La grève infinie

Anonyme

“ C'est une chose entendue. Le Parti de l'Ordre espère, à toutes forces, nous faire rentrer chez nous. Syndicats et gouvernement auront réussi à s'accorder. Là-dessus, au moins. Ils tablent sans doute sur l'attirance malheureuse qu'aurait pour nous l'insidieux sentient de vide dans lequel nous avons si parfaitement désappris de vivre, et de lutter. En cela, ils se trompent. Nous ne rentrerons pas chez nous ; nous qui ne nous sentons chez nous nulle part. S'il est bien un seul espace que nous avons aperçu comme habitable, c'est au sein de l'évènement grâce auquel nous vivons, dans les intensités qui s'y dessinent. En fonction, surtout, des moyens que nous saurons nous donner.
C'est une chose entendue. Un processus insurrectionnel se renforce à mesure que les évidences qui, à ses yeux, en composent la réalité, deviennent imperceptiblement, aux yeux de tous, des vérités criantes. Le capitalisme étant un mensonge universel, la forme de sa négation, à l'inverse, sera celle d'une pluralité de mondes, solidairement mêlés aux vérités qui s'y rattachent.” (…)

> à lire (par exemple) sur indymedia

Retraites : les médecins généralistes montent au créneau

Communiqué du 25 octobre 2010 du Syndicat de la Médecine Générale

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Le projet de réforme des retraites porte en lui « une aggravation de la violence sociale et économique contre l’individu, une barbarie quotidienne qui ne dit pas son nom : celle de l’aliénation de l’individu au travail par l’usure prématurée de son corps et de son psychisme se manifestant entre autres par les maladies dites « professionnelles » et les accidents de travail, dont le nombre explose depuis 20 ans. » Ce n’est pas la CGT qui pousse ce coup de gueule mais le Syndicat de la médecine générale dans un communiqué publié le 25 octobre.

Le communiqué rappelle les raisons de l’opposition du syndicat à la réforme programmée par le gouvernement. Ce projet est « une régression sociale, dit le SMG, car il reporte les âges légaux de départ à la retraite et de retraite à taux plein, renvoie les individus à une autonomie illusoire, à leur propre culpabilité vis-à-vis de leur santé. Ce projet nie les déterminants collectifs de santé et, notamment, l’organisation du travail aujourd’hui en France comme cause de nombreuses atteintes à la santé : suicides, dépressions, cancers, troubles musculo-squelettiques, maladies cardio-vasculaires. » En plus du « retrait pur et simple » du projet de loi, le SMG appelle à une mobilisation forte pour les 28 octobre et 6 novembre.

L’enregistrement audio du colloque "Lois anti-terroristes 25 ans d'exception, Tarnac, un révélateur du nouvel ordre sécuritaire"

CALAS, Comité pour l'Abrogration des Lois Antiterroristes

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Le positionnement des organisateurs :

L'affaire dite de Tarnac a fonctionné comme un révélateur du nouvel ordre sécuritaire : au nom de la lutte antiterroriste, l'Etat s'affranchit de principes élémentaires du droit et des zones grises apparaissent au cœur même des institutions régaliennes, dans la justice, dans la police. Des « affaires » sont instrumentalisées comme faire-valoir d'une politique aux objectifs inavoués. Cette construction d'une «terrorisation démocratique » , pour reprendre l'expression d'un essayiste, s'appuie sur un arsenal législatif mis en place progressivement depuis 25 ans. Les attentats du 11 septembre lui ont donné une nouvelle légitimité avec comme matrice le « Patriot Act » qui autorisait les autorités américaines à appliquer sur leur territoire la notion de guerre préventive contre le terrorisme. Les Etats européens ont suivi peu ou prou ce modèle adoptant des lois successives en se libérant des contraintes de leur propre ordre juridique traditionnel et démocratique.

Le cas de Tarnac a montré comment en utilisant la dramatisation de situations n'ayant pas de liens évidents, la stigmatisation d'une mouvance créée de toute pièce pour l'occasion « la mouvance anarcho-autonome » en disqualifiant les acteurs de cette prétendue mouvance, en multipliant les intimidations, en exigeant des autorités policières et judiciaires une culture du résultat , on pouvait criminaliser durablement non seulement des hommes et des femmes engagés mais qui plus est leur pensée même. Nous sommes tous concernés par ce glissement progressif, sémantique, législatif, policier qui est en train de mettre en place une société de surveillance généralisée. Si la société doit évidemment répondre à la question terroriste, elle ne doit en aucun cas permettre que les outils dont elle se dote ne s'affranchissent des valeurs qui constituent les fondements de la démocratie. Lorsque l'exception devient la règle, la frontière devient ténue entre un régime démocratique et un régime autoritaire. Lorsque l'on vit dans une période de crise globale, le pouvoir, à la recherche de boucs - émissaires, a tendance à utiliser les procédures d'exception pour stigmatiser et condamner médiatiquement et socialement des groupes d'individus.
A la lumière de ce qui s'est passé dans l'affaire de Tarnac, le colloque à l'Assemblée nationale co-organisé deux ans après les faits, par des parlementaires de plusieurs sensibilités, permettra avec des intellectuels, des juristes, des grands témoins, des élus, des avocats, de faire un état des lieux, de recontextualiser l' « affaire »en la replaçant dans l'histoire des lois d'exception, et enfin d'éclairer des pistes pour que nous ne connaissions plus de telles dérives.

http://fragmentsduvisible.org/site/accueil

Comment la police empêche les journalistes de travailler en manif

par Augustin Scalbert | Rue89

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“ « Il n'y a évidemment pas de consigne », répond officiellement la police nationale quand on l'interroge sur plusieurs cas de journalistes dont le matériel a été matraqué ou confisqué par des CRS, quand les personnes n'ont pas été elles-mêmes violentées ou interpellées. Plusieurs documents et témoignages recueillis par Rue89 montrent pourtant une nervosité assez fréquente pour empêcher ces journalistes de rapporter au public des images des manifestations.

Il y a eu ce cas du mardi 12 octobre au soir, près de la Bastille à Paris : un preneur de son de TF1 et un journaliste de Canal + avaient été frappés et molestés par des CRS. Le second n'était pas en service, mais l'IGS, la police des polices, a tout de même été saisie.

Sur cette photo inédite qu'a obtenue depuis Rue89, on voit le journaliste de Canal+, à terre, brandissant sa carte de presse. Encore plus parlant est le haut de la scène : un caméraman filme, tout en tenant lui aussi sa carte d'identité professionnelle. Malgré cela, le CRS qui lui fait face l'asperge -ou s'apprête à l'asperger- de gaz lacrymogène…” (…)

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Contre-circulaire sur la garde à vue

Communiqué du Syndicat de la Magistrature

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Après les arrêts rendus ce mardi par la Cour de cassation concernant la garde à vue, comme après la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 30 juillet dernier, la Chancellerie s’est contentée de diffuser une dépêche invitant les magistrats à continuer d’appliquer sans sourciller des dispositions pourtant déclarées contraires à la Constitution et à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Un comportement responsable était pourtant possible. La garde des Sceaux pouvait parfaitement, sans attendre une réforme du Code de procédure pénale, prendre toutes dispositions afin que les droits des personnes placées en garde à vue, tels qu’ils sont désormais unanimement reconnus, soient effectivement respectés.

Une circulaire avait d’ailleurs été rédigée en ce sens par les services de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) au cas où la Cour de cassation ne reporterait pas les effets de sa jurisprudence... Hélas, ces services ont travaillé pour rien, la Chancellerie ayant choisi de se satisfaire de la situation.

Face à cette carence, le Syndicat de la magistrature a décidé d’élaborer une « contre-circulaire ».

Mise en forme « à la manière de » la DACG, elle contient :

  • une analyse des récentes décisions du Conseil constitutionnel, de la Cour européenne des droits de l’Homme et de la Cour de cassation relatives à la garde à vue ;
  • des propositions de mise en pratique des enseignements de ces décisions.

Ce document est divisé en trois parties :

I. Des reports qui ne dispensent pas l’autorité judiciaire de sa mission de sauvegarde des libertés individuelles

II. Les droits garantis par le Conseil constitutionnel, la Cour européenne des droits de l’Homme et la Cour de cassation

III. Des exigences qui doivent permettre l’adoption de pratiques proactives par l’autorité judiciaire

La troisième partie est consacrée à ce qui peut et, selon nous, doit être mis en oeuvre dès maintenant pour garantir l’effectivité des droits des personnes gardées à vue.

Nous invitons les magistrats à faire vivre ces droits dans leurs pratiques conformément à la mission constitutionnelle de l’autorité judiciaire, « gardienne de la liberté individuelle »

> en savoir plus : http://www.syndicat-magistrature.org/

Le 17 octobre 1961 : Un crime d'Etat à Paris

Piqure de rappel

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Le mardi 17 octobre 1961, trente mille Algériens, souvent en famille, manifestent pacifiquement, à l'appel du FLN, dans les rues de la capitale contre le couvre-feu raciste qui leur est imposé par le préfet de police, Maurice Papon et le gouvernement. Une répression d'une férocité inouïe s'abat sur eux. La police tire sur les cortèges. quinze mille manifestants sont arrêtés. Parqués dans des stades, emmenés dans des sous-sols, affamés, battus et torturés, assassinés, jetés dans la Seine. Les estimations sérieuses parlent de près de trois cents morts. Car l'État colonial menait aussi la « sale guerre » dans les rues de Paris. Et le silence est ordonné, l'oubli organisé. La date même du 17 octobre effacée des consciences et de l'histoire. Depuis dix ans, à contre-courant, des écrivains, des historiens, des associations ont fait resurgir le fait, ont rétabli sa mémoire et organisé sa commémoration. Les auteurs de ce livre : Nils Andersson, Étienne Balibar, Thérèse Blondet-Bisch. Roby Bois, Alain Brossat. Martine Déotte, Nicole Dreyfus, Jean-Luc Einaudi, Nabile Farès, René Gallissot, Samira Mesbahi, Anissa Mohammedi, Charlotte Nordmann, Yves Royer, Alain Ruscio. Benjamin Stora Jérôme Vidai et Olivier Le Cour Grandmaison, nous donnent les témoignages, les documents et les réflexions qui permettent aux lecteurs de juger de la nécessité que l'État reconnaisse enfin son crime et en tire toutes les conséquences.

La CNIL découvre 4 fichiers illégaux à la gendarmerie

Jean-Marc Manach

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“ Le fichier des Roms de la gendarmerie n’existe plus. Il était illégal, faute d’avoir été déclaré à la CNIL, mais il a été détruit, en 2007.

Lors des contrôles qu’elle a effectués, la semaine passée, dans les deux services impliqués dans ce fichier, la CNIL a cela dit découvert l’existence de quatre autres fichiers, eux aussi “illégaux“.

Elle a aussi constaté que la gendarmerie abusait de la qualification de “Roms“, entre autres “origines ethniques“, ce qui, là aussi, constitue une violation de la loi informatique et libertés.

La gendarmerie, de son côté, a annoncé sa volonté de disposer d’un fichier type “Edvige“, afin de pouvoir remplir les missions de renseignement qui lui sont imparties.

Lors de son audition, par la Commission des lois de l’Assemblée nationale, le général Mignaux, directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), avait démenti, mercredi 13 octobre, l’existence de tout fichier ethnique qui viserait Roms et gens du voyage, se déclarant “blessé par cette tentative de déstabilisation“, et espérant que la vérité puisse enfin être rétablie :

“J’entends mettre fin à des allégations (qui tendent) à jeter le discrédit sur notre institution. La gendarmerie n’a rien à cacher. Il n’y a pas de fichier non déclaré”.

Le général avait d’ailleurs déclaré avoir accueilli “avec satisfaction” les contrôleurs de la CNIL, qui auraient démontré de manière “incontestable” le fait qu’il n’y avait pas de fichier ethnique, que les fichiers étaient tous déclarés, et qu’il n’y avait “rien d’irrégulier“.

Dans les Conclusions du rapport préliminaire des contrôles effectués auprès de la gendarmerie nationale, que vient de rendre publiques la CNIL ce jeudi 14 octobre, le gendarme des droits informatique et libertés n’est pas tout à fait du même avis que le général de la gendarmerie : elle a découvert quatre fichiers non déclarés, et constaté que la mention des origines ethniques des personnes fichées était une “pratique courante“, elle aussi en violation de la loi informatique et libertés. “ (…)

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Le populisme pénal ou l’exploitation électoraliste des faits divers, par Serge Portelli

Conférence de Serge Portelli, vice-président au tribunal de Paris, membre du syndicat de la magistrature, Toulon le Lundi 18 octobre 2010 – à 18h30, Faculté de droit de Toulon, amphi 500-1 – entrée libre

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« Que nous ayons affaire à une idéologie de l’enfermement, du fichage tous azimuts et de la répression systématique est une évidence. Chacun peut constater chaque jour, au rythme frénétique des “réformes”, les ravages de cette philosophie de comptoir débitée sur tous les tons, dans tous les domaines,dès que le moindre fait divers le permet. Qu’il s’agisse des enfants, des étrangers en situation irrégulière, des malades mentaux, des délinquants et de tout ce qui est censé représenter un danger. On nous propose une société sous haute surveillance, dans un monde sûr, simple, où les bons citoyens, les honnêtes gens, ceux qui ont du bon sens, seront à l’abri des autres. Le vaste monde des“autres”. Qui évidemment ne nous ressemblent pas. Qu’un tel discours puisse prospérer en France fait honte. L’image que nous donnons à l’étranger est terrible. Parler du pays des libertés fait sourire. » (S.P.)

http://www.ldh-toulon.net/

" Moi et les autres "- Les Littorales 2010

Festival de littérature contemporaine, Libraires à Marseille, 27 au 31 octobre 2010, Marseille

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Au bord de la Méditerranée, le littoral ouvre sur d’autres imaginaires, la littérature d’ailleurs et d’ici, la littérature d’hier et d’aujourd’hui, celle méconnue qui dit l’histoire du monde et le monde qui change, qui dit l’humain et sa richesse. Dès 2010, la programmation accompagne la bibliodiversité proposée par les libraires indépendants et les rencontres littéraires pour que circulent les imaginaires, les livres, les paroles des auteurs, en choisissant chaque année un thème.
L’écriture entre intime et collectif : « Moi et les autres », tel est le fil rouge 2010 des tables rondes, des interviews d’auteurs et des lectures, des soirées/rencontres, théâtre, cinéma et littérature. Une programmation qui propose à chacun une traversée Entre l’écriture de soi et les questionnements du monde.

Programme complet sur le site de l’association Libraires à Marseille

Les français pensent que…

Par Patrick Mignard

« LES FRANÇAIS PENSENT QUE ... »

“ Phrase « passe partout »,…expression magique, rituelle, dans la bouche des politiciens qui d’un seul coup, d’un seul, s’accaparent d’une pensée collective. Phase qui exprime leur fantasme : ils croient savoir et croient être les dépositaires d’une pensée. Phrase qui résume notre capitulation : on se laisse déposséder de notre parole, de notre pensée.

Cette phrase résume mieux qu’aucune autre les limites de ce que nous appelons la « démocratie ».

QU’EST-CE QU’UNE PENSEE COLLECTIVE ?

Peut-on parler de « pensée collective » ou d’ « unicité de la pensée » ?

La réponse est évidemment non,… Il est une spécificité de l’être humain d’avoir fondamentalement une autonomie de la pensée. Certes, la vie en société, les conditions de vie, de travail, entraînent ce que l’on pourrait qualifier de « convergences d’analyses », pouvant aboutir à un consensus. La division du travail, la segmentation du groupe en classes sociales a indubitablement entraîné une certaine conscience collective en fonction de la place dans la société,… ce que l’on a appelé une « conscience de classe ». Mais cette conscience de classe, et l’Histoire nous le montre, n’est pas synonyme d’unicité de la pensée. Cette conscience de classe, que l’on a investi au 19e siècle d’un pouvoir quasi mystique, est en grande partie hétérogène, fragmentée, incapable d’être un élément moteur en matière de changement. En effet, les esclaves de l’Antiquité, pas plus que les paysans au Moyen Age n’ont pris le pouvoir dans l’Histoire, pas plus que la classe ouvrière au moment de la révolution industrielle,… et par la suite.

Si l’on prend le cas de la classe ouvrière, et de manière générale de la « classe salariée », les courants contradictoires qui la traversent sont loin d’en faire une entité politique homogène… Les aléas et drames politiques du 20e siècle, et notre situation au 21e, en sont une parfaite illustration.

On comprend dès lors qu’il soit particulièrement osé et risqué, pour une personne ou un groupe de personnes, aussi subtiles et pertinentes soient-elles, de dire « Nous représentons les intérêts historiques des salariés »,… à moins d’en avoir une définition – des intérêts – aussi bien sur le plan tactique que stratégique, décrétée comme scientifique ( ?) et donc impossible à discuter !... On reconnaît là toutes les erreurs théoriques et les drames concrets des 19e et 20e siècle que certains voudraient nous (faire) inconsidérément rejouer. “ (…)

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L'internement psychiatrique, nouvelle arme des préfets

Les représentants de l'Etat font de l'hospitalisation d'office, procédure de soins, un moyen d'enfermer les patients au mépris de l'avis des psychiatres.

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“ A l'automne 2009, fraîchement arrivé dans les Pyrénées-Orientales, le nouveau préfet a décidé de s'attaquer aux sorties d'essai pratiquées dans les hôpitaux psychiatriques. Raison invoquée : le risque de « trouble à l'ordre public ».

Le Dr Philippe Raynaud, chef de pôle à l'HP de Thuir, est l'un des premiers psychiatres à faire les frais de cette nouvelle politique.

« En septembre, les gendarmes ont ramené à l'hôpital certains patients en sortie d'essai sous prétexte qu'ils étaient potentiellement dangereux.

Certains avaient un travail et l'ont perdu.

On a actuellement un patient hospitalisé à temps plein depuis six mois alors que rien dans son état ne justifie qu'il soit consigné jour et nuit », s'énerve le psychiatre qui vit l'enfer depuis l'automne dernier.

Sarkozy : « Je souhaite que le préfet décide de la sortie »

(…) “

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8e Journée mondiale contre la peine de mort : Etats-Unis

Le 10 Octobre 2010, la 8e Journée mondiale contre la peine de mort est dédiée aux États Unis qui ont exécuté 52 personnes et condamné à mort 106 autres en 2009.

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'” Les États-Unis sont l'un des rares pays fédéral qui donne à chaque État le pouvoir de légiférer sur la question de la peine de mort. À l'heure actuelle, on compte 15 États abolitionnistes et 35 États rétentionnistes aux États-Unis, même si parmi ces 35 États rétentionnistes, 10 n'ont procédé à aucune exécution depuis au moins 10 ans.
Ces dernières années, les mesures abolitionnistes se sont propagées dans ce pays qui reste pourtant très divisé sur la question. Selon Amnesty International, la peine de mort aux États-Unis a atteint un sommet en 1994, mais les exécutions ont chuté de plus de 60 pour cent dans la dernière décennie et l'année dernière, en 2009, le Nouveau-Mexique est devenu le 15e État à abolir la peine capitale dans sa législation.
Cette 8e Journée mondiale a pour but de renforcer la tendance vers l'abolition aux États-Unis et dans le monde entier. C'est l'occasion de s'opposer publiquement à l'utilisation de cette peine inhumaine, cruelle et dégradante et de soutenir ceux qui aux Etats-Unis qui se battent pour son abolition. “ (…)

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Pour la libération de la parole détenue par les murs des prisons

L'Observatoire international des prisons organise un débat public le samedi 11 décembre à Lyon. Son thème : la liberté de parole individuelle et le droit d'expression collective des prisonniers et des acteurs du monde carcéral, derrière et en dehors des murs.

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“ La date et le lieu ne doivent rien au hasard. Le cadre de la Journée mondiale commémorant la Déclaration universelle des droits de l'homme permet de se rappeler que « tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression » et que « toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques ». Quant au choix de la capitale des Gaules, il est doublement fondé. C'est d'abord un rappel de l'histoire puisque c'est dans les maisons d'arrêt de Perrache qu'au début des années 1980 est né l'Écrou, le premier journal réalisé en prison ouvrant un espace commun d'expression aux détenus, aux personnels et aux intervenants.
Mais surtout, c'est un écho à la clameur inhabituelle et unanime entendue à Lyon depuis le passage des prisons de Saint-Paul, Saint Joseph et Montluc, insalubres, à celle de Corbas, flambant neuve. Des détenus qui disent préférer la crasse et les rats des anciennes cellules plutôt que la modernité aseptisée des nouvelles du fond desquelles « personne ne vous entend »1. Jusqu'aux fonctionnaires pointant du doigt lesnouveaux établissements où « chacun est de plus en plus isolé »2. En passant par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté qui ne comprend pas « comment on a pu imaginer une prison qui cherche à faire taire alors que la réinsertion suppose que l'on parle »3. Tous dénoncent avec vigueur le renforcement de l'isolement social et la réduction de la liberté de parole à l'intérieur. “ (…)

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Lois anti-terroristes 25 ans d'exception,Tarnac, un révélateur du nouvel ordre sécuritaire

Lundi 18 octobre, colloque à l’Assemblée Nationale

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« Juridictions d’exception ou lois d’exception, nous n’avons pas à les supporter, ni à les conserver. Elles sont inutiles, précisément du fait de leur caractère exceptionnel. Elles sont dangereuses au regard de notre liberté. Elles sont, enfin, détestables pour l’esprit même de nos lois »  Robert Badinter  1981, Garde des Sceaux.

9h30 Accueil 

10h00 à 11h30 : 1ère TABLE RONDE

Contexte des lois antiterroristes

Modérateur : André Vallini, Député

En réponse à telle ou telle circonstance exceptionnelle, depuis 25 ans se sont accumulées dans le droit toutes sortes de dispositions, de procédures, d'instances, de dérogations visant à "lutter contre le terrorisme". À l'épreuve, il apparaît que ces exceptions ont une fâcheuse tendance, une fois admises, à contaminer l'ensemble du droit, devenant le modèle de nouvelles normes juridiques toujours plus menaçantes. Depuis le Patriot Act, cette logique a trouvé son point de référence mondial, vers quoi un grand nombre d'Etats semblent tendre. Comment analyser cette évolution ?

- William Bourdon, Avocat

- Hélène Flautre, Députée européenne; Membre de la Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieurs au Parlement européen

- Jean-Claude Paye, Sociologue

- Serge Portelli, Magistrat
11h30 à 12h30 : Conférence de presse avec les défenseurs

Jérémie Assous, W. Bourdon, Th. Lévy

12h30 à 14h15 Déjeuner

14h30 à 16h00 : 2ème TABLE RONDE

Gouvernance et terrorisme

Modérateur : Patrick Braouezec, Député

Ce que l'on nomme de nos jours "démocratie" s'est souvent accommodé, du moins tant que leurs activités restaient marginales, d'organes non soumis à ses critères, comme les services secrets ou de renseignement. Or il semble que, sous couvert de lutte contre le terrorisme, de protection de l'Etat et des populations, ces organes soient en train de prendre une importance et une autonomie nouvelles. Tarnac peut être vu comme un exemple de ce qui se passe lorsque le renseignement fusionne avec le judiciaire. Comment peut-on nommer un régime qui traite comme "terroriste" toute opposition radicale ? A l'inverse, quel est le rôle de la "menace terroriste" dans les nouvelles façons de gouverner ?

- Alain Brossat, Professeur de philosophie

- Jean-Claude Monod, Chercheur au CNRS

- Gilles Sainati, Magistrat

- Carlo Santulli, Professeur de droit

16h00 à 18h00 : 3ème TABLE RONDE

Que pouvons-nous opposer à l’exception antiterroriste ?

Modérateur : Noël Mamère, Député

C'est le plus souvent par souci de "l'efficacité", des "résultats",  que l'on justifie l'entrave aux grands principes du droit, quand ce n'est pas par l'émotion du moment. Quelle est cette "efficacité" dont se prévaut "l'exception" antiterroriste ? Que seraient des principes qui ne se laisseraient pas constamment contourner et rejeter au rang de vieillerie par l'excuse de l'efficacité ?  Au nom de quoi, et comment, s'opposer au démantèlement en cours de l'ordre juridique ?

- Jean-Pierre Dubois, Président de la Ligue des Droits de l’Homme

- Matthieu Bonduelle, Secrétaire Général du Syndicat de la Magistrature

- Antoine Comte, Avocat

Conclusion

- Thierry Lévy, Avocat

- Edwy Plenel, Media-Part

“ Le peuple français peut-il accepter cela ? “

Les techniques de management commercial appliquées aux peuples…

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J'ai regardé ce soir du 30 septembre l'émission “Envoyé Spécial”, sur la 2. Il y avait un reportage sur la situation chez France Télécom : on y expliquait que, dès le départ, il avait été décidé de faire partir 22000 employés, et ce,  par tous les moyens, dont surtout psychologiques, que les cadres étaient gratifiés de prîmes au prorata du nombre d'employés qu'ils arrivaient à faire partir, et que pour ce faire, ces cadres avaient suivi une formation auprès d'une agence de management.

Cette agence de management s'étant, elle, inspirée du travail d'un médecin spécialisé dans les soins palliatifs, avait établi un graphique montrant les étapes par lesquelles les employés soumis à ce conditionnement devaient passer : stupeur à l'annonce d'un changement brutal de poste ou de violents reproches, révolte, puis tristesse, honte, abattement et enfin résignation, acceptation… C'est totalement cynique et inhumain ! ( MAIS PERSONNE N’A BOUGE ,  et pourquoi cela ? A cause de la TERREUR INSTAURÉE PAR CES MÉTHODES,  parce que la peur d’être traité de la même façon,  “comme un pestiféré” a dit l’un des intervenants de cette émission,  la peur de perdre son emploi… Et parce que l’impression que, de toutes façons, on ne peut rien faire PUISQUE LES AUTEURS DE CES MÉTHODES INIQUES NE SONT PAS PUNIS ! Croyez-vous que ceux qui restent vivent bien ? Non, leur vie, à eux aussi, est abîmée…

Alors, j'ai pensé au ton employé par nos politiques gouvernants, sur les plateaux tv : les écoutant je me disais “c'est drôle, on dirait qu'ils s'adressent à des enfants… La voix est douce, presque confidentielle, pas du tout comme les politiques d'avant, qui énonçaient clairement voire fortement…” Et puis, j'ai trouvé qu'ils utilisaient TOUS la même sorte de mélodie dans leur phrasé, j'ai trouvé cela étonnant voir même envoûtant… (J'ai d'abord remarqué cela chez Bertrand, puis chez Wauquiez, Copé  et chez d'autres).

Et  je me suis fait une fiction : et si des infâmes de la très haute finance avaient eu l'idée de pratiquer le même genre de “management” au niveau des peuples, histoire de se fabriquer un monde à leurs goûts ? Les gouvernements à leurs bottes seraient en quelque sorte leurs DRH… Les agences de notation distribuant les bons ou mauvais points …

Alors  j'ai repensé aux “coups d'éclats”, aux énormités auxquelles notre peuple n'a vraiment pas été habitué par leurs prédécesseurs, des trucs tellement énormes qu'on a peine à croire que cela arrive en France… c'est la phase “stupeur”. “ (…)

> lire la suite sur ruminances

Violences policières Bruxellles 26, 29, 30/09 et 1/10

Résumé-témoignage à l’attention de la presse. Envoyé cette nuit à des medias belges francophones. Liens vers des vidéos probantes.

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Communiqué

Cette semaine à Bruxelles il y a eu des répressions policières très violentes contre des manifestants entièrement pacifistes. Les rafles arbitraires illégales et exactions sont survenues surtout les 26, 29, 30 septembre et le 1er Octobre. Les actes les plus graves ont été commis mercredi 29 par la réserve de police fédérale (500 agents) et de très nombreux agents en civil de la police judiciaire de Bruxelles.

Tous les témoins proches du No Border Camp témoignent de véritables exactions et de faits extrèmement violents, coups et intimidation sexuelle durant la détention. Plusieurs abus durant les détentions. Nombreux sont les dénis de droits, à commencer par des centaines d’arrestations arbitraires dites "préventives" ais illégales, au total près de mille en une semaine. Une des vidéos ci-dessous pointe des actes précis d’intimidation et les coups portés par les agents de la PJ bruxelloise. Une autre montre les charges policières très violentes envers des manifestants non perturbateurs, qui se retrouvent indéniablement en situation de victime. Nombreux coups et blessures, acharnement sur des manifestants maîtrisés.

Toutes ces informations sont générées par des citoyens, et méritent d’être traitées avec attention par vos rédactions. Interpellations politiques et actions de défense des droits fondamentaux prévisibles dès la semaine prochaine.

A Bruxelles, les citoyens européens sont privés de force violente de leurs droits fondamentaux d’expression, de manifestation, d’association et de circulation. De simples témoins ont été emprisonnés, ainsi que de simples passants inclus dans l’amalgame d’une police déchaînée.

La responsabilité principale des ordres policiers revient à la ministre sortante de l’intérieur, Mme Turtelboom (VLD). La PJ devrait également répondre de ces exactions. La police anti-émeute a intervenu en masse de nombreuses fois.

Voici des pratiques dignes d’un état policier :

Des images :

http://www.youtube.com/watch?v=1qIg...

http://www.youtube.com/watch?v=-IU7...

http://www.archive.org/details/gare...

http://www.archive.org/details/Clow...

Des articles :

http://bxl.indymedia.org/articles/231

http://bxl.indymedia.org/articles/223

http://www.dewereldmorgen.be/foto/2...

http://www.dewereldmorgen.be/artike...

une source de nombreux témoignages citoyens :

http://bxl.indymedia.org/

Pour envoyer des équipes et recueillir des témoignes, c’est au No Border Camp à Tour et Taxis, ce dimanche.

annexe :

Communiqué de la ligue des droits de l’homme (30/09/10) La Ligue des droits de l’Homme et Bruxelles Laïque ont été alarmés par les informations concernant des arrestations lors de la manifestation syndicale de ce mercredi 29 septembre à Bruxelles.

Pas moins de 250 personnes ont été arrêtées, dont 148 préventivement. Dès 11h du matin, le simple fait de se rendre vers les stations de métro au départ de Tour et Taxis - où se tient actuellement le camp NoBorder - pour se rendre à la manifestation donnait lieu a des contrôles d’identité, fouilles des sacs et enfin arrestations. Sans avoir commis aucun acte délictueux, une centaine de personnes ont ainsi été empêchées de se rendre à la manifestation afin d’y exprimer leurs idées. Les forces de l’ordre qualifient cette action ciblée « d’arrestations préventives ». Le droit de manifester est pourtant garanti tant par la Constitution belge dans son article 26 que par la Convention européenne des droits de l’Homme dans son article 11. Ces arrestations préventives constituent donc une grave entrave au droit de manifester qui est un fondement d’une démocratie qui n’a pas peur de l’expression de ses citoyens

Un groupe, non lié à un syndicat mais ayant reçu l’autorisation des organisateurs syndicaux de participer à la manifestation, s’est vu, dès le point de ralliement place Bara, intimidé par un impressionnant déploiement des forces de l’ordre.

Vers 15 heures, la police a procédé à l’encerclement de ce groupe de manifestants. Ce déploiement a été opéré afin d’isoler le groupe du reste du cortège et éviter de la sorte tout mouvement de solidarité de la part d’autres manifestants. Avec violence, la police a procédé à l’arrestation des manifestants encerclés. Cette manœuvre a été suivie de placages au sol d’autres personnes par des policiers en civil, ces derniers faisant usage de gaz poivré. Des coups ont été portés par la police et au moins quatre manifestants ont dû être hospitalisés.

Outre les faits de violence, La Ligue des droits de l’Homme et Bruxelles Laïque s’inquiètent de cette tendance à opérer une scission manichéenne et arbitraire entre, pour faire court, les « bons » et les « mauvais » manifestants alors qu’aucun délit n’a été commis. Y aurait-il des convictions qui ne pourraient être librement exprimées ?

Environ 90 personnes ont été menottées les mains derrière le dos, assises dans la rue, en file, pendant près de deux heures. Certains policiers exerçaient des mesures de contention supplémentaires en maintenant une pression dans le dos avec le genou. On a pu assister à des propos provocateurs et intimidations, notamment à l’aide de leurs bonbonnes de gaz, les policiers s’étant à cette fin préalablement masqué le visage.

La Ligue des droits de l’Homme et Bruxelles Laïque s’inquiètent depuis longtemps de ce type de dérapage sécuritaire qui confirme ses craintes d’une démocratie qui a de plus en plus tendance à intimider, décourager ou réprimer certaines formes d’expression citoyenne. Si une réaction policière proportionnée est légitime à l’encontre de manifestants violents, il est inacceptable que les forces de police recourent à des intimidations et à des arrestations à l’encontre de manifestants pacifiques. De telles méthodes sont « dignes » d’un Etat policier.

Dans cet esprit, la Ligue des droits de l’Homme et Bruxelles Laïque resteront attentives au déroulement de la manifestation de ce samedi 2 octobre organisée par le Camp No Border.

CONTACT PRESSE Benoît

Van der Meerschen : 0497294672

Un bestois en état d’ébriété insulte les gendarmes sur facebook : trois mois de prison ferme ! (c’est pas un peu excessif là?)

Le tribunal correctionnel de Brest a condamné ce vendredi matin un jeune homme de 19 ans à trois mois de prison ferme. Le prévenu absent à l'audience avait insulté des gendarmes du Faou sur le réseau social Facebook quelques heures seulement après avoir été contrôlé en état d'ébriété à bord d'un véhicule.

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Dix-neuf ans et déjà de la prison ferme. Un début de carrière précoce pour ce jeune Brestois entaché par un triste record : celui de la plus lourde peine pour outrage à agent via Facebook jamais prononcée par un juge français.
Absent à l'audience
Pas de prévenu à la barre, l'affaire est vite jugée. Le président André expédie la lecture du casier en quelques secondes : cinq condamnations au compteur. L'affaire pourrait faire partie de la longue cohorte des "outrages à agent"des audiences du tribunal correctionnel. Mais au lieu de la traditionnelle cellule de dégrisement, c'est sur Facebook que les insultes envers la brigade de gendarmerie du Faou ont fusé.
Insultes après un contrôle routier
Une bordée d'injures pour les hommes en bleus et leurs familles lâchés après un contrôle routier. Il est 22 h 40 quand la voiture dans laquelle se trouve ce jeune homme de 19 ans est contrôlée à un rond-point. Les gendarmes constatent l'ivresse manifeste de l'équipage et du conducteur. Il faudra rentrer à pied sur Brest. Vers les 1 h 20 du matin, c'est chose faite. Mais il reste un peu de ressenti envers les forces de l'ordre. L'excédent est vite expédié sur le mur Facebook de ce jeune adulte moderne. Son profil est public. Les paramètres de confidentialité de son compte sont restés sur les réglages par défaut et ses états d'âme sont visibles par n'importe qui.
Les gendarmes du Faou n'apprécient pas
Rien ne changera pendant six mois, jusqu'à la découverte du profil par les principaux intéressés : les gendarmes du Faou. Facebook a beau être le rendez-vous planétaire des pensées de tout à chacun, les militaires ne goûtent pas vraiment au message. Leur ressenti porte même un nom dans le langage pénal : "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique". Le chef d'escadron de la brigade du Faou rappelle son attachement à la liberté d'expression. "Et même à la liberté orthographique s'il le faut". Mais la liberté d'insulter, cela ne passe pas.
3 mois ferme : record de France
La procureure Léoquet goûte, elle aussi, peu à la chose et requiert six mois de prison ferme. L'absence du prévenu et le contexte pèsent lourd. Le tribunal suit : 750 EUR de dommages et intérêts et 3 mois de prison de ferme pour le prévenu. L'air de rien cet habitant de Locmaria-Plouzané vient de faire tomber un nouveau record de France, celui de la plus lourde peine pour outrage à agent via Facebook.

> Le Télégramme

Interview Gérard Filoche : "Une vraie retraite à 60 ans c'est possible"

Les éditions JC GAWSEVITCH republient le livre qu’il a co écrit avec Jean-Jacques Chavigné : " Une vraie retraite à 60 ans c'est possible"

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" En dix questions, dix réponses, il balaie toutes les arguties sur la prétendue “crise démographique”, la prétendue “crise économique” qui obligeraient à piller le niveau de nos retraites durement acquises. Il n’y a aucune contrainte démographique et la France est même très bien placée, car elle a le taux le plus élevée d’Europe de naissances. L’allongement de l’espérance de vie est fragile et n’est, hélas, pas si élevé, qu’ils le prétendent : de toute façon, ça ne modifie pas la biologie du corps humain entre 55 et 65 ans.
Les plus belles années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Le travail devient dur pour tout le monde au milieu de la cinquantaine. Et notre livre a été le premier a donner plein d’arguments – aujourd’hui largement repris par tous dans tous les meetings - comme le fait que l’espérance de vie en bonne santé est en moyenne de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes.
Et nous avons expliqué et justifié sans ambiguïté que la retraite n’était pas une épargne mais le fruit d’une cotisation basée sur les salaires, une partie du salaire mutualisée, mise dans un pot commun et redistribuée en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, en temps réel, sans spéculation possible. C’est un salaire continué. Nous expliquons qu’il ne faut pas tomber dans le piège des assurances individuelles et fond de pensions, ils vous prendront vos sous et les dilapideront aux iles Caïman dans les caves à subprime et autre hedge fund : ne leur donnez rien, pas un centime, il n’y a pas d’issue individuelle à la retraite.
Enfin nous décortiquons le danger de la retraite dite “a points”, les inégalités produites envers les femmes et les précaires, et dénonçons les baisses planifiées du niveau des retraites du fait de l’allongement inatteignable des annuités cotisées obligatoires.”

> Extrait d’un entretien sur slovar

Lancement d’une campagne de lettres de résistance des enseignants du primaire et du secondaire

Communiqué du Réseau des enseignants du primaire en résistance

Le Réseau des enseignants du primaire en résistance lance ce jour une campagne de signature de lettres de résistance à destination des autorités de l’Etat.

Cette campagne de résistance ouverte a pour but de réaffirmer que « le service public d’éducation est un droit, pas un privilège ».

Elle permettra aux enseignants du primaire et du secondaire de s'inscrire dans une action commune pour exprimer leur refus d’être complices des prétendues « réformes » qui déconstruisent l’Ecole publique et affirmer leur détermination à résister collectivement, de façon éthique et responsable, au démantèlement de ce service public.

Pendant deux mois, les lettres seront collectées sur le plan départemental et national. Elles seront comptabilisées et remises aux autorités de l’Etat à l’occasion d’un rassemblement à Paris fin novembre ou début décembre.

Toutes les informations sur cette campagne sont diffusées sur le blog : http://lettre.enseignants-en-resistance.org