Vague d’arrestations parmi les blogueurs syriens

Source : Reporters sans frontières

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Reporters sans frontières dénonce les récentes arrestations de blogueurs en Syrie. Le régime, qui craint Internet pour son potentiel de mobilisation et d’échanges information, considère les blogueurs et net-citoyens comme des ennemis.

Le 20 février 2011 au matin, le blogueur Ahmad Hadifa, connu sous le nom d’Ahmad Abu Al-Kheir, a été arrêté par la sécurité militaire à Baniyas. Les autorités ont saisi son ordinateur à son domicile le lendemain. Il serait aujourd’hui interrogé par les renseignements militaires à Damas.

Le jeune homme de 28 ans, étudiant en journalisme à l’institut Fatah Al-Islam de Damas, avait appelé, sur son blog ahmadblogs.net, à la solidarité envers les blogueurs récemment arrêtés en Syrie et les prisonniers politiques incarcérés dans les prisons du Golan (région occupée par Israël depuis 1967 et annexée depuis 1981). Il y postait des revendications à destination du régime syrien et des billets sur les révolutions des dernières semaines en Tunisie et en Egypte. Il donnait également des conseils pour contourner la censure sur Internet.

Le blogueur et militant Kamal Hussein Sheikho a, quant à lui, entamé une grève de la faim, pour protester contre ses conditions de détention dans la prison d’Adra. Détenu depuis le 23 juin 2010, son procès doit débuter le 7 mars. Il suit de quelques semaines celui de Tal Al-Mallouhi, condamnée à 5 ans de prison pour espionnage. A 20 ans, elle est la plus jeune blogueuse emprisonnée au monde. [1]

Reporters sans frontières exige également des informations précises sur trois blogueurs dont nous sommes sans nouvelles depuis leur arrestation. Il s’agit de Firaz Akram Mahmoud, arrêté arbitrairement dans un cybercafé à Homs le 5 février 2011 ; Ahmed Ben Farhan Al-Alawi, arrêté le 26 octobre 2010 par les services de sécurité ; et Ahmed Ben Abdelhalim Aboush, détenu depuis le 20 juillet 2010. Ce dernier avait déjà été incarcéré pendant six ans jusqu’à sa libération sur pardon présidentiel le 2 novembre 2005.

En outre, Reporters sans frontières a appris l’arrestation d’un internaute qui avait posté sur YouTube une vidéo de la manifestation qui a eu lieu le 17 février dernier dans le quartier de Harika à Damas, durant laquelle un jeune homme a été passé à tabac par des policiers. La vidéo montre plusieurs centaines de personnes rassemblées, scandant des slogans contre la police. Le ministre de l’Intérieur, Saïd Sammour, est également filmé, alors qu’il communiquait avec la foule.

Par ailleurs, la cour pénale militaire a décidé de reporter l’annonce du verdict au 13 mars prochain dans le procès d’Ali Al-Abdallah. Incarcéré depuis le 17 décembre 2007 pour avoir signé la Déclaration de Damas, ce journaliste et écrivain devait être libéré le 16 juin 2010, au terme d’une peine de deux ans et demi de prison. Mais les autorités syriennes ont décidé de le poursuivre pour "publication de fausses informations dans le but de porter atteinte à l’Etat" (article 286 du code pénal) et "volonté de nuire aux relations de la Syrie avec un autre Etat" (article 276 du code pénal). Ces nouvelles accusations font suite à la publication sur Internet, le 23 août 2009, alors même qu’il était en prison, d’un article dans lequel le journaliste critiquait la doctrine du Wilayat al-Faqih en Iran (doctrine qui assure un pouvoir absolu du religieux sur le politique). Le troisième tribunal militaire de Damas a émis de nouveaux chefs d’accusation à son égard, qui ont été confirmés par la cour de cassation le 1er décembre 2010. Ali Abdallah risque d’être condamné à une nouvelle peine d’incarcération. Cette nouvelle affaire est d’autant plus inquiétante qu’elle montre qu’il est dangereux pour les journalistes de critiquer le régime, mais également ses alliés.

Par ailleurs, le journaliste Maan Aqil est toujours interdit de voyager. Il fait l’objet d’un harcèlement sécuritaire permanent.

La Syrie fait partie de la liste des pays “Ennemis d’Internet”, désignés chaque année par Reporters sans frontières. La nouvelle édition sera rendue publique le 12 mars prochain, à l’occasion de la Journée mondiale contre la cybercensure.

Interview de Christophe Dejours : du stress au suicide sur les lieux de travail

Voici un entretien réalisé lors du tournage du très bon documentaire Un monde sans fous de Philippe Borrel. Christophe Dejours, professeur au Conservatoire National des Arts de Métiers et responsable d'une chaire Psychanalyse/Santé/Travail, nous parle de la santé mentale au travail, des changements des 50 dernières années, des dérives des nouvelles méthodes managériales et de l'erreur, ou du mensonge, de tenir responsable une certaine "faiblesse individuelle" les suicides de ces dernières années...


Interview de Christophe Dejours from Kosellek Romain on Vimeo.

Que faire du management ?

par Stéphane Vincent

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“ Ainsi formulée, la question peut sembler étrange ; aujourd’hui c’est plutôt le management qui nous domine dans presque tous les compartiments de la société et dans toutes les organisations, de la plus grande entreprise ou administration jusqu’à la plus petite des associations. C’est pourtant bien à un sursaut démocratique visant à reprendre la main sur des techniques de gestion devenues totalement incontrôlables, que nous invite l’essai d’Anne et Éric Pezet, "La société manageriale - Essai sur les nanotechnologies de l’économique et du social" aux éditions La Ville Brûle. “ (…)

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A Alger la police bastonne les étudiants

Source : el watan

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“ Bastonnés, malmenés, les étudiants venus des différentes universités du pays pour participer à un rassemblement devant le ministère de l’Enseignement supérieur ont été choqués par l’attitude de leur tutelle.

La rue menant au ministère s’est transformée, hier, en une véritable scène de combat. Dès la matinée, un impressionnant dispositif de sécurité a été mis en place. «Les casques bleus qui nous ont attaqués sont sortis du du ministère. M. Haraoubia, qui n’a pas réussi à nous convaincre par de fausses solutions, a transformé notre tutelle en caserne», a vociféré un étudiant, les yeux larmoyants, tabassé déjà la veille.
Plus de 4000 étudiants, qui se sont entendus sur la tenue d’un autre rassemblement pour contester les recommandations de la dernière conférence nationale, ont fait face aux forces de l’ordre à 200 m du siège de ministère.” (…)

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Projection-débat du film de Jean-Pierre Thorn : 93, la belle rebelle

Mardi 22 février à 20h40 à l'Espace Saint-Michel, 7, place Saint-Michel 75005 Paris

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Une épopée - du rock au slam en passant par le punk et le hip hop - incarnant un demi-siècle de résistance musicale en Seine-Saint Denis et se faisant porte-voix d'une jeunesse et de territoires en perte d'identité, sous les coups des mutations industrielles, des désillusions politiques et de l'agression constante des pouvoirs successifs. La banlieue - à contrario des clichés - se révèle un espace incroyablement riche de métissages engendrant une créativité époustouflante.
Plus d'informations :
Espace Saint-Michel - 01 44 07 20 49

Retrouvez un entretien avec Jean-Pierre Thorn

dans le n°83, Agir : oui, mais comment ? 

Haro sur les sciences sociales

par Baudouin Jurdant, rofesseur à l’Université Denis Diderot

Ce bon La Fontaine déborde son siècle par la justesse et la pertinence de ses propos dans des domaines qu’il n’aurait sans doute pas imaginés lui-même. Il s’agit ici de l’avenir, bien compromis, des sciences sociales et des humanités en Europe, dans cette Europe hellénisée, berceau des humanités et de la démocratie justement, comme l’attestait encore récemment Jacqueline de Romilly. Le 8e PCRD (Programme Cadre de Recherche et Développement) en préparation à Bruxelles, nous l’annonce : réduction des financements en sciences sociales et humaines, encadrement de leurs demandes par les sciences dures, ajustement aux projets d’applications industrielles, etc. Mais qu’ont-ils donc à vouloir à tout prix affaiblir les sciences humaines ? Pourquoi cet acharnement contre la pensée ?

Le problème avec les sciences sociales, c’est qu’elles ne sont pas suffisamment compétitives. Et si elles ne sont pas assez compétitives, c’est surtout parce qu’elles échappent aux critères d’évaluation qui nous permettraient de garantir leur « excellence ». Les sciences sociales n’apportent rien à ce moteur de la croissance dont on entend de plus en plus souvent les ratés. On pourrait même les suspecter d’être à l’origine de ces ratés. Avec leurs analyses maniaquement critiques, leurs questions intempestives, leurs obsessions méthodologiques, leur laxisme supposé. “ (…)

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Tunisie : le témoignage de Mehdi Belhaj Kacem

“La première révolution situationniste de l’Histoire”

Extrait (à propos des médias et internet) :

“ Soit dit en passant : quand je dis qu’il s’agit de la première Révolution situationniste de l’Histoire (un « Mai 68 réussi »), c’est-à-dire faite directement par le peuple, il y a une autre dimension qui concerne la gauche démocratique et révolutionnaire du monde entier : l’usage des médias. Quand les médias officiels racontaient un mensonge, dans la demi-heure qui suivait c’était démenti par la société civile Internet : mille personnes, dix mille, cent mille voyaient les vraies images, le trucage étatique, la falsification, etc. Bref : pour la première fois de l’Histoire, ce sont les médias comme la télévision, la radio ou les journaux qui courent après un nouveau type d’information, populaire et démocratique. Les télévisions tunisiennes, à l’heure où j’écris, sont redevenues presque aussi soporifiques qu’avant, les radios des promotions du « fun » à la tunisienne (le « jaou »), les journaux, après quelques jours de mea culpa, retrouvent leur langue de bois bureaucratique, à quelques exceptions près comme « Le quotidien », qui chaque jour rattrape tout le temps perdu en matière d’information détaillée et libre. Mais le peuple s’en tape de ce retour à la langue de bois qu’essaie d’imposer le gouvernement transitoire. C’est toujours sur Facebook et Twitter qu’on relaie fidèlement ce qui se passe dans la rue ; l’État recommence à essayer d’exercer une censure, d’ex-benalistes essaient de répandre des rumeurs alarmantes pour que le peuple continue à avoir peur. Ce ne seront plus dix ou cent journalistes qui auront la haute main sur l’information, mais désormais des sociétés civiles de milliers, de dizaines de milliers de personnes. Partout. C’est un des grands enseignements « situationnistes » de cette Révolution : un triomphe absolu contre une « Société du Spectacle ». Ce qui veut dire que, demain, d’autres, et pas que les arabes dictatoriaux, peuvent tomber… “

> lire la suite sur la règle du jeu

La chasse (officielle) aux Tunisiens en France

Source : Mediapart

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“ Une note informelle demandait ce week-end aux policiers de Cannes de cibler leurs interpellations sur des immigrés tunisiens «en situation illégale» aux abords de la gare. La note n'a été retirée in extremis que dimanche soir par le directeur départemental de la sécurité publique des Alpes-Maritimes ”

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Information confirmée par le syndicat de police SGP qui réagit : communiqué

Diogène et les policiers

Expulsion musclée d'un SDF à Paris par des policiers

 

Sur Bellacio

“ Emotion des habitants après l’expulsion d’un SDF par la police à Paris Sa tente a été saccagée par la police. Lundi 14 février 2011 au matin, rue du Chevet dans le 11e arrondissement de Paris, en face de la permanence UMP de l’arrondissement, des habitants assistent à la scène : Kamel, le SDF qui a installé sa tente derrière l’église St-Joseph se fait déloger sans ménagement.

Kamel s’était installé derrière la paroisse Saint-Joseph des Nations depuis environ cinq mois et un réseau de solidarité s’était organisé autour de lui. Les habitants venaient régulièrement lui apporter des couvertures, de la soupe, du café et discuter un peu avec cet ancien professeur de philosophie au caractère bien trempé.

Hier, des policiers sont venus déloger l’homme. Notre contributrice raconte : « Les policiers étaient six, avec une voiture et un camion. Ils ont commencé par entailler la toile de sa tente alors qu’il dormait dedans ! Une fois dehors, en quelques minutes, il a vu jeter toutes ses affaires. Un des policiers me voyant filmer me faisait béatement des coucous de la main. Une autre m’a indiqué qu’il était temps que j’aille au boulot. J’étais scandalisée par la manière si décontractée qu’ils avaient d’opérer comme si c’était un divertissement ».

Lettre du Collectif des 39 contre la nuit sécuritaire

à l’ensemble des Associations d’Usagers en psychiatrie, des Familles, des Associations, des Syndicats de Professionnels en psychiatrie, des Associations de psychanalystes. – Le 19 février 2011

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En 2003, nous étions tous réunis pour organiser les Etats Généraux de la Psychiatrie. Unitairement et démocratiquement, nous avions élaboré « les 22 mesures d’urgence » ainsi que les 4 motions fondant les axes généraux de notre exercice.

Il n’était pas question dans ces décisions de la révision de la loi de 1990. C’était sans doute une façon d’exprimer que cette loi ne semblait pas être un obstacle fondamental à nos pratiques et que d’autres urgences nous animaient.

Sept années plus tard, seule la révision de cette loi est la réponse du ministère à nos revendications. Et ceci dans un climat particulièrement difficile puisque depuis le discours d’Antony du Président de la République, la dérive sécuritaire envahit le champ de la psychiatrie : comme si tous les patients étaient identifiés à des criminels dangereux, actuels ou potentiels.

Nous étions ensemble à Montreuil le 7 Février 2009 pour dire notre indignation devant cette idéologie inacceptable ; à l’appel du collectif des 39, 2000 personnes ont clairement manifesté leur refus d’une telle politique.

30000 citoyens ont signé un appel condamnant le discours du président de la république.

Et pourtant 70 millions d’euros furent débloqués pour des murs, des caméras, des clés, des portes. Le pacte républicain s’est rompu : les préfets discréditent les avis des psychiatres, décident contre leur avis. Si l’hospitalisation protège le patient pour des soins, celle- ci devient un enfermement arbitraire quand le préfet refuse la sortie demandée par le psychiatre.

C’est dans ce climat délétère et morbide que nous a été proposée une modification de la loi de 1990 avec un projet de loi instaurant les soins sans consentement en ambulatoire.

En Septembre nous étions de nouveau tous ensemble à Villejuif : mille participants avec toutes les forces politiques d’opposition, tous les syndicats de psychiatres, plusieurs syndicats professionnels, quelques associations d’usagers, et des familles, ont affirmé leur opposition au projet de loi.

Après la décision du Conseil Constitutionnel le 26 novembre 2010, ce projet nous revient, modifié, avec « l’introduction » du juge pour les hospitalisations sous contrainte.

Vous savez que si depuis la loi de 1838, l'hospitalisation seule pouvait faire l'objet d'une contrainte identifiant les soins à un lieu, le changement prévu par le législateur est une modification sans précédent ! Il s’agit d’un changement paradigmatique dans ses conséquences car ce projet de loi n' identifie plus l'hospitalisation, mais les soins eux-mêmes à la contrainte, les réduisant à une pure surveillance. L'obligation n'a t- elle pas pris le pas sur le contenu du soin ? Ce hors lieu de la surveillance, donc son omni-présence, penche dangereusement vers des choix totalitaires, des choix « contrôlitaires » ! C'est un lourd tribut : le monde de la psychiatrie est-il prêt à s’y soumettre ? à le payer ? Un constat est à faire : même si c’est pour des raisons différentes, parfois contradictoires, divergentes voire opposées, la quasi totalité des professionnels rejette ce projet.

Ce projet ne répond pas aux attentes des professionnels, des familles, des patients

C’est un projet qui s’oppose frontalement aux nécessaires évolutions que des soins de qualité nécessitent : il maltraite les patients, il trompe les familles, il disqualifie les professionnels.

Dans la précipitation, dans un simulacre de concertation, sans prendre le temps de penser le soin en psychiatrie, cette « réforme » de la loi de 1990, si elle était adoptée, aggraverait d’autant plus les conditions de notre exercice, dont la dégradation nous avait amenés à élaborer 22 mesures d’urgences en 2003.

Pour une loi sanitaire qui prendrait en compte les moyens, la formation, la conception de la maladie (qui s’oppose à celle de la Fondation « FondaMental » qui vient d’être richement dotée), n’est il pas possible d’organiser dans l’urgence qui nous est imposée, un front du refus unitaire, actif, mobilisateur ?

Le collectif des 39 ne restera pas inactif devant la gravité de la situation.

Il appelle toutes les forces vives de ce pays à se rassembler pour demander le retrait de ce projet.

Le temps presse : nous avons l’immense responsabilité d’organiser cette riposte ensemble.

Nous restons à l’écoute des propositions. Nous en ferons également. Bien cordialement à vous,

pour le Collectif des 39 :

Dr Mathieu Bellahsen, Selma Benchelah, dr Philippe Bichon, dr Hervé Bokobza, dr Loriane Brunessaux, Marie Cathelineau, dr Patrice Charbit, dr Franck Chaumon, dr Patrick Chemla, dr Guy Dana, dr Alexandra De Seguin, dr Roger Ferreri, dr Sarah Gatignol, Yves Gigou, dr Michaël Guyader, Serge Klopp, Émile Lumbroso, dr Paul Machto, Antoine Machto, Bénédicte Maurin, Simone Molina, Françoise Nielsen, Sylvie Prieur, dr Pierre Sadoul, dr Pedro Serra, dr Olivier Schmitt, dr Bruno Tournaire-Bacchini, dr Anne Tuffelli , Monique Vincent, dr Élie Winter.

Contacts :

Collectif des 39 : yglns39@orange.fr Dr Hervé Bokobza : 06 85 31 71 61 Yves Gigou : 06 60 48 98 84 Dr Paul Machto : 06 80 65 47 79

Chevron reconnu coupable de la destruction de l’Amazonie

Source : http://www.hns-info.net/

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“ Dans une décision de justice historique, la compagnie pétrolière américaine Chevron a été frappée d’une amende de 8,6 milliards de dollars pour avoir pollué une vaste zone de l’Amazonie équatorienne.

Dix-sept ans après que l’affaire ait été portée devant les tribunaux, Chevron a été accusé d’avoir déversé 18,5 milliards de gallons de déchets toxiques dans les cours d’eau et les rivières amazoniennes, détruisant l’environnement et polluant les eaux.

Selon les juges, des milliers d’Indiens ont été affectés par des niveaux élevés de toxicité dans le sol et l’eau et les taux de cancer ont augmenté de façon significative.

Malgré leur satisfaction, les Indiens disent que l’amende ne sera pas suffisante pour réparer les immenses dégâts. Emergildo Criollo, un leader indigène cofan dont les deux enfants sont morts après avoir bu de l’eau contaminée, a déclaré : ‘Vous ne pouvez pas ressusciter les morts, ils n’ont pas de prix. Nous demandons suffisamment d’argent pour nettoyer notre Amazonie’.

Chevron a déclaré qu’elle contesterait la décision de la cour qu’elle qualifie ’d’illégitime et inapplicable’.

Alberto Acosta, un ancien ministre de l’Energie sous la présidence de Correa a déclaré que ce jugement avait envoyé un message important à l’industrie pétrolière. ‘Il s’agit d’un sévère avertissement adressé à toutes les compagnies opportunistes, qu’elles soient pétrolières ou minières, sur ce qui peut arriver si elles continuent à détruire la nature et les vies humaines.’

Dans d’autres parties de l’Amazonie, les compagnies pétrolières continuent à polluer les forêts dont les Indiens dépendent pour survivre. Au Pérou, plus de 70% de l’Amazonie a été bradée à des compagnies pétrolières et gazières – la plupart opérant sur des territoires indigènes sans le consentement des communautés qui y vivent – et les déversements de pétrole dans la région sont monnaie courante. “

"NOTRE CHERE CONSTITUTION", un film bolivien de Soledad Dominguez

Ce soir, à 21 heures 30, au cinéma Arenberg, Bruxelles

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QUI DECIDE… ? Par Jean Flinker

« Choisissez Dieu, votez non ! »... A Santa Cruz, fief de l’opposition au président socialiste Evo Morales, les Eglises évangéliques se sont lancées dans une apocalyptique croisade : la nouvelle Constitution ne serait qu’un paravent pour légaliser l’avortement et autoriser le mariage homosexuel. Après d’autres, cette nième rumeur aura le don d’exacerber la campagne. En réalité, le texte proposé aux suffrages des Boliviens a une tout autre destination : donner plus de pouvoir à la majorité indienne du pays (70 % de la population), conserver le contrôle de l’Etat sur les ressources naturelles (notamment gazières), et limiter la taille des exploitations agricoles (à 5.000 ou 6.000 hectares, quand même) de manière à mettre en œuvre une réforme agraire. (…) > lire la suite

 

RAS LES PALMES ! L'appel des 47, avec le soutien du Réseau des enseignants du primaire en résistance

Résistance pédagogique

"Fiers et heureux de servir ou d'avoir servi l'école de la République française [...] nous constatons aujourd'hui, avec une infinie tristesse, que l'Education nationale souffre de plus en plus d'une politique où la logique comptable et la notion de rendement ont pris le pas sur toute réflexion pédagogique et sociale "... Charlie Hebdo relaie l'appel des 47 aux personnels de l'Education nationale : contre la politique de dégradation du service public menée par le gouvernement, renvoyez vos Palmes académiques à Luc Chatel !

Dans Charlie Hebdo du 16 février 2011, l'Appel des 47, la liste des premiers signataires et les textes de soutien officiel de Sauvons la recherche et des enseignants-désobéisseurs.

http://www.charliehebdo.fr/ras-les-palmes

Désobéir, en conscience

L’action hautement symbolique de renvoi des Palmes académiques fait écho à la démarche de résistance des enseignants-désobéisseurs. En conscience, depuis plus de deux ans, des milliers d’enseignants du primaire refusent de renier l’éthique de leur mission et de trahir les valeurs de l’école de la République menacée par des réformes scélérates.

Car lorsque les enseignants ont la conviction que leur obéissance les rend complices d’injustices envers les élèves, ils ont le devoir de désobéir. Et de le faire savoir à leur hiérarchie. Par leur désobéissance assumée, les enseignants du primaire ne veulent pas cautionner la déconstruction programmée de l’école publique.

C’est une désobéissance ciblée sur le terrain pédagogique, éthique et responsable,  qui ne pénalise aucunement les élèves. Action constructive, elle met en place des alternatives aux dispositifs calamiteux et en trompe l’œil (programmes, évaluations, « aide personnalisée »…) imposés de façon autoritaire par un ministère déconnecté des réalités.

Résistance quotidienne et permanente dans la classe au service du progrès de tous les élèves, défiant directement ce pouvoir qui s’accommode des grèves d’enseignants sans lendemain, elle suscite la solidarité et la mobilisation des parents d’élèves et des citoyens. Car quand l’école de la nation est en danger et que l’indignation ne suffit pas, légitime est la désobéissance collective.


Alain Refalo

Réseau des enseignants du primaire en résistance

Ouvrage à paraître le 1er mars : Résister et enseigner de façon éthique et responsable, Ed. Golias.

Lancement en Afrique de la Campagne de la Via Campesina contre la violence faite aux femmes

Fait à Dakar, le 9 février 2011

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“  A l’occasion du Forum Social Mondial 2011 de Dakar, nous, les organisations paysannes africaines membres de la Via Campesina, avons décidé de lancer et relayer au niveau de notre continent la campagne de notre mouvement contre la violence faite aux femmes, campagne qui a été officiellement lancée au niveau international lors de notre 5e conférence internationale, en 2008, à Maputo.

Dans toutes les sociétés, à des degrés divers, les femmes et les petites filles sont victimes de discriminations économiques et de violences physiques, sexuelles et psychologiques dans la sphère publique comme dans la sphère privée. Violences domestiques, traite d’êtres humains, harcèlement sexuel, mutilations génitales, aliments interdits aux femmes, mariages forcés ou précoces, crimes « d’honneur », fémicides et viols comme armes de guerre, viennent s’ajouter à cet effroyable tableau. Par ailleurs, à l’échelle mondiale, 70% des personnes vivant dans l’extrême pauvreté sont des femmes.

Les femmes paysannes se trouvent dans une situation de forte exclusion et d’oppression sociale et économique. C’est pour cela que La Via Campesina a décidé, en tant que mouvement paysan, de se mobiliser contre cette injustice. Nous ne pouvons pas rester silencieux ! En détournant le regard et en gardant le silence, nous nous rendons co-responsables de cette violence. En nous mobilisant contre elle, nous contribuons à son éradication et à la construction d’une société basée sur l’égalité et la justice.

Dans cette perspective, nous nous engageons en tant qu’organisations membres de la Via Campesina, à mener dans les prochaines années, des activités au niveau national et régional pour, entre autres :

- Initier ou participer à des campagnes nationales pour obtenir des législations garantissant les droits des femmes et pour refuser l’impunité de ceux qui commettent des actes de violence contre les femmes et les enfants.
- Organiser des actions publiques pour dénoncer la violence et ses causes, pour prévenir les violences avant qu’elles n’aient lieu.
- Renforcer les alliances et les partenariats avec les organisations nationales, régionales et internationales qui luttent contre les violences faites aux femmes et pour la défense et le respect des droits des femmes, en particulier la Marche Mondiale des Femmes.
- Lutter pour la parité dans nos organisations, gar­­antir la participation des femmes aux processus de décisions et leur visibilité lors des événements publics, ainsi que favoriser la création d’espaces propres aux femmes.

La violence à l’égard des femmes, qu’elle se produise sur le lieu de travail, dans nos organisations, au sein même du foyer ou dans la communauté est aussi l’affaire des organisations paysannes.

Pour y mettre fin, nous devons en comprendre les causes, rompre le silence et nous organiser pour la combattre de façon collective, hommes et femmes ensemble, en cherchant à construire une nouvelle société basée sur l’égalité des droits de t­­­­outes et de tous.

Le droit de vivre et de grandir en sécurité, en paix et avec dignité, tout comme le droit au travail et le droit à l’éducation, font partie des droits humains fondamentaux. S’ils sont menacés ou bafoués, il est de notre devoir de le dénoncer et de rompre le silence.

Globalisons la lutte ! Globalisons l’espoir ! “

« Travailler à en mourir », le documentaire

« Travailler à en mourir », Infrarouge, émission du 10 février 2011. Documentaire réalisé par Paul Moreira. Produit par Premières Lignes Télévision rue Charlot Production. Avec la participation de France 2.

Documentaire. Réalisé par Paul Moreira. Produit par Premières Lignes Télévision rue Charlot Production. Avec la participation de France 2.

« Qu’est ce qui détruit les hommes dans le monde de l’entreprise ?… Cette question, nous voulions que ce soit d’abord les salariés qui y répondent. Ceux qui avaient plongé dans la dépression, frôlé le geste ultime du suicide, ceux que le stress avait usés jusqu’à la maladie. Pour remonter aux racines du mal, ce documentaire a raconté l’histoire d’hommes et de femmes qui ont travaillé dans trois secteurs industriels particulièrement pathogènes : la banque, les plateformes téléphoniques et la sidérurgie. Travailler à en mourir montre comment certaines méthodes de travail ont un pouvoir bien plus destructeur que celui de petits chefs aux manières autoritaires. Où l’on découvre que ce sont plus souvent des mécaniques, des technologies, des modes d’organisation, qui rendent malades. Dans le monde de la banque, les concentrations de ces dernières années ont bouleversé les méthodes de management et soumis leurs employés à une pression inconnue jusqu’alors. Les salariés qui ne s’adaptent pas deviennent des perdants. Nous avons rencontré deux d’entre eux : Jean-Marc et Roger. La révolution numérique a libéré des forces créatives mais dans les plateformes téléphoniques, elle a aussi multiplié les capacités de contrôle. Claudia parlait trente secondes de trop en moyenne. Trente secondes qui sont devenues un cauchemar. Contrats à durée déterminée. Intérim. Soustraitance. A la marge des grandes entreprises, les travailleurs précaires sont les premières victimes de la réorganisation du travail. Ils sont ceux sur lesquels tombent toute la pression de l’urgence. Des dégâts d’autant plus terribles qu’ils sont difficilement repérables. Voire invisibles. Rudy et Jean-Luc était précaires dans la métallurgie. L’un est mort d’arrêt cardiaque après 21 heures de travail, l’autre est dans le coma. Travailler à en mourir explore une zone grise du salariat, un lieu l’angoisse où des logiques nouvelles broient des hommes et des femmes. Plus qu’une enquête, ce film est une dissection. Journalistes Virginie Roels et Sandra Fréquelin ».

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Saint-Valentin : Faites l'amour, pas les magasins !

A Besançon, une campagne d'affichage contre la Saint-Valentin a eu lieu du 6 au 14 février.

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A Besançon, une campagne d'affichage contre la Saint-Valentin a eu lieu du 6 au 14 février.

" Tous les 14 février, la même injonction marchande de faire rougir nos... cartes bleues, nous brise les coucougnettes et les mamelons.
Les belles cruches des pubs et des vitrines attendent passivement leurs beaux mâles, les bras chargés de (au choix) : 1° Des fleurs qu’elles sont belles, 2° Des bijoux qui brillent, 3° Du parfum qui sent bon, 4° De la lingerie qui va bien, Ou tout autre preuve d’un amour normatif. Tant de coeurs nous écoeurent et tant de roses nous névrosent. Notre intimité est souillée par leurs images d’un amour conforme aux stéréotypes sexistes et bourgeois.
Nous sommes célibataires ou en couples, et en avons par dessus les balconnets de devoir prouver à date fixe un amour sonnant et trébuchant. De plus face à la “crise”, marchands et moralistes s’entendent assez bien et souhaiteraient nous voir recroquevillés sur notre petite cellule familiale. Brisons nos chaînes !
Faites l'Amour, pas les magasins !"

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Communiqué : Non au fichage social en psychiatrie

par L'Union Syndicale de la Psychiatrie

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Après analyse du « guide méthodologique de production du Recueil d’informations médicalisées en psychiatrie (RIMP) », publié par l’Agence technique de l’information hospitalière en annexe de l’arrêté du 20 décembre 2010, l’Union Syndicale de la Psychiatrie a décidé de saisir la Commission nationale de l’informatique et des libertés, et si besoin le Conseil d’Etat.

En effet, en toute illégalité, l’Etat veut faire du RIMP un outil de contrôle social des populations psychologiquement les plus vulnérables : ce guide, appliqué depuis le 3 janvier 2011, utilise le RIMP pour en faire un instrument « à visée d’enquête », ayant pour objectif « l’amélioration de la connaissance des populations prises en charge ». L’ATIH précise : « les établissements doivent recueillir des informations qui ne relèvent pas du champ du recueil d’informations médicalisé en psychiatrie », informations qui font l’objet « de transmissions ponctuelles organisées par les services de l’Etat ». Les informations en question, « en cours de définition », « sont relatives aux caractéristiques sociales du patient susceptibles d’influer sur le traitement de celui-ci » (page 24 du guide http://www.atih.sante.fr/?id=0000A0...).

La loi du 6 janvier 1978 modifiée, dite « informatique et libertés », est pourtant on ne peut plus claire :
- « Les données (informatiques) sont collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes et ne sont pas traitées ultérieurement de manière incompatible avec ces finalités » (article 6) ;
- « Les traitements automatisés de données comportant des appréciations sur les difficultés sociales des personnes (…) sont mis en œuvre après autorisation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés » (article 25) ;
- « Les traitements de données à caractère personnel mis en œuvre pour le compte de l’Etat (…) sont autorisés par décret en Conseil d’Etat, pris après avis motivé et publié de la Commission nationale de l’informatique et des libertés » (article 27).

L’Union Syndicale de la Psychiatrie demande le retrait immédiat de ces dispositions totalement illégales, et que l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation soit sanctionnée pour abus de pouvoir. Elle demande que l’informatisation en psychiatrie cesse d’être utilisée pour servir une politique de fichage, de stigmatisation « susceptible d’influer sur le traitement » des populations vulnérables. Elle demande que la psychiatrie soit au service des personnes en souffrance, et non d’une sélection socio-économique de plus en plus âpre, injuste, et profondément anti-républicaine.

Source

A Bobigny, «on gère plus de 10 600 dossiers à sept, vous vous rendez compte?»

Vincent Duhem – Libération

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“ Le large parvis du Tribunal de grande instance de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, est en pleine effervescence ce mardi matin. Après une heure de débats, la cinquantaine de magistrats a décidé du report de tous les dossiers jusqu’au vendredi 11 février, «sauf les dossiers urgents par respect pour les justiciables». La motion, approuvée à l’unanimité moins une voix, «dénonce les insuffisances de moyens et rappelle que la gravité de la situation a déjà été indiquée à plusieurs reprise».
L’ensemble du système judiciaire de la juridiction est regroupé devant l'imposante carcasse vitrée du tribunal. Magistrats donc, mais aussi avocats, chefs de juridictions, ou encore fonctionnaires. «Je n’ai jamais vu ça à Bobigny», confie Mme Jabeur, juge correctionnelle à Bobigny.
L’exaspération est générale après les mises en cause de la magistrature par Nicolas Sarkozy dans l'affaire Laetitia. «Nous souhaitons d’abord marquer notre solidarité par rapport aux collègues de Nantes», déclare Françoise Terrasse-Malichard, vice-présidente chargée de l’application des peines, s’exprimant au nom de quatre des sept juges d'application des peines que compte le TGI de Bobigny.” (…)

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En solidarité avec Pinar Selek (sociologue turque, militante féministe, menacée de prison à vie)

Source : Agone

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“ Comment des efforts pour comprendre et guérir une société malade ont été transformés en une menace pour des militant-e-s et des sociologues

Alors que la sociologue et militante féministe Pinar Selek s’apprête à subir une nouvelle épreuve de force avec la justice turque, nous avons jugé important de participer à la diffusion de sa plaidoirie devant la cour d’Assises d’Istanbul en mai 2006.

Pinar Selek est accusée d’être à l’origine de l’explosion d’une bouteille de gaz, le 7 juillet 1998, dans un marché d’Istanbul, le « Bazar à épices », qui s’est depuis avérée être accidentelle. Après avoir fait deux années et demi de prison et avoir subi des tortures, elle a été acquittée par deux fois en 2006 et 2008. Mais en mars 2009, cette décision est annulée. Ainsi Pinar Selek passe à nouveau en procès le 9 février 2011. “

Plaidoirie de Pinar Selek à la 12e Cour d’assises d’Istanbul en date du 17 mai 2006

> à lire sur le site d’Agone

LP à Nimes : 14 postes d'enseignants supprimés, compensés par la création 1/10 de poste de policier armé…

Source : Sauvons l’enseignement professionnel

“ Au LP Gaston Darboux de Nîmes ou j'enseigne, c'est une catastrophe pour la prochaine rentrée : en tout,  14 POSTES ENSEIGNANTS SUPPRIMES ! (lycée moyen d'environ 900 élèves)

De plus, nous sommes un lycée non ZEP mais avec un public difficile car situé dans la ZUP de Nîmes.L'an dernier nous nous sommes battus auprès de notre recteur pour être déclaré ZEP (classes dédoublées, plus d'enseignants, moyens humains vie scolaire...).

Le rectorat  nous répondu qu'il était désormais impossible de créer de nouveaux établissements ZEP.

Par contre, il a dit entendre et comprendre notre détresse et a imposé deux nouvelles mesures depuis sept 2010 :

1 -Une après midi /semaine, Nous avons en poste au sein du lycée un policier en uniforme et armé !

2 - Le lycée est rentré dans le nouveau dispositif expérimental CLAIR (collèges et lycées ambition innovation réussite) : ce dispositif est voué à être largement élargi dès l'an prochain . C'est une véritable arnaque : aucun moyen humain supplémentaire, hormis la nomination d'un "préfet des études", prof ou CPE volontaire (mais payé ) pour superviser l'ensemble du personnel (pédagogie et encadrement ) un espèce de super héros qui va à lui seul  résoudre l'ensemble des problèmes ! C'est le chef d'établissement qui va décider du recrutement des profs et signature par les profs de "lettres de mission" pour des contrats de 5 ans...Ca vire vers la privatisation. Ca craint pour nos statuts. A Darboux, bien sur on se bat mais c'est dur . On a prévu des actions au rectorat (suppression poste + CLAIR ). L'ensemble des collègues sont abattus et fatalistes. Seuls l'intersyndicale et quelques électrons libres montent au front et se battent.

Soyez vigilant dans vos lycées pour tenter ne pas rentrer dans le dispositif CLAIR. Quel galère...

Bonne lutte à vous tous “

Loppsi 2 : outils et méthode pour performer la guerre aux pauvres

Source : Cévennes en lutte

“ (…)  Les forces de maintien de l’ordre se réorganisent et se multiplient. La police nationale et la gendarmerie (intégrée au ministère de l’intérieur depuis la Lopsi) se coordonnent davantage et partagent leurs compétences. Les nationaux seront désormais susceptibles d’intervenir sur le territoire de la gendarmerie et inversement. Les pouvoirs des polices municipales et rurales s’accroissent, certains deviendront des agents de police judiciaire, ils pourront constater crimes et délits, procéder à des actes d’enquête, effectuer contrôles d’identité et fouilles. Les agents de sécurité privée, actuellement 170 000, auront également de nouveaux droits et seront encadrés par un « conseil national des activités privées de sécurité » qui leur permettra de collaborer plus activement avec le reste des forces de police. La LOPPSI multiplie le nombre de personnes dépositaires de l’autorité publique et alourdit les condamnations des faits allant de l’outrage à l’homicide à l’encontre de ceux-ci. Les agents de renseignement pourront légalement utiliser une identité ou une qualité d’emprunt, témoigner anonymement... et dévoiler leur identité sera puni de 3 à 10 ans d’emprisonnement (y compris si la révélation est commise involontairement, par négligence ou imprudence). Des pratiques policières, jusqu’ici extra-légales, sont reconnues par cette loi, tel que l’infiltration, le démarchage d’indics, etc.

La collaboration avec la police est un credo vivement encouragé. Une « réserve civile de la police nationale » est créée, élargie à d’autres personnes que les policiers retraités. Elle est chargée d’appuyer les fonctionnaires dans leurs missions. De plus, un « service volontaire citoyen » est mis en place pour des missions de « médiation sociale » et « d’éducation à la loi », en somme une sorte de milice citoyenne. Sous prétexte « d’aide aux victimes », le texte de loi prévoit la création d’outils de dénonciation en ligne (téléphone ou internet). Le vieux paternalisme de l’Etat se déplace sur le seul champ de la sécurité. Il garantit la réparation des préjudices subis et encadre les victimes. C’est une réponse individuelle et psychologique, pour empêcher le questionnement sur les causes réelles de la violence sociale. Cette méthode a aussi comme objectif l’adhésion de tous au processus disciplinaire.” (…)

> lire l’article

Hommage aux désobéisseurs

La misère politique a certes toujours existé, mais notre époque a inventé une forme générale d'exploitation et de domination radicalement inédite et incroyablement vicieuse (car en apparence indolore) : le HARCELEMENT. Le harcèlement à tous les étages, générateur de stress et d'auto-culpabilisation… Or on ne répondra pas au harcèlement par la seule indignation ni par les appels incessants à la révolte, mais plutôt depuis une posture (force-) de RESISTANCE INTERNE elle-même universelle et susceptible de harceler à son tour le pouvoir, ne lui laissant aucun répit. On se révolte à juste titre contre un maître, un tyran, une oligarchie, on ne se révolte pas contre le SURMAITRE harceleur et "bienveillant" que d'aucuns persistent à nommer (à tort ou à raison) le Capital. C'est pourquoi l'Etat ne supporte pas les actes de DESOBEISSANCE CIVILE alors qu'il finit par s'accommoder des grèves et des manifs, sans parler des attentats qui le confortent dans la répression. Les désobéisseurs sont les nouveaux résistants, le vrai cauchemar des autorités, les seuls à prendre réellement en défaut le pouvoir. Réalistes, ils ne prétendent pas abattre le Système depuis un "ailleurs" imaginaire, idéologique. Leur action, ils la veulent à la fois efficace et limitée, déterminée et concertée, individuelle et collective, précise et homéopathique, non-violente et cependant paralysante. Juste la force du NON.

Ukraine, des milliers d’étudiants défilent contre la privatisation de l’éducation

Raphaël Rezvanpour – Sur Actualutte

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“ Le matin du 31 janvier, sous les flocons de neige, ils étaient des milliers à manifester contre un projet de loi visant à réduire les aides allouées aux étudiants. Cette loi devrait toucher les étudiants les plus pauvres et permettrait une augmentation des frais de scolarité.

Les étudiants ont annoncé que ce n’était « que le point de départ de leur lutte pour des changements réels dans l’éducation ». “

Partout dans le monde, des milliers de personnes ont manifesté contre les exécutions en Iran

Rien que ces trois dernières semaines la République Islamique d’Iran a exécuté plus de 50 personnes dont plusieurs prisonniers politiques.

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Le 29 janvier, des milliers de personnes ont manifesté partout dans le monde pour la journée internationale de soutien aux prisonniers politiques et contre les exécutions en Iran.

-> Relire l’appel et les raisons de cette journée.

Voici un résumé photo et vidéo des manifestation

Ici : http://actualutte.info/?p=1403