Université : affrontements à Manchester et Londres - 29 janvier 2011

Source : channel4 news

“ Student protesters hit the streets again on Saturday to complain about tuition fees and cuts in public services. In Manchester it led to a cat and mouse chase with police, writes Victoria Macdonald.

Student protests: Manchester clashes, 29 Jan. (Reuters)

Protesters took to the streets in both Manchester and London over increased tuition fees, cuts in public services and the abolition of the education maintenance allowance.

In Manchester, there were 14 arrests and at one point a group of about 150 protesters broke away from the agreed route and ran through the city centre before being brought back under control. There was also anger at the National Union of Students, who some in the crowds claimed had not adequately fought against tuition fees and the EMAabolition.

The president of the NUS Aaron Porter pulled out of speaking after he was surrounded by demonstrators who called for him to quit.

He had been due to address the rally about the effects of spending cuts on young people but was forced to step down after he needed a police escort of a dozen officers to the students' union building at Manchester Metropolitan University. “

Bruno Wiel : un procès essentiel pour la lutte contre l'homophobie

Un Communiqué de SOS Homophobie

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“ Le procès des quatre hommes qui ont agressé Bruno Wiel la nuit du 19 au 20 juillet 2006 au parc des Lilas, à Vitry sur Seine, s'est achevé ce vendredi 28 janvier aux Assises du Val-de-Marne, après dix jours d'audiences éprouvantes. Le jury a délibéré pendant sept heures, le verdict a été rendu à 21 heures : les quatre accusés sont reconnus coupables d'avoir porté des coups de nature à donner la mort à la victime en raison de son orientation sexuelle. La cour a jugé qu'ils ont bien agi en bande organisée, qu'ils ont commis un vol avec violence, et qu'ils ont perpétré la torture et des actes de barbarie à l'encontre de Bruno Wiel parce qu'il est homosexuel. L'un des coupables a été condamné à 16 ans de réclusion criminelle ; les trois autres écopent de 20 années de réclusion criminelle chacun. SOS homophobie a réclamé le remboursement des frais occasionnés par sa constitution de partie civile, et 1 euro symbolique de dommages et intérêts par coupable. 

Le verdict du procès, tout comme la façon dont l'instruction a été menée et le souci de laisser le temps au débat et à chaque partie de s'exprimer au cours des dix jours d'audience, est exemplaire : "l'affaire Bruno Wiel" restera comme l'un des grands procès pour crime homophobe en France. En reconnaissant que la victime a été agressée en raison de son orientation sexuelle, le jury a lancé un message d'une importance capitale : l'homophobie, en 2011, doit être condamnée avec la même vigueur que toute autre manifestation de violence à l'égard de personnes pour ce qu'elles sont, et non pour ce qu'elles font. Toutes les conditions étaient réunies pour que la société reconnaisse Bruno Wiel comme victime d'un acte homophobe : les accusés avaient reconnu les faits, l'instruction a permis d'établir un acte d'accusation ne souffrant aucune insuffisance, et la victime est allée jusqu'au bout de sa démarche, dans tout son courage et sa dignité. Grâce à Bruno Wiel, la lutte contre l'homophobie a encore progressé.

SOS homophobie tient à remercier en premier lieu Monsieur Pierre Bergé, soutien inconditionnel de son action sans qui une constitution de partie civile, faute de moyens financiers, n'aurait pas été possible. L'association remercie également ses membres qui, chaque jour, se sont relayés aux Assises de Créteil pour être aux côtés de Bruno Wiel* ainsi que son avocate, Maître Caroline Mécary, qui n'a cessé, durant tout le procès, de faire prendre conscience du caractère homophobe de ce qu'a vécu la victime, ce qui a été reconnu par la Justice. SOS homophobie adresse ses remerciements à : Maîtres Sophie Maltet et Cyril Dubois, qui ont accompagné et soutenu Bruno Wiel depuis l'agression ; l'avocat général, Maître Benoist Hurel, dont les réquisitions ont également plaidé clairement pour une reconnaissance du caractère homophobe de l'agression ; la rédaction de Têtu, qui lui a permis de tenir un journal de bord du procès pendant toute sa durée (http://blogs.tetu.com/journal-du-proces-bruno-weil/). Et, enfin, Bruno Wiel pour son courage exemplaire, non pas militant mais citoyen dans ce qu'il a de plus fort et de plus digne, porteur d'un message pour les victimes d'homophobie : quelque soit leur degré (injures, harcèlement, discrimination, coups...), rien ne justifie les violences dont vous êtes l'objet. Vous avez les moyens de vous défendre. Faites-vous entendre.  “

*Ronan, Michel, Noëlle, Maïté, Julien L., Thomas, Coralie, Elisabeth, Julien D., Stéphane, Michaël, Bartholomé.

Quand la France formait la police de Moubarak

Source : actualutte.info

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Michèle Alliot-Marie avait proposé le recours au « savoir-faire » de la France pour le maintien de l’ordre en Tunisie. En Egypte, c’est une formation à la « gestion des foules et des grands événements » qui a été dispensée à la mi-octobre par deux policiers français à leurs homologues égyptiens.

L’annonce de cette petite formation figure toujours sur le site de l’Ambassade de France au Caire, plus discret sur le soulèvement du peuple égyptien.

Pour une structure d’accueil des dictateurs dégagés

Une proposition de José Fort

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“Un problème urgent mérite d’être examiné : l’installation pour leur fin de vie des dictateurs, militaires reconvertis en politiques musclés ou autres monarques remerciés par leurs peuples. Faut-il les laisser errer sans destination définitive ou mettre plutôt sur pied une structure d’accompagnement disposant d’un territoire d’accueil ? Depuis les événements en Tunisie, en Egypte et désormais au Yémen et au Gabon, il convient de faire appel à des experts dans ce type d’organisation : les Etats-Unis.

Les dirigeants nord-américains ont un savoir faire incomparable dans le domaine de l’accueil des anciens dictateurs sud-américains. Depuis des décennies, un Etat, la Floride et une ville, Miami, remplissent la mission d’héberger tout ce que le continent sud-américain compte ou a compté de crapules, tous ayant pris soin de vider les caisses avant de s’enfuir vers leur véritable mère patrie. L’administration US très présente actuellement en Tunisie et en Egypte pourrait activer ses réseaux spécialisés. Miami et la Floride affichant un trop plein de canailles au mètre carré, il serait peut-être possible avec l’aide du colonel Kadhafi, de la France et de l’Union européenne de construire un centre d’accueil dans le désert libyen. Cette proposition mériterait l’attention des opinions publiques et de la représentation nationale française. Celle-ci pourrait charger Alliot-Marie de diligenter les démarches.”

José Fort

Source

Cèderons-nous aux vents mauvais ? Réflexions sur la formation des maîtres, par Alain Beitone

professeur de Sciences économiques et sociales, formateur à l'IUFM d'Aix-Marseille

“Défendre les savoirs n’a de sens que si l’on se fixe l’objectif de permettre aux élèves de s’approprier ces savoirs.”

Sommaire

- Des vents réactionnaires
- Le vent modernisateur
- Coup double pour la formation des maîtres
- Former des enseignants, c'est résister
1.Former des professionnels et non des exécutants
2. Refonder l'idéal égalitaire
3. Penser les rapports de l'école et de la société
4. Ne pas séparer les pratiques enseignantes des contenus de savoirs enseignés
5. Ancrer la formation des maîtres sur la recherche
- Changer les choses dès maintenant

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Tensions sociales en Chine du Sud : vers une grève générale ?

Par Jean Ruffier | chercheur

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“ L'ère des ouvriers chinois obéissants et mal payés touche à sa fin. Une étude du CNRS dans le Sud de la Chine montre une combativité nouvelle qui pourrait déboucher sur une grève générale.

Si le Sud de la Chine – particulièrement la province du Guangdong – est devenu l'atelier du monde, cela est dû à plusieurs raisons ; mais la plus mentionnée est celle de l'existence d'une main d'œuvre travailleuse, obéissante, et acceptant sans rechigner bas salaires et mauvaises conditions de travail.

Ces vingt dernières années, la croissance a été ininterrompue et les salaires ont peu bougé. Les statistiques officielles chinoises montrent même que ces salaires auraient plutôt diminué en proportion du produit industriel brut.

Un printemps ouvrier en Chine du Sud ?

Depuis un an, on voit se multiplier les conflits du travail. De ce fait, les salaires montent. Les journaux ont même fait état de plusieurs conflits, dans des entreprises taïwanaises ou japonaises, lesquels se sont soldés par de très conséquentes hausses de salaires. Le mouvement est tellement fort que de plus en plus d'observateurs parlent de la possibilité d'une grève générale en Chine du Sud.

Sans pouvoir prédire ce qui relève de l'imprévisible, il nous semble que les conditions sont réunies pour un printemps ouvrier en Chine du sud, explosif ou rampant, mouvement qui a déjà commencé ; tout porte à penser qu'il va se développer dans les mois qui viennent.

Le Centre franco-chinois de recherches sur les organisations, de l'université Sun Yatsen à Canton, a mené des observations de terrain et des discussions avec les entreprises, les syndicats, les activistes et les pouvoirs politiques dont nous voudrions rendre compte dans cet article et qui permettent de se faire une idée de ce à quoi il faut attendre. “ (…)

> lire sur Rue 89

Plus de 20 000 étudiants néerlandais manifestent à la Haye pour lutter contre la hausse des frais de scolarité et pour défendre l'université publique

Source : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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“ Ils étaient plus de 20 000 étudiants et enseignants à manifester à la Haye contre les coupes massives du gouvernement dans le budget de l'enseignement supérieur, pour ce qui constitue une des manifestations étudiantes les plus importantes de ces vingt dernières années.

Des cours annulés par les universités elles-mêmes affrétant des bus pour transporter leurs étudiants à la manifestation. Plusieurs milliers de professeurs, maîtres de conférences venant de tous les Pays-bas se joindre aux revendications étudiantes. Des trains et tramways bondés inondant la paisible capitale Hollandaise de dizaines de milliers d'étudiants déterminés à faire entendre leur voix

La manifestation de ce vendredi 21 janvier fut à la hauteur des inquiétudes et de la colère suscitées par l'annonce du plan gouvernement de coupes massives dans le budget de l'éducation.

Le gouvernement néerlandais de droite entend réduire de 370 millions d'euros les budgets de l'éducation dans le cadre du plan de réduction générale des dépenses publiques prenant comme prétexte la dette créée par le plan de renflouement des banques et de la grande industrie.

Les conséquences immédiates dans l'enseignement supérieur seront une hausse des frais de scolarité et une baisse du financement public des universités, aboutissant à une sélection sociale accrue et à une dégradation accélérée de la qualité des cours dans les universités publiques. “ (…)

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Annamária Szalai, sangsue des médias en Hongrie

par Louis Cabanes

“ La Hongrie innove en matière de limitation de la liberté de la presse. Annamária Szalai, en charge des médias et proche du nouveau Premier ministre Viktor Orbán, s’occupe de museler les journalistes.

Annamária Szalai - JPG - 20.9 ko Dessin de Magnat

(…) Ses superpouvoirs, elle les doit à une réforme qui restreint drastiquement la liberté de la presse. Avec des amendes pouvant aller jusqu’à 700 000 euros pour les radios et télés, pour des reportages jugés trop « partiaux », 900 000 euros pour les journaux nationaux et sites Web, et 7 250 euros pour les particuliers. L’équivalent d’une année et demie de salaire moyen en Hongrie. Pour cela, Annamária la douce, patronne de 3 000 employés des médias publics hongrois, aura accès aux documents avant leur publication. Les journalistes étant tenus de révéler leurs sources sur les questions relevant de la « sécurité nationale » ou de la « protection de l’ordre public ». “ (…)

> lire la suite sur Bakchich

Prime à la suppression de postes : un proviseur renvoie ses palmes

Source : AFP

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Un proviseur du Nord à la retraite a renvoyé ses palmes académiques à Luc Chatel pour protester contre les suppressions de postes dans l'Education nationale et l'attribution d'une prime aux recteurs ayant atteint les objectifs en la matière.

Michel Ascher a expliqué avoir renvoyé ses palmes académiques le 22 décembre au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, par courrier recommandé avec accusé de réception. Il se dit "scandalisé" par un décret du 12 novembre 2010 qui institue une part variable dans les primes versées aux recteurs "en fonction des objectifs atteints", parmi lesquels figurent les suppressions de postes.
A la faveur d'un décret et d'un arrêté publiés en novembre, leur prime comporte, à partir de cette année scolaire, deux volets : une part fixe de 15.200 euros et une "part variable" dont le montant pourra aller jusqu'à 45% de la part fixe, soit de 0 à 6.840 euros.

Au total, un recteur pourra avoir jusqu'à 22.000 euros de prime. "Qu'est-ce que ça veut dire d'agiter 7.500 euros au nez des recteurs s'ils arrivent à supprimer un maximum de postes dans les académies ?", s'est interrogé M. Ascher. "Ceci m'a paru tellement scandaleux, que la coupe est pleine, il fallait que symboliquement, je fasse un geste fort", a ajouté M. Ascher, selon qui "le ministre semble considérer de manière particulièrement méprisante ses recteurs".
16.000 suppressions de postes sont attendues cette année au sein de l'Education nationale pour l'ensemble de la France, dont 865 postes dans la seule académie de Lille, selon M. Ascher.

“Les sciences sociales, des sciences sans débats ?” Contre le nouveau programme enSES

Par Marjorie GALY, enseignante, Présidente de l’Association des Professeurs de Sciences économiques et sociales (SES)

“ Que se passe-t-il encore avec l’enseignement des sciences économiques et sociales (SES) au lycée ? 
Comment comprendre que la moitié des enseignants de cette discipline soit vent debout contre le nouveau programme de SES de première ? Depuis le mois de juin, nous sommes en effet près de 2 500 à demander un moratoire sur le nouveau programme de première ainsi que la constitution d’un nouveau groupe d’experts. Ce mouvement d’une ampleur inédite indique la profondeur du rejet, bien au-delà des 1 300 adhérents de l’Association des professeurs de SES.

Après la tentative emblématique de suppression de la notion du chômage dans le nouveau programme de seconde, voilà que le groupe d’« experts » vient de faire, de manière non moins emblématique, disparaître la notion de classe sociale du nouveau programme de première. Comment interpréter cette disparition ? Le concept sociologique de classe sociale a-t-il été récemment invalidé par la recherche ? Ne permet-il plus d’interroger la réalité et de comprendre le débat sur la fin ou le retour des classes sociales ? Le débat sur le destin d’une vaste mais vague classe moyenne est-il obsolète ? Quid de l’évolution des conflits de classe lorsqu’une crise inédite met en évidence les divergences possibles entre les citoyens et les lobbies de la finance internationale ? (…)”

> lire la suite dans l’humanité

Projection-débat contre la Loi Besson et la xénophobie d’Etat

Organisé par le collectif Régional contre la Loi Besson, le mercredi 19 janvier à Lille

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Discussion autour du projet de loi Besson avec Emmanuelle Lequien (Syndicat des Avocats de France) et Armand Nwatsock (commission juridique du CSP59).

La loi Besson sera débattue au Sénat en février. Allongement de la rétention, création des zones d’attentes spéciales, etc. en font une nouvelle étape dans la stigmatisation et la répression des étranger-e-s. Nous débattrons de son contenu et des mobilisations qui se développent, dans la région comme ailleurs.

Discussion suivie du film "Come un Uomo sulla Terra" (Italie, 2008, 60’). Ecrit à la première personne, Come un Uomo sulla Terra évoque le sort des migrants africains de passage en Lybie. Sur la route des Africains de l’Est vers l’Europe, la Lybie a signé avec l’Europe, et notamment l’Italie, des accords visant à ralentir les flux migratoires et à réprimer durement les migrants.

MERCREDI 19 JANVIER à partir de 19h30 à L’Univers - 16 rue Danton - Lille M° Pte de Valenciennes

Entrée libre – tables d’information – buvette

19h30 ouverture - 20h discussion - 21h30 projection

Organisé par le Collectif régional contre la loi Besson

Manifestation - samedi 29/01 - 15h - Pl. de la République - Lille.

Tunisie: la révolution confisquée par le triumvirat

par Taoufik Ben Brik

“ (…)  Un Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, l’ombre de l’ombre, remonte à la place du moins qu’un chien, et s’autoproclame en direct sur TV7 nouveau président. A ses côtés, deux cartoons, les présidents de la Chambre des députés et de la Chambre des conseillers, Foued Mebazaa, depuis désigné président par intérim par le Conseil constitutionnel, et Abdallah Kallal. Deux criminels de guerre, le dernier étant recherché par la justice helvétique pour crime contre l’humanité.

Ce triumvirat est issu du symbole le plus abhorré des Tunisiens: le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti au pouvoir depuis Bourguiba. C’est au napalm qu’il faudrait le raser de la surface de la Tunisie. Ce parti est l'antre de tous les maux: clientélisme, régionalisme, corruption, injustice, usurpation électorale, despotisme local et dictature de proximité.

Ben Ali a foutu le camp: foutez le camp, partisans du RCD! En laissant le pouvoir à ses compères, ceux-là mêmes qui l’ont accompagné tout le long de son règne sans partage, Ben Ali espère mettre en échec la révolution. Une révolution de palais suffira. Révolutionnaires de mon pays, marchez sur le triumvirat et extirpez le RCD, cette verrue sur le nez. “

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Pétition pour la défense de l’hôpital public

Mouvement de défense de l’hôpital public

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.
- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.
- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.
- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.
- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.
La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE
AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.
Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»

JE SIGNE LA PÉTITION

Livre blanc 2010 - l'état de la justice en France

Bilan dressé par l'USM à l'issue d'une année passée à visiter 165 juridictions

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Edito du président

“Ces dernières années n’ont guère été favorables pour la Justice. Les réformes se sont enchaînées, la plupart régressives au plan des standards internationaux, souvent sans cohérence les unes avec les autres et non financées.

Parallèlement, la précédente Garde des Sceaux n’a eu de cesse de critiquer les magistrats dès lors que
cela pouvait améliorer son image. L'actuelle se contente souvent du silence.

L’USM s’est opposée clairement et fermement à la réforme des peines planchers, à la rétention de sureté, au jugement des irresponsables, à la réforme de la composition du CSM, à la réforme du secret-défense, à la réforme de la carte judiciaire …”

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Solidarité avec les avocats et le peuple tunisiens

Syndicat des Avocats de France

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Lettre ouverte à Nicolas SARKOZY,  Président de la République
Paris, le 10 janvier 2011

Monsieur le Président,

Le Syndicat des Avocats de France entend vous interpeller sur la situation actuelle en Tunisie :
Le 29 décembre 2010, deux avocats ont été enlevés et brutalisés par la police, pour avoir pris la parole en public afin d'exprimer leur soutien aux mouvements spontanés de révolte populaire dans plusieurs villes tunisiennes, depuis le 17 décembre 2010, contre le chômage, la corruption et l’arbitraire.
Le 31 décembre 2010, pour protester contre ces violences policières diligentées par les plus hautes sphères de l’Etat tunisien, plusieurs centaines d’avocats se sont rassemblés dans plusieurs tribunaux et ont été molestés par la police, au sein même des juridictions.
Pour exprimer leur indignation, 95% des avocats tunisiens, selon le bâtonnier Abderrazak KILANI, se sont mis en grève le 6 janvier 2011, suite à l’appel lancé par le conseil national de l’ordre des avocats de Tunisie.
Cette situation montre que le pouvoir politique en place depuis 23 ans réprime de plus en plus sévèrement toute forme d'opposition.
Le fait d'empêcher les avocats d'exercer leur métier constitue une atteinte aux fondements mêmes d'un Etat de droit, aux Libertés et à la Démocratie.
Le Syndicat des Avocats de France dénonce la répression et les violences policières inadmissibles, dont sont victimes les avocats et le peuple tunisiens, les violations manifestes des droits de l’Homme, les atteintes graves à la profession d’avocat et réaffirme sa totale solidarité avec le Barreau de Tunisie.
Le SAF demande que cessent les intimidations et pressions exercées par l’Etat tunisien contre les avocats pour les empêcher de faire leur travail de défense des droits et libertés fondamentales et entraver leur liberté d’expression qui est le propre de la profession d’avocat.
Il attend que les autorités françaises condamnent avec la plus grande fermeté ces atteintes intolérables à la liberté d'expression.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de mes salutations respectueuses.

Pascale TAELMAN
Présidente du SAF

La préfecture de Paris affame les squatteurs de l’avenue Matignon.

Jeudi-Noir appelait à un rassemblement de soutien et de ravitaillement, samedi 8 janvier à partir de 15h au 22 avenue de Matignon, Paris 8ème.

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“La journée du 7 a été décisive pour l’occupation. Après moult rebondissements, Jeudi-Noir obtient sur le fil une énorme et inespérée victoire avec le démarrage d’une procédure au civil. Les habitants sont soulagés, le Matignon des mal-logés tiendra au moins 15 jours jusqu’à la décision de justice, voire plus si AXA le propriétaire, continue dans la voie constructive de la recherche d’une solution par le haut via une convention de bail précaire… De quoi réconcilier droit au logement et droit de propriété…
Mais depuis vendredi 7 janvier à 10h la préfecture organise – littéralement – le siège du bâtiment : les forces de l’ordre empêchent quiconque de rentrer et les habitants qui souhaitent sortir ne peuvent revenir. La préfecture essaie d’avoir « à l’usure » ce qu’elle ne peut obtenir légalement . Cela reste illégal. La demi-douzaine de policiers empêchent même tout ravitaillement : pas de nourriture, pas de produits de première nécessité.
Ainsi, les 30 militants-habitants de Jeudi-Noir qui occupent le Matignon des mal-logés sont assiégés illégalement.
Pourtant, cette occupation est légitime. Deux constats d’huissier (celui des habitants en date du 3 janvier et celui établi par Axa le propriétaire) attestent de notre présence et font de ce bâtiment de standing le domicile des 30 mal-logés militants.

Pendant ce temps, les loyers continuent d’augmenter, les prix à l’achat ont plus que doublé en 12 ans mais le gouvernement s’embourbe dans sa politique idéologique de soutien à l’accession et de mépris pour les locataires. Dernier exemple de la contre-politique du logement : en supprimant la rétroactivité des Aides personnalisées au logement (APL), il économise 240 millions d’euros en 2011 sur le dos des plus mal-logés.”

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Souvenir du front national à Toulon : une ardoise de 3 millions d’euro

Source : LDH Toulon

Qui, à Toulon, ne se souvient du slogan de 1995 : « FN tête haute, mains propres » ?

Et maintenant, la réalité... La gestion de l’association Jeunesse toulonnaise par l’équipe de Jean-Marie Le Chevallier a laissé en 2001 une ardoise évaluée à 15 millions de francs. L’adjointe chargée de la jeunesse, Cendrine Le Chevallier, avait englouti tout l’argent du service jeunesse dans un projet de maison de vacances – le Vallon du Soleil – au détriment des centres aérés, qui accueillaient les enfants des familles les plus démunies. Les époux Le Chevallier ont été condamnés en appel à 8 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour détournement de fonds publics et complicité d’abus de confiance.

Aujourd’hui le Conseil d’État solde les comptes : selon la Marseillaise, la ville de Toulon devra régler 2,14 millions d’euros assortis de dix années d’intérêts capitalisés au liquidateur de Jeunesse toulonnaise.

Blackout occidental sur la révolte tunisienne

La révolte populaire gronde en Tunisie. Pourtant les médias occidentaux se taisent. Pourquoi les mêmes si prompts à soutenir la vague verte iranienne sont-ils muets aujourd’hui ?

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“ Mohamed Bouazizi s’est immolé, Houcine Neji s’est jeté sur un pylône électrique et Lotsi Guadri a plongé dans un puits. En l’espace de dix jours, ces trois jeunes Tunisiens ont tenté de se donner la mort, épuisés par leur difficulté à vivre dans un pays où les débouchés professionnels se font rares. Depuis le 17 décembre, les Tunisiens sont nombreux à descendre dans la rue pour manifester leur désarroi. (…)”

> lire la suite sur agoravox

Et Jean-Marc Rouillan est toujours en prison en 2011…

Une soirée de soutien est annoncée à Toulouse pour le 21 janvier.

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Depuis la révocation de sa semi-liberté pour des propos jugés « ambigus » dans l’hebdomadaire L’Express, Jean-Marc Rouillan a fait plus de deux ans de cabane en rab. Une soirée de soutien est annoncée à Toulouse pour le 21 janvier.

Sans la sortie de ses livres et les initiatives des comités de soutien, le nom de Jean-Marc Rouillan aurait depuis longtemps disparu des mémoires. Il ne faut pas compter sur les médias pour rappeler qu’un prisonnier politique ayant terminé sa peine de sûreté en 2005, ayant du boulot chez un excellent éditeur et souffrant d’une maladie aux effets aussi imprévisibles que douloureux (le syndrome de Chester-Erdheim) est toujours en prison à Muret, près de Toulouse. Ça se passe en 2011, en France.” (…)

> lire la suite sur Le mague

Affaire Raffray Taddei et prisons françaises

Source : courrier international

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Le 31 décembre, La Dépêche publie un reportage sur une prison intitulé « "Plus belle la vie", un rêve de jeunes détenus », soulignant que « la crainte majeure, c'est la tentative de suicide » et que  « 50 % des 40 mineurs détenus [à l'Etablissement pénitentiaire de Lavaur] ne reçoivent jamais de visite de leur famille ». Qu'en est-il des détenus « moins jeunes », et dans l'ensemble du pays ? Le 31 décembre, Ban Public répertorie un total de 115 « suicides et morts suspectes connus » dans les prisons françaises pour l'année 2010. Quant à l'éloignement par rapport à la famille, il s'agit d'un problème récurrent que l'on retrouve même dans le cas de Raffray Taddei, atteinte pourtant d'anorexie et sur qui la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) écrit : « ce transfert [à Rennes, Fresnes puis Roanne, pour une détenue originaire de Corse] a eu pour effet de la placer en connaissance de cause loin de son domicile et de ses enfants, alors que les médecins ont relevé que cet éloignement constituait une souffrance pour elle et une des causes de son anorexie ». Et quelle est la qualité des soins médicaux dans nos prisons ? L'arrêt Raffray Taddei c. France de la CEDH (21 décembre 2010) met également en évidence des carences graves dans ce domaine. Au point, qu'elles ont conduit à la condamnation de la France pour un traitement dont la Cour estime qu'il a « dépassé le seuil » pour être « considéré comme inhumain ou dégradant » au sens des stipulations de l'article 3 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme(interdiction de la torture) et de sa jurisprudence. Les discours électoralistes du 31 décembre des politiques français évoqueront-ils la situation des prisons et les problèmes des détenus ? Tel ne semble guère être le cas, à l'approche des voeux télévisés de Nicolas Sarkozy.