Notes et vidéo de l’intervention de Tomás Ibañez le 28 janvier 2011 au Cedrats.

“ Ayant participé au Mouvement du 22 mars en mai-juin 1968, mais aussi parmi les inventeurs du A cerclé qui symbolise depuis l’anarchisme, Tomás Ibañez, après plusieurs années d’activisme dans la composante libertaire de l’opposition au franquisme, développe une réflexion sur l’histoire et l’actualité de l’anarchisme qui se veut à l’écart de tous les dogmatismes militants. Vient d’être traduit en français son recueil de textes s’étalant sur plus de 40 ans, Fragments épars pour un anarchisme sans dogme.
Texte diffusé introduisant l’intervention
Après quelques considérations préliminaires sur les rapports entre Anarchisme et Philosophie, nous nous appuierons sur Foucault pour interroger le statut ontologique de l’anarchie et de l’anarchisme dans l’acception particulière que nous donnons à ces termes. Ensuite, compte tenu du caractère nécessairement situé, socialement et historiquement, de l’anarchisme, nous nous arrêterons sur l’utilité que présente la critique poststructuraliste de la modernité pour analyser la pensée et les pratiques anarchistes. Enfin, nous argumenterons la convenance pour la pensée anarchiste de s’ouvrir largement à certaines contributions en provenance d’une pensée contemporaine située en dehors de sa propre tradition. Nous essaierons de montrer comment certains aspects de la pensée de Foucault, de Castoriadis, ou de Rorty, peuvent fertiliser la pensée anarchiste, et l’intérêt qu’aurait celle-ci à s’appuyer plus directement sur certains aspects du relativisme. Pour conclure, nous tenterons de formuler quelques implications générales concernant les pratiques actuelles de l’anarchisme. L’exposé sera suivi d’une discussion avec les organisateurs et les participants” (…)
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