La préfecture de Paris affame les squatteurs de l’avenue Matignon.

Jeudi-Noir appelait à un rassemblement de soutien et de ravitaillement, samedi 8 janvier à partir de 15h au 22 avenue de Matignon, Paris 8ème.

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“La journée du 7 a été décisive pour l’occupation. Après moult rebondissements, Jeudi-Noir obtient sur le fil une énorme et inespérée victoire avec le démarrage d’une procédure au civil. Les habitants sont soulagés, le Matignon des mal-logés tiendra au moins 15 jours jusqu’à la décision de justice, voire plus si AXA le propriétaire, continue dans la voie constructive de la recherche d’une solution par le haut via une convention de bail précaire… De quoi réconcilier droit au logement et droit de propriété…
Mais depuis vendredi 7 janvier à 10h la préfecture organise – littéralement – le siège du bâtiment : les forces de l’ordre empêchent quiconque de rentrer et les habitants qui souhaitent sortir ne peuvent revenir. La préfecture essaie d’avoir « à l’usure » ce qu’elle ne peut obtenir légalement . Cela reste illégal. La demi-douzaine de policiers empêchent même tout ravitaillement : pas de nourriture, pas de produits de première nécessité.
Ainsi, les 30 militants-habitants de Jeudi-Noir qui occupent le Matignon des mal-logés sont assiégés illégalement.
Pourtant, cette occupation est légitime. Deux constats d’huissier (celui des habitants en date du 3 janvier et celui établi par Axa le propriétaire) attestent de notre présence et font de ce bâtiment de standing le domicile des 30 mal-logés militants.

Pendant ce temps, les loyers continuent d’augmenter, les prix à l’achat ont plus que doublé en 12 ans mais le gouvernement s’embourbe dans sa politique idéologique de soutien à l’accession et de mépris pour les locataires. Dernier exemple de la contre-politique du logement : en supprimant la rétroactivité des Aides personnalisées au logement (APL), il économise 240 millions d’euros en 2011 sur le dos des plus mal-logés.”

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