Au coeur des luttes des années soixante. Les étudiants du PSU.

Jacques Sauvageot, ancien président de l'UNEF, un des animateurs de mai 68, réalise l'introduction de cet ouvrage, publié chez Publisud et coordonné par deux anciens responsables de l'UNEF et des ESU, Roger Barralis et Jean-Claude Gillet.

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Cet ouvrage n'est pas seulement une réaction à l'occultation fréquente par les médias du rôle du PSU et des ESU dans les luttes politiques des années soixante et spécialement en mai 68 ; il marque aussi la volonté des anciens étudiants du PSU de ces années-là d'écrire leur part de mémoire pendant qu'il en était encore temps. Ils l'ont fait en restant fidèles à leurs idéaux de jeunesse, car ils croient toujours "qu'un autre monde est possible" ! Dans ce livre ils apportent, pour la première fois, leurs témoignages sur cette période, pendant laquelle "le fond de l'air est rouge" ! les discours, les propositions, les réponses alors apportées, les problématiques soulevées sont susceptibles d'alimenter la réflexion et les débats d'aujourd'hui ; loin de figer un point de vue des années 60, ce livre souhaite apporter des éclairages liés à nos vies de citoyens d'aujourd'hui. 400 pages de contributions, plus d'une vingtaine d'auteurs, une centaine de participants différents aux réunions qui ont scandé un travail de 18 mois - pendant lesquels les projets de témoignages et d'articles étaient régulièrement diffusés pour discussion à un réseau de 140 destinataires, des décisions "éditoriales" prises en commun : telles sont les caractéristiques singulières de l'élaboration de cet ouvrage, fruit d'un travail collectif au cours duquel le caractère contradictoire des débats n'a pas éclipsé l'atmosphère de camaraderie chaleureuse qui présidait à leur déroulement . En cette année 2010 qui marque le cinquantième anniversaire de la création du PSU, ce livre contribue à rappeler que ce parti, disparu depuis 20 ans, a joué un rôle essentiel dans le renouveau du socialisme en France. Ainsi que l'affirment plusieurs centaines de signataires de l'appel « Avril 2010 : il y a un demi-siècle naissait le PSU. Appel à celles et ceux qui ont été de ses combats ou peuvent s'y reconnaître » : "Se retrouver à l'occasion de cet anniversaire ce n'est pas céder à la mode des commémorations (…) C'est une histoire de vie. Elle n'est pas morte avec l' « organisation PSU ». Peut être pourrions nous lui retrouver du sens pour la vie d'aujourd'hui. "

Nouveau : pour mutiler les manifestants, les grenades « flash-bang »

Le dernier numéro du bulletin Jusqu’ici (n°2) nous rappelle à quel point les manifestants sont toujours de très bons cobayes pour tester de nouvelles armes de maintien de l’ordre.

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“ Nous évoquions l’an dernier, aux Etats-Unis, les camions anti-émeutes et leurs canons acoustiques qui donnent la nausée, testés en Irak et à Gaza, puis employés à grande échelle lors du contre-sommet du G20 de Pittsburgh — comme lors du coup d’Etat au Honduras en septembre 2009. Ces armes sont appelées « non létales » ou, dans une novlangue plus douce, « à létalité réduite » . Après le pistolet à impulsion électrique et le flash-ball, trop has been, une autre petite merveille du maintien de l’ordre high-tech est expérimenté discrètement au gré des conflits sociaux depuis 2006. La France n’a pas encore de canons LRAD qui font gerber. Elle préfère les « grenades assourdissantes ». Des armes qui ne sont pas conçues pour tuer, mais qui peuvent mutiler sans fioritures.

Le «jargon industrialo-administratif» les désigne par «grenade à main à effets non létaux», «grenade de désencerclement», «Dispositif balistique de dispersion (DBD)» ou encore «Dispositif manuel de protection (DMP)». “ (…)

> suite sur numerolambda

Création à Toulon d’un Observatoire des violences policières illégitimes

La section de Toulon de la Ligue des droits de l’Homme, avec le concours d’ATTAC-Var a décidé la création à Toulon d’un Observatoire des violences policières illégitimes, à l’image de l’OVPI des Bouches-du-Rhône.

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La présentation de l’OVPI a été l’objet d’une conférence de presse organisée le 25 novembre 2010. A la suite de l’article de La Marseillaise qui rend compte de cet événement, nous reprenons des éléments qui ont été développés à cette occasion. Cela a permis de rappeler une nouvelle fois l’affaire Louis Mendy dont la famille attend, depuis trois ans, que la justice dise la vérité.

> plus d’infos ici

Débat autour du film “Dissidents, les artisans de la liberté” de Ruth Zylberman

Le mardi 7 décembre, 16h-20h à l’EHESS - amphithéâtre François-Furet  -  105, bd Raspail  -  75006 Paris

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16h : projection - 18h : débat

Organisateurs et intervenants :

Rémy Besson, doctorant en histoire à l'EHESS (Lhivic, associé à l'IHTP)

Marek Beylin, éditorialiste au journal Gazeta Wyborcza (Varsovie)

Jérôme Heurtaux, maître de conférences à l'université Paris-Dauphine (IRISSO)

Morgane Labbé, maître de conférences à l'EHESS (CRIA)

Judith Lyon-Caen, maître de conférences à l'EHESS (CRH-GRIHL)

Antoine Marès, professeur d'histoire à l'université Paris-I

Ruth Zylberman, réalisatrice

Ruth Zylberman retrace l'histoire de la dissidence en Europe de l'Est à partir du fil ténu des vies de dissidents. Elle restitue ainsi la matière unique d'une opposition politique dans laquelle les engagements collectifs, les grandes manifestations se mêlaient aux actes de la résistance quotidienne et solitaire. Scandé par les grands événements que furent 1956, 1968, 1989, le documentaire croise les témoignages d'anciens dissidents que la réalisatrice a rencontrés, avec les images d'archives et les images des lieux que ses interlocuteurs la conduisent à traverser.
Produit par Zadig Productions et Arte France, Dissidents. Les artisans de la liberté a reçu le Prix du documentaire historique lors des Rendez-vous de l'histoire de Blois en octobre 2010.

le mardi 7 décembre 2010  de 16h  à 20h

Contact : Morgane Labbé (labbe@ehess.fr)

Quand un président des anciens combattants justifie (encore et toujours) la torture pendant le guerre d’Algérie

Landéda (Bretagne). Catherine Oulhen, directrice de l'école publique, a adressé une lettre ouverte au maire contestant le discours de Marcel Caraës, président des anciens combattants.

« Comme à l'accoutumée, les élèves des classes du cours moyen ont été conviés par leurs enseignants à participer à la cérémonie du 11 novembre dernier. Or, les propos tenus lors de son discours par le représentant de l'UNC (Union nationale des combattants) ont extrêmement choqué les enseignants présents.

En effet, choisissant de dédier son discours à la commémoration de la guerre d'Algérie, il a entrepris une justification des actes de tortures commis par les militaires Français pendant ce conflit. La torture a été présentée comme un acte nécessaire aux actes terroristes de rebelles algériens et les écrits des historiens sur le sujet ont été remis en question par leur exagération de ces pratiques. Le peuple Algérien a été présenté comme rebelle et terroriste oubliant qu'il combattait pour son indépendance et sa liberté. Pendant cette guerre, des actes atroces ont été commis dans chacun des deux camps et en aucun cas ceux-ci ne peuvent servir de justification à ceux-là. Il me semble, de plus, regrettable qu'aucune des personnes présentes n'ait jugé bon de rectifier les propos tenus. D'autre part, ce monsieur a commencé son allocution en remerciant les élèves de l'école privée de leur présence en omettant sciemment les élèves de l'école publique pour finir en décorant une élève de l'école privée.

Enfin, nous déplorons que cette cérémonie républicaine soit systématiquement associée à une cérémonie religieuse. Ne serait-il pas possible de séparer ces deux formes de commémoration ou tout au moins leur ordre ne pourrait-il pas être inversé afin qu'à l'issue de la cérémonie républicaine, chacun puisse faire le choix d'assister ou non à la messe selon ses propres convictions ? Depuis quelques années nous ne nous sentons pas les bienvenus à cette commémoration et si de plus nous risquons d'exposer nos élèves à de tels discours, nous hésitons à continuer à y participer. Nous nous interrogeons sur la possibilité de sensibiliser nos élèves au devoir de mémoire de façon différente et sans doute à un autre moment. Cette question fera l'objet d'une discussion avec les parents d'élèves lors du prochain conseil d'école ».

Source : ouest-france

Les armes : un marché hors de contrôle

Par Ch. Saint-Martin, à propos du livre “Contrôler les armes” d’Amnesty International

Couverture ouvrage

“L’ONG Amnesty International nous relate, à travers cet ouvrage, préfacé par Lilian Thuram et divisé en quatre chapitres, la vie quotidienne de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, qui vivent dans la peur des massacres, des exactions extrajudiciaires, tortures, violences sexuelles, déplacements et disparitions forcés en lien avec des armes de poings, matraques, fusils d’assaut, pistolets mitrailleurs, qui servent tous les jours à des violations de droits humains.” (…) > lire sur non-fiction

Prison : la dernière grande muette ?

17èmes Journées Nationales Prisons à Bordeaux, du 22 au 28 novembre

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> dossier de presse

Le Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées est une association de loi 1901 sans affiliation politique ni religieuse rassemblant 1300 étudiants bénévoles qui interviennent chaque semaine dans plus de 80 établissements pénitentiaires pour partager leurs connaissances sous forme de soutien scolaire et d'activités culturelles et socio éducatives. Le GENEPI mène également une réflexion sur la prison et la Justice, et communique sur le sujet dans le cadre de l'information et de la sensibilisation du public (I.S.P.) à la réinsertion des personnes incarcérées et aux thématiques carcérales.

http://genepibordeaux.blogspot.com/

Manu Chao lance un appel devant la situation au Sahara

“ Je soussigné Manu Chao, de profession chanteur…

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> m'insurge contre les insoutenables évènements qui se déroulent actuellement sur les territoires Sahraoui occupés par le Maroc.

> Je demande l'arrêt immédiat des violences, tortures, disparitions de personnes etc en cours actuellement à El Aaiun et sur le reste des territoires occupés. Tous ces actes barbares étant l'oeuvre néfaste de l'armée Marocaine.

> Je souhaite que l'Union Européenne exige immédiatement au gouvernement marocain la cessation de la violence exercée contre la population sahraouie dans les territoires occupés de Sahara occidental.

> Je demande que l'ONU prenne les mesures nécessaires pour que soit appliqué l'article 2 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

> De même que soient appliquées les résolutions adoptées pour les territoires pas Autonomes.

> Je demande à l'Union européenne qu'elle exige a l'ONU que le conseil de sécurité donne au MINURSO la réelle capacité de surveiller et faire respecter les droits de l'homme, informant directement au Conseil de sécurité.

> J'estime également que l'ONU a l'obligation de protéger la population des territoires non autonomes alors qu'ils sont en attente de la célébration du référendum d'autodétermination conformément aux résolutions de l' Assemblée générale du conseil de sécurité et de l' Union Africaine.

> Je demande au gouvernements espagnol et français l'arrêt immédiat des ventes d' armes au gouvernement marocain, dont l'armée tue, torture et réprime le peuple sahraoui.

> Je demande à la communauté internationale d'exiger au gouvernement marocain la libre circulation aux médias, journalistes, presse, etc ... sur les territoires pour qu'ils puissent reporter de ce qui s'y passe. En d'autre mot, l'accès libre aux territoires occupés a toute la presse internationale, ce qui est loin d'être le cas au jour d'aujourd'hui.

> Je demande que l'Union européenne exige la libération immédiate des sahraouis détenus illégalement depuis plus d'une semaine maintenant.

* Il y a aussi des centaines de personnes disparues.... Ou sont elles ?

> Je demande que la communauté internationale fasse pression de manière ferme et urgente sur le gouvernement marocain pour que cesse la barbarie et l'injustice.

Merci de votre attention “

Manu Chao

> forum des peuples en lutte

Festival du film d’éducation

Du 17 au 20 novembre 2010 à Evreux et visionnables sur le net

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C’ est d’abord un festival de cinéma! Autour de l’Éducation, des films, des débats, des initiatives lycéennes‚  rassemblent la communauté éducative‚ les réalisateurs‚ les spectateurs... sur un regard soucieux de l’avenir de l’Éducation.
Quand l’Éducation s’occupe de cinéma, elle participe à la construction de jeunes citoyens critiques face à toutes les images, dans lesquelles ils sont Immergés. Quand le cinéma s’occupe d’éducation, il participe à la construction d’une société humaine plus intelligente et solidaire.

Christian Gautellier, Directeur du festival

http://www.festivalfilmeduc.net/

Ces huissiers qui veulent censurer le cinéma

Communiqué Observatoire de la liberté de création

La Chambre nationale des Huissiers de Justice attaque en référé le distributeur et les producteurs du film Dernier Etage Gauche Gauche, de Angelo Cianci, et demande le retrait de l’affiche au motif qu’elle représente un huissier bâillonné dans une baignoire. Selon la Chambre nationale des Huissiers de Justice, cette représentation porterait atteinte à l’intégrité des huissiers.

En réclamant le retrait de l’affiche, la Chambre nationale des Huissiers de Justice cherche à entraver la diffusion du film et confond la représentation d’une situation imaginaire avec une attaque physique, amalgame un personnage fictif à une catégorie socio-professionnelle réelle et confond ainsi réalité et fiction.

Si l’on suivait ce raisonnement dangereux, il faudrait interdire Le Malade imaginaire, pour atteinte à l’image des médecins !

L’Observatoire de la liberté de création proteste contre cette procédure qui menace la liberté de création et exprime sa solidarité aux producteurs et au distributeur du film, ainsi qu’à son réalisateur.

Paris, le 16 novembre 2010

> source

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN au mouvement étudiant anglais contre la hausse des frais d’inscription et les coupes budgétaires

Jeudi 18 novembre a 18 h. Devant l’ambassade de Grande Bretagne , 35 rue du fbg Saint Honoré , 75008 PARIS

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Hausse des frais d’inscription et coupes budgétaires
Alors que les libéraux-démocrates, membres de la coalition au pouvoir, s’étaient engagés à abolir les frais d’inscription à l’université, David Willetts, le secrétaire d’Etat britannique conservateur chargé des universités, a ­annoncé en octobre que le coût d’une année à l’université pourrait désormais s’élever à 9 000 livres par an (10 597 euros), soit près du double du montant actuel. Rappelons que les frais de scolarité ont déjà triplé ces vingt dernières années, interdisant l’accès à l’éducation supérieure d’une immense majorité de la population. Le gouvernement prévoit par ailleurs de réduire la part allouée à l’éducation dans son budget d’environ 40 % dès 2012.

50 000 étudiants défient le gouvernement
C’est pourquoi le 10 novembre, près de 50 000 étudiants et travailleurs de l’éducation se sont rassemblés à ­Londres pour manifester contre cette augmentation des droits d’inscription et les coupes budgétaires. Pendant la manifestation, plusieurs centaines d’étudiants ont décidé d’occuper les locaux du parti conservateur. Depuis les bâtiments de Millbank, les occupants ont fait circuler le communiqué suivant : « Nous sommes opposés à toute coupe budgétaire et à la marchandisation de l’éducation. Nous occupons le toit du siège du parti conservateur afin de démontrer notre opposition au système conservateur qui consiste à attaquer les pauvres et à venir en aide aux plus riches. Ce n’est qu’un début. »

Des tabloïds au service de la répression
Dans les heures qui ont suivi l’annonce de l’occupation, le premier ministre, le maire de Londres ou encore Aaron Porter, président de la National Union of Students 1, ont condamné les faits en les qualifiant de « violence et d’irresponsabilité » d’une « minorité » non « représentative » « d’idiots » et « d’extrémistes ». Le Daily Mail titrait dès le lendemain sur le « détournement d’une manifestation de classes moyennes par les anarchistes ». Alors que plus d’une cinquantaine d’arrestations ont eu lieu et que la police, ainsi que certains tabloïds, sont lancés dans ce qu’un appel collectif relayé par la National Campaign Against Fees and Cuts 2 dénonce comme une « réelle chasse aux sorcières », la solidarité s’est déjà mise en marche outre-Manche.

Où est la violence ?
Le 11 novembre, les étudiants de Manchester ont occupé pacifiquement une partie de leurs locaux pour lutter contre la privatisation de leurs universités. Des personnels et étudiants du Goldsmiths College ont également tenu à témoigner publiquement leur solidarité avec les occupants de Millbank en rappelant que la « violence réelle […] n’est pas celle liée aux fenêtres brisées mais à l’impact destructeur des coupes budgétaires et de la privatisation… ».

Un contexte européen de privatisation de l’enseignement
Les années précédentes, en Grèce, en Allemagne, en Italie, et plus récemment encore à Dublin, les étudiants ont amorcé des luttes contre la politique européenne de privatisation de l’enseignement supérieur et de mise en concurrence des établissements. L’éducation, en devenant un « marché », s’assujettit aux mêmes règles économiques qu’une entreprise : coupes budgétaires, nécessaire rentabilité passant par la hausse des frais d’inscription, restructuration et licenciements, utilisation de personnels précaires.

Solidarité internationale
Le syndicat CNT de l’éducation, et ses sections Supérieur Recherche, tiennent à affirmer leur solidarité avec la lutte des étudiants et personnels des universités en Grande-Bretagne. Leur lutte est la nôtre. Contre la privatisation européenne des universités, la précarisation des personnels, et contre la répression des mouvements sociaux, « solidarity with the National Campaign against Fees and Cuts »

Confédération Nationale du Travail
Syndicat de l’Education,

Sections Supérieur/Recherche
33, rue des Vignoles 75020 Paris
http://www.cnt-f.org

Appel à ne pas regarder l’intervention télévisée de Sarkozy

Appel des disjoncté(e)s

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Depuis six mois, des millions de personnes ont défilé dans les rues des villes françaises pour dire non à la "réforme" des retraites, pour dire oui à une négociation qui pourrait sauver durablement le système par répartition sans faire porter tout le poids sur les épaules des salariés.

Sarkozy n’a rien voulu entendre.

Le gouvernement a réduit à peau de chagrin le débat qui s’est déroulé à l’Assemblée nationale, pilier de notre démocratie, et promulgué à la sauvette un texte censé marquer l’histoire du contrat social français.

A notre tour de faire la sourde oreille... de montrer que nous attendons autre chose que d’un air désolé il nous explique que la crise est la cause de toutes les inégalités et que d’un air réjoui il nous annonce qu’il sera le grand manitou des dirigeants du monde des 20.

Nous, citoyens en colère, dégoutés par la politique actuelle menée par le gourvernement, conscients qu’il nous faut rester mobilisés pour que notre voix à tous compte, appelons à :

éteindre nos téléviseurs lors de la prochaine intervention télévisée de Nicolas Sarkozy.

Et pour ceux qui le souhaitent, éteindre les lumières durant au moins 5 minutes ou encore se retrouver sur la place des mairies pour boire un verre ou pour une retentissante "casserolade" !

Le Président n’entend pas les Français, ne l’écoutons plus.

Contact mail : les_disjonctes@yahoo.fr

> Source

Mouvement social à l’École Normale Supérieure

Source : sud-etudiant.org qui n’hésite pas à titrer : “L’ENS forme ses « élites »… à mépriser le personnel” !

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Depuis lundi, le service restauration, la bibliothèque ainsi que d’autres services de l’École Normale Supérieure sont bloqués ou en grève, à la suite d’un mouvement social débuté quelques semaines plus tôt et visant à faire entendre à la Direction les revendications des personnels et étudiant-e-s de l’ENS, qui demandent la titularisation de tous les personnels en CDD, ou au minimum leur CDIsation, des augmentations de salaire, un accès facilité à des logements ainsi que des embauches pour faire face à l’accroissement de la charge de travail demandée. Depuis plusieurs années en effet, l’établissement est très soucieux de sa visibilité internationale et n’hésite pas à sacrifier des postes de titulaires en cuisine, ménage, etc., pour les remplacer par des postes supplémentaires de professeurs, en recourant à l’externalisation ou aux CDD à répétition pour les tâches les moins « nobles ». Face à la grève, la Direction refuse toute négociation et s’abrite derrière des arguments juridiques, largement contestables, alors qu’à l’ENS comme partout ailleurs, il est aujourd’hui question de choix politiques qui sacrifient à la compétitivité le bien être des employé-e-s et usager-e-s d’un établissement de « service public».

La Fédération Sud Etudiant et SUD Etudiant ENS appuient les revendications des personnels et étudiant-e-s et appellent au rassemblement organisé en leur soutien

Lundi 15 novembre à 17h devant l’ENS, au 45 rue d’Ulm (Paris, Ve arrdt).

Un détenu perd son emploi pour s'être exprimé sur ses conditions de travail

Centre pénitentiaire de Longuenesse, Pas-de-Calais

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Un détenu du centre pénitentiaire de Longuenesse s'est vu déclassé de son emploi aux ateliers de la prison le 13 octobre 2010 par la commission de discipline. Sa seule faute : s'être plaint de conditions de travail pourtant reconnues comme «difficiles» par l'employeur.

R.F. a déposé, le 28 octobre, un recours hiérarchique devant la Direction interrégionale des services pénitentiaire de Lille, demandant l'annulation de la décision prise par la commission disciplinaire du centre pénitentiaire de Longuenesse en date du 13 octobre 2010 par laquelle il a été déclassé des ateliers, pour avoir «refusé d'obtempérer aux injonctions des membres du personnel de l'établissement». L'administration pénitentiaire lui reproche d'avoir, le 23 septembre, «refusé d'effectuer le travail demandé à l'atelier» et, «malgré l'intervention du 1er surveillant et de l'officier infrastructure», d'avoir «persisté dans le refus de travail [et] essayé d'influencer d'autres détenus du même atelier». Et pour cause : «J'ai déclaré uniquement que je voulais bien travailler, mais pas pour 30 centimes de l'heure. Même Monsieur M. [le responsable des ateliers] a été incapable de nous montrer comment faire [le travail]. Mon travail a toujours été fait. D'autres détenus doivent utiliser leur dents pour craquer le plastique, d'autres ont les pouces en sang...» a-t-il expliqué devant la commission de discipline.

L'intéressé, qui est connu comme un «très bon élément, toujours assidu dans son travail», qui «sait tenir son poste et organiser son travail» et qui est «capable de tenir n'importe quel poste aux ateliers» selon son «passeport professionnel», a indiqué à la commission de discipline avoir «fait 150 crayons à 30 centimes les 100» en deux heures et demie de travail, «de 7h30 à environ 10h», le 23 septembre. Ce jour-là, vers 9h45 du matin, plusieurs détenus s'étaient plaints auprès du responsable des ateliers de la société SIGES de leurs difficultés à réaliser le travail demandé. Contacté le 24 septembre par l'OIP, le responsable a indiqué que ce travail consistait «à enlever un silver plastique sur des crayons de maquillage, car le client s'est trompé de silver», reconnaissant que c'était «une tâche plus difficile» qui demandait «plus de temps que d'habitude». Il avait néanmoins répondu à l'un des plaignants qu'il valait mieux pour lui de travailler dans ces conditions que «dans des mines de charbon en Chine», comme il l'a confirmé à l'OIP.

Interrogé sur le salaire horaire moyen au sein de l'atelier, le responsable de la société a refusé de communiquer les chiffres. Selon lui, «cela dépend de la motivation de la personne. Bien sûr, une personne qui n'est pas motivée va gagner moins». Mais, affirme-t-il, «le seuil minimum de rémunération fixé par l'administration pénitentiaire [soit 3,97 € par heure] est respecté sur le mois ». Un argument opposé à R.F. sans qu'il puisse le vérifier lors de la commission de discipline : malgré sa demande écrite à la direction du centre pénitentiaire en date du 12 octobre, aucun chiffre ne lui a été communiqué pour attester des niveaux moyens de rémunération, ni de sa rémunération effective le 23 septembre.

Le 28 octobre, l'OIP a effectué la même demande auprès de la Direction interrégionale qui s'est engagée à transmettre prochainement ces donnée. “

Source : Observatoire International des Prisons

Voir ou revoir la soirée Thema du mardi 9 novembre sur ARTE : « Révoltes urbaines : au delà des préjugés ? »

France en 2005, Grèce en 2008, Chine en 2010... : les émeutes urbaines sont devenues un phénomène planétaire...

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Existe-t-il un point commun entre elles ? Que disent-elles sur nos sociétés ? Que veulent les émeutiers ? "Thema" donne la parole à une jeunesse en colère.

> le site d’arte

Pour Benoist Apparu, le travail bénévole des chômeurs est une « excellente idée » !

Invité de Bourdin Direct ce lundi matin, le secrétaire d’Etat chargé du Logement et de l’Urbanisme Benoist Apparu trouve que le plan britannique qui prévoit de faire travailler gratuitement les chômeurs de longue durée est « une excellente idée ».

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« Sur le fond, je trouve que c’est une excellente idée. Moralement celui qui reçoit une allocation de la collectivité redonne quelque chose à la collectivité et reste dans la mécanique du travail me paraît plutôt une bonne chose ».

> source

“Cette réforme est mauvaise. Il faudra autre chose.”

Le blog d'éconoclaste

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“ (…) La nécessité de pérenniser le système est admise par une large majorité des Français. Le fait que cela ne sera pas, en probabilité, sans coût, qu'il s'agisse de cotisations plus élevées, de pensions plus faibles ou d'un départ plus tardif ne leur a pas échappé non plus. Pourquoi tant de réticences alors ?

Pour deux raisons essentielles. La première, c'est que le problème de la difficulté à travailler en France n'a toujours pas été considéré dans le projet comme la variable cachée du système de retraites français. La difficulté ne réside pas fondamentalement dans la question du chômage, y compris celui des seniors. (…) Le fond du problème est donc ailleurs. Il réside dans ce qu'on peut appeler la toxicité du travail en France. On dispose désormais sur le sujet aussi bien de faits divers que d'analyses fouillées. Du côté des économistes, Philippe Askenazy posait dès 2004 le problème. Depuis, Thomas Philippon et Eric Maurin (qu'il est encore bien temps de lire et... de chroniquer !) ont apporté des contributions très éclairantes. On pourrait les résumer en disant que le travail est au centre des préoccupations des français, davantage que de celles des habitants de pays comparables. Nous considérons le travail comme une valeur importante et comme une activité particulièrement épanouissante par nature. Dans le même temps, l'organisation de nos entreprises et les relations sociales qui y prévalent, le fonctionnement du marché du travail et du système éducatif produisent une crainte du déclassement qui conduisent à nous accrocher à un emploi, même lorsque celui-ci est particulièrement insatisfaisant. De ce point de vue, la retraite est la libération ultime. La retarder de deux années est une rude perspective. (…)

> article complet

Des psychanalystes face à la politique française à l’égard des Roms et des Gens du Voyage

Journée de réflexions à l’initiative d’Espace Analytique

Dimanche 21 novembre 2010, de 13h30 à 19h - Ecole Normale Supérieure Bénédicte Reynaud et le Département des Sciences sociales 45 rue d ‘ULM, 75005-Paris Salle Dussane.

1. Projection du film : Des Français sans histoire (2009)

Discussion avec le réalisateur Raphael Pillosio La France a interné des hommes, des femmes et des enfants catégorisés comme "Nomades" durant la Seconde Guerre mondiale. Une trentaine de camps disséminés dans tout le pays, ont emprisonné environ 6 000 personnes de mai 1940 à mai 1946. Qui sont ces " Nomades " internés ? Pourquoi ont-ils été internés ? Quelles étaient leurs conditions de détention ? Ce film qui part à la recherche des dernières traces de ce passé, reconstitue l'histoire méconnue d'une population qui est marginalisée, stigmatisée depuis plus d'un siècle par l'État français.

2. Conférence

animée par Catherine Saladin et Bernard Toboul Henriette Asséo : Mise en perspective historique de la politique « tsigane ». Patrick Williams : Approche anthropologique de la culture des Tsiganes.

3. Table ronde et discussion générale

avec Claude Boukobza, Marcel Drach, Andrée Lehmann, Françoise Moscovitz, Jean-Jacques Moscovitz, Jean-Christophe Saladin, Guy Sapriel, Catherine Vanier et Alain Vanier.

4. Conclusion musicale : Concert tsigane

Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Collectif StopBanque : appel au retrait massif d'argent en banque et à la fermeture des comptes secondaires (épargnes) le 7 décembre 2010.

Parce que visiblement, aujourd'hui, manifester ne sert plus à rien pour se faire entendre de nos élites et que le vrai pouvoir est aux mains des banques internationales, ALLONS TOUS COMME UN SEUL HOMME RETIRER NOTRE ARGENT DES BANQUES LE 7 DÉCEMBRE 2010 !!!

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"Ils sont grands car nous sommes à genoux !"

Transmettez ce message autour de vous: nous sommes le peuple légitime et détenteur de la nation. Nous n'avons peut être peu de moyens logistiques. Pourtant, sans armée, sans police, sans violence, sans diviser, ...
LA FIN DE CE SYSTÈME INJUSTE EST POSSIBLE!
Nous sommes conscients que nous sommes en période de crise et de chômage, et que la plupart d'entre nous à peur et n'a pas l'impression d'avoir les "moyens" de participer: Faux: cette démarche sollicite et concerne d'abord ceux qui souffrent le plus de la résultante de cette initiative...
Les questions récurrentes: " Et si on a pas d'argent? Ou si on en a peu? Je suis à découvert? Je n'ai pas de compte en banque?"
Les petits ruisseaux font les grandes rivières!
Il s'agit de faire pression sur eux, de sorte qu'ils se souviennent que leur puissance séculaire n'existe aujourd'hui que parce que nous le voulons bien et leur faisons "confiance", mais que nous pouvons changer les règles du jeu.
Si cette action est collective, et massive, nous pouvons les faire trembler.
Nulle n'a besoin d'aller marcher, courir, jongler dans la rue, être instrumentalisé par un clivage partisan, "gueuler" pour au final ne pas être entendu, "tout casser" et prendre des coups.
Ce geste simple et symbolique peut remettre les pendules du capital à l'heure populaire!

> suite

Conférence internationale sur le Revenu Universel

Université de Genève le mardi 9 novembre

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La crise du système financier questionne. Il y a ceux qui cherchent à retourner dans un passé qui n’existe plus. D’autres explorent de nouvelles avenues. En matière de monnaies alternatives ou dites “complémentaires”, la Suisse a déjà l’expérience du WIR et de l’ECU. Il existe environ 3’000 dispositifs spécifiques dans plus de 50 pays, dont certains ont plus de 30 ans d’existence.
La  théorie économique du « dividende ou allocation universelle » est connue depuis 1920 par les travaux de Clifford Hugh Douglas. Elle aurait pour résultat la distribution d'une allocation mensuelle  pour toute personne, dès la naissance.
Si le web a bouleversé la distribution de l’information, imaginez le bouleversement que provoquerait le revenu universel, qui garantirait à chacun le minimum vital tout au long de sa vie !
Ce nouveau système monétaire et financier peut-il s’inspirer des logiciels libres non propriétaires (Copyleft)?  Quelles répercussions sur nos échanges économiques, la création monétaire, la vie de nos entreprises? Quelle liberté et quelle responsabilité pour chacun? Quels services offrir dans une société où la priorité serait pour chacun de faire fructifier ses talents ? Comment faire fonctionner un tel système, comment le mettre en place ?

Ce First est organisé à l’initiative de la Muse, un espace de coworking aux avant-postes de l’économie à Genève, et en collaboration avec l'Université de Genève. La veille, Ecoattitude.org organise une soirée débat sur les  monnaies alternatives avec la diffusion du film "La double face de la monnaie".

Albert Ogien & Roland Gori, Les Fabriques démocratiques de la soumission

Mercredi 10 novembre 2010 de 18H00 à 20H00. AU THÉÂTRE SORANO. Les Fabriques démocratiques de la soumission. Débat avec Roland Gori (auteur du livre De quoi la psychanalyse est-elle le nom ?, éditions Denoël) et Albert Ogien (co-auteur de Pourquoi désobéir en démocratie, éditions La Découverte).

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Albert Ogien est sociologue, directeur de recherches au CNRS et enseignant à l’EHESS. Il est notamment l’auteur de : Les règles de la pratique sociologique (PUF, 2007) et Les formes sociales de la pensée(Armand Colin, 2007).

Sandra Laugier est professeur de philosophie à l’université de Picardie. Elle est l’auteur de : Les sens de l’usage (Vrin, 2009), Éthique, littérature, vie humaine (PUF 2006), Une autre pensée politique américaine (Michel Houdiard, 2004).

Pourquoi désobéir en démocratie. Les raisons de se révolter ne manquent pas. Mais on ne se révolte pas n’importe comment : en démocratie, s’engager dans un combat contre l’injustice, l’inégalité ou la domination est un geste qui doit s’exprimer sous une forme d’action politique acceptable. Parmi ces formes se trouve la désobéissance civile qui consiste, pour le citoyen, à refuser, de façon non-violente, collective et publique, de remplir une obligation légale ou réglementaire parce qu’il la juge indigne ou illégitime, et parce qu’il ne s’y reconnaît pas. Cette forme d’action est souvent considérée avec méfiance : pour certains, elle ne serait que la réaction sans lendemain d’une conscience froissée puisqu’elle n’est pas articulée à un projet de changement politique ; pour d’autres, à l’inverse, elle mettrait la démocratie en danger en rendant légitime un type d’action dont l’objet pourrait être d’en finir avec l’État de droit.

Roland Gori est professeur de psychopathologie à l’Université d’Aix-Marseille I et psychanalyste, membre d’Espace analytique. Il a notamment publié Logique des passions(Denoël 2002), La Santé totalitaire (Denoël 2005), Les Exilés de l’intime (Denoël 2008). Il est l’un des instigateurs de l’Appel des appels qui rassembla 75 000 signatures, en 2009, contre la destruction du service public et du lien social.

De quoi la psychanalyse est-elle le nom ? Transformer le sujet individuel en objet à gérer ou, pire, en problème technique à traiter, telle est la dérive qui s’en emparée aussi bien de la médecine que de la politique ou de l’économie. En psychiatrie, cette évolution est flagrante. L’idéologie sécuritaire y établit une confusion entre maladie mentale et délinquance, entre soin, détention et sanction. La folie devient une maladie du cerveau et son traitement une molécule comme une autre. Face à cette évolution dangereuse et à ce que Roland Gori appelle un « pétainisme culturel », la psychanalyse propose une attention au détail, à la trace, qui apparaît comme un antidote. Les attaques dont elle est chaque année la cible, quand bien même elles émaneraient d’auteurs qui se disent « de gauche », comme Michel Onfray, expriment à leur façon ce désir mortifère de gestion de l’intime. L’humanité dans l’homme : voici ce dont la psychanalyse peut aujourd’hui être le nom. À condition qu’elle ne se transforme pas en idéologie ou en religion, mais qu’elle abrite un perpétuel questionnement.

La recherche pédagogique va-t-elle être « liquidée » ?

Louise Fessard, Mediapart, 5 novembre 2010

“ Alors que l’UMP présentait mercredi son projet éducatif en vue des présidentielles, tout un pan de la recherche en éducation pourrait disparaître avec l’intégration de l’institut national de recherche pédagogique (INRP) à l’Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon. Cette décision des ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, et de l’éducation nationale, Luc Chatel, annoncée le 17 septembre et qui prendra effet au 1er janvier 2011, s’apparente pour les personnels de l’INRP à une « liquidation pure et simple » de cet établissement public administratif, créé en 1976 et délocalisé à Lyon en 2003. L’institut produit des études allant de la comparaison des politiques d’éducation prioritaires en Europe à un projet de formation continue des enseignants alliant les nouvelles technologies et le travail entre pairs.” (…)

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Deux fois la radioactivité de Tchernobyl va traverser la France en train

Les 5 et 6 novembre prochains, le plus important convoi de déchets nucléaires connu à ce jour va traverser une partie de la France à destination de l'Allemagne. Les onze conteneurs, contenant des déchets radioactifs d'origine allemande, acheminés en camion de l'usine de traitement de déchets nucléaires de la Hague à la gare de Valognes, quitteront le département de la Manche le 5 novembre, pour arriver en Basse-Saxe, en Allemagne, le lendemain.

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Grâce à l'intervention d'un député allemand, le réseau 'Sortir du nucléaire' a obtenu l'inventaire officiel de radioactivité de ce transport, pour lequel il avait eu une fin de non-recevoir française. Il est vrai qu'avec une concentration de radioactivité plus de deux fois supérieures au total des pollutions radioactives émises lors de la catastrophe de Tchernobyl, on imagine les autorités hexagonales peut enclines à communiquer dessus. En effet, alors que l'agence américaine en charge de l'énergie estime la radioactivité émise lors de l'accident de Tchernobyl à quelque 1900 Pbq (1), la quantité acheminée entre la France et l'Allemagne, par trains et camions, s'élèverait à 3917,4 péta becquerels (Pbq).

Un tel transport n'est évidemment pas sans risque notamment pour les régions traversées et les salariés y œuvrant, que cela soit en cas d'accident, de fuite radioactive accidentelle, voire d'attentat ... Comme le rappelle le réseau antinucléaire, 'aucune solution satisfaisante n'existe aujourd'hui pour la gestion des déchets radioactifs' et si la Hague n'est pas un lieu de stockage satisfaisant, le site de Gorleben où les déchets vont être stockés, ne l'est pas davantage.
Pour dénoncer ce transport et l'industrie nucléaire, tout en informant sur la dangerosité de ces flux de déchets radioactifs réguliers, 'Sortir du nucléaire' appelle avec Greenpeace à une vingtaine d'actions (2), dont des rassemblements à Caen, Rouen, Amiens, Arras, Nancy et Strasbourg, qui ont pour particularités d'être traversées par le convoi nucléaire.
Pascal Farcy

Source : Nord Eclair

L’insurrectionnalisme qui vient ?

Anonyme

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“ Il n’est pas toujours des plus évident de saisir l’ensemble des thèses et agissements du courant politique qu’on peut désigner aujourd’hui comme insurrectionnaliste, d’autant qu’il regroupe plu sieurs composantes. Mais ici, l’insurrection­nalisme qui nous occupera est celui qui s’est cristallisé autour du livre L’Insurrection qui vient.
Certains qualifient ce courant d’« autonome » car il marque rait ses distances envers les organisations d’extrême-gauche et libertaires. C’est exact, mais le terme est vague car l’autonomie historique a pris des formes variées comme par exemple celle de « l’autonomie ouvrière » dans l’Italie de la fin des années 60 et du début des années 70, qui vit les jeunes prolétaires du Sud refuser la discipline des grandes usines du Nord et déborder les revendications traditionnel les du mouvement ouvrier. À l’évidence, il ne s’agit pas de cette autonomie là dont par lent les insurrectionnalistes, puisqu’elle concernait sur tout l’insubordination ouvrière et pro lé taire. S’agit-il alors de « l’autonomie diffuse » qui par court l’Italie des années 74-79 avec 1977 comme point d’orgue ? “ (…) > lire la suite

DeLillo : «La bonne littérature se construit contre le pouvoir»

Présentation et Entretien avec Hubert Artus | Rue89

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“ Politique, intellectuel, philosophique, et prophétique : Don DeLillo est un des grands romanciers américains vivants. En septembre, Rue89 l'a rencontré. Entretien dense, sur la fiction, le temps, mais aussi sur l'Amérique qui va voter le 2 novembre.

Dans « Joueurs » (1977), il avait annoncé un attentat contre « les emblèmes de l'Amérique ». « Mao II » (1991) avait par la suite creusé plus profondément le creuset du terrorisme et des phénomènes sectaires d'un travail marqué également par la guerre froide -« Libra » (1988), « Outremonde » (1997), ou « L'Homme qui tombe » (2007).

Mais DeLillo est de ces romanciers politiques qui s'intéressent aussi aux formes artistiques et aux discours médiatiques actuels : on se rappelle « Body Art » en 2001 et « Cospomolis » en 2003. « Point Omega » est de ces romans-là : politiques et conceptuels.” (…)

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Plan sanitaire détenuEs 2010-2014. Act Up-Paris dénonce un plan lâche et hypocrite

Jeudi 28 octobre, les ministres de la Santé et de la Justice doivent présenter un plan sur « la prise en charge sanitaire des personnes détenues » qui traite, entre autres, du sida et des hépatites en prison. Hélas, ce plan continue d'ignorer l'usage de drogues en prison.

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Il ne s'engage pas sur l'application effective de la suspension de peine pour raison médicale pour les personnes incarcérées séropositives et co-infectées VIH/hépatites [1] et le développement des alternatives à l'incarcération. Lâche et hypocrite, il passe à côté de son sujet.

Les contaminations par le VIH et les hépatites en prison sont majoritairement dues à l'usage de drogues. Or, sur ce point, le plan ne dit absolument rien ! Des mesures de réduction des risques infectieux au VIH et aux hépatites sont proposées concernant « la coiffure, le piercing et le tatouage »… des mesures sans doute bienvenues, mais qui occultent cyniquement la prévention liée à l'usage de drogues en prison !

Aucun matériel de réduction des risques liés à l'usage de drogues n'est accessible en prison (matériel stérile d'injection, de sniff…). Ceux-ci ont pourtant fait leur preuve en milieu libre, faisant chuter le nombre d'usagerEs de drogues contaminéEs au VIH de manière significative.

Ce choix idéologique niant la consommation de drogues en prison est criminel. Il fait fi des recommandations unanimes des professionnels et associations : rapport d'expertise collectif INSERM de juillet 2010 ; avis CNS de septembre 2009 ; recommandations du rapport Yéni 2010... Les premiers résultats de l'enquête PRI2DE font ainsi état d'une situation inadmissible et illégale : les prisons françaises ne respectent pas le principe d'égalité des moyens de prévention entre la prison et le milieu libre, ce principe ayant pourtant été réaffirmé par la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.

Comment peut-on prétendre mener une politique de santé pour les personnes incarcérées sans se soucier de réduction des risques liés à l'usage de drogues en prison ?

Pour le reste, la prison n'est pas un lieu de soins ! Si la prise en charge médicale doit être améliorée en prison, ce sont prioritairement les alternatives à l'incarcération, les aménagements de peine et la suspension de peine pour raison médicale qui doivent être appliqués afin que les personnes séropositives bénéficient de la prise en charge médicale et sociale dont elles ont besoin.

Aujourd'hui des malades meurent en prison alors que leur état de santé exige une suspension de peine pour raison médicale, comme Eric Piedoie, co-infecté VIH/VHC toujours incarcéré à la maison d'arrêt de Grasse (06) [2].

Les prisons sont pleines à craquer, les malades subissent des conditions de détention insalubres, mortifères, leur état de santé est aggravé par la peine disproportionnée qui leur est infligée. Il est urgent et nécessaire que les pouvoirs publics mettent fin à leur politique inefficace du tout répressif. Ce plan en est loin.

Act Up-Paris dénonce l'hypocrisie de ce plan et la lâcheté du gouvernement à propos du sida et des hépatites en prison.

Act Up-Paris exige :
- la promotion et l'application immédiate des alternatives à l'incarcération, des aménagements de peine et suspension de peine pour raisons médicales ;
- la stricte égalité dans l'application des politiques de réduction des risques liés à l'usage de drogues entre prison et milieu libre.

> source : actupparis

Forum antirépression à Poitiers les 13 et 14 novembre 2010

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux

affiche

Centre Socio-Culturel des 3 Cités – Place de France

http://www.antirep86.fr