante L'évaluation du travail rapportée au temps de travail
  • L'évaluation du travail et les "nouvelles technologies "
  • Qu'est-ce que travailler ?
  • Le réel du travail
  • Discrétion, secret et clandestinité
  • Les enjeux stratégiques (la rationalité stratégique)
  • Le déficit sémiotique et la domination symbolique
  • Description subjective du travail et savoir-faire corporels
  • Les stratégies de défense contre la souffrance
  • Rendre visible l'invisible ?
  • L'arène dramaturgique
  • L'invisibilité du travail des femmes
  • Méthodologie d'évaluation
  • L'évaluation : nouveaux défis, nouvelles doctrines
  • Les activités de services / nouvelles difficultés
  • L'évaluation des performances
  • L'évaluation par le temps de travail
  • L'évaluation des compétences
  • L'évaluation de la qualité
  • Un impensé de l'expertise : le travail de l'expert L'évaluation, ne vous en déplaise !
  • Les dégâts de l'évaluation
  • Conséquences industrielles et économiques
  • Conséquences sur la santé des travailleurs
  • Repenser l'évaluation
  • La demande d'évaluation
  • Conclusion
  • Discussion
  • Pour en savoir plus

Appel National pour l'École Publique

« En campagne pour l'École Publique jusqu'au 19 juin 2010 ! » – Pétition

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L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Redonnons la Priorité à l’École laïque !

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

  • les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
  • les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
  • la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
  • la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
  • le développement du privé par le plan banlieue, là où les besoins du service public sont les plus criants, là où la ségrégation sociale est la plus forte,
  • les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.
L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.

> signer la pétition

1,6 million d’élèves cobayes de la réforme de la formation des enseignants dès septembre 2010

Communiqué de Sauvons l’Université !

Tout ou presque a été dit sur la réforme de la formation des enseignants, sur sa genèse, sur ses prétendus objectifs et sur ses finalités réelles, sur l’invraisemblable mécano imposé et le rejet massif dont il fait l’objet depuis près de deux ans. Tout ou presque… Une question devait être posée, qui ne l’a jamais été : Combien d’élèves seront concernés ?
La réponse apportée ici justifie à elle seule que cessent sans délai les manœuvres, mensonges et menaces ministériels dont le pays et l’ensemble du système d’enseignement, de la maternelle à l’université, paieront le prix.
Pour économiser 16 000 postes de fonctionnaires [http://parlement-ue2008.fr/rap/l09-101-313/l09-101-313_mono.html], le gouvernement a prévu de supprimer l’année de formation en alternance rémunérée dont bénéficiaient jusqu’à présent les nouveaux enseignants après leur réussite au concours.
À la rentrée prochaine, plus de 16 500 jeunes professeurs exerceront à plein temps et en pleine responsabilité sans avoir reçu de formation professionnelle.
Combien d’élèves seront concernés ? Leur nombre est proprement terrifiant.

Dans les écoles maternelles et élémentaires, ce sont 7 000 nouveaux professeurs des écoles (hors enseignement privé) qui sont attendus, soit 7 000 classes (une sur quarante) et 168 000 élèves qui seront pris en charge par un enseignant à la formation professionnelle tronquée voire inexistante.
Dans les collèges et les lycées (publics et privés), 9 500 nouveaux enseignants seront affectés. Selon nos estimations (voir détail des calculs en annexe), ce sont au total pas moins d’UN MILLION ET DEMI D’ELEVES, soit plus d’un élève du secondaire sur quatre, qui auront face à eux un enseignant débutant, par exemple 150 000 en mathématiques ou en français, 175 000 en anglais, etc.

On voit par là combien le gouvernement se moque de la réussite des élèves, puisqu’il envisage froidement de les confier à des enseignants sans formation.

Rappelons en outre que le dispositif prévu par les rectorats prévoit un « compagnonnage » assuré pendant les premières semaines par un tuteur (qui ne pourra donc pas s’occuper de ses propres classes au début de l’année scolaire), puis, pour leur délivrer une formation accélérée, de faire remplacer les nouveaux enseignants au 2e trimestre pendant quelques semaines par des étudiants. Ce sont donc deux personnes sans expérience que les élèves concernés verront se succéder au cours de l’année scolaire.

Ce calcul démontre, si cela était encore nécessaire, le caractère profondément néfaste de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants voulue par N. Sarkozy.

Au lieu d’améliorer le niveau de l’enseignement en France, cette réforme va l’abattre. Pourquoi le gouvernement s’obstine-t-il à vouloir imposer un projet que tous les acteurs concernés condamnent ? Nous continuons donc à exiger son abandon, l’abrogation des décrets de juillet 2009 et des circulaires déjà publiées. Les reçus aux concours de 2010 doivent bénéficier de la même formation que leurs prédécesseurs. Les concours de 2011 doivent avoir lieu selon les modalités et le calendrier actuels.

http://www.sauvonsluniversite.com/

« A Fleury, on nous isole sinon on se fait violer et massacrer »

En prison, les transsexuelles sont harcelées, parfois privées de traitement.

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“C’est une lettre arrivée à Libération.«Je m’appelle Chloë. Je suis en prison depuis douze ans. Je vis seule, regardée comme une chose. Impossible d’aller à la douche sans être suivie. Les regards sont curieux ou vicieux, quand cela ne tourne pas à l’agression.» Chloë est transsexuelle. «Jupe longue, cheveux longs, maquillage, poitrine, une vraie femme», décrit son avocate, Claire Rozelle. Une vraie femme, détenue parmi les hommes. Car faute d’avoir obtenu l’autorisation d’être opérée, Chloë ne peut pas changer d’état civil. Et donc ne peut pas intégrer une prison pour femmes.

Chloë écrit qu’elle s’est fait violer quatre fois en prison, au centre de détention de Caen. Elle a depuis été transférée à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes, où elle est «bien traitée», dit Henri Ricciardi, membre de l’association Aides, qui lui rend visite régulièrement. Mais «dans une terrible solitude», ajoute-t-il. «Elle n’a le droit de côtoyer ni les hommes, car l’administration craint qu’ils ne l’agressent, ni les femmes, car elle est considérée comme un homme.» “ (…)

> lire l’article sur Le Blog du Corps

4e Congrès mondial contre la peine de mort.

Genève, Du mercredi 24 au vendredi 26 FEVRIER 2010

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Après Strasbourg en 2001, Montréal en 2004 et Paris en 2007, ECPM organisera le 4e congrès mondial contre la peine de mort à Genève en 2010. Devenues le rendez-vous incontournable des abolitionnistes du monde entier, ces rencontres réunissent des centaines d’acteurs autour d’un programme visant à élaborer les stratégies nationales, régionales et internationales pour l’abolition universelle de la peine de mort.
Le Congrès de Paris était placé sous les hauts patronages de Jacques Chirac et d’Angela Merkel, il a connu une affluence record avec plus de 1 000 participants (dont de nombreux dirigeants politiques) et 150 intervenants.
Un Congrès tourné vers l'ONU
Le Congrès se déroulera principalement au Centre international de Conférences de Genève, fin février 2010, à l’invitation de Mme Calmy Rey, Conseillère fédérale, en charge des Affaires étrangères de la Suisse.
Genève, "capitale des droits humains", est particulièrement indiquée pour mobiliser la communauté diplomatique internationale, notamment les participants à la session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.
Le Congrès s’adressera aux acteurs institutionnels et de la société civile des cinq continents. Un accent particulier sera mis sur la mobilisation des participants et médias venus de pays rétentionnistes. Son programme est déterminé avec la Coalition mondiale contre la peine de mort et les thèmes principaux pourront concerner : l’engagement des organisations internationales et intergouvernementales dans le combat pour l’abolition, les alternatives à la peine de mort et les conditions de détention des condamnés à mort, les leviers pour combattre la peine de mort en Asie et dans le monde arabe, des échanges de bonnes pratiques en matière de plaidoyer…
Sur trois jours, les débats et échanges prendront différentes formes: plénières, tables rondes, ateliers, stands, posters, expositions, soirées festives, ainsi qu'une séance d'ouverture dans la Salle des Droits de l'Homme des Nations unies et une cérémonie solennelle, suivie d’une marche finale jusqu’au et d'un rassemblement bruyant sur la Place des Nations.
Une forte médiatisation
La couverture médiatique des Congrès mondiaux est traditionnellement de portée internationale. Les plus grands médias (agences de presse, télévisions, radios, grands titres de presse) couvrent l’évènement. Au dernier congrès, 150 journalistes ont assisté aux débats. La revue de presse comportait des articles du monde entier, et le Congrès était, au lendemain de l’événement, cité 113 000 fois sur Internet.

http://www.abolition.fr/ecpm/

« Roué de coups par des policiers à une fête chez moi »

Vendredi soir, notre riverain Ronan et ses colocataires organisaient une fête. Il raconte la visite violente de policiers à son appartement.

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Extrait

(…) “Roué de coups, menotté au sol

Vu la violence de leur propos, on leur demande leur matricule, leur nom et toujours la raison de leur intervention. Ils ne répondent pas et continuent à nous crier dessus pour avoir nos cartes. Ma coloc revient avec sa carte. Elle l'adresse aux policiers, je lui dis d'attendre.

A ce moment-là, j'étais dans mon entrée (certains policiers -mais pas tous- affirmeront dans leur déposition que je me trouvais sur le palier). Le policier le plus agressif et nerveux me fait une clé de bras, m'explose contre le mur, me passe une menotte.

Je lui hurle de me lâcher, et là c'est parti : il me plaque au sol, me met l'autre menotte, puis me roue de coups et m'étrangle car je crie à l'aide.

Tout le monde crie, mon frère arrive et leur demande en criant de me lâcher. Mais sans jamais les insulter ni les violenter d'après tous les témoins. Moi, je perds un peu connaissance suite à l'étranglement. Puis ils plaquent mon frère au sol, lui mettent les menottes et alors qu'il est à terre, lui écrasent la figure avec le pied. Il a une oreille noire et un traumatisme à la mâchoire qui est aujourd'hui encore toute gonflée.

D'autres ont voulu intervenir. Ils ont mis les matraques devant la porte et ont continué de nous taper alors que nous étions menottés et au sol et nous crions juste à l'aide. Certains ont essayé de filmer, mais les policiers ont fait tomber certains appareils. Mon frère a perdu connaissance, il avait la tête en sang.” (…)

> lire l’article sur rue89

Se protéger contre la LOPPSI avec le live CD Odebian

Le projet Odebian

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En réaction aux lois qui visent à restreindre nos libertés de communication et notre droit au respect de la vie privée sur internet, la ligue Odebi lance le projet Odebian. L'objectif est de fournir un OS 'live' cumulant les avantages de la distribution Debian GNU/Linux (liberté, sécurité, fiabilité, communauté) et les valeurs défendues par la Ligue Odebi.
Il s'agit clairement d'une réponse anti-Loppsi, intégrant des techniques telles que le cryptage, l'anonymisation, etc. Le projet consistant en un système d'exploitation amorçable sur clé USB, ou sur CD ("Live-CD"), il ne laissera aucune trace sur l'ordinateur utilisé, et ne conservera lui-même aucune trace involontaire de son activité.
Ce projet devra fournir un système accessible à tous nos concitoyens, Madame Michu y compris. Le genre de truc à avoir dans sa poche afin de pouvoir utiliser de manière sécurisée n'importe quel ordinateur, où que l'on soit sur la planète. Ce qui impliquera de notre part un travail de tests et d'intégration pour fournir un outil simple d'utilisation.
Vous êtes tous invités à participer à ce projet selon ses compétences. ne serait-ce que pour le tester. Tous les commentaires, réactions, critiques, coups de main seront les bienvenus.

> odebian.org

Le guide du manifestant arrêté

Edité par le Syndicat de la Magistrature

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En avril 2005, alors que les gouvernements s’étaient installés dans une habitude législative et policière ayant pour conséquence et parfois pour finalité la répression de nombreuses formes d’expression collective, le Syndicat de la Magistrature, fidèle à sa tradition d’accompagnement des luttes et des revendications du mouvement social, rédigeait son premier «Guide du manifestant arrêté».

Depuis, la situation s’est aggravée sur tous les fronts : interpellation de très nombreux lycéens manifestant contre le CPE en 2006, intimidations constantes contre les faucheurs d’O.G.M. ou les militants «anti-pub», projet de fichage généralisé des figures de la contestation, renvoi en correctionnelle de ceux qui refusent d’alimenter le fichier des empreintes génétiques, incidents extrêmement préoccupants survenus lors d’une manifestation à Montreuil, décret contre les cagoules et maintenant, loi contre les bandes...

La remise à jour et l’édition d’un nouveau «Guide du manifestant arrêté» était donc d’impérieuse nécessité. Plus précis, bénéficiant d’une visibilité plus large sur la toile, le présent guide n’a toutefois pas pour vocation à se substituer aux conseils des professionnels du droit intervenant dans le cadre de la procédure pénale.

Il n’a d’autre ambition que d’exposer les droits et devoirs des citoyens et de la puissance publique dans l’une des expressions majeures de la démocratie que constitue la manifestation, de rappeler l’impérative conciliation des nécessités de l’ordre public et du droit constitutionnel des citoyens à la sûreté contre les incursions de l’administration et par-dessus tout, de mettre chacun en garde contre les conséquences désastreuses d’une forme contemporaine de pénalisation de la contestation.

> téléchargez le guide

Lancement d’un réseau de lutte contre la vidéosurveillance en Ile de France

Communiqué de la LDH Ile-de-France

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Alarmé par le mirage sécuritaire conduisant au développement de la vidéosurveillance dans l’espace public, accentué notamment par la loi Loppsi 2 votée en première lecture aujourd’hui à l’Assemblée nationale, le Comité régional Ile-de-France de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a décidé de lancer un réseau de lutte contre la vidéosurveillance dans la région. Ce réseau réunit les différentes structures franciliennes de la LDH engagées dans cette lutte et a pour mission d’organiser des actions d’information des citoyens et d’opposition à la vidéosurveillance en Ile-de-France.

Le gouvernement prévoit de tripler en 2 ans le nombre des caméras de vidéosurveillance dans l’espace public en France (de 20 000 à 60 000) et d’investir 20 millions d’euros d’argent public. Son objectif est simple : favoriser le développement de caméras de vidéosurveillance en payant en partie l’installation, en l’imposant si nécessaire comme la loi Loppsi 2 le lui permettrait, laissant ensuite le financement du fonctionnement et de la maintenance grever les budgets à venir des communes.

A Paris, le gouvernement, soutenu par la mairie, s’apprête à mettre en oeuvre un premier plan d’installation de 1250 caméras dans l’espace public pour un coût estimé de 300 millions d’euros. En Ile-de-France, certaines municipalités ont déjà franchi le pas (Levallois-Perret, Puteaux, Bondy,…). D’autres s’apprêtent à mettre en place des systèmes de vidéosurveillance (Nogent-sur-Marne, Saint-Leu la Forêt, Le Plessis Robinson). D’autres enfin rejettent la vidéosurveillance comme Pontoise, Malakoff ou Montreuil.

Le Comité régional Ile-de-France de la LDH déplore les campagnes de désinformation orchestrées par un certain nombre de municipalités et d’élus franciliens concernant la vidéosurveillance. Elles révèlent le refus d’un débat citoyen ouvert et contradictoire. Elles visent à masquer l’absence de preuve d’efficacité de la vidéosurveillance dans la lutte contre la délinquance et le terrorisme, et ignorent sciemment les risques d’atteintes aux libertés publiques. Enfin, elles symbolisent une volonté d’imposer une politique de répression au détriment d’une approche préventive de la violence dans notre société.

Ce réseau de lutte contre la vidéosurveillance en Ile-de-France contribuera à informer et alerter les francilien(ne)s sur un fiasco programmé en s’opposant au développement d’une technologie au coût exorbitant, emblématique de la mise en place graduelle d’une société de surveillance généralisée.

http://www.ldh-france.org/Lancement-d-un-reseau-de-lutte

L'impossible photographie des prisons parisiennes

Exposition

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“Cinq ans auront été nécessaires à Catherine Tambrun et son équipe du Musée Carnavalet pour construire cette exposition de 340 photographies (sélectionnées parmi environ 3 800 documents) intitulée « L'impossible photographie, prisons parisiennes (1851-2010) ».

Au XIXe siècle, il y avait dix-neuf prisons réparties dans treize arrondissements parisiens. Si l'on inclut les dépôts de la préfecture de police, celui du parquet (dit « La souricière ») et le centre de rétention administrative, il n'en reste aujourd'hui plus que quatre. La photographie inventée officiellement en 1839, ce n'est que 12 ans plus tard et uniquement pour des raisons de recensement patrimonial, qu'une prison en désaffection (La Force) est représentée par Henri Le Secq dans le cadre de la mission héliographique.” (…)

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Comment la Loppsi légalise l'espionnage des ordinateurs

Par François Krug

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“C'est une mesure radicale, perdue dans le fourre-tout de la Loppsi : la loi sur la sécurité autorise la surveillance des ordinateurs. La police pourra s'introduire discrètement chez les suspects pour installer des mouchards. Pour le gouvernement, ce n'est qu'une modernisation des écoutes téléphoniques.

« Mouchards », « logiciels espions »… le gouvernement évite prudemment les mots qui font peur. Le texte de la Loppsi évoque pudiquement la « captation des données informatiques » :

« Un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d'accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent sur un écran pour l'utilisateur d'un système de traitement automatisé de données ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractères. »

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Après l’interdiction du : "baiser de la lune" faut-il aussi interdire Winnie et Oui-Oui ?

par Jean-Claude Benard

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“C’est la question que je me suis posé, en apprenant, que Luc Chatel (dont le ministère avait soutenu la création et la diffusion d’un dessin animé - assez moche d’ailleurs) avait suspendu la diffusion dans les classes de CM1 et CM2 de "l’histoire d’amour entre Félix, un poisson-chat et Léon, un poisson-lune".
Car, à bien y regarder, ne faut-il pas interdire aux plus petits de lire ou regarder les histoires de Winnie l’Ourson dans lesquelles : Une mère célibataire, Maman Gourou élève seule son enfant (Petit Gourou), au milieu de mâles dépourvus de femelles !
Et Oui-Oui, ce playboy qui utilise sa rutilante automobile pour promener des jeunes filles : Mélissa, la petite marchande, Mademoiselle Chatounett ou Mademoiselle Ouistiti, ça cacherait pas quelques perversions glissées par ses auteurs Enid Blyton et Harmsen van der Beek ?” (…)

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Impossible absence - Qui lancera l’alerte ?

Appel à signatures de la revue Cassandre/Hors-champ

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“L’absence actuelle de vrai débat public sur la place de l’art et de la culture dans notre société est un symptôme historique extrêmement inquiétant.
Elle annonce, pour la première fois depuis la Libération, le risque d’abandon d’une part fondamentale de l’histoire de notre pays.
Une part de notre histoire dont est issue la valeur accordée aux choses de l’esprit, à travers notre littérature, notre théâtre, les arts et leur circulation, dans la vision du monde que nous partageons et la place que nous avons su leur donner dans notre vie réelle. Cette absence fait planer la menace d’une défaite devant l’invasion délétère de l’esprit marchand imposée par ce que l’on nomme « globalisation ».
Les politiques qui refusent l’ordre néolibéral doivent le comprendre : non seulement la culture - au sens le plus large du mot -, est un enjeu fondamental de civilisation, mais c’est aussi pour eux un atout politique majeur. “ (…)

> lire la suite

Le son comme arme [1/4]

Aspects techniques de l’audition & infrasons

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“Pour amorcer cette nouvelle série d’articles, sur les usages politiques et sociaux du son, on s’intéresse à de nouvelles armes, dites soniques ou acoustiques, qui équipent les polices, les armées, les commerces et même les particuliers de divers pays. Tour d’horizon de la panoplie existante, depuis les armes infrasoniques (1/4), en passant par les fréquences moyennes & la musique (2/4) et jusqu’aux très hautes fréquences et aux ultrasons (3/4), majoritairement employées dans le domaine sécuritaire. Et premières ébauches d’une résistance sonore (4/4).” (…)

> à lire sur article XI

“Les pieds dedans” – Un spectacle sur Tarnac, Montreuil et autres violences d’Etat

Par la Cie Théâtre en Question, du 19 au 21 février

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« L’histoire c’est nous, c’est maintenant, on a les pieds dedans »

Trois personnages quittent la métropole et ses trains de banlieue pour vivre autrement dans une maison à la campagne. Ils sont ramenés à la ville, accusés de terrorisme contre des caténaires.

Parce qu’ils refusent d’être les victimes expiatoires du chaos social et des violences policières, ils se retrouvent sur une scène, devant un écran, pour construire devant vous un spectacle :
- Un voyage poétique et musical dans des intimités abîmées par la vie contemporaine.
- Un trajet à la rencontre d’écritures résistantes dans le temps des luttes sociales.
- Un théâtre-récit qui s’efforce de devenir un cabaret mêlant musique, théâtre et vidéo.

Au théâtre La Belle Etoile

Du 19 au 21 février 2010
Vendredi, samedi 20h30, dimanche 16h

14 rue Saint-Just, La Plaine Saint-Denis
M° Porte de la Chapelle
Bus 153 ou 302 arrêt Eglise de la Plaine

Réservations conseillées au 01 42 55 50 25
Tarifs : 14 et 9 euros
http://www.cie-joliemome.org/spip.php?article351
http://cinetheatre.free.fr/

Une compagnie de CRS renvoyée pour manque de résultats !

La France de Sarkozy

Deux jours seulement pour remplacer une compagnie de 80 CRS. L'histoire se passe à Bordeaux. Envoyés en fin de semaine dernière pour y exercer une mission de sécurité générale. Les forces de l'ordre passent le week-end sans arrestation ni amende. Le résultat ne se fait pas attendre : ils sont remplacés et ne peuvent pas toucher leur prime de mission.

Source : TF1

Centre de rétention du Mesnil 2 : non à l'ouverture d'un camp d'internement des étrangers !

Pétition en ligne

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Alors que les audiences du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame.

La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.

L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire.

Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.

Les associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des étrangers.

Premiers signataires :ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature.

> pétition

"Il faut inventer de nouvelles protections sociales", entretien avec Robert Castel

Les transformations de la société sont à l’origine de nouvelles formes de pauvreté, qui doivent à leur tour s’accompagner de nouveaux droits. Entretien avec Robert Castel, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Extrait de La lettre de l’insertion par l’activité économique.

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La France compte aujourd’hui plus de sept millions de personnes pauvres, selon les critères européens de pauvreté. Soit 13 % de la population. Quel regard portez-vous sur une société aussi riche que la nôtre qui conserve un tel taux de pauvreté ?

La coexistence de la richesse et de la pauvreté dans une même société est effectivement paradoxale, mais ce n’est pas un mystère. Cela signifie que le régime économique sous lequel nous vivons ne fonctionne pas pour le bien de tous. Il y a des gagnants, mais il y a aussi des perdants au jeu de la concurrence. Cependant, se contenter de constater l’existence des pauvres est un peu court. La notion de pauvreté recouvre des réalités très diverses. Il y a les anciens pauvres du « quart monde » ; vers le milieu des années 1980, on a commencé à parler des « nouveaux pauvres », dont la situation est liée au développement du chômage de masse ; et depuis une dizaine d’années, on redécouvre les « travailleurs pauvres ». Ce qu’il faut analyser en fait, ce sont les dynamiques économiques et sociales qui expliquent la persistance de certaines formes de pauvreté et, surtout, l’apparition de nouvelles formes de pauvreté, telles celles qui sont produites par le chômage et par l’accroissement de la précarité des relations de travail.” (…)

> lire la suite sur l’observatoire des inégalités

Homosexualité : le rétropédalage de l'Education nationale ?

Après une levée de boucliers lancée sur le Net, un dessin-animé pédagogique sur l'homosexualité pourrait être interdit.

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“En juin prochain, « Le Baiser de la lune », un film d'animation de 26 minutes, devait servir de support pédagogique pour évoquer l'amour homosexuel au sein de classes de CM1-2.

Signé du réalisateur rennais Sébastien Watel, ce dessin-animé, qui utilise les codes des contes de fées, raconte « l'évolution du regard archaïque d'une grand'mère sur les relations amoureuses ». En l'occurence, il s'agit de l'amour entre Félix (un poisson-chat) et Léon (un poisson Lune). (Voir la vidéo)” (…)

> lire la suite sur rue89

Motions de la Coordination Nationale des Universités

La parodie des épreuves écrites de l’automne 2010 n’aura pas lieu !

“Nous, enseignants, chercheurs, formateurs, engagés dans la préparation des concours et universitaires soucieux de l’avenir des étudiants, de la formation des enseignants et du service public, réaffirmons notre attachement au recrutement des enseignants par concours de la fonction publique et nous engageons à sauvegarder la qualité et la crédibilité de ces concours qui garantissent le statut et l’indépendance des enseignants.

Or, tous les acteurs de la communauté éducative (Universités, CNESER, syndicats, associations, CPU…) constatent que les dispositions relatives à la réforme dite de « masterisation » créent une situation impossible, particulièrement intenable pour la session 2010-2011 des concours de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire.

Le calendrier imposé par le gouvernement, qui fixe les épreuves écrites d’admissibilité entre octobre et décembre 2010, interdit de mettre en place une quelconque préparation de ces concours à partir de septembre 2010, et ce quelle que soit la nature des épreuves et le contenu des programmes. Prétendre le contraire serait tromper les étudiants futurs candidats, les parents d’élèves, et mettrait en péril la crédibilité du système éducatif et universitaire.

En conséquence, confrontés à cette impossibilité manifeste, nous refusons d’organiser ou de participer à la session des concours prévue à l’automne 2010 (CRPE, CAPES, CAPET, CAPEPS, CAPLP, CPE).” (…)

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