Projet de loi Besson : l'imagination au service de la répression

Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale présentera demain en conseil des ministres un projet de loi relatif à l’entrée et au séjour des étrangers. La diminution des garanties procédurales des migrants, le nouvel allongement de la durée de rétention, l’instauration de "zones d’attente flottantes" et l’interdiction de retour posent problème au regard des garanties constitutionnelles. Les débats parlementaires devront permettre à l’opposition de porter un discours réaliste soucieux de garantir le droit des individus

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Le collectif d'Ille et Vilaine "Ni pauvre, ni soumis" lance un appel à manifester

Le samedi 27 mars 2010 à partir de 12h30, esplanade De Gaulle à Rennes

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“Précarité croissante, voire renforcée, système de santé remis en cause au détriment des publics les plus fragiles, contexte économique toujours défavorable…Deux ans après la manifestation historique du 29 mars 2008, les personnes en situation de handicap et atteintes de maladie invalidante n’ont pas vu leur vie quotidienne changer et s’enfoncent sous le seuil de pauvreté…

Aujourd’hui, elles crient leur détresse et leur colère et appellent toutes les personnes révoltées par leur situation à manifester dans toutes les régions de France le 27 mars 2010 !NPNS 2008 – NPNS 2010 : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » Non, rien !

Le 29 mars 2008, le collectif « Ni pauvre, ni soumis » créait l’événement en réunissant à Paris plus de 35 000 personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante pour dénoncer leurs conditions de vie précaire et demander un revenu d’existence.

Deux ans après, malgré les promesses et les effets d’annonce : toujours rien…voire moins !” (…)

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CALAS (Le Comité pour l'abrogation des lois antiterroristes) : "Antiterrorisme et libertés publiques"

Réunion publique le lundi 12 avril à 18H30

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avec

Alain Badiou (philosophe)
Mathieu Bonduelle (Secrétaire général du Syndicat de la magistrature)
Nicole Borvo Cohen-Seat (présidente du groupe CRC-SPG)
Alima Boumedienne-Thiery (sénatrice Verts)
Antoine Comte (Avocat au barreau de Paris)
Carlo Santulli, (professeur à l’Université Paris II, président de l'Observatoire juridique de la vie politique - OJIV).
Modération : Karine Parrot (professeur à l’Université de Valenciennes, secrétaire générale de l’OJIV)

Lundi 12 avril à 18H30

Faculté de droit de Paris, (12 Place du Panthéon, Paris V, salle IV, 1er étage, aile Soufflot)

Voir le site du CALAS
http://calas-fr.net/

Vers la suppression de l’Ecole Nationale de la Magistrature ?

A l’heure où l’indépendance et les missions de l’institution judiciaire sont plus que jamais menacées, la formation des magistrats est dans la ligne de mire du pouvoir politique, avec bien sûr le soutien « technique » de prétendus « experts ».

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“Déjà, dans le rapport qu’elle avait déposé en avril 2009, la Commission Darrois, chargée par le Président de la République de jeter les bases d’une « grande profession du droit », avait proposé de « créer des Ecoles de professionnels du droit assurant à l’issue des études universitaires la formation commune aux principaux métiers du droit, et constituant avec une scolarité de 12 mois un passage obligé entre les Universités et les stages professionnels organisés par les écoles d’application ».

Etrangement, lorsque le Syndicat de la magistrature avait été entendu par cette commission, présidée par un avocat d’affaires proche du chef de l’Etat et s’intéressant essentiellement à la profession d’avocat, il n’avait aucunement été consulté sur une éventuelle réforme de la formation des magistrats…

Dans le droit fil de cette proposition, suivant une lettre de mission du garde des Sceaux et de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le président du Conseil national du droit, Bernard Teyssié, a rendu le 1er mars 2010 un rapport relatif à la mise en place d’une formation commune afin « qu’émerge une communauté de juristes cohérente et de haut niveau ».” (…)

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Une « cyber-révolte » à Moscou

BENJAMIN QUÉNELLE, Les Echos

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“C'est l'histoire de la « Russie d'en bas » qui, sur le Web, demande des comptes à la « Russie d'en haut ». Tout a commencé par un simple accident de la route à Moscou impliquant Anatoli Barkov, vice-président du groupe pétrolier Loukoil. Sur l'un des grands axes de la capitale, le 25 février, sa Mercedes a percuté une Citroën dont les deux occupantes, mère et fille anonymes, sont mortes. Le riche propriétaire de la Mercedes ainsi que son conducteur et son garde du corps, eux, en sont sortis indemnes. Causes et responsabilités du crash restent indéterminées. Mais la police a vite conclu que la Citroën était en faute.

Tout aussi rapidement, les internautes se sont saisis de l'affaire. Défendant les deux femmes. S'interrogeant sur les circonstances de l'accident et les inconsistances de l'enquête. Exigeant la diffusion des films pris par les caméras placées près du lieu du drame. Appelant les témoins à parler. Et accusant la police de « cover up » pour protéger un puissant qui aurait usé de contacts haut placés pour étouffer l'affaire.” (…)

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Christine Boutin et l'Ump se mobilisent et font des pressions pour faire interdire un festival de métal dans la région Loire atlantique !!

Les dirigeants de Kronembourg (sponsor du HELLFEST) ont dû faire 1664 attaques en lisant le courrier que Christine BOUTIN vient de leur adresser, à moins qu’ils ne soient morts de rire.

“Monsieur le Président,
Je me permets de vous exprimer mon indignation, partagé par un nombre croissant de ligériens au sujet du festival de musique metal « Hellfest ».
Alors que son organisation en 2009 avait provoqué une grande émotion dans une partie de la population au point que des sponsors internationaux de renom s’étaient retirés, le festival de musique metal « Hellfest », subventionné par Kronenbourg, aura de nouveau lieu en juin prochain à Clisson.
Pour faire sa promotion, des affiches figurant un homme au physique satanique avec des crocs sanguinolents sans équivoque sont apposées depuis quelques jours dans de très nombreux lieux à fortes fréquentations publiques comme les gares ou les grandes surfaces. Ce visuel ne peut que choquer les enfants obligés de subir cette publicité d’une violence morbide rare.
Alors qu’il est de plus en plus avéré que ce type de manifestation peut influencer négativement des jeunes en fragilités psychologiques au point de les amener à poser des actes graves et violents, est-il pertinent d’associer l’image de votre groupe à un festival qui promeut et véhicule la culture de mort ? N’est-ce pas en totale contradiction avec la mission de la Fondation Kronenbourg qui est de soutenir des manifestations qui « génèrent un mieux vivre ensemble » ?
Monsieur le Président, je vous demande de bien vouloir prendre la mesure de la gravité de votre soutien à de telles organisations et de cesser de financer ce festival.
Confiante dans la suite que vous donnerez à ma demande, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes salutations respectueuses.
Christine Boutin, Ancien ministre, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate"

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Naissance de l’Observatoire des inégalités territoriales

L’Observatoire des inégalités et l’un de ses partenaires, la société Compas-Tis, présentent un système d’information unique en France : l’Observatoire des inégalités territoriales.

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Emplois, revenus, niveau d’éducation… Les moyennes nationales cachent souvent des écarts considérables entre les territoires et faussent les diagnostics portés sur la situation sociale. Pouvoir connaître la situation d’une commune, d’un département ou d’une région, pouvoir les situer par rapport à d’autres collectivités équivalentes ou au niveau national est une nécessité pour comprendre comment on y vit, mais aussi pour définir des politiques publiques adaptées aux besoins des citoyens.

L’Observatoire des inégalités et l’un de ses partenaires, la société Compas-Tis (Centre d’Observation et de mesure des politiques d’action sociale - Traitement des informations sociales), ont décidé de mettre en commun leur savoir-faire pour développer un système d’information unique en France : l’Observatoire des inégalités territoriales. L’objectif est de décliner un certain nombre d’indicateurs des inégalités aux niveaux communal, départemental et régional sur un site internet :

www.inegalitesterritoriales.fr

Casse de la Convention Collective 66, loi Bachelot, démantèlement de la psychiatrie...

Manifestation intersyndicale le 15 mars à Lyon : rassemblement 10h30 place Guichard en protestation contre le remaniement de la Convention Collective de l’enfance inadaptée

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“Les professionnels du secteur médicosocial et les usagers accueillis subissent de plus en plus les politiques budgétaires restrictives celles du conseil général du Rhône et/ou de l’Etat montrant ainsi un désengagement concernant le social et le médical. Nous constatons que cette politique dénote un manquement aux obligations de service public et engendre à long terme une augmentation des situations précaires et une dévalorisation du travail médical et social.

Actuellement, nous n’avons pas les moyens de maintenir un accompagnement social de qualité. L’ensemble des professionnels (le personnel éducatif, les services généraux, le personnel administratif, médical, de statut territorial ou hospitalier, titulaire ou contractuel) n’est pas réellement concerté par d’éventuelles réorganisations ce qui se passe actuellement autour de la convention collective 1966 en est l’illustration. La suppression des lits dans les services publics, entraine des difficultés de plus en plus récurrentes pour faire hospitaliser un malade. Et le problème s’intensifie quand il s’agit de personnes polyhandicapées.

Le mépris, la méconnaissance de la réalité de terrain conduisent à des prises de décisions inadéquates aux besoins des personnes accueillies, par exemple l’ouverture au Centre Hospitalier du Vinatier d’une UHSA (prison dans l’hôpital psychiatrique) accentuant ainsi une nouvelle fois le sécuritaire au détriment de la relation d’aide par le soin. Auparavant notre travail consistait à ce que les résidents-es soient au centre des préoccupations. Maintenant ce sont les budgets, les commerciaux qui sont aux centres « des intérêts », ce sont eux qui vont disposer des décisions institutionnelles.

Aujourd’hui, notre travail de réflexion pour accompagner les personnes au plus près de leurs difficultés n’est pas pris en compte. Dans le cadre d’une politique managérial,on nous demande d’exécuter des tâches au détriment d’un travail clinique et de prévention. Pour soi disant des raisons budgétaires, l’analyse de la pratique assurée par des professionnels spécifiques est réduite ou supprimé. Par contre les salaires de nos responsables de structures ne le sont pas. Où est la logique, les gens de terrain sont constamment les premiers touchés ce sont pourtant eux qui sont en première ligne face a des pathologies de plus en plus complexe (aggravation du handicap pour des usagers vieillissants, de moins en moins de perspectives à proposer pour des jeunes en situation d’errance). Notamment avec l’introduction du management, les salariés sont malmenés, subissent des pressions, ce qui occasionne des tensions et un délitement du lien. De plus en plus, les institutions font subir aux salariés les entretiens individuels annuels d’évaluation. Ce nouvel espace est l’occasion pour de nombreux employeurs de déverser leurs baves malsaines en toute légalité. Ne soyons pas naïf cet espace présenter comme un échange sur une pratique professionnelle bascule rapidement sur du lynchage.

Nous vivons dans un climat d’incertitude qui engendre des positions individualistes au détriment d’une prise en charge collective des usagers. Soyons solidaire dans les combats contre les lois Bachelot, la CC66 : stoppons l’action du gouvernement et la complicité des syndicats patronaux de nos associations qui cherche a laminer la qualité de l’accompagnement, le soin des différents usagers. Face à ce rouleau compresseur, le syndicalisme nous paraît être un des moyens pour s’organiser efficacement, afin de défendre nos conditions de travail et nos pratiques professionnelles. Arrêtons de subir chacun dans notre coin. Il faut arrêter d’être inquiet, pour être maintenant dans la lutte et le combat. Sortons d’une position de victime et assumons une place d’opprimé en étant acteur de nos luttes et responsables.

Cette posture prend force quand nous nous retrouvons sur un chemin ou l’action collective est notre principale alliée.”

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Un prof, tête de liste aux régionales, écarté pour ses opinions politiques

Communiqué NPA région centre

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Stéphane Bois, tête de liste du NPA pour les élections régionales dans le Loiret, chargé de mission à mi-temps au rectorat, s'est vu signaler que sa présence au sein du cabinet du recteur n'était plus tolérée et que sa mission se terminerait de manière anticipée en juin, à cause de son engagement et de ses opinions politiques opposées à celles du ministère.
Le NPA dénonce cette grave atteinte démocratique à la liberté d'expression politique, nouvelle preuve du totalitarisme rampant qu'est en train d'instaurer le gouvernement dans notre pays.
Nous lançons un appel de soutien aux partis politiques, aux syndicats et associations démocratiques, une conférence de presse aura lieu jeudi soir à 18:00 à Orléans.
Michel Lasserre,
Tête de liste du NPA pour la région Centre.
Voici l’explication de S. Bois :
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Aux dernières informations, le rectorat refuse de répondre aux journalistes

> source : http://le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/files/2ae8c3159e9e8782d11b01283c766591-608.html

Rouen. En prison en 2010, où comment passer 160 heures par semaine dans une cellule pour 3 de 10 m²

Alors qu'un nouveau (et énième) rapport alarmant vient d'être publié sur l'état des prisons françaises

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“C’est à un triste état des lieux auquel trente-huit détenus ou ex-détenus de la maison d'arrêt de Rouen ont invité le public par le biais d'une requête déposée au tribunal administratif de Rouen, vendredi 5 mars. Grâce à cette action, ils espèrent faire condamner l'administration pénitentiaire (AP) à les indemniser du préjudice moral d'une détention dans des conditions indignes, violant l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

(…) La longueur des journées permet de s'adonner à l'arithmétique. "Sur une semaine de 7 jours =168h – 7 heure promenade la semaine +1 heure de parloir la semaine, il me reste 160 heure la semaine en cellule sauf les 3 dernier mois à travailler auxiliaire 6 heure par jour =42 heure – 168 heure donc 100 heure en cellule", calcule Guillaume.

Les détenus avouent souvent fuir la cour de promenade ou la douche, lieux de tous les dangers."Les surveillants arrivent toujours après les bagarres", remarque William, qui a renoncé à la douche trihebdomadaire après s'y être fait tabasser. Il se contente depuis d'ablutions à l'eau froide devant le lavabo de la cellule. "De toute façon, raconte Hubert, le sol est souvent couvert d'excréments car c'est le seul endroit où l'on dispose d'intimité, mais ça n'est nettoyé que deux fois par semaine." Il a fréquenté le cours de dessin pour "voler l'ampoule de 100 watts de la salle de classe" et l'échanger contre celle "faiblarde" de 75 watts de la cellule.” (…)

> lire dans Le Monde

Les magistrats grévistes menacés de sanctions

dans note adressée aux chefs de cour la veille de la mobilisation unitaire.

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“Le ministère insiste sur le « manquement grave aux devoirs » que constituerait une grève. Faute disciplinaire, donc possibilité de sanctions.

Intimidation des magistrats

« On a déjà fait des mouvements de grèves, même sous la droite, sans que ça prenne ces proportions », explique Clarisse Taron, du Syndicat de la magistrature (SM). En règle générale, une tolérance s'applique devant les mouvements de magistrats.

Pour Clarisse Taron, la transmission de notes telles que celle-ci date de Rachida Dati. En juin 2008, la Chancellerie avait prévenu que le mouvement de grève contre la rétention de sûreté pouvait constituer une faute disciplinaire. « Ça fait partie de l'intimidation générale » envers les magistrats, estime Clarisse Taron.”

> article complet sur rue89

La France aux Français : c’était la loi du 22 juillet 1940

“Etre français, ça se mérite” : le garde des Sceaux de l’époque, Raphaël Alibert.

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« Le corps français traditionnel » mieux placé pour diriger la HALDE ! Une énormité pareille, de la part du patron des sénateurs UMP, Gérard Longuet, il y a tout de même quoi flipper.

Aussi, je me permets d’offrir à la sagacité du groupe UMP du Sénat un petit rappel historique, sur les exploits du corps français traditionnel s’intéressant aux Français de fraîche date, selon l’expression du chef d’Etat de l’époque, un certain Pétain Philippe, tout à fait dans les canons ducorps français traditionnel d’ailleurs. Tout ceci était très légal, la loi du 22 juillet 1940, et très public : tout passait par le Journal officiel. Tout, jusqu’aux pages entières publiant les listes de familles dénaturalisées.

Une politique de dénaturalisation

En juillet 1940, le régime du maréchal Pétain pensait avoir le monde devant lui, et hésitait d’autant moins à afficher ses options qu’il y voyait un moyen de s’attirer les sympathies du pouvoir nazi. « Etre français se mérite » proclamait Raphaël Alibert, le premier garde des sceaux. D’où une politique de dénaturalisation, par des procédés individuels ou des démarches collectives.” (…)

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Mieux que Base-Elève : Les États-Unis possèdent l’ADN des nouveaux-nés

Article original sur CNN.com 

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Lorsqu’ Isabel, la fille de Annie Brown, était âgée d’un mois, son pédiatre a informé ses parents qu’elle était porteuse d’un gène la prédisposant à la mucoviscidose.
Forts de cette information, ses parents firent subir à Isabel plusieurs tests : il en résulta qu’ elle n’était pas porteuse de la maladie. Le couple de Mankato (Minnesota) se demanda alors comment le pédiatre avait pu être au courant d’un problème génétique concernant Isabel, après tout ils n’avaient jamais consenti à des tests génétiques.
C’est très simple, répondit le praticien : aux États-Unis, les nouveaux-nés sont systématiquement soumis à un dépistage des maladies génétiques. "Étant donné que les tests sont mandatés par le gouvernement, ils sont souvent réalisés sans consentement parental", explique Brad Therrell, directeur du centre national de dépistage néonatal et de ressources génétiques (NNSGRC). D’après le centre de ressources, dans de nombreux états tels que la Floride, où est née Isabel, l’ADN des bébés est conservé indéfiniment.
Nombres de parents n’ont aucune idée du fait que l’ADN de leur enfant est ainsi stocké dans les labos du gouvernement, mais parfois, lorsqu’ils viennent à le découvrir, comme cela s est passé pour les Browns, ils passent à l’action. Des parents du Texas et du Minnesota ont entamé des poursuites, et leurs préoccupations lancent de nouveaux débats pour savoir si l’empreinte génétique d’un bébé se doit d’être la possession du gouvernement.
« Nous étions consternés lorsque nous avons découvert une telle chose », nous dit Annie Brown, qui est par ailleurs infirmière conventionnée.« Pourquoi ont-ils besoin de conserver l’ADN de mon enfant indéfiniment ? Ce qui y figure pourrait affecter ses possibilités de trouver un emploi dans le futur ou d’être couverte par une assurance santé. »
Selon le site officiel de l’état du Minnesota, les prélèvements sont conservés afin de répéter les tests si nécessaire, l’ADN ainsi archivé pourrait aussi aider des parents dans la recherche d’un enfant disparu ou dans l’identification d’un corps. Les échantillons sont aussi utilisés pour la recherche médicale.
Art Caplan, bio-éthicien à l’université de Pennsylvanie, dit qu’il comprend pourquoi les états ne demandent pas une permission au préalable pour dépister les bébés : « c’est une vision paternaliste, mais l’état porte un intérêt prédominant à la protection de ces bébés », explique-t-il.
Il précise cependant qu’on aborde un autre problème lorsqu’il s’agit de conserver des échantillons d’ ADN pour de très longues périodes.
"Je ne vois pas l’intérêt de faire ce genre d’archivage". Il ajoute : "Si cela reste anonyme, ça ne me pose aucun problème. En revanche si l’on attache le nom du bébé a chaque échantillon, là ça me rend mal à l’aise."

L’ADN donné aux chercheurs privés

Les tests génétiques sur le nouveaux-nés ont commencé dans les années 60, avec le dépistage de maladies ou des syndrômes, qui, s’ils ne sont pas détectés, pourraient entraîner la mort de l’enfant ou lui causer des troubles sévères, tel qu’un retard mental. Ce dépistage, une fois mis en place, a permis de sauver de nombreux nouveaux-nés.
Au cours des ans, de nombreux tests subsidiaires ont été ajoutés à la liste. Aujourd’hui, les états préconisent que chaque enfant subisse une batterie de 28 à 54 tests et que l’ADN récupéré soit stocké dans les laboratoires de chaque état pour une durée de trois mois à l’infini, suivant l’état. (se référer à cette liste par état)
Selon Brad Therrell, qui dirige le centre de ressources génétiques, subventionné fédéralement, les parents n’ont aucun souci à se faire concernant la confidentialité de l’ADN de leur enfant : « Chaque état suit des règles strictes au sujet de ces prélèvements », nous dit Therrell.« Si l’ADN de mes propres enfants étaient stocké dans l’un de ces labos, je ne m’en ferais absolument pas. »
Les prélèvements ne restent pas toujours la propriété des laboratoires publics. Ils peuvent être donné à des laboratoires privés, en les associant parfois au nom de l’enfant.
D’après un rapport fait par l’état du Minnesota : depuis 2000, plus de 20 études scientifiques publiées aux États-Unis se sont basées sur des prélèvements sanguins de nouveaux-nés.
"Les chercheurs privés n’ont pas besoin du consentement parental pour obtenir un échantillons tant que le nom du bébé n’y est pas rattaché", précise Amy Gavaglio, l’une des auteurs du rapport du Minnesota et conseillère au Département de la santé de cet état. Toutefois, elle dit que de ce qu’elle a compris, si des chercheurs privés demandent à obtenir un échantillon nominatif, il doivent d’abord obtenir l’accord des parents.
Selon Gaviglio, conseiller génétique au Département de Santé du Minnesota, les scientifiques ont revendiqué que cette énorme banque d’échantillons ADN était une vraie "mine d’or" pour faire des recherches.
"Ces prélèvements seraient impossible à collecter autrement", dit-il. "Les chercheurs doivent passer par des protocoles très stricts pour obtenir ces échantillons. Les états ne fournissent pas des échantillons à n’importe qui."
Mme Brown ne se sent pourtant pas complètement rassurée par ces précisions, elle a toujours peur que quelqu’un puisse avoir accès à l’ADN de son bébé avec le nom d’Isabel attaché au prélèvement.
"Je sais que le gouvernement dit que les données sur mon bébés seront conservées confidentiellement, cependant je n’ai pas confiance, dit-elle. J’ai l’impression que ma confiance a été abusée."

Source : http://le-mammouth-dechaine.fr/

Rage in the Right

L’expansion inquiétante du nombre de milices aux USA

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“Le rapport annuel du Southern Poverty Law Center (SPLC, un des organismes de défense des droits civiques les plus importants aux Etats-Unis) a fait l’effet d’une bombe. Intitulé « Rage in the Right » (que l’on pourrait traduire par « la droite rageuse »), il y recense une expansion rapide du nombre de milices : près de 250% d’augmentation de 2008 à 2009. Ces chiffres illustrent, selon le SPLC, une augmentation des signes de radicalisation omniprésente. Du mouvement des Tea Party aux milices paramilitaires, tour d’horizon d’une Amérique dangereuse : celle de la peur, de la colère, et de la haine.” (…)

> lire l’article sur agoravox

“Et si on fermait la Bourse…”, avec Frédéric Lordon

Lundi 2 mars, dans « Là-bas si j’y suis », à 15 heures, sur France Inter, Daniel Mermet recevait l’économiste Frédéric Lordon.

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Celui-ci développe ses arguments exposés dans le numéro de février du Monde diplomatique — « Et si on fermait la Bourse... » — et évoque « l’urgence du contre-choc » face à l’assaut des banques contre les Etats : une analyse qu’il détaille dans le numéro de mars (en kiosques le mercredi 3 mars).

télécharger (MP3, 47.7 Mo)

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Journée "sans immigrés" : 3000 personnes au rassemblement devant l'Hôtel de Ville à Paris et 7000 environ dans toute la France

Roberto Ferrario

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3000 personnes étaient rassemblées lundi en début d'après-midi sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, (7000 environ dans toute la France !!) dans le cadre de la "journée sans immigrés" pour montrer que, en France, sans les immigrés et leurs descendants directs, les entreprises, les commerces, les administrations, les écoles ne peuvent pas fonctionner.
C'est la première fois qu'une telle journée est organisée. D'autres rassemblements ont été prévus dans plusieurs villes, Marseille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Rouen et Paris entre 12h et 14h. Mais aussi en Grèce, en Espagne, en Italie, en Autriche et à Londres...
En Italie, des grèves dans les usines on été organisées et des cortèges sont organisés dans plusieurs villes...
Le collectif français à l'origine de ce mouvement s'est formé grâce à Internet après les derniers "dérapages" en série de nombreux membres du gouvernement...comme notamment la petite phrase de Brice Hortefeux prononcée devant un militant d'origine maghrébine, lors de la dernière université d'été de l'UMP : "quand il y en a un, ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes".
Les autres collectifs en Italie, Espagne et en Grèce (avec le soutien de Bellaciao-Grèce) on suivi l'exemple à cause des mêmes problèmes respectifs...

Source : Bellaciao.org